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L’immense territoire de plus de 25 000 km2 compte plus de 17 000 lacs, sans compter les rivières. Imaginez un instant le terrain de jeu pour les adeptes de sports nautiques non motorisés comme le kayak, le canot ou la planche à pagaie.
L’immense territoire de plus de 25 000 km2 compte plus de 17 000 lacs, sans compter les rivières. Imaginez un instant le terrain de jeu pour les adeptes de sports nautiques non motorisés comme le kayak, le canot ou la planche à pagaie.

Découvrir la Haute-Mauricie en planche à pagaie

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
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Depuis longtemps la Haute-Mauricie se vante d’être un paradis pour les amants de la nature et de sports de plein air… et elle a raison. En quelques minutes à peine, il est possible de passer de la ville à la forêt pour profiter des paysages à couper le souffle et du calme incroyable offert par l’environnement qui l’entoure.

L’immense territoire de plus de 25 000 km2 compte plus de 17 000 lacs, sans compter les rivières. Imaginez un instant le terrain de jeu pour les adeptes de sports nautiques non motorisés comme le kayak, le canot ou la planche à pagaie, aussi connue sous le nom de paddle board.

Pour décompresser pendant une heure, une séance de yoga, par pur plaisir ou pour une aventure de longue durée, toutes les raisons sont bonnes pour naviguer debout sur une planche à pagaie. C’est sur cette dernière que j’ai choisi de parcourir une petite partie du territoire de la Haute-Mauricie durant les prochaines semaines qui seront encore teintées par la pandémie.

Direction secteur de La Croche, un village situé à une quinzaine de kilomètres du centre-ville de La Tuque pour une randonnée de quelques kilomètres. Version courte ou version longue, le plaisir est assuré sur la rivière Croche et ses courbes qui font honneur à son nom. Au programme, chant d’oiseaux, poissons qui sautent, plages, décors enchanteurs, mais surtout le calme plat qui fait du bien.

Une fois l’embarcation mise à l’eau, vous n’avez qu’à pagayer et profiter du moment! Il faut dire que la rive n’est jamais bien loin, c’est rassurant pour les débutants.

Longtemps considéré comme le paradis de chasse et pêche, les acteurs touristiques du Haut Saint-Maurice visent maintenant beaucoup plus large. C’est littéralement un virage familial qui s’est enclenché depuis déjà plusieurs années et les sports nautiques ont la cote.

«Il y a encore beaucoup de pêcheurs et de chasseurs, mais la tendance, c’est vraiment de sortir en famille […] Les pourvoiries, les Zecs, les campings, tout le monde diversifie ses offres. On voit des choses qu’on ne voyait pas avant», note Valérie Fortin, coordonnatrices de Tourisme Haute-Mauricie.

«On peut même aller en pourvoirie sans pêcher ou sans que ce soit l’activité principale.»

La Tuque est d’ailleurs devenue une destination de choix pour les amateurs de sport nautique non motorisés, qu’ils aient leur équipement ou non.

«Si on a notre propre équipement, c’est un véritable terrain de jeu. Il suffit d’avoir un espace de stationnement! Il y a même plusieurs places très calmes où il n’y a pas beaucoup de bateaux. Il n’y a pas de défaite de ne pas en faire. Le club nautique Latuquois offre également une descente pour les embarcations non motorisées gratuitement. De là, tu peux partir pendant une heure, cinq heures ou deux jours si tu veux», assure Valérie Fortin.

«Si on n’a pas l’équipement, on peut aller dans des endroits structurés comme les pourvoiries ou les zecs. À plusieurs places c’est possible d’avoir un kayak ou un paddle directement devant le chalet», note-t-elle.

La rivière croche

En plus de la beauté du paysage offert, la Haute-Mauricie propose plusieurs avantages selon Valérie Fortin: l’accessibilité, la quantité de plans d’eau et la possibilité d’être encadré dans les campings, pourvoiries et zecs du territoire.

«C’est un endroit pur et à l’état brut, mais c’est sécuritaire et accessible. Ce n’est pas surexploité et c’est important pour nous de conserver cet aspect naturel. On invite les gens à voyager de façon éthique et écoresponsable», souligne-t-elle.

Tourisme Haute-Mauricie propose même des «boîtes à lunch du randonneur» dans certains commerces de la ville pour transformer une sortie sur l’eau en randonnée gourmande.

La pêche en SUP

Les adeptes ne sont pas encore aussi nombreux, mais la pêche en stand up paddle et en kayak se développe petit à petit. Les pêcheurs à bord d’embarcation non motorisée sont de moins en moins rares et la demande commence également à se faire sentir dans les pourvoiries du territoire.

«Le sport s’est littéralement modernisé», avoue Valérie Fortin.

Le président de l’Association des pourvoiries de la Mauricie et propriétaire de la pourvoirie Waban-Aki, Bruno Caron, constate aussi sur le terrain que la demande est grandissante.

«On n’offre pas de pêche en paddle spécifiquement ou de formation, mais c’est tellement apprécié qu’on a des embarcations à chacun de nos chalets. Ils sont disponibles en tout temps et le paddle board, c’est vraiment populaire. Il y a beaucoup de gens qui pêchent là-dessus, surtout les jeunes entre 12 à 30 ans», constate M. Caron.

Évidemment, il faut s’adapter et surtout bien choisir le poisson qu’on veut pêcher afin d’y trouver un réel plaisir. Il faut garder en tête que la stabilité n’est pas la même !

«On ne s’en va pas attraper une moulac de 4 livres et trôler tout le tour du lac! Par contre, la pêche à la truite mouchetée se prête bien à ça. C’est plus facile, c’est plus petit et ça mord plus», note-t-il.

«La pêche est un peu plus difficile, mais c’est un défi différent.»

Outre la pêche, la demande pour le paddle board et les kayaks est en constante évolution dans les pourvoiries.

«De plus, en plus les gens font des activités à côté. Pour nous, la pêche reste le produit d’appel et l’activité principale, mais il faut autre chose aussi parce que les gens viennent de plus en plus en famille, en couple, etc.», conclut Bruno Caron.