À la vôtre

Quatre vins à ne pas manquer cet automne

CHRONIQUE / Les courges meublent le comptoir, un plat mijote tranquillement sur la cuisinière et des odeurs réconfortantes envahissent la maison, signe que le froid est confortablement installé dehors. L’heure est aux vins automnaux qui réchauffent les corps et les esprits. Il va sans dire que la palette proposée ci-dessous s’accompagne préférablement d’un bon plat chaud, mais le blanc grec et le rouge français peuvent aussi facilement se déguiser en apéro.
Karditsa 2017, Moi, je m’en fous!, Domaine Messenicolas

Le Bourlingueur

Une ondée chez l’habitant

CHRONIQUE / La pluie finit toujours par tomber. C’est de même! À moins d’être extrêmement chanceux, il y aura toujours une journée ou deux, pendant les vacances, où le ciel décidera de tomber un peu, beaucoup ou passionnément.

Pour les amateurs de photographie, la pluie offre des paysages tout gris ou des occasions incontournables de capturer des éclaboussures et des défilés de parapluies. Pour les moins habiles comme moi, c’est probablement l’occasion d’inonder un appareil photo qui rendra l’âme indubitablement avant la fin de l’ondée.

Ma stratégie revient généralement à garder les visites prévues à l’intérieur pour la fin de mon périple. Si le temps ne me permet pas de mettre le nez dehors, je pige dans la réserve de musées et d’autres expositions qui me faisaient envie. Si le crachin est faible, comme chacune des pluies qu’il m’a été donné d’expérimenter en Australie, je sors quand même sans hésitation.

En Asie du Sud, la saison des pluies, qui commence souvent avec le printemps, ne fait pas de cachettes. Ça le dit : il pleuvra. Ce qu’il y a de beau, c’est que les précipitations ne durent souvent que 30 minutes ou une heure. Réguliers comme une horloge, presque, les nuages ont même tendance à se présenter autour de la même heure, jour après jour.

C’était du moins le cas au Sri Lanka, où la saison des pluies sévissait surtout en région montagneuse, au début du mois d’avril. Pendant que le nord du petit pays fondait sous un soleil de plomb, le sud goûtait aux précipitations.

À Ella, ville montagneuse entourée de plantations de thé, le mot se passait que les nuages se liquéfiaient vers les 15 heures. Sauf que dans la région, à part quelques usines à thé, les occasions de se réfugier à l’intérieur ne sont pas légion, à moins de retourner à l’hôtel. Ella, c’est la nature et la contemplation.

Comme la plupart des touristes, pendant que le soleil brillait encore bien haut, je me suis dirigé vers le chemin de fer, véritable autoroute piétonne. Pour passer du point A au point B, à Ella, c’est probablement la route la plus courte. Loin des routes, en altitude, les points de vue sont magnifiques. La matinée est aussi le meilleur moment pour s’aventurer vers les hauteurs, pendant que l’horizon n’est pas obstrué par les cumulonimbus.

Sexologie

La discordance du répertoire sexuel

CHRONIQUE / Comment décririez-vous votre répertoire d’activités sexuelles? Plein? Moyen? Restreint? Je parle, bien entendu, de ces pratiques coquines à laquelle vous avez habituellement recours, encore et encore, histoire de satisfaire vos besoins sexologiques.

Les préliminaires sont encombrants. Ils gravitent autour de ces quelques becquetages déposés ici et là, ces frugaux effleurements, ces trois ou quatre positions sexuelles et, pour les soirs de grandes veillées, ces probables contacts oraux.

Bourlingueur

Voyager sans se ruiner

LE BOURLINGUEUR / Tout est dans le titre. On veut savoir comment, par miracle, on pourrait avoir le beurre et l’argent du beurre. Les articles sur les façons de trouver des billets d’avion à bas prix pullulent. Font cliquer à n’en plus finir sur la toile. Mais la vraie façon d’économiser en voyage, c’est souvent la flexibilité, la débrouillardise et le sacrifice d’un peu de confort.

Vrai de vrai qu’on peut trouver des rabais alléchants grâce à des erreurs de prix (voir des sites comme Yulair ou Yuldeals), qu’on peut profiter de rabais inopinés de dernière minute sur des sites de réservation comme Booking ou Trivago, mais il y a plus que le « couponing » de l’ère moderne.

Oui, la plupart du temps, je paie toutes mes dépenses en voyage. Oui, j’y passe une grande partie de mon budget de loisirs. S’il faut accepter de dépenser pour voir le monde, on peut éviter de dégarnir le portefeuille avec quelques trucs.

D’abord, en magasinant un billet d’avion en ligne, il importe d’effectuer ses recherches au moins deux mois d’avance, sur plusieurs sites différents. Des fois, on économise des miettes, mais à l’occasion, les épargnes se comptent par dizaines de dollars. Et oui, les sites de vente vous espionnent et gonfleront les prix si vous effectuez la même recherche trois jours de suite. Pensez à faire des recherches sur votre ordinateur et sur les applications mobiles des comparateurs de vols et des compagnies aériennes. Les tarifs sont parfois différents. Une application comme Hopper peut par ailleurs vous guider à savoir si c’est le bon moment pour acheter.

À destination, certains hébergements offrent le petit-déjeuner gratuitement. Si le prix est compétitif, on économise ainsi plusieurs repas. Les auberges de jeunesse, qui ne s’adressent pas qu’aux jeunes, sont des options économiques en dortoir, mais parfois aussi pour des chambres individuelles. La proximité des autres voyageurs permettra parfois de profiter de leurs trucs pour tirer le meilleur prix d’une activité, ou de partager le prix d’un taxi ou d’une excursion.

Les options du Couchsurfing, pour dormir chez l’habitant gratuitement, ou du camping, peuvent aussi être considérées.

Pour manger, les restaurants remplis de touristes auront toujours des factures plus salées. Idem pour ceux ayant une vitrine sur un grand boulevard ou une rue achalandée. Au contraire, les bouis-bouis locaux, les cafés de fond de ruelle, proposent généralement des plats plus « authentiques » à un prix plus raisonnable. Si la population locale s’y aventure, c’est probablement un gage de qualité également. Dans le même sens, votre bouteille d’eau sera bien entendu moins chère à l’épicerie qu’au dépanneur du coin.

Du point de vue du transport, le transport public local, souvent moins rapide, moins confortable, mais plus économique, demeure la meilleure option. On y fait aussi souvent des rencontres agréables qui peuvent être utiles pour apprendre à négocier ou pour connaître les meilleurs endroits à fréquenter. Vous voulez engager un chauffeur de tuk-tuk? Si vous réservez ses services à l’hôtel ou si vous interpellez celui qui patiente devant l’établissement, il y a fort à parier qu’il chargera un peu plus cher. Souvent, il verse une commission à l’hôtel.

Dans le même sens, si un déplacement s’annonce long, mieux vaut parfois prévoir un autobus ou un train de nuit. Non seulement on économisera l’hôtel, mais on se déplacera au même moment et on évitera de perdre une journée complète dans le transport. Certains trains de nuit sont aussi confortables qu’un hôtel. Mais si on ne dort pas, ça fait au moins une histoire à raconter.

S’informer sur les moyens de transport et les distances à parcourir peut être une excellente idée. En Asie, en Thaïlande par exemple, on nous propose des tuks-tuks pour tout. Si leur prix n’est pas élevé, il arrive souvent que la distance puisse être franchie gratuitement, à pied, en découvrant le quartier. Marcher, c’est bon pour la santé et c’est très économique. Idem pour le vélo. Vous avez le temps? Louez un vélo plutôt que de prendre un taxi.

Dans d’autres occasions, comme en Birmanie, le train est beaucoup, beaucoup moins cher que l’autobus. Il faut toutefois arriver à se plier à l’horaire de transport et composer avec des bancs de bois un tantinet trop raides.

Parmi les arnaques fréquentes, celle qu’on veut éviter est la surcharge des taxis dans les aéroports ou les gares. Dans plusieurs pays, les prix pour une course au départ de ces endroits sont fixes. On le trouve parfois sur un panneau, parfois sur un billet qu’il faut acheter à l’avance. Sinon, le chauffeur demandera peut-être trois fois le prix en refusant d’utiliser le compteur.

Ainsi, apprendre à dire non, à solliciter un autre chauffeur, ou même à s’éloigner pour héler un taxi à partir d’une autre rue, peut générer des économies. Si le chauffeur essaie de gonfler le prix en cours de route, il faut demeurer ferme. Il tente sa chance, mais sait très bien que vous avez convenu d’un prix.

Négocier, pour un taxi, mais aussi pour des souvenirs, une excursion, ou de la nourriture dans un grand marché en plein air, c’est normal dans un tas de pays. N’opinez pas trop vite quand le marchand annonce son prix. Connaître un natif du pays qui négociera pour nous peut être une option.

Bien sûr, pour visiter des endroits hyperpopulaires, on s’évite certains soucis en faisant appel à une compagnie touristique. Souvent, on peut réaliser la même visite par soi-même pour la moitié du prix, sans que ce soit trop compliqué. On peut aussi s’intéresser aux activités comme les tours guidés gratuits...

Enfin, évitez l’erreur de début que je commets à tout coup, soit de ne pas demander le prix avant de commander. Au risque de paraître obsessif, demandez si ce verre que vous n’avez pas commandé est inclus ou si cette pause café, qui n’apparaissait pas dans l’itinéraire, est incluse.

Suivez mes aventures au www.jonathancusteau.com.