Éditorial

Un débat sous haute tension

ÉDITORIAL / À défaut d’avoir de la passion, il y avait certainement de la tension, jeudi soir, sur le plateau du débat organisé par TVA. Poussé dans les câbles, François Legault a su sauver les meubles après une semaine pénible pour lui et son parti. La véritable gagnante demeure toutefois Manon Massé, qui a bien performé une fois de plus.

Les chefs des quatre partis représentés à l’Assemblée nationale avaient tous des objectifs différents pour la communication de leur message lors de ce débat. Le grand perdant est sans contredit le chef péquiste Jean-François Lisée, qui avait pourtant bien fait lors des deux premiers débats.

Opinions

Servir du réchauffé

Est-on à ce point à court d’idées dans cette campagne électorale pour qu’on soit ainsi obligé de nous servir du réchauffé? Libéraux et caquistes ont trouvé le moyen de remâcher des engagements ou des prises de position qu’ils avaient déjà formulés, comme pour s’assurer qu’ils avaient bel et bien été entendus sur le sujet.

Opinions

De la parole aux actes

Durant les élections de 2014, seulement 23 % des candidats en Mauricie et Nicolet-Bécancour étaient des femmes. En réalité, à la grandeur de la province, le pourcentage s’élevait à environ 30 %. Seul Québec Solidaire affichait une parité des genres. Johanne Blais de la Table de concertation du Mouvement des femmes de la Mauricie soulignait, en 2014, que «la résistance au changement est un obstacle». Cependant est-ce que c’est la seule raison qui amène ce si grand écart?

Je suis d’avis que l’on peut combattre cette résistance en encourageant ces femmes, qui sont portées par un désir de vouloir s’impliquer dans les sphères politiques, et en les soutenant. On mentionne, souvent, que le système parlementaire a été fait pour des hommes qui peuvent s’éloigner de leur famille et travailler à l’extérieur. Or, les rôles familiaux sont désormais différents: il suffit qu’elles se sentent épaulées par leur conjoint, leurs amis et leurs collègues. Des groupes de femmes aident aussi à effectuer ce saut en politique: en donnant des exemples aux femmes pour les appuyer. Néanmoins, les partis politiques doivent eux-mêmes continuer à encourager les candidatures féminines.

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Le coude-à-coude de fin de campagne

On peut bien accorder la crédibilité que l’on veut aux sondages sur les intentions de vote, mais ceux des derniers jours confirment l’impression qui se dégage depuis le débat de la semaine dernière: rien n’est encore joué. À moins de deux semaines du scrutin, libéraux et caquistes sont au coude-à-coude à l’échelle provinciale. Une telle glissade de la CAQ pourrait signifier aussi que le sort de la Mauricie n’est pas encore scellé.

Les coups de sonde quotidiens de Mainstreet, réalisés pour le compte du Groupe Capitales Médias, démontrent maintenant que le Parti libéral est légèrement en avance sur la CAQ auprès des électeurs décidés et enclins. Avec 30,2 % des intentions de vote, le parti de Philippe Couillard voit ses appuis concentrés sur l’île de Montréal, ce qui pour l’instant ne permet pas de le voir former le prochain gouvernement. La CAQ suit avec 27,1 %, une dégringolade de près de huit points en trois semaines. Le Parti québécois monte à 22,2 % et Québec solidaire n’en finit plus de voir ses appuis croître. Ils s’établissent maintenant à 17,1 %.

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Sortir de l’immédiateté politique

La campagne électorale est entrée dans sa dernière étape et les électeurs affinent leur choix en vue du jour du scrutin. Cette campagne est d’un nouveau genre. Elle ne soulève pas les passions. Elle est devenue une guerre de chiffres autour du thème de la croissance et du bien-être individuel. Le glas a sonné quant aux grands enjeux nationaux. Un parti veut épargner ici pour investir un peu plus loin. En fin de compte, seuls les spécialistes savent s’y retrouver.

Je me souviens avec un peu de nostalgie d’avoir accompagné mon père à une assemblée politique sans doute lors de l’élection provinciale de 1956. Les villages de la campagne vibraient au passage des députés et des ministres qui adressaient la parole aux électeurs dans les salles paroissiales.

Opinions

La Révolution tranquille et ses bienfaits pour le Québec

Après l’ère conservatrice de Maurice Duplessis (1944-1959) les libéraux, sous la gouverne du premier ministre Jean Lesage, un parti plus à l’écoute de la population, entament en 1960 une série de réformes qui visent à moderniser l’État et ainsi mieux répondre à sa vocation première, s’occuper de la société québécoise.

Cette grande modernisation est fondée sur des principes d’universalité, d’équité, d’accessibilité à des services publics de qualité pour soutenir le développement économique et social tout en assurant une meilleure égalité des chances pour tout le monde.

Le monde de Jean Isabelle

Le monde de Jean Isabelle
Jean Isabelle

Opinions

«Comment ça se fait que ça fonctionne partout au Canada, mais pas au Québec?»

En écoutant les discours préélectoraux depuis six mois et ceux de la campagne officielle, il est évident que nous sommes en présence de politiciens en panique. Le covoiturage des journalistes avec les organisateurs politiques m’en dit long sur leur impartialité.

Avec leur complicité, ils ont concocté une campagne électorale du genre McDonald’s pour retenir l’attention des auditeurs, en faisant miroiter un «cadeau surprise», à chaque jour, caché dans le burger des enfants.

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La minorité anglophone, le Parti libéral et nous

Dans un texte récent pour la Montreal Gazette, le vétéran chroniqueur Don Macpherson revenait sur la position de «sa» communauté à l’égard de la politique québécoise et des élections à venir. D’une part, Macpherson jugeait que la volonté de Jean-François Lisée de laisser tomber le référendum avait ouvert le jeu pour les Anglo-Québécois. D’autre part, il lui semblait que le déclin du Parti québécois, l’épouvantail perpétuellement agité pour rallier ces derniers au PLQ, et la montée de la CAQ représentaient une possibilité de diversification des voix politiques au sein de la communauté.

Pourtant, à moins d’un mois des élections, les sondages révélaient que l’appui au Parti libéral chez les non-francophones demeurait dans des proportions quasi soviétiques. Selon Macpherson, le problème résidait dans le fait que «même si le parti de Legault est contre la sécession, il est tout de même nationaliste et prône une politique des identités, fondée sur la culture». En d’autres termes, le souci affiché par François Legault concernant la culture québécoise francophone serait intolérable pour les non-francophones. Pour preuve de cette «politique diviseuse», Macpherson soulignait la présence, lors d’un événement organisé par la CAQ le 12 août dernier à Shawinigan, d’un homme «portant l’insigne à la patte de loup menaçante du groupe notoirement anti-immigrants la Meute»: «que cet homme fut là pour soutenir le CAQ ou par simple curiosité, sa présence à l’événement public très médiatisé d’un parti qui pratique la politique de l’identité n’était pas le genre d’optique voulue par la Coalition». La CAQ, parti de la Meute (un groupe erronément, mais volontairement, associé à l’extrême-droite)?

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Québec solidaire et le transport collectif public en région

Saviez-vous que sous le gouvernement libéral on a coupé la Conférence régionale des élus (CRE) soutenant un projet pilote de transport entre les MRC? Aucun soutien pour le transport collectif privé non plus! Fini le transport de l’entreprise Orléans ou Kéolis entre Shawinigan et Trois-Rivières et diminution drastique des circuits directs entre Montréal et Trois-Rivières! Aucun effort des libéraux n’a été fait pour faire pression, soutenir et maintenir ses précieux services!

Imaginez, l’autre jour, mon fils a pris un bus avec un circuit de 2 h 30 de Montréal à Trois-Rivières, seul choix possible avec un horaire de travail régulier! Pour justifier ces coupures, on affirme que les transports collectifs ne sont pas rentables. En fait c’est faux. Comme pour un véhicule personnel, les transports collectifs sont des investissements pour notre mieux-être, notre développement et la vitalité de notre région. C’est avoir accès à un approvisionnement alimentaire varié, accès à l’éducation, la formation et aux services de santé, alimenter nos relations sociales et familiales et notre ouverture sur le monde avec des activités de loisirs et culturelles.