Le grand angle donne un effet spectaculaire, et ce, même en mode nuit.

Le Samsung Galaxy S10+ au banc d’essai

CHRONIQUE / Le manufacturier sud-coréen Samsung vient tout juste de lancer une dixième mouture de sa série phare de téléphones intelligents Galaxy, qui se décline, cette fois-ci, en trois modèles, soit le S10e, le S10 et le S10+. Voici mon compte-rendu après deux semaines d’utilisation du modèle au sommet de la pyramide, le S10+.

Trois modèles

Samsung propose cette année le S10e, un modèle d’entrée de gamme avec un écran de 5,8 pouces, un double appareil photo arrière et un prix de départ de 1020 $ – l’entrée de gamme n’a pas la même valeur pour tous ! Le deuxième modèle est le Galaxy S10, qui possède un écran de 6,1 pouces, trois appareils photo arrière, des performances légèrement supérieures au S10e et un prix de départ de 1060 $. Le modèle testé est le S10+, qui est la quintessence du téléphone intelligent, du moins cette semaine, car la compétition est féroce dans ce lucratif domaine !

Un écran fabuleux

L’écran AMOLED dynamique et courbé de 6,4 pouces du Galaxy S10+ est époustouflant. Il offre un rendu de couleurs éclatant, sans être saturé. L’écran est recouvert, de série, d’une mince pellicule de plastique protectrice, qui se raye par contre très facilement. D’ailleurs, le modèle essayé avait déjà quelques bonnes rayures, tandis que mon vétuste iPhone 7 Plus est pratiquement intact après deux ans d’utilisation intensive.

Pour le moment, il est impossible d’installer une autre pellicule protectrice sur l’écran du S10, en raison du capteur d’empreintes digitales.

D’ailleurs, l’identification par empreinte digitale répond moins bien que la compétition, laissant parfois l’impression que le déverrouillage se fait d’une manière aléatoire.

Le déverrouillage par identification faciale se fait quant à lui efficacement, mais il reste à voir si la méthode est aussi sécuritaire que l’affirme Samsung, car certains auraient déjà déjoué la sécurité avec une simple photographie.

L’encombrante surcouche

Le problème majeur de Samsung est l’environnement logiciel contraignant et imposé par le manufacturier, lequel vient littéralement engourdir les performances de l’appareil et donner l’effet d’avoir entre les mains un téléphone beaucoup moins performant qu’il ne l’est dans la réalité.

Les habitués de Samsung s’y retrouveront avec une interface utilisateur légèrement épurée et plus performante, en comparaison avec les précédentes versions, mais personnellement, je la trouve encore trop présente.

Par contre, lors des tests sur un banc d’essai, le Samsung S10+ tire son épingle du jeu avec des résultats très convaincants, le situant, pour l’instant, au sommet des appareils Android. La puissance de calcul ainsi que les capacités graphiques sont au rendez-vous, permettant d’obtenir des images similaires aux meilleures consoles de salon disponibles.

De la photo comme des pros !

La photographie étant pour plusieurs l’argument numéro un lorsque vient le temps de faire l’acquisition d’un nouveau téléphone, Samsung a mis le paquet avec le Galaxy, en intégrant pas moins de quatre caméras pour le S10 et de cinq pour sa version S10+.

L'ultra grand-angle est mon coup de coeur sur le Samsung Galaxy S10.

À l’arrière du téléphone, pour les versions S10 et S10+, on retrouve un triple appareil photo, soit un téléobjectif de 12 millions de pixels, un grand-angle de 12 Mpx, ainsi qu’un super grand-angle de 16 Mpx, qui est sans nul doute mon coup de coeur.

Pour ce qui est de l’avant, Samsung intègre directement les appareils photo sur le sommet de l’écran, éliminant ainsi la désormais traditionnelle encoche popularisée par le iPhone X.

La version S10+ possède une caméra frontale de plus que les versions plus bas de gamme, laquelle est destinée à offrir de meilleures performances lors de la prise d’égoportraits avec un effet Bokeh plus réaliste – le flou en arrière-plan.

J’ai eu beaucoup de plaisir à faire de la photo avec le Samsung S10+, étant à New York cette semaine. L’appareil photo répond très rapidement aux demandes. Vous pouvez alterner d’une lentille à l’autre en une fraction de seconde.

L’intelligence artificielle développée par Samsung permet de prendre des photos dans toutes les conditions d’éclairage inimaginables, sans avoir à manipuler le moindre menu.

Par exemple, pour prendre une photo de nuit avec le Google Pixel 3 ou le Huawei Mate 20, vous devez sélectionner le mode nuit dans le menu, tandis que sur le Galaxy S10, l’intelligence artificielle ajuste automatiquement les réglages, et les résultants sont pour le moins saisissants.

Ce que j’aime

• Appareil photo exceptionnel ;

• Grand-angle plus sensible que le Huawei ;

• Vision de nuit efficace ;

• Durée de la batterie ;

• Micro SD ;

• Prise d’écouteur de 1,8 mm.

Ce que j’aime moins

• Interface utilisateur Samsung ;

• Pellicule plastique sur l’écran ;

• Identification par empreinte.