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Opinions

Ces personnes frustrées qui crachent sur tous ceux qui pensent autrement…

OPINIONS / En réaction à la lettre de Dany Girard intitulée «Ces personnes qui montent aux barricades chaque fois qu’elles le peuvent...», publiée dans notre édition du 8 novembre.

Rien de plus laid à lire ou entendre que les propos de telles personnes. Nous en avons malheureusement eu un bel exemple dans le Carrefour des lecteurs du Nouvelliste du 8 novembre dernier. Frustré que la majorité des conseillers de la ville aient refusé d’accorder une autre subvention au Grand Prix de Trois-Rivières, cette personne a haussé le ton jusqu’à déclarer: «C’est un non-sens, une décision ignoble et ignorante.» Est-ce que j’ai bien compris? Cet individu est en train de nous dire que nous avons élu des personnes ignorantes et ignobles? Nous manquons carrément de sens commun… Nous sommes bêtement une petite poignée de personnes toujours prêtes à monter aux barricades… Nous sommes ignorants des enjeux économiques d’une telle décision… Et j’en passe…

Carrefour des lecteurs

Quand la politique à courte vue et la contrainte de forts revenus annuels affectent directement le bon sens

OPINIONS/ L’auteur, Pierre-André Julien, est professeur émérite à l’Université du Québec à Trois-Rivières et rattaché à l’Institut de recherche sur les PME.

Je n’ai pas l’habitude d’écrire deux fois de suite pour les journaux, afin de laisser la chance aux autres. Mais l’actualité fait que le changement de politique du gouvernement envers les étudiants étrangers, changement heureusement mis de côté pour respecter les droits acquis, mais non pour les prochains étudiants, de même que la mini-crise due aux grands vents de vendredi dernier liée à un certain aveuglement d’Hydro-Québec, me poussent à réagir à nouveau, tout en m’excusant.

Opinions

Quand une église devient un prétexte à la division...

OPINIONS / Même si j’observe cela depuis l’autre rive du fleuve, ce qui se passe dans l’opinion publique entourant le projet de vente de l’église Saint-Jean-de-Brébeuf, à Trois-Rivières, ne cesse de m’attrister. Vrai: il est souvent difficile pour une communauté chrétienne de se départir du lieu de culte auquel elle est attachée. Cela ne justifie en aucun cas de tenir des propos offensants ni de répandre préjugés et fausses informations sur de potentiels acheteurs, quels qu’ils soient.

Nombre d’églises catholiques ont été cédées à différents acquéreurs au fil des ans, d’autres ont été simplement fermées ou démolies. Il y eut parfois des tensions et de l’opposition locales à ce sujet, mais pas toujours. En août dernier, le Journal de Québec rapportait que 612 églises au Québec avaient été démolies, fermées ou abandonnées et que 22 % du parc immobilier religieux de la province a ainsi disparu du paysage depuis seize ans .

L’église Saint-Jean-de-Brébeuf ne connaît peut-être pas un péril financier immédiat, mais on conçoit assez raisonnablement que l’ensemble des églises trifluviennes ne pourront être maintenues en activité ad vitam aeternam. Leur nombre et leur taille dépassent largement les besoins des catholiques qu’on dit pratiquants, sans compter que leurs coûts d’entretien (on parle ici de factures de chauffage faramineuses en plus du maintien des bâtiments) dépassent aussi les moyens de la plupart des fabriques. Combien parmi celles et ceux qui ont poussé les hauts cris contre cette vente ont payé la dîme annuelle à leur paroisse ou mis la main dans leur poche, chaque dimanche, pour donner à la quête? Ce sont pourtant là les principales sources de revenus qui permettent que ces bâtiments rendent le service qui leur était destiné: rassembler dans un lieu de prière la communauté des croyants. 

Parmi les églises que les fabriques ont «laissé aller», faute de besoins et de moyens, certaines sont devenues des centres d’arts, des bars, des édifices à condos, des églises évangéliques ou pentecôtistes, des salons funéraires, etc., et même une fromagerie! Mais plusieurs n’ont jamais trouvé preneurs ou promoteurs solides, Trois-Rivières en sait quelque chose. Qu’y a-t-il alors de mal, pour un milieu qui dispose de nombreux lieux de culte sous-utilisés, à donner une nouvelle vie à un bâtiment qui, visiblement, ne répond plus aux besoins de la communauté à qui il était destiné? Préférons-nous démolir deux ou trois autres églises plutôt que d’en vendre une seule à une autre communauté prête à en assumer les coûts d’achat et d’entretien?

Contrairement à ce que croient certaines personnes, les églises de nos paroisses ne sont pas des musées, des collections d’antiquités, des porte-drapeaux ou des repères géographiques; ce sont des lieux de prière communautaire, de rencontre avec Dieu dans l’eucharistie, de fréquentation de la Parole et de fraternité avec celles et ceux qui suivent Jésus-Christ. Lorsqu’on n’y voit plus qu’un rempart identitaire ou un héritage matériel à conserver, c’est qu’on n’en fait pas bon usage. Et lorsqu’elles deviennent un prétexte à la division, c’est clairement que le message qu’on y véhicule a été détourné.

Quant à ceux qui déplorent le prix de vente offert, prétendument dérisoire, en raison de l’évaluation municipale supérieure, il leur faut savoir que les églises vendues jusqu’ici sont loin d’atteindre ce prix de vente en général. Dans cette étude de 2011 réalisée à Montréal, on note d’ailleurs: «Le principal constat qui se dégage est que 35 églises ont été vendues à un prix fluctuant entre 250 000 $ et 500 000 $; c’est l’intervalle de prix rencontré le plus fréquemment lors des transactions réalisées à Montréal. Par ailleurs, 28 églises ont été vendues à un prix variant de 100 000 $ à 249 999 $ et 21 transactions ont été conclues entre 500 000 $ et 749 999 $. Finalement, 8 % des acquéreurs ont bénéficié d’un prix de vente nul ou ont obtenu une église pour la somme symbolique de 1 $. Il s’agit de quelques groupes religieux favorisés par les vendeurs et des OBNL.»  

Selon les propos rapportés et ce que l’on continue de lire dans les médias sociaux, le fondement même de l’opposition exprimée devant la vente de cette église concerne une forme d’intolérance voire de haine pour un groupe religieux en particulier. C’est cela qui m’attriste le plus, en tant que chrétienne, car voilà un véritable contre-témoignage envers celui qui nous rassemble habituellement sous ce toit.


Jacinthe Lafrance

Bécancour

Opinions

Le loisir est malade de thérapie

OPINIONS / L’auteure, Hélène Carbonneau, est récréologue et titulaire d’un doctorat en gérontologie et récréologie. Elle est professeure titulaire au Département d’études en loisir, culture et tourisme à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Encore dernièrement, mes oreilles étaient écorchées à entendre le mot «thérapie» accolé à une activité de loisir parce que celle-ci s’adressait à des personnes ayant des incapacités. Comme si ces personnes étaient condamnées à se réadapter, faute de quoi elles n’ont pas le droit à des loisirs pour la simple satisfaction qu’elles peuvent en retirer.

Les termes danse-thérapie, zoothérapie, musicothérapie et même sylvothérapie sont trop souvent utilisés lorsqu’on parle d’activités s’adressant à des aînés ou à des personnes en situation de handicap mettant par le fait même en prépondérance leurs limites et difficultés. Et le plaisir lui? Peut-on parler de plaisir même si les participants sont en situation de handicap? Bien sûr que oui et c’est important!

Ne vous méprenez pas, je reconnais tout à fait le travail des professionnels qui offrent des services dans le domaine de l’art-thérapie. Ce que je dénonce, c’est l’usage abusif de tels mots lorsque l’activité proposée se situe dans une perspective récréative. Pourquoi parler de danse-thérapie pour des personnes handicapées qui suivent des cours de danse, de zoothérapie lorsqu’un bénévole visite des personnes dans un CHSLD, de sylvothérapie pour une personne qui vit de l’anxiété et va simplement se promener dans un bois pour se relaxer en profitant de la nature?

Cette tendance s’inscrit dans une situation plus large où la performance fait foi de tout. Dès l’enfance, les activités éducatives dominent sur les pratiques récréatives misant sur le plaisir et l’expression de soi. Adultes, nous sommes poussés vers des activités physiques pour maintenir nos capacités de travail ou des activités de relaxation tels la méditation ou le yoga pour gérer notre stress. 

À la retraite, une pression se fait sentir de s’investir dans des activités de conditionnement physique pour maintenir notre santé, des exercices cognitifs pour préserver nos capacités mentales ou du bénévolat pour redonner aux autres et montrer notre reconnaissance. Dans notre société, la perte d’autonomie ou les limitations fonctionnelles apparaissent comme des tares qu’il nous faut à tout prix corriger par des pratiques de loisir dites «thérapeutiques».

Vivement que les vertus d’épanouissement propres au loisir retrouvent plus de place et que le fait de pratiquer des activités récréatives strictement pour le plaisir et la satisfaction soit davantage valorisé. Il est crucial de reconnaître pleinement le potentiel du loisir en termes de développement personnel et d’actualisation de soi. Comme une avenue pour mobiliser nos potentiels et exprimer notre identité au-delà du travail ou de la performance.

Je plaide pour le droit à une expérience inclusive de loisir propice à l’épanouissement de soi pour tous les citoyens (enfants, adultes, aînés) qui présentent des limitations fonctionnelles ou des enjeux de santé mentale. Le propre de l’humain n’est pas seulement de contribuer au processus production de biens et services, c’est aussi et avant tout, de s’exprimer, de créer, de maintenir des liens sociaux, en somme d’être simplement heureux. 

Je vous invite à revoir la place que vous accordez au loisir dans votre vie pour atteindre un meilleur équilibre de vie au quotidien en misant sur un judicieux dosage de loisir de détente, de pratiques récréatives mobilisant vos potentiels, de projets de voyages ou autres vous permettant d’envisager le futur dans la joie.

Il est plus que temps que le bonheur trouve un meilleur accueil dans la société et que la quête de performance apprenne la modération.


L’auteure de ce texte organise le premier Symposium international sur l’expérience inclusive de loisir, qui aura lieu les 22 et 23 octobre à l’UQTR. Environ 125 participants du Canada, des États-Unis, de la Suisse de l’Italie et de la France seront présents.

Point de vue

Tous ensemble, changeons la donne avec et pour les jeunes

POINT DE VUE / Depuis mon arrivée à la tête du Mouvement Desjardins en 2016, je suis allé à la rencontre de milliers de jeunes. J’ai été touché par les difficultés de parcours que plusieurs ont surmontées. Ils en sont sortis grandis, plus résilients. J’ai carburé à leur fierté d’être des agents de changement. J’ai partagé leur quête d’un modèle entrepreneurial plus inclusif, mieux ancré dans la communauté, davantage soucieux du sort de notre planète. J’ai entendu leur besoin d’être appuyés pour réaliser leurs ambitions.

Tous ensemble, nous pouvons réellement changer la donne. Chez Desjardins, nous répondons à l’appel en portant à 50 millions $ notre contribution annuelle aux initiatives jeunesse dans les communautés du Québec et de l’Ontario.

La Semaine de la coopération bat actuellement son plein. À cette occasion, je désire souligner le rôle essentiel joué par les coopératives créées pour et par des jeunes.

C’est le cas de la Fédération québécoise des coopératives en milieu scolaire opérant sous la bannière COOPSCO et qui est la propriété collective de près de 400 000 membres, majoritairement des étudiants. Ses membres sont répartis dans 60 coopératives desservant près de 100 institutions d’enseignement. Elles sont particulièrement actives dans les secteurs du livre, de la papeterie, de l’électronique et des services alimentaires. On les retrouve notamment dans les cégeps de Thetford, Beauce-Appalaches, François-Xavier-Garneau et Sainte-Foy.

La formule coopérative permet à des jeunes d’innover. Ainsi, Caravane Coop offre aux artisans professionnels et amateurs du cirque de Québec, essentiellement des jeunes, un lieu accessible et sécuritaire pour s’entraîner. Ayant pignon sur rue à Limoilou, elle regroupe quelque 450 membres consommateurs, producteurs et de soutien.

Si la coopérative MamboMambo a cinq ans, ce studio de design graphique de Québec plonge ses racines bien plus loin alors que les cinq cofondateurs étudient en design graphique. Ils se découvrent alors un plaisir de cocréer, de miser sur la complémentarité au lieu de la compétition. Après avoir débuté en agence, ils ont voulu se donner un modèle d’entreprise à échelle humaine, voué à mieux servir les clients et avec une philosophie de gestion participative.

Établie sur le campus de l’Université Laval depuis 2009, la coopérative de solidarité Roue-Libre tient son expertise de ses membres qui offrent des services de réparation, de location et de formation cycliste. Sa mission est, par l’éducation, de rendre autonomes et responsables ses 3000 membres cyclistes dans l’utilisation du vélo comme moyen de transport.

La Coopérative de solidarité L’Affluent gère et met en valeur le domaine historique à Liguori situé à Petite-Rivière-Saint-François dans Charlevoix. Ses cinq jeunes employés administrateurs opèrent un café culturel et une auberge de jeunesse, en plus d’organiser des activités écotouristiques. L’entreprise mise sur des initiatives communautaires, culturelles et environnementales de proximité pour façonner durablement l’expérience de la clientèle de passage.

Des entreprises qui ont du souffle

C’est un fait reconnu que les coops ont un taux de survie généralement supérieur aux entreprises privées. Première coopérative brassicole au Québec, fondée par trois étudiants en 1997, La Barberie de Québec offre aujourd’hui des conditions de travail avantageuses à une trentaine de personnes, un choix audacieux dans cette industrie hautement concurrentielle. Microbrasseur de référence, la coopérative exprime son parti pris envers le développement durable, notamment par la récupération des rebuts de céréales utilisées lors du brassage.

Je salue le travail de ces coopératives qui contribuent au mieux-être des jeunes. Qui favorisent leur inclusion. Qui nourrissent l’éclosion de leurs talents. Qui dynamisent les communautés de manière durable. Ces coopératives sont non seulement des entreprises, elles sont aussi des lieux de prise en charge citoyenne, d’éducation et de vie démocratique.

Opinions

Le dérapage de la campagne

OPINIONS / Ceux qui me lisent savent que je suis loin d’être un conservateur. Mais ce qui se passe présentement est perturbant. On profite, comme on l’a fait au débat des chefs, du fait que Andrew Scheer ne maîtrisait pas le français pour essayer de le mettre en boîte. Les journalistes qui se complaisent dans leur rôle d’inquisiteurs ont beau jeu.

Je sais qu’il aurait dû dire dès le début qu’il était «pro-vie» comme une bonne partie de la population d’ailleurs. Mais comme il affirme qu’il ne relancera pas le débat sur l’avortement, ce devrait être suffisant pour clore ce débat.

Opinions

Lettre ouverte à toute personne de bonne volonté

OPINIONS / L’auteur, Mgr Luc Bouchard, est évêque du Diocèse de Trois-Rivières.

Je tiens d’abord à m’appuyer sur l’Évangile qui doit être le guide de tout chrétien qui est «baptisé et envoyé» pour être un témoin de Jésus. Le verset que je cite peut également servir de guide à toute personne de bonne volonté: «Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu» (Matthieu 5,9). Cette Parole que l’on retrouve dans ce qu’on appelle le Sermon sur la Montagne, est adressée à tous les disciples de Jésus qui doivent la mettre en pratique. Et je voudrais aussi citer un deuxième passage qui fait écho à cette Parole de Jésus et qui se trouve chez saint Paul dans sa lettre aux Éphésiens 4,3: «Appliquez-vous à conserver l’unité de l’Esprit par ce lien qu’est la paix».

Opinions

Lutte à finir

ÉDITORIAL / Bien malin celui qui peut prédire l’issue de l’actuelle élection fédérale dans Trois-Rivières. Comme on a pu le constater lors du débat de la Chambre de commerce et du 106,9 FM, mercredi midi, les candidats en présence sont un heureux mélange d’expérience, de dynamisme et de notoriété qui pourraient (presque) tous légitimement aspirer à la victoire.

Si on met de côté les partis que représentent les candidats, il est indéniable que Robert Aubin est celui qui ferait à court terme le meilleur député de Trois-Rivières. Il faut dire que ses deux mandats lui ont donné une connaissance fine des dossiers tant régionaux que nationaux. Ajoutez à cela des qualités de tribun et une répartie hors pair et vous avez un adversaire qui a marqué plusieurs points au débat de mercredi.

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Une question de respect

OPINIONS / Nous venons d’emménager dans le petit village de Champlain. Ici, cargos et paquebots descendent ou remontent le fleuve, les gens sont sympathiques, les terrains et maisons bien entretenus, il y a de belles terres et des cultivateurs qui nous vendent de bons fruits et légumes frais. Et il y a cette grosse ferme laitière qui fait vivre certainement beaucoup de monde autour.

Tout est parfait, direz-vous? Mais, voyez-vous, cette grosse ferme située à l’entrée du village et ayant cinq gros silos collés sur la rue principale, n’entretient pas son entrée de terre où circulent camions et tracteurs de toutes sortes, à longueur de journée, ainsi que les soirs et fins de semaine, empoussiérant tout le village. Il ne faut pas avoir de respect pour les voisins qui passent leur temps à laver leurs autos et maisons, tout en sachant que ce sera aussi sale le lendemain.

Opinions

Vraiment, madame Mercure?

OPINIONS / L’auteur, Miguel Ouellette, est candidat à la maîtrise en économie à l’University of Toronto. Il est originaire de Trois-Rivières.

Tout comme plusieurs autres Trifluviens, j’ai été témoin de la vidéo publiée par Mme Mariannick Mercure sur sa page Facebook d’élue municipale. On y voit la conseillère attaquer l’ex-maire et candidat du Parti conservateur, M. Yves Lévesque, lors de la marche pour le climat à Trois-Rivières, en le traitant de «criminel climatique» et en scandant qu’il n’avait pas sa place lors de la marche. Pire, le tout semblait orchestré, puisqu’on voit l’élue municipale sourire à la caméra à la fin de la vidéo, comme s’il s’agissait d’un court-métrage à petit budget où on avait oublié de retirer les «bloopers» du montage.

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Nous avons besoin des services de l’urgence Cloutier-du Rivage

OPINIONS / Les auteurs sont les docteurs Janique Dion, Michel Gauthier et René Houde, de même que les membres du Comité Cloutier.

La fermeture précipitée de l’urgence ambulatoire de Cloutier-du Rivage nous inquiète énormément. Les enjeux sont majeurs. Il est question d’une perte d’accès aux urgences mineures pour l’ensemble de la région, mais aussi plus spécifiquement pour une population défavorisée dans le secteur Est de Trois-Rivières. Un projet aux conséquences insoupçonnées imposé sans consultation.

Opinions

La nature est inquiète

OPINIONS / J’habite en pleine campagne. Pour la première fois je constate que les cèdres sont à ce point chargés de graines censées assurer leur reproduction qu’ils ploient d’un salut presque majestueux. Ils sont inquiets. C’est également la première fois que je ne vois plus de couleuvres sur mon vaste terrain. En réalité j’en ai vu une seule depuis avril. Je ne vois plus autant d’oiseaux tant en nombre qu’en variété d’espèces. J’ai vu quelques abeilles butiner vaillamment mais aucun nid de guêpes. Ce n’est pas normal. La forêt brûle en Amazonie. Les ours polaires meurent noyés parce que leurs banquises ont fondu. Nous assistons indolemment à une extinction de masse, des milliers d’espèces ayant déjà disparues. Et un jour ce sera notre tour.

Je suis un jeune homme de 78 ans et j’adhère entièrement au combat de la jeune Greta Thunberg, 16 ans, qu’il s’agisse de sa colère, de ses mots, de ses phrases, de ses constats et de ses rêves. Les faiseurs d’argent doivent comprendre: «Comment osez-vous?»

Opinions

L’esclandre

OPINION / La présence de l’ex-maire de Trois-Rivières à une marche sur l’urgence climatique relève d’un opportunisme éhonté. On parle ici d’un gourou de l’étalement urbain, de l’instigateur du complexe lego qui fait office de muraille le long de Trois-Rivières sur Saint-Laurent, d’un fanatique de voitures performantes et de vitesse, du grand protecteur du cheptel de motos qui tous les étés viennent enrichir la trame sonore du centre-ville d’un nombre assourdissant de décibels: on a parfois l’impression que le centre-ville est un tarmac! Avec un CV pareil, il aurait dû, à l’exemple de son chef conservateur, être fidèle à ses principes et se tenir à l’écart. Il était tout à fait normal et à propos qu’il se fasse enguirlander.

Que ce soit une élue qui le fasse plutôt qu’un simple citoyen ne change rien à l’odieux de cette présence opportuniste. Le hic c’est qu’on a braqué une caméra sur l’esclandre et qu’on ait lancé la vidéo sur la plateforme Facebook. Les médias sociaux sont des champs de tir où n’importe qui lance la première pierre; un cirque romain où d’un coup de pouce on t’envoie t’amuser avec les lions. Les tweets sont des armes à destruction massive, la novlangue réduit le langage articulé en purée: on parle mou, on écrit mou sur ces plateformes, n’importe lequel quidam va s’y faire les dents sans mesurer la portée de ses mots. Il faut se méfier du pouvoir des mots, ils peuvent tuer comme ils peuvent sauver.

Opinions

L’espèce humaine pourra-t-elle vaincre sa propre nature afin de préserver la vie sur la planète?

OPINION / Parmi les quelque six espèces d’hominidés ayant existé, seul l’homo sapiens a survécu. Pourquoi cette espèce a-t-elle réussi à prendre une telle expansion, au point de menacer la vie sur la planète? Ce succès métastatique est attribuable à son développement cognitif.

L’homo sapiens à la capacité de créer des réalités imaginaires pour fonctionner en société. Système économique, lois et religions représentent les plus importantes de ces créations. L’économie répond à un besoin d’échange de biens et de services, les lois permettent d’encadrer le fonctionnement social et les religions apaisent les angoisses que provoque la conscience d’être mortel. Les diverses formes de ces trois réalités imaginaires ont créé une diversité de cultures ne cessant d’évoluer par leurs interactions. Seule la religion est fondée sur une réalité imaginaire totalement mensongère. Einstein considérait toutes les religions comme des mythologies primitives.

Parmi les quelque six espèces d’hominidés ayant existé, seul l’homo sapiens a survécu. Pourquoi cette espèce a-t-elle réussi à prendre une telle expansion, au point de menacer la vie sur la planète? Ce succès métastatique est attribuable à son développement cognitif. L’homo sapiens à la capacité de créer des réalités imaginaires pour fonctionner en société. Système économique, lois et religions représentent les plus importantes de ces créations. L’économie répond à un besoin d’échange de biens et de services, les lois permettent d’encadrer le fonctionnement social et les religions apaisent les angoisses que provoque la conscience d’être mortel. Les diverses formes de ces trois réalités imaginaires ont créé une diversité de cultures ne cessant d’évoluer par leurs interactions. Seule la religion est fondée sur une réalité imaginaire totalement mensongère. Einstein considérait toutes les religions comme des mythologies primitives.

Opinions

Mariannick Mercure avait-elle raison?

OPINION / Est-ce que Mariannick Mercure avait raison d’interpeller Yves Lévesque comme elle l’a fait lors de la Marche pour le climat? Je vais résister à la tentation de dire oui, car j’ai déjà subi personnellement de la part de l’ex-maire une attaque verbale indigne d’un élu municipal à l’endroit d’un citoyen. Mais je dois plutôt reconnaître qu’elle n’avait aucun droit de dire à qui que ce soit qu’il n’était pas le bienvenu à cette activité. Il s’agissait d’une marche publique partant d’un lieu public. Elle n’était donc pas chez elle et n’était ni l’organisatrice ni la responsable de l’accueil des participants.

Un tel manque de jugement et de civisme, appuyé par son cameraman, Denis Roy, un soi-disant «spécialiste» en communication, me sidère. Elle aurait pourtant pu approcher poliment et surtout plus discrètement Yves Lévesque pour lui exprimer son étonnement de le voir assister à une telle activité, lui qui s’est toujours montré insensible à quelque préoccupation environnementale.

Opinions

Quand on crache en l’air, ça peut nous retomber en pleine figure

OPINIONS / J’aimerais m’adresser ici à la conseillère municipale du district des Forges à Trois-Rivières, Mme Mariannick Mercure, pour réagir à la façon dont elle s’est comportée lors de la marche pour le climat qui se tenait à Trois-Rivières le 27 septembre dernier.

Quand je vous ai vu engueuler le candidat conservateur Yves Lévesque en traitant son parti de «criminel climatique», j’ai trouvé ça un peut trop fort.

Opinions

L’art de jeter le bébé avec l’eau du bain

OPINIONS / Monsieur le ministre. J’ai suivi avec beaucoup d’intérêt le débat entourant l’utilisation d’un questionnaire portant sur les dysfonctions sexuelles dans le processus d’évaluation des familles d’accueil et des postulants à l’adoption car je fus impliqué de près pendant 25 ans dans le développement d’un modèle d’évaluation et d’intervention dans les situations alléguées d’agressions sexuelles.

L’auteur, Alain Perron, est psychologue en pratique privée et ex-membre du programme d’évaluation et de traitement des situations d’agressions sexuelles au Centre jeunesse de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Il adresse cette lettre au ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux du Québec, Lionel Carmant.

Opinions

La pénurie de personnel au Québec

OPINIONS / Les causes de la pénurie de personnel du Québec sont d’ordre sociétal, organisationnel et individuel.

L’auteur, Jean-Claude Bernatchez, est professeur titulaire en relations de travail à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Opinions

Église Saint-Jean-de-Brébeuf: lettre à mon évêque

OPINIONS / Lettre adressée à Mgr Luc Bouchard, évêque du diocèse de Trois-Rivières.

Fort de mon grand âge, je suis né vers 1926, fort aussi de mes 66 années de ministère dominical à Trois-Rivières, Louiseville, Shawinigan et Grand-Mère, et surtout à titre de célébrant, depuis plusieurs années, à Saint-Jean-de-Brébeuf, je sens le besoin d’intervenir dans une cause qui m’est chère: le sort de l’église Saint-Jean-de Brébeuf, disons l’avenir de l’Église Saint-Jean-de-Brébeuf.

L'actualité selon Jean Isabelle

L'actualité selon Jean Isabelle

Opinions

Hockey mineur, briseur de rêve

OPINIONS / Chaque année, il y a de la fébrilité dans l’air au mois de septembre. En effet, en plus de leur nouvelle année scolaire, les jeunes hockeyeurs se préparent pour leur nouvelle saison de hockey. Le sport, c’est souvent la soupape pour ces enfants. Ils y trouvent leur récompense de la semaine, la carotte au bout du bâton.

Pour certains, c’est un énorme stress de savoir s’ils seront le dixième attaquant de l’équipe niveau A ou s’ils seront classés au niveau B.

Point de vue

Germain Lamonde: l’information de qualité n’a pas de prix… mais elle a un coût

Chacun d’entre nous est amené à prendre de multiples décisions au quotidien et celles-ci auront des implications sur toutes les sphères de nos vies personnelles et professionnelles. Pour y arriver, nous tenons compte d’un cumul d’informations afin de nous apporter le meilleur éclairage possible.

L’accélération des « fausses nouvelles » (fake news) menace nos sociétés modernes et institutions démocratiques. Il est essentiel d’assurer que nous ayons accès à de l’information de qualité, véridique et neutre dont les sources sont corroborées.  C’est là le fondement du processus journalistique (validation et protection des sources, information entrecroisée, indépendance de pensée et de lignes de partie, véracité historique, etc.). 

Hors, ce processus est mis à mal par l’instantanéité de nombres de sources modernes d’information qui soyons claire : sont là pour y rester. Ils bousculent néanmoins les modèles historiques de revenus des médias (journaux : 75% publicité/25% souscription; radio : 100% publicité; etc.). 

Opinions

Un buffet électoral sans saveur

COMMENTAIRE / Depuis quatre ans, le gouvernement libéral nous a offert sa vision des choses en alimentation. Nous avons maintenant un guide alimentaire plus urbain, quelques accords commerciaux ratifiés qui ont affaibli la gestion de l’offre et une politique alimentaire vide de sens, mais dans l’ensemble, on peut affirmer que les quatre dernières années ont été intéressantes. Les campagnes électorales repoussent souvent les débats liés à l’alimentation et l’agriculture pour laisser place à d’autres enjeux tout aussi importants. Nous voyons rarement quelque chose ressortir d’une campagne nationale pour le secteur agroalimentaire, car d’autres priorités ont tendance à attirer davantage l’attention.

Un récent sondage mené par Angus Reid Global au début septembre, avec l’aide de l’Université Dalhousie, suggère que les attentes des Canadiens suivent le même modèle que celles identifiées lors d’élections antérieures. Au total, 31 % seulement des Canadiens estiment que l’alimentation et l’agriculture constitueront un enjeu électoral primordial pour les élections fédérales cet automne. Le cynisme est bien au rendez-vous.

Opinions

La planète va s'en remettre. Et vous?

Ce texte a été écrit par Simon Girard, professeur en génétique à l’Université du Québec à Chicoutimi

Il serait difficile d’ignorer tous les récents débats portant sur la crise climatique. On peut voir la porte-étendard, Greta Thunberg, sur toutes les tribunes. Mais Mme Thunberg (si j’ai la chance de la rencontrer un jour, je l’appellerai Greta, mais d’ici là, cette jeune dame mérite tout mon décorum) le répète sans cesse : elle ne veut pas être l’objet de l’attention. Tout ce qu’elle demande, c’est d’écouter la voix de la raison, la voix de la science. 

Chic, ça tombe bien, je suis un scientifique ! Et j’ai envie de vous parler. Tout d’abord, je me permets un petit rappel pour vous expliquer comment on fonctionne, nous, les scientifiques. On se spécialise chacun sur un petit bout de quelque chose et on l’étudie à fond. On réalise des observations qui sont suivies par des analyses, elles-mêmes liées à des conclusions. Et par la suite, la majorité d’entre nous, on « pogne la chienne ». Qu’est-ce qui va m’arriver si je me suis trompé dans mes calculs ou dans mes conclusions ? Si j’ai faussement interprété un signal qui n’existe pas ? Bref, dans la majorité des cas, on aura tendance à nuancer nos propres conclusions, à les publier et à attendre. Attendre de voir ce qu’en pensent les autres. Attendre de voir s’ils sont d’accord. Attendre de voir si un consensus émerge. Et généralement, c’est une petite futée, aux États-Unis, en Allemagne ou en Chine, qui va rassembler tous les résultats, faire une nouvelle analyse et tirer des conclusions solides. Ensuite, elle fait le tour du monde en disant : « Checkez la gang, on avait raison. Nos conclusions tiennent la route. » Et c’est parfait comme ça. 

Opinions

Les esquisses de Côté, le choix des membres et ambassadeurs

Le recul du ministre caquiste Simon Jolin-Barrette sur la réforme de l’immigration a inspiré notre caricaturiste. Et ça vous a plu! Deux esquisses gagnantes sur quatre touchent ce sujet qui a largement collé la semaine politique. . Et voici vos choix parmi les esquisses non retenues, chers membres et ambassadeurs. Vous qui êtes des centaines à recevoir du mardi au vendredi quatre dessins de Côté et pouvoir voter pour votre préféré!

Voici donc les dessins ayant reçu le plus de votes parmi les idées non retenues par le prolifique Côté qui croque une dizaine de caricatures chaque jour! Vous trouverez aussi ci-dessous les choix des semaines précédentes.

Vous souhaitez vous aussi recevoir ces esquisses directement dans votre boîte courriel? Devenez membre ou ambassadeur de votre quotidien local! 

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