L’intensité se faisant variable, je me permets de supposer qu’il est humain de vous montrer, disons minimalement, intéressé par cette sphère inconnue. Je parle de ce genre d’envie vite rabrouée d’aller mettre son nez dans ces informations probablement omises d’être partagées de par leur futilité.

Intrigant, ce petit jardin secret?

CHRONIQUE / Ce que vous ne savez pas de votre partenaire amoureux, ce petit jardin secret dont vous n’avez aucun accès, cette zone de son intimité qui ne vous est pas attribuée... Est-ce la source de votre curiosité ?

Bien que le couple soit constitué de deux entités, reste tout de même une part d’individualité qui peut amener des questionnements. Parce que vous ne savez pas tout de cette personne qui partage votre vie, comment vivez-vous avec ce côté inconnu de l’autre qui ne vous appartient pas ? Voyons-y !

Ces questions qui reviennent…

Le répertoire des antécédents sexuels est certes un sujet d’appétence. Tellement intrigante cette vie sexuelle d’avant ! Qui, quand, où, comment, le niveau de satisfaction, les détails croustillants, le plaisir obtenu, le répertoire des positions explorées... Des questions sur ce passé, en voulez-vous, en voilà ! Pourquoi ?

Les motifs de comparaison sont nombreux. Plus avenant, plus stimulant, plus attractif, plus grivois, plus membré, plus boulé, plus tenace, alouette ! Vous voulez possiblement des détails. Telle une référence, vous voyez peut-être dans les caractéristiques de vos prédécesseurs un modèle à imiter, ou pas, ou encore à dépasser.

Même chose pour les détails privés reliés à la pratique solo, aux sources d’excitation ou encore à l’univers fantasmatique, de quoi peut-être vous intriguer. « À quoi penses-tu, qui occupe tes pensées, te masturbes-tu, regardes-tu de la porno, qu’est-ce qui t’excite ? » Toutes des questions invasives pouvant exprimer une envisageable quête de contrôle. Se masturber, fantasmer sur Ginette, Pâquerette ou encore Pierre, Jean ou Jacques, et consommer de la pornographie ; tous des droits n’allant pas nécessairement à l’encontre du couple. À ne pas oublier.

Pourquoi savoir

L’intensité se faisant variable, je me permets de supposer qu’il est humain de vous montrer, disons minimalement, intéressé par cette sphère inconnue. Je parle de ce genre d’envie vite rabrouée d’aller mettre son nez dans ces informations probablement omises d’être partagées de par leur futilité. Rien de trop grave jusque-là.

Curieux, questionneurs, respectueux, espions, pots de colle, attentifs, intrusifs, jaloux... Dans ça comme dans tout, il y en a pour tous les goûts en termes de réactions. Parce que parfois, cette chasse à l’information n’est pas anodine, sachez qu’elle parle aussi de vous. Que cherchez-vous, mais surtout, pourquoi cherchez-vous ? Les voici, les bonnes questions !

Trop, c’est trop…

C’est une tout autre histoire quand le besoin de tout savoir devient autant source de stress, d’anxiété voire d’obsession, pour le non-informé, que d’agression pour l’interrogé. Quand l’intimité de l’autre vous apparaît comme une source de malaise, de trahison ou d’incompréhension, c’est que l’heure est grave. Un travail sur soi et/ou sur le couple s’impose.

Laisse-moi tranquille

Quant à vous, monsieur-madame à qui l’on pose mille et une questions, êtes-vous de ceux pour qui il s’agit d’un plaisir d’informer ou, au contraire, d’un châtiment digne de l’interrogatoire de police ? Dans un cas comme dans l’autre, sachez que vous êtes libre de dire ou encore de taire cette partie intégrante de vous, et ce, sans faute imminente. Préserver son intimité, c’est aussi un gage d’amour propre et de respect de soi. À vous de décider.

Discret, à peine inquisiteur ou encore casse-pied, puisque chacun a droit à ses portes closes, comment vivez-vous avec ce qui ne vous appartient pas ? Bonne réflexion.