Le cycliste du dimanche

En hommage à Marie-Hélène

CHRONIQUE / Quand on pense à Marie-Hélène Prémont, son large sourire communicateur nous vient à l’esprit, mais aussi ses exploits en vélo de montagne, dans des descentes périlleuses.

Eh bien sachez qu’on a donné le nom de l’Olympienne à une piste cyclable au relief tout à fait contraire aux montagnes que l’athlète dévalait dans sa palpitante carrière. Pas de danger de perdre le contrôle de sa monture sur les 55 kilomètres de sentier en ligne droite allant de la chute Montmorency jusqu’au Mont-Sainte-Anne, à Saint-Ferréol-les-Neiges, où la championne a fait sa marque.

La Véloroute Marie-Hélène-Prémont permet de traverser sept villages via une piste cyclable distincte ou par la Route de la Nouvelle-France, parmi les plus vieilles voies publiques du pays. Parfait pour les cyclistes de  niveau débutant et/ou intermédiaire.

À partir de la majestueuse chute Montmorency, on alternera entre une piste cyclable asphaltée et une chaussée désignée sur des rues non achalandées.  À peu de distance, la route 138 se fait entendre, tellement le trafic est imposant. On se considère chanceux de pouvoir pédaler sans se soucier des véhicules.

C’est toutefois une portion où le vent, surtout quand on roule en direction de Québec, peut venir jouer les trouble-fête. Il n’aide jamais autant qu’il nuit au retour…

On plonge dans l’histoire en roulant sur l’Avenue royale, une route étroite et sinueuse bordée de maisons ancestrales assez proches de la route pour taper la main des gens en train de se bercer sur le balcon… Bienvenue sur la route de la Nouvelle-France qui sillonne la Côte-de-Beaupré. On dit qu’elle est l’un des plus vieux chemins de l’Amérique du Nord.

La limite de vitesse est respectée, mais il faut s’attendre à rencontrer plusieurs voitures par un beau dimanche après-midi. Au gré de la randonnée, on découvre des paysages, une histoire et un patrimoine bâti entretenu avec goût. 

On passera ensuite par Sainte-Anne-de-Beaupré, où en bon cycliste du dimanche, on fera ses dévotions pour expier les péchés commis en disant de gros mots en pleine ascension lors de randonnées précédentes.

Le secteur comprend plusieurs restaurants et hôtels, ainsi que des espaces de camping.

Pour ceux qui préfèrent la bière au vin de messe, on peut pédaler jusqu’à la Microbrasserie Des Beaux Prés, où on peut choisir entre 16 produits brassés sur place. L’invitation est lancée aux cyclistes.

La Véloroute Marie-Hélène-Prémont permet de relier aussi les sentiers du Mont-Sainte-Anne et le Circuit du Cap-Tourmente dans le secteur de Saint-Joachim. 

Tout au long de ce parcours, des haltes sont aménagées avec différents équipements, comme des points d’eau, des tables de pique-nique et des stationnements.

Si on décide de rouler vers Québec, à partir de la chute Montmorency, on peut se rendre à la magnifique Baie de Beauport, à quelques kilomètres de distance. Sur place, on y découvre une grande plage et des jeux d’eau pour les enfants. L’endroit est animé et offre plusieurs services pour se restaurer.


Mon truc du dimanche :

Est-ce que vous moulinez avec des souliers « clipés » aux pédales? Pas moi. Plusieurs vous diront que ce genre de dispositif aide à sauver de l’énergie, car on tire sur la pédale en remontant la jambe. Possible, mais je n’aime pas la sensation d’avoir les pieds retenus sur les pédales en cas de chute. Disons que j’opterais davantage pour un système aimanté entre la pédale et le soulier. Tiens! Il faudrait que j’invente ça un bon dimanche.


Du lundi au dimanche: 

Du vendredi 21 au dimanche 23 juin, le Défi Île d’Orléans fait découvrir les attraits offerts par ce berceau de l’Amérique française que représente son île de Félix Leclerc via des activités rassembleuses et conviviales axées sur la santé avec un souci pour l’environnement. www.challengesileorleans.com.


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Le cycliste du dimanche

Une journée, ce n’est pas assez

BEAUHARNOIS — Quand on ouvre une carte des sentiers cyclables du réseau Suroît, on se dit qu’on en aura pour des jours, tellement il y a des kilomètres où l’on peut user du caoutchouc.

C’est ce qu’il y a d’intéressant dans ce coin de pays baptisé le Haut-Saint-Laurent, au sud-ouest de Montréal. Des pistes cyclables, assez pour prévoir une fin de semaine de vélo. Au moins.

La promotion touristique fait état d’un total de 192 kilomètres de trajets à rouler, sur routes et pistes cyclables. Les cyclistes du dimanche comme moi voudront s’attarder sur les sentiers hors route.

Dans cette région, les principaux sont aménagés le long de canaux fluviaux, ce qui promet un dénivelé peu élevé et des randonnées sans surprise. C’est aussi pédaler en stéréo : d’une oreille on entend le clapotis de l’eau du canal et de l’autre, le chant des oiseaux.

Ça s’avère quand on pédale sur la piste cyclable du Canal de Beauharnois. Pas pour rien qu’on l’a baptisé le « parcours au fil de l’eau ». Ce parcours intermédiaire porte son nom grâce à la partie du trajet de 25 kilomètres longeant le magnifique canal, traversant le Parc régional de Beauharnois-Salaberry. La piste est bordée d’arbres matures et de champs à perte de vue dans cette région du Québec connue pour son relief plat. 

Elle est très large et, malgré de nombreuses fissures, le revêtement offre un bon confort de roulement.

On a prévu des aires de pique-nique et des haltes d’interprétations en abondance. Facile de trouver un endroit pour s’assoir au bord de l’eau, retirer ses souliers, ses bas pour relaxer et une pause dans son itinéraire. Il est possible de voir passer de gros navires empruntant cette voie de navigation. 

Pour les repas, c’est le désert le long de la piste. Vaut mieux prévoir le sandwich au pain brun.

C’est plus simple pour trouver des espaces de stationnement à proximité du sentier. Le plus facile d’accès est certainement celui situé près de la centrale électrique de Beauharnois, à l’intersection des routes 132 et 236. Très impressionnante cette géante qui avale chaque seconde le volume d’eau qui correspond à trois piscines olympiques.

On vous expliquera tout cela lors d’une visite guidée gratuite de 90 minutes. Pratique en cas de pluie ou pour une pause dans votre séjour d’une fin de semaine.

L’autre piste cyclable jumelle longe un autre canal, celui de Soulanges.  Celle-ci fait 35 km, totalement asphaltée à partir de Pointe-des-Cascades jusqu’à Rivière-Beaudette, non loin de la Waterfront Trail ontarienne.

On vous incite à utiliser le stationnement gratuit situé dans la courbe de la route 338 et devant l’église de Pointe-des-Cascades.

À partir de Beauharnois, on peut aussi rouler sur une autre piste qui se rend à Sainte-Martine. On emprunte pour se faire une passerelle pour vélo qui enjambe l’autoroute 30. 

Si on prévoit aller d’une piste à l’autre, vaut mieux se déplacer en voiture. Les liens se font via de grandes routes, comme la 132, et il peut être périlleux de s’y présenter en vélo quand on est moins à l’aise.  

On peut aussi monter à bord de navettes fluviales pour aller d’une rive à l’autre. Le gros luxe quoi! 

Mon truc du dimanche : 

Non, il n’est pas obligatoire de porter un casque à vélo. C’est fortement recommandé. Je suis un peu déçu de constater qu’on semble délaisser de plus en plus cet équipement pourtant primordial sur nos pistes cyclables. Même pour des enfants! Un peu de sensibilisation ne ferait pas tort.

Du lundi au dimanche:

Le 15 juin, c’est le Défi Félix à Sherbrooke. L’événement qui en sera à sa neuvième édition fait un virage vélo cette année. Une programmation est centrée autour du vélo et de ses différentes pratiques : vélo de route, « gravel bike », vélo de montagne, vélo urbain, BMX et cyclo-cross. Depuis maintenant neuf ans, le Défi Félix Deslauriers amasse des fonds au profit du Programme à Félix, de la Fondation québécoise du cancer, plus spécifiquement pour les jeunes de 15 à 39 ans. Depuis 2010, c’est une somme de 304 000 $ qui a été amassée.

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Le cycliste du dimanche

Coup de cœur pour la Cycloroute de Bellechasse

SHERBROOKE — Quand il est question de pistes cyclables pas assez utilisées, la Cycloroute de Bellechasse me vient en tête immédiatement.

Dans mon carnet de routes, elle fait partie des premières pages. C’est un véritable bijou de tronçon cyclable avec des qualités recherchées par les adeptes du vélo, même ceux cherchant un peu de défi.

La Cycloroute de Bellechasse, c’est 74 kilomètres de pur bonheur sur deux roues. Elle est recouverte d’un bout à l’autre d’un asphalte pas encore trop endommagé après 11 saisons de vélo.

Son tracé traverse des villages, des champs ainsi que des forêts et comporte un faible dénivelé. Certains secteurs, commandent quand même un peu plus d’efforts en montée, justifiant encore plus la douche une fois le parcours complété. 

Cette piste cyclable utilise le corridor ayant servi autrefois au transport de marchandises via trois chemins de fer sillonnant une région à la frontière de la Beauce. On peut la qualifier de sécuritaire. Aussi, les indications sont claires.

Pour y accéder, on peut se rendre à Saint-Henri de Lévis, sur la Rive-Sud de Québec, via la route 173 en prenant ensuite la 277 qui mène à la halte vélo longeant directement le sentier. On peut mettre ensuite le cap vers Saint-Anselme. Il ne peut pas manquer les murs de vélos, véritable attrait pour grands et petits. 

Il s’agit de deux parois de béton entre lesquelles on circule. On y a accroché des vélos de tous les genres, dont certains très anciens. On a ainsi récupéré ces vieilles bécanes pour donner un décor plus sympathique aux deux masses bétonnées faisant partie des infrastructures ferroviaires d’une autre époque. Belle halte quand on roule avec des enfants.

On se lance ensuite à travers des grands espaces, dans un secteur agricole pouvant nous faire découvrir des odeurs particulières. Mais bon, on n’en meure pas! Ça incite juste à pédaler plus vite… Au temps des récoltes, les effluves s’améliorent grandement.

On roulera par la suite en surplombant la rivière Etchemin. Superbe! On traversera ensuite, sur plusieurs kilomètres, une forêt assez dense merci.

Ceux qui se rendront au bout, à Armagh, peuvent prévoir un hébergement, car des gîtes sont disponibles. La région de Bellechasse offre quelques terrains de camping.

La Cycloroute de Bellechasse est moins isolée maintenant qu’on peut y accéder à partir du Parcours des anses, la magnifique piste cyclable longeant le fleuve à Lévis. Depuis quelques années, on a installé un pont destiné aux cyclistes, au-dessus de l’autoroute 20, qui permet de relier les deux. C’est une véritable bénédiction si on compare ce qu’on devait se taper comme routes avant pour se rendre d’une piste à l’autre…

Bon, le pot maintenant. Cette véloroute n’a pas que des qualités. De rares défauts aussi. On n’y roule pas pour les services. Même si elle emprunte d’anciens tracés de voies ferrées, on n’a pas gardé les gares pour en faire des haltes destinées aux cyclistes ou autres touristes. Pour les besoins naturels, on doit donc utiliser des cabinets d’aisance portatifs, appelés « toilettes chimiques ». Pas toujours agréable ni pratique.

On retrouve rarement, le long du parcours, une petite sandwicherie permettant de casser la croute le midi. Prévoyez donc l’autonomie en préparant un lunch.

Le lien : www.cycloroutedebellechasse.com/

Mon truc du dimanche : Ce n’est pas rare de croiser des cyclistes roulant sur des vélos mal ajustés. Souvent, les selles ne sont pas à la bonne hauteur; trop basse comme si ça aidait à garder l’équilibre. Sachez que la jambe doit garder une légère flexion du genou une fois la pédale rendue au plus bas. On évitera une fatigue trop rapide lors de la randonnée. Vaut mieux consulter un expert en cas de doute.

Du lundi au dimanche : Le 15 juin prochain, place à La Boucle du Grand Défi Pierre Lavoie. Cette année, elle entraînera les cyclistes sur les belles routes du Centre-du-Québec et de Drummondville. Des milliers de cyclistes parcourront une distance de 135 km en circuit fermé et chronomètre. Le lien : www.legdpl.com/la-boucle.

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Cycliste du dimanche

Sur les sentiers peu connus

Mon plus grand regret est de constater, souvent en roulant sur les pistes cyclables du Québec, combien elles sont peu connues et surtout peu utilisées.

C’est pourquoi je fonce et vous présente, au beau milieu du Mois du vélo, ce qui deviendra une chronique hebdomadaire estivale qui vous amènera sur les plus beaux sentiers de la province à découvrir sur deux roues.

Avec le nom sans prétention de « Cycliste du dimanche », mes textes ne s’adresseront pas nécessairement aux amateurs de bécane de type Formule un qui roulent sur les routes.

Il y a maintenant des dizaines d’années que je dépense de l’huile de mollet sur les véloroutes et sentiers cyclables du Québec et même d’ailleurs au Canada et aux États-Unis. Si mes textes peuvent en convaincre d’enfourcher leur vélo et de rouler quelques dizaines de kilomètres de plus cet été, j’en serai bien heureux. 

Combien de fois je me suis retrouvé seul avec les membres de ma famille, par un beau dimanche après-midi, sur une piste déserte ne présentant que les avantages recherchés par l’homo cyclus?

Je peux vous dire que j’ai roulé dans plusieurs conditions et sur des surfaces pas toujours invitantes. Certaines ont plus besoin d’amour que d’autres. 

Durant les années de coupes budgétaires du gouvernement, plusieurs administrateurs ont opté pour seulement assurer la maintenance de leur réseau. Les grands projets de réparations des infrastructures ont dû attendre. Les cyclistes n’ont peut-être pas véritablement vu la différence, car la sécurité et la douceur de roulement ont été préservées.

Plusieurs espèrent une augmentation des sommes allouées pour procéder à des travaux plus urgents. Le réseau de la Route verte est rendu à maturité, avec 5300 kilomètres à pédaler, dont 40 pour cent est situé hors route.

Pourquoi les pistes cyclables? Trop pépère, me diront certains. 

Pour me tenir loin des bruits du trafic. Les véloroutes nous font voir l’envers du décor, celui qu’on ne peut remarquer en roulant en voiture. J’aime mieux entendre les oiseaux chanter que le son d’une route provinciale. 

Plusieurs me diront que les pistes cyclables les plus populaires sont souvent trop achalandées, qu’il faut jouer du guidon pour faire sa place à travers les piétons et les planchistes.

C’est justement le but de cette chronique; rouler dans des sentiers offrant des expériences mémorables en plein champ ou en pleine forêt, loin de la circulation.

À la semaine prochaine!

Mon truc du dimanche

Les débuts de saison du vélo sont souvent synonymes de fessier endolori, après un hiver passé assis dans son douillet fauteuil préféré du salon. Pour éviter les randonnées difficiles, certains utilisent toutes sortes d’astuces et d’équipements de rembourrage pour rendre leur selle plus confortable. J’ai même vu des cyclistes utiliser un bout de peau de mouton…

Si  j’avais un conseil à donner, c’est celui de… ne pas lâcher. De reprendre le guidon et de pédaler encore et encore. Avec le temps, en ajoutant des randonnées, le corps s’adapte. 

À surveiller

Cette rubrique braquera le projecteur sur des activités cyclistes à venir. En ce Mois du vélo, il serait trop long de les énumérer. Mais je vous suggère de consulter le site www.moisduvelo.quebec/calendrier pour voir la liste des événements qui se tiennent près de chez vous. On peut aussi en profiter pour s’inscrire au Défi du Mois du vélo et courir la chance de gagner de multiples prix. On va à l’adresse www.lovetoride.net.

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Actualités

Quand les pommiers s’offrent en spectacle

CHRONIQUE / Pour une première sortie, pour le réveil du cycliste, pourquoi ne pas célébrer le printemps en fleurs? Et pas à peu près!

À ce temps-ci de l’année, la piste cyclable La Route des champs, en Montérégie, offre un spectacle visuel et odorant hors du commun. Les pommiers sont en fleurs et montrent leurs plus beaux atours aux cyclistes.

On ne peut résister à prendre une pause pour admirer le paysage d’un blanc immaculé à perte de vue. Le trajet s’annonce zen et champêtre.

Ce n’est là qu’un des attraits de la Route des champs qui va de Marieville à Granby sur une distance de 44 kilomètres. Qui dit Montérégie, dit relief assez plat. Cela se reflète évidemment dans ce tracé fort agréable aménagé sur une ancienne voie ferrée. Les moins aguerris n’auront pas à affronter des dénivelés importants.

La région de Rougemont permet de prolonger le plaisir en offrant des tables de dégustation des produits de la pomme. C’est aussi le pays des jus Oasis. À l'automne,  l'odeur sucrée des pommes a de quoi motiver les cyclistes.

Je suggère de stationner la voiture à Saint-Paul-d'Abbotsford, au terrain des loisirs le long de la 112. On prend la piste asphaltée en direction ouest. En cas de vent, vaut mieux l’avoir de face pour débuter et de dos pour revenir.

Le cycliste du dimanche

Une île… une piste cyclable

Le temps d’une fin de semaine, Montréal devient une immense piste cyclable. Bon, ce n’est pas la moins achalandée, mais elle a fédéré des centaines de milliers de cyclistes depuis maintenant 35 ans!

Le Tour de l’île de Montréal mérite les lettres de noblesse qu’on lui accole. Seulement par le fait de donner le goût aux Québécois d’enfourcher leur vélo. C’est une organisation d’envergure qui mérite notre reconnaissance.

En 35 ans, la formule a évolué. Le Tour de l’île s’inscrit maintenant dans une semaine d’activités qui se déroule à partir de ce dimanche, jusqu’au jour J, quand la voiture laisse place au vélo, le 2 juin. Le Défi métropolitain, qui propose un parcours non chronométré de 50 à 150 km, est le coup d’envoi du Festival Go vélo Montréal et de la saison cyclosportive pour plusieurs adaptes. Toute la semaine, des activités Vélo-Boulot sont prévues afin, entre autres, de pousser l’adoption du vélo dans la vie de tous les jours.

Vient ensuite le Tour de nuit de 25 kilomètres, le 31 mai. Mémorable. Par un temps frais à ce temps de l’année, les cyclistes découvrent Montréal sous les lampadaires et sous les lueurs des gratte-ciel.

Une primeur : cette année, les participants pourront rouler dans le Stade olympique, pas seulement contourner la maison des jeux de 1976.

Le 2 juin, place aux choses sérieuses. Les cyclistes envahissent la place. Le Tour de l’Île, c’est un classique, le temps d’un dimanche à vélo où des dizaines de milliers de cyclistes donnent aux rues de Montréal un nouveau rythme, dans un élan de joie.  On y vient en solo, en famille ou en groupe de collègues de travail.

L’organisation offre ses plus beaux sourires, créant chaque fois une véritable fête. Et pas seulement les bénévoles! Plusieurs citadins en profitent pour participer à leur manière. On se déguise, on décore et on encourage. Certains sortent même les instruments de musique pour accompagner les cyclistes qui circulent devant leur porte. 

Les riverains du parcours du Tour de l’île n’hésitent pas à entrer dans la fête et d’y aller de leur propre animation. On a même vu des spectateurs faire du vélo stationnaire sur le trottoir pour encourager les participants! Une machine à souvenirs.

Plusieurs stations de services, comme le ravitaillement et les pauses, sont prévues. On peut choisir le 25 ou le 50 kilomètres.

En 1985, à sa première édition en octobre, le Tour de l’île de Montréal avait attiré seulement 3000 cyclistes. Lors de la deuxième année, l’événement a fait pédaler environ 10 000 personnes!

Depuis, chaque année, Montréal attire 15 000 cyclistes le vendredi soir et 25 000 pour le Tour de l’île. C’est le petit miracle que réalise l’équipe de Vélo-Québec. Évidemment, les souvenirs sont moins mouillés quand le beau temps est de la partie. On en convient. On se félicite du côté des organisateurs d’avoir pu présenter l’événement chaque année en défiant les éléments.

Le Tour de l’île de Montréal a été inspiré d’un événement semblable de New York. On voulait inaugurer une piste cyclable dans l’est de la ville de Montréal. C’est à ce moment que l’idée d’un tour populaire a été proposée. Il a fallu convaincre les autorités municipales, le service de police, etc.

La deuxième année, on a décidé de le tenir en juin, un dimanche, quand il y a moins de voitures dans les rues. Quand 10 000 cyclistes se sont pointés, le poids du nombre a parlé. Une fois l’an, on donne la rue aux cyclistes. On ne peut pas être contre le Tour de l’Île. Le reste du temps, les rues sont aux voitures.

On peut s’inscrire en ligne à l’adresse: www.velo.qc.ca.

Mon truc du dimanche :

Souvent, de loin, on pense que c’est le chant d’un oiseau. Mais plus le vélo approche, plus on comprend que le son (ou le bruit!) vient de la chaîne de vélo du cycliste que l’on croisera sur la piste. De grâce, faites-moi plaisir et échappez quelques gouttes d’huile sur votre chaîne pour faire taire ce bruit. On n’a vraiment pas besoin de la friction d’une chaîne sèche en pédalant non plus.

Du lundi au dimanche:

Jeudi, à 18 h, à la Maison du développement durable de Montréal, il sera possible d’en apprendre plus sur le vélo électrique, « la prochaine révolution en mobilité urbaine », dans le cadre du Festival Go vélo Montréal. Ingénieur civil et professeur à l’Université du Tennessee, Christopher Cherry donnera une conférence (en anglais) sur le sujet.

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