Opinions

Les fausses solutions de Québec solidaire

En s’en remettant à Ottawa pour gérer le dossier de l’immigration, Québec solidaire vient de court-circuiter l’Assemblée nationale, l’espace privilégié de nos décisions politiques. Disons que pour un parti dont les chefs n’hésitent pas à brandir leurs poings à la moindre occasion en campagne électorale pour scander l’indépendance du Québec, ça manque cruellement de cohérence. On reconnaît là les écarts entre «l’avant» et «l’après» campagne. C’est vrai pour tous les partis. A fortiori pour QS. N’empêche, il ne s’agit pas là d’une «simple promesse» électorale brisée mais d’un positionnement qui touche aux fondamentaux du parti, si bien entendu, la souveraineté a encore un sens pour ce dernier.

Autre manquement: l’érosion de la citoyenneté participative. Pour une formation qui n’a cessé de se réclamer du peuple et de parler en son nom, voilà une drôle de façon de mettre sous tutelle ce même peuple en portant un coup sévère à sa souveraineté intrinsèquement liée à l’autonomie et à la légitimité de ses institutions démocratiques. À moins que QS ait du mal à vivre avec les résultats des dernières élections.

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C’était pourtant écrit dans le ciel

La gifle que vient de servir Doug Ford aux Franco-Ontariens est purement inacceptable. L’indignation est déjà bien perceptible et la mobilisation risque d’être à la hauteur de celle-ci. Mais doit-on s’étonner de ce comportement? Pas vraiment.

Le premier ministre de l’Ontario vient de démontrer qu’il est possible, chez nous aussi, de gouverner en s’aliénant un groupe important de la population. Exactement comme le fait le président des États-Unis. En annonçant qu’il était nécessaire d’abolir le Commissariat aux services en français et en mettant fin au projet de création et au financement d’une université francophone, Doug Ford ne fait pas que se mettre à dos la population francophone de l’Ontario. Il soulève leur colère.

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Le hockey a beaucoup changé

Je suis parmi les spectateurs qui ont vu jouer des grands joueurs de hockey comme Jean Béliveau, avec les Tigres de Victoriaville et les Citadelles de Québec, ou encore Bernard Geoffrion pour le National de Montréal, Dickie Moore pour les Canadiens juniors A de Montréal, Jacques Plante, gardien de but pour les Citadelles de Québec, Robert Perreault, gardien de but des Reds juniors A, Lorne Worsley des Cyclones de Verdun, Jean-Guy Talbot pour les Reds juniors A, et ses amis du Cap-de-la-Madeleine, qui ont tous joué pour les Reds juniors A, Robert Léger, ailier gauche à la défense, Héon et Chaîné, tous des joueurs qui ont joué leur hockey sur la patinoire de la paroisse Sainte-Famille à Cap-de-la-Madeleine et qui ont parmi à Jean-Guy Talbot de se développer. Tous les dimanches après-midi, nous nous dirigions à l’aréna Laviolette assister à la joute de hockey.

Vous rêvez d’une seule grande ligue junior majeure au Canada. Vous avez droit à votre rêve, mais la réalité est toute autre. Nous vivons la dénatalité, nous devons faire face à la réalité: le hockey est un jeu pour tous, avec les coûts exorbitants pour les jeunes qui vivent dans de petites municipalités.

Le monde de Jean Isabelle

Le monde de Jean Isabelle

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Une riche occasion de rencontre à Sainte-Geneviève-de-Batiscan

Dernièrement se tenait la traditionnelle Criée des âmes au profit de la communauté de Sainte-Geneviève de la nouvelle paroisse Sainte-Élisabeth et du service de sécurité incendie de Sainte-Geneviève-de- Batiscan, respectivement pour la conservation du patrimoine religieux et pour l’achat d’équipements spécialisés pour les pompiers.

Cette activité qui s’était éteinte pendant quelques années est redevenue aujourd’hui un rassemblement couru par les gens de notre communauté et des environs.

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Où êtes-vous, Madame Bellemare?

Lettre adressée à la conseillère du district de Richelieu, Ginette Bellemare.

Le 5 novembre 2017, je suis l’un des cinquante mille électeurs ayant voté aux élections municipales. J’ai voté pour un maire, mais j’ai également voté pour une conseillère, laquelle allait me représenter au conseil de ville de Trois-Rivières. Mon choix s’est arrêté sur vous, Mme Ginette Bellemare. Une conseillère municipale qui nous disait que nous étions au cœur de ses actions. Or, depuis un certain temps, je ne ressens plus que ma voix compte.

Le monde de Jean Isabelle

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Trop loin, trop vite

L’auteure, Valérie Renaud-Martin, est conseillère municipale du district des Carrefours à Trois-Rivières.

Le 6 novembre dernier, le conseil a voté, sur division, l’adoption d’une résolution qui stipule que la Ville de Trois-Rivières adhère à la «Vision zéro» accident avec morts et blessés graves et s’engage à mettre en place une série de mesures pour y répondre, dont l’abaissement de la limite de vitesse sur les rues locales et collectrices. Ce sujet a depuis fait couler beaucoup d’encre.

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Déversements à la mode

La Ville de Shawinigan poursuit ces jours-ci son déversement de 100 millions de litres d’eaux usées dans les rivières Shawinigan et Saint-Maurice afin de réaliser des travaux de réparation à une conduite de la station de pompage Drew. De telles opérations semblent de plus en plus fréquentes au Québec. Et visiblement, les villes ne font pas ça de gaieté de cœur.

À Shawinigan, l’opération a débuté jeudi dernier et s’est poursuivie lundi. Les autorités municipales estiment qu’ils en ont jusqu’à jeudi et que le débit moyen est d’environ 20 000 mètres cubes d’eau par période de 24 heures.

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Un peu de respect pour les employés

C’est assez incroyable qu’encore de nos jours le salarié ait à se battre pour obtenir un minimum de respect de la part de son employeur. Dès que l’employé entre en fonction, il devient la «propriété» du patron qui en fait à sa guise. D’où l’étymologie du mot «em-ployeur» soit «celui qui soumet ‘‘l’em-ployé’’ à sa volonté, qui le fait plier».

Dès les tout débuts du syndicalisme, les chefs du mouvement se faisaient tirer dessus par les Pinkerton au service des «boss» ou déporter en Union soviétique. Ceux qui osaient dénoncer les conditions de travail et les dangers reliés au travail sans protection adéquate se retrouvaient dans la rue. Pour ces riches propriétaires, c’était inadmissible que l’amiante puisse être responsable de tous les maux dont on l’accusait (comme on le voit dans le film Erin Brokovich avec Julia Roberts).