Opinions

Réflexion sur la fin de vie

Les soins palliatifs réduisent les souffrances de beaucoup de malades et permettent ainsi à plusieurs d’allonger profitablement une vie d’une relative qualité. Là où les soins palliatifs dérivent parfois, c’est dans le cas des maladies dégénératives, comme la SLA, le Parkinson rigide, la dystrophie musculaire et autres myopathies.

Dans leur phase finale, les malades sont momifiés vivants, rigides, incontinents, trachéotomisés, incapable de déglutir, constipés chroniques, totalement dépendants et plaies de lit à l’avenant. Les soins palliatifs soulagent la douleur mais deviennent de l’acharnement thérapeutique pour ceux qui n’ont plus aucune qualité de vie et qui ont sombré dans l’indignité totale. Et ça peut durer plusieurs années. La douleur n’est pas que physique.

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La vanille et le nickel

L’auteur, Sylvain Charlebois, est doyen de la Faculté en Management et professeur en Distribution et politiques agroalimentaires à l’Université Dalhousie.

L’été arrive à grands pas et nous incite souvent à visiter les comptoirs de crèmes glacées. Le choix populaire d’une année à l’autre demeure la vanille, la saveur la plus en demande au monde, sans contredit. Mais produire la vanille n’est pas de tout repos. Le prix de la vanille a tellement grimpé que l’on se demande si les produits que nous adorons contiendront toujours de la vanille naturelle, la reine des épices.

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Et c’est parti pour une autre campagne électorale!

Nous ne sommes qu’en précampagne électorale mais déjà, ça semble différent de ce qu’on pouvait observer lors des scrutins passés.

Considérant la forte possibilité que l’électorat québécois puisse envoyer les élus libéraux sur les bancs de l’opposition, l’activité monte d’un cran chaque semaine.

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Patriotes de salon

Louis-Joseph Papineau était, semble-il, bon orateur mais aussi grand patriote de salon. Pendant son exil aux États-Unis et en France, les Britanniques ont pendu douze «patriotes» du Bas-Canada (du Québec) et plus de vingt «patriotes» du Haut-Canada (de l’Ontario). C’est presque le double.

Quant à Dollard des Ormeaux, ce serait le chanoine Lionel Groulx, intellectuel de haut niveau par ailleurs, qui l’aurait élevé au rang de héros afin de fouetter l’ardeur nationaliste des Canadiens français. Comme on le voit, même ce grand intellectuel ne pouvait s’empêcher de fabriquer un mythe, tout comme le fait la SSJB aujourd’hui. Pour pouvoir fêter les «patriotes» chaque 21 mai, on a fait passer des Ormeaux pour un bandit pour mieux établir la mythologie des «patriotes». Louis-Joseph Papineau est devenu la vedette mais il était loin d’être le chef. Hormis ses discours, il tenait le fanal. Le véritable chef des «patriotes» était un anglophone du nom de Robert Nelson. Ce dernier voulait réaliser l’indépendance du Bas-Canada, c’est-à-dire du Québec, ce qui eut alors été possible sans appauvrir les Canadiens français. Maintenant il est très probablement trop tard. Les fabricants de mythes de la SSJB l’ignorent probablement volontairement mais voici le texte de la déclaration d’indépendance du Bas-Canada rédigé par le «méchant» anglophone Robert Nelson le 28 février 1838. Je ne reproduis pas le préambule uniquement par souci d’espace.

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La ville qui prend des couleurs

Décidément, les couleurs de l’arc-en-ciel donnent un air de fête, un air d’été à Trois-Rivières. Les drapeaux multicolores, symboles du mouvement LGBT, de sa diversité et de sa fierté, sont apparus au centre-ville, au parc portuaire, à la gare. Jamais les activités entourant la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie n’auront eu autant de visibilité. Et c’est tant mieux.

Si d’autres villes et municipalités de la région ont aussi emboîté le pas pour souligner la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie, c’est à Trois-Rivières que se déroulent la plupart des activités depuis trois jours. Et c’est la première fois que des festivités pour souligner la diversité et la fierté se déroulent ainsi sur plusieurs jours.

Le monde selon Jean Isabelle

Le monde selon Jean Isabelle

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Vente avec garantie légale: attention!

Oui on signe machinalement le contrat de vente de notre maison en ne portant guère attention et les notaires, du moins jadis, n’en soulignaient pas non plus la portée. Mais voyez ce qui peut vous arriver à vous aussi.

En 1988, ma conjointe de l’époque aujourd’hui décédée (vous comprendrez pourquoi cette précision) et moi achetons une petite jumelée neuve à Trois-Rivières-Ouest. Juin 2006, je vends la propriété à X avec inspection à l’achat selon les règles. Prix révisé à la baisse bien sûr. Juin 2016, X vend à Y sans inspection et quelques mois plus tard, Y détecte quelque chose au sous-sol. Y ouvre le mur et hop! De l’humidité et des solives en sont rongées. Inspecteurs en bâtiments, discussions entre X et Y. Le ton change, aucune entente possible, rupture des bans, Y annonce à X qu’elle l’amène à la Cour des petites créances. X va voir un avocat qui lui dit, l’intime à se garantir avec la personne qui lui a vendu la maison: moi.

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Un fonds pour appuyer la résilience

L’auteure, Mélanie Joly, est ministre du Patrimoine canadien.

Les changements climatiques se font de plus en plus sentir: les saisons pluvieuses sont plus longues, les tempêtes hivernales plus dures et les étés plus chauds et plus secs. Comme conséquences, nous assistons à des inondations extrêmes, des incendies de forêt à grande échelle et plusieurs autres catastrophes naturelles qui mettent en danger la sécurité des Québécois et causent des dommages considérables à nos maisons et nos infrastructures.

Le monde selon Jean Isabelle

Le monde selon Jean Isabelle