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La Dre Karine Talbot s’implique depuis quatre ans dans la cause de la Grande marche du Défi Pierre Lavoie.
La Dre Karine Talbot s’implique depuis quatre ans dans la cause de la Grande marche du Défi Pierre Lavoie.

Prêt pour la Grande marche sous zéro?

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
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Trois-Rivières — En temps de pandémie, tous les prétextes sont bons pour bouger et conserver notre santé. Le Grand Défi Pierre Lavoie organise donc un tout premier événement hivernal pour activer la population, la Grande Marche sous zéro.

Pour participer, seul ou avec d’autres personnes dans le respect des consignes sanitaires, il s’agit simplement de s’inscrire et d’aller marcher, les 20 et 21 février, sur une distance de 5 kilomètres au grand air, soit en milieu boisé ou simplement dans les rues de son quartier.

Dans la région, la Dre Karine Talbot, qui s’implique depuis quatre ans dans la cause de la Grande marche du Défi Pierre Lavoie, incite tous les citoyens à y prendre part. L’omnipraticienne du secteur Pointe-du-Lac est une chaude partisane de l’activité physique pour maintenir, voire améliorer la santé.

Cette année, à cause de la pandémie, une activité à grand déploiement était difficilement envisageable, fait-elle valoir.

Le 19 février, l'activité sera réservée aux écoles qui sont invitées à s'inscrire et à marcher en bulles-classes. Des prix de participation seront tirés parmi les participants.

La Dre Talbot souligne que de l’animation en ligne sera au programme de ces journées pour motiver les marcheurs, comme ce fut le cas l’automne dernier. «À certaines heures, il va y avoir des spectacles virtuels», dit-elle.

«Étant médecin de famille, la cause des saines habitudes de vie me tient à cœur. La Fédération des médecins omnipraticiens est un supporteur de la Grande Marche parce que les saines habitudes de vie sont au cœur de nos interventions auprès des patients», dit-elle.

«En temps de pandémie, prendre l’initiative d’ajouter une activité hivernale, on voyait ça de très bon augure. On s’attendait à ce que ce virus-là soit un virus respiratoire, mais on se rend compte que ce virus attaque plus les gens qui ont des facteurs de risques métaboliques», explique-t-elle.

«Le terrain d’hypertension et de diabète nous met à risque de différentes choses. On pense aux maladies cardio-vasculaires, mais il nous met à risque infectieux. Donc, les saines habitudes de vie, de bouger, améliorent notre santé physique et je pense que c’est aussi un facteur déterminant de la santé mentale», ajoute-t-elle.

«Dans les dernières années, même avant la pandémie, on a vu une augmentation de la détresse, notamment chez les jeunes, les ados, les jeunes adultes. L’exercice physique, c’est souvent la première chose que je viens réinsérer lorsque quelqu’un vient me voir et que ça ne va pas», raconte la Dre Talbot. «La première chose, c’est de remettre les bases», fait-elle valoir. C’est pourquoi elle pose à ses patients les questions suivantes: «Qu’est-ce que tu manges? Est-ce que tu fais de l’exercice? Est-ce que tu dors bien? Est-ce que tu coupes tes écrans de temps en temps?»

Pour se remettre à l’exercice, rien ne sert de démarrer en lion, explique-t-elle. «On peut commencer à faire une marche d’une demi-heure trois fois par semaine. C’est le premier pas pour changer le cercle vicieux en cercle vertueux», suggère-t-elle, «car on dort mieux et on a envie de mieux manger», explique-t-elle.

Karine Talbot rappelle que l’OMS recommande un minimum de 30 minutes d’exercice modéré 5 fois semaine pour les adultes. Pour les personnes vraiment sédentaires, la Dre Talbot souligne toutefois que même moins que ça «est déjà un pas dans la bonne direction».

«C’est démontré qu’on améliore nos facteurs de risques vasculaires, notre sommeil, notre moral, notre autonomie», en faisant de l’exercice dit-elle. «La population vieillit, mais le nombre d’années en santé ne s’est pas tant amélioré et s’il y a une chose qu’on peut faire, c’est ça. Plus on vieillit, plus ce sont nos habitudes de vie qui sont déterminantes», explique-t-elle.

Donc, «inscrivez-vous à la Grande marche sous zéro», insiste-t-elle. Cette année, «on ne sera peut-être pas en même temps, mais faites-le. Éventuellement on sera en même temps», dit-elle.