L’objectif de QMG, un groupe féminin d’adeptes du vélo de montagne, est de rendre ce sport accessible et amusant.
L’objectif de QMG, un groupe féminin d’adeptes du vélo de montagne, est de rendre ce sport accessible et amusant.

QC.MTB.Girls : des filles de vélo de montagne passionnées

Depuis quelques années, la popularité du vélo de montagne a grimpé en flèche. Amateurs ou professionnels sont nombreux sur les pistes du Québec. Le groupe QC.MTB.GIRLS (QMG) a vu le jour en 2016, il assiste à cette croissance depuis les premières loges.

«Le groupe était innovateur en 2016 parce qu’il n’y avait pas grand-chose à ce moment-là, à part les clubs compétitifs. Depuis, il y a tellement d’offres similaires qui se créent», raconte la fondatrice, Alexe Lacroix.

Ce groupe-là, qui a vu le jour sur Facebook d’abord, rassemble les femmes. Celles qui étaient motivées à apprendre, mais qui traînaient de la patte dans les groupes composés majoritairement d’hommes.

«Dans l’approche du vélo de montagne, c’est différent. Une fille n’apprend pas de la même façon, il y a une motivation différente. Elles ne sont pas toujours capables de suivre les gars donc elles finissent par abandonner le sport parce que c’est trop exigeant.»

Avec QMG, pas question d’abandonner. Les femmes apprennent ensemble et se motivent entre elles.

«C’est une communauté, à partir du moment que tu fais du vélo de montagne, tu fais partie de la gang. Tu as juste besoin d’un vélo et de la passion.»

Les débuts

Alexe est une ancienne athlète de compétition de vélo de descente (DH), elle se trouvait sur les lignes de départ pendant plusieurs années. En 2011, après plusieurs blessures, elle a décidé de laisser de côté les courses, mais elle était loin d’accrocher son vélo.

«Ç’a été comme un deuil, c’était une belle communauté, ça regroupait le peu de filles de sports plus extrêmes. On apprenait l’une de l’autre, je trouvais ça plate de perdre cette ambiance-là.»

L’idée d’un groupe de MTB (mountain bike) à Québec est née. Alexe remarquait déjà que de plus en plus de femmes choisissaient le vélo de montagne comme sport. Elle se retrouvait dans les pistes «moins intenses» (elle a choisi de pratiquer davantage le cross-country) et croisait de nouveaux visages.

Le groupe a rapidement organisé des sorties de vélo entre filles, au début elles étaient une quinzaine. En 2018, 200 membres et 50 à 70 filles participaient aux sorties chaque fois.

Le groupe a rapidement organisé des sorties de vélo entre filles, au début elles étaient une quinzaine. En 2018, le groupe rassemblait 200 membres et 50 à 70 filles participaient aux sorties chaque fois. Aujourd’hui, la page Facebook compte plus de 1500 mentions «J’aime».

«En 2017, on a créé le maillot, après ça a été exponentiel. On a créé le site Web, c’est devenu une formule officielle, une entreprise enregistrée. Ça a tellement monté vite en popularité, d’autres filles se sont portées volontaires pour m’aider.»

Elles sont maintenant quatre «leaders», c’est le mot qu’elles utilisent pour se nommer, elles gèrent l’entreprise ensemble. Elles organisent des sorties, des séances d’apprentissages et des leçons pour l’entretien du vélo.

Pourquoi le vélo?

Difficile d’expliquer le soudain engouement pour le vélo de montagne, mais celles qui le pratiquent vous diront à peu près la même chose.

«Ça te permet d’être dans le moment présent, peu importe ce que tu fais dans la vie, quand tu es sur ton vélo de montagne, tu es là et il n’y a rien d’autre qui existe. C’est un sport exigeant et ça demande tellement de concentration que tu restes focus, et tu as un lâcher-prise sur tout le reste, peu importe ton niveau», exprime Alexe Lacroix.

Ce n’est certainement pas un sport facile, mais il s’apprend. Alexe et ses ambassadrices essaient d’être de bonnes guides dans cet apprentissage. Elles souhaitent se concentrer sur des séances d’entraînement privé à court terme, pour les gars comme pour les filles qui aimeraient s’y mettre plus sérieusement.

«C’est physique, c’est cardio, c’est musculaire et ça demande de l’équilibre. On n’a jamais fini d’apprendre en vélo, même les bases. Il y a des pistes pour tout le monde à Québec, justement à cause de la popularité du sport. Il y a Empire 47 ou les Sentiers du Moulin pour ne nommer que celles-là.»

L’objectif de QMG est de rendre le vélo de montagne accessible et amusant, tout en faisant découvrir l’ambiance d’après-ride.

«Après l’entraînement, tu veux ta petite bière et c’est là que le social embarque! Le sport est sans fin au niveau des connaissances techniques ou de tes choix de pièces de vélo. Tu parles de vélo avec des gens de vélo, il n’y a rien de plus plaisant. On se crée des liens, des amies à travers le sport. QMG c’est beaucoup de partage, beaucoup de rires, beaucoup de jasette et plein de kilomètres!»

Genevieve Berthiaume, Caroline Roy et Alexe Lacroix dirigent le groupe avec Chantal Brunet qui n’est pas sur la photo.