L’île d’Anticosti
L’île d’Anticosti

Le vélocamping au Québec en 5 destinations

De vastes forêts et des labyrinthes de chemins où se perdre, le Québec n’en manque pas. Pour vous en convaincre, voici cinq destinations de vélocamping («bikepacking») dans la province.

1— L’île d’Anticosti

Oui, Anticosti est difficilement accessible. Certes, l’île ne croule pas sous le poids de la présence humaine (la rumeur veut qu’il y ait 500 fois plus de chevreuils que d’Homo sapiens). Reste qu’en matière de bikepacking , elle demeure véritablement une destination de choix au Québec. Pour découvrir ce gros morceau de roche de 7900 km2, deux options parmi tant d’autres. La première : s’engager sur les « routes » secondaires qui partent ici et là à partir de la Transanticostienne, puis se laisser porter par l’aventure. La seconde : explorer les plages et le littoral. L’un n’exclut pas l’autre.

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La réserve faunique des Laurentides

2— La réserve faunique des Laurentides

L’immense territoire sauvage qui s’étend entre la ville de Québec et la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean regorge d’opportunités pour l’intrépide sur deux roues. La route 175, sur laquelle circulent des poids lourds, constitue en fait la colonne vertébrale d’un vaste réseau de sentiers praticables à vélo. On évitera de s’y perdre en agissant de connivence avec la Sépaq, qui gère les droits de passage et fournit des cartes des environs. On restera aisément plusieurs jours dans la réserve faunique des Laurentides grâce à une bonne planification.

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Le commun des cyclistes ne connaît de la Gaspésie que le bord de mer – et c’est bien dommage

3— L’arrière-pays gaspésien

Le commun des cyclistes ne connaît de la Gaspésie que le bord de mer – et c’est bien dommage. Dans les terres, à l’ombre des nombreux massifs montagneux de la péninsule, se dissimule un dédale de chemins forestiers empruntés par les chasseurs en automne. S’il est fortement déconseillé de les explorer pendant cette période, le reste de l’année se prête bien à des virées de vélocamping Comme la Sépaq est omniprésente sur le territoire (réserve faunique de Matane, parc national de la Gaspésie), il est recommandé de la contacter. Ne serait-ce que dans le but de pédaler en toute légalité...

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4— Le parc régional de la Forêt-Ouareau

Il n’y a pas si loin à partir de Montréal : une heure et demie de voiture seulement ! Situé dans la région de Lanaudière, le parc régional de la Forêt-Ouareau est un vaste territoire sauvage de 150 km2 qui compte pas moins de six secteurs distincts. Comme son nom l’indique, celui de la Rivière suit la Ouareau, au bord de laquelle se trouvent plusieurs sites de camping rustique et sentiers. Dans les autres secteurs, attendez-vous plutôt à grimper. Beaucoup, même.

Le parc régional de la Forêt-Ouareau

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5— La Transtaïga

La route Transtaïga, vous connaissez ? C’est un chemin de gravier qui débute près d’Eeyou Istchee Baie-James et sinue sur 666 km vers le nord-est avant de finir sa course au réservoir de Caniapiscau. Traduction : c’est très reculé, d’autant plus qu’on n’y croise aucune ville (seulement une pourvoirie), ce qui force plus ou moins à dormir sous la tente au bord de la route. Les rares individus qui l’ont parcourue sur deux roues en parlent néanmoins comme d’une expérience transformatrice. La nuit, semble-t-il, des aurores boréales colorent continûment les cieux.

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