La saison des festivals étant maintenant bien installée dans le paysage brassicole québécois, je vous invite à en visiter un de votre choix si vous parcourez les routes du Québec.

Sur la route avec Philippe: les forains de la bière

CHRONIQUE / Sur les routes du Québec durant tout l’été, j’en profite pour vous parler de l’actualité bière, de rencontres d’artisans ou de découvertes brassicoles. Le fil conducteur de cette chronique ? De la spontanéité et de la bière.

La saison des festivals étant maintenant bien installée dans le paysage brassicole québécois, je vous invite à en visiter un de votre choix si vous parcourez les routes du Québec. J’apprécie les festivals pour deux raisons : les bières en exclusivité qu’on y trouve et les gens que j’y croise. Vous êtes d’ailleurs nombreux à m’interpeller pour me remercier d’écrire cette chronique. Je vous en remercie. C’est toujours un immense plaisir que de vous parler.

Sur les routes du Québec durant tout l’été, j’en profite pour vous parler de l’actualité bière, de rencontres d’artisans ou de découvertes brassicoles. Le fil conducteur de cette chronique ? De la spontanéité et de la bière.

Mais saviez-vous qu’organiser un festival de bière n’est vraiment pas de tout repos? Vous avez deux ou trois jours pour installer une ville au milieu d’un parc. C’est le temps, en moyenne, qu’a la logistique d’un événement pour transformer un espace public en un festival sécurisé et fonctionnel. Il faut installer l’eau courante, mais également gérer les eaux usées, s’assurer que tous les kiosques sont reliés à un système électrique, gérer les résidus et offrir une expérience globale sécurisée, en réussissant l’inspection des services incendies du coin. Une logistique incroyable qui rappelle les grandes tournées de cirque du siècle dernier.

La communauté des festivals est aussi une grande famille. Chaque année, c’est le temps des retrouvailles et de la rencontre des « p’tits nouveaux ». Car figurez-vous que de nombreuses brasseries s’assurent d’avoir une équipe dédiée aux événements qui parcourt les routes du Québec de juin à octobre. Ils aiment s’appeler les forains de la bière.

Ils sont garants de vous servir une bière bien fraîche, de vous offrir de l’information la plus pertinente possible sur chaque bière dégustée et de veiller à la bonne marche du kiosque tout au long de l’été. La prochaine fois que vous dégusterez une bière en avant de leur kiosque, saluez-les chaleureusement, car plus l’été avance, plus la fatigue se fait sentir.

Bières exclusives et brasseries ouvertes

Les nombreuses publications de brasseries sur les réseaux sociaux ces derniers jours invitant les internautes à acheter des produits exclusifs directement à la brasserie ne feront pas taire la tendance que l’été : c’est dans les régions que ça se passe.

N’en déplaise aux amateurs des grands centres urbains, certaines bières ne seront disponibles que dans un rayon très limité autour de la brasserie. Mention spéciale à Auval qui attend des milliers de touristes chaque été et ne fournit pas à la demande.

La brasserie Charlevoix vient à peine de diffuser un message invitant ses consommateurs à se procurer de la bière BRUT uniquement à la brasserie, qu’elle n’en a déjà plus.

Les exemples sont nombreux. Si vous désirez déguster des produits rares, il va falloir être à l’affût sur les réseaux sociaux et prêts à parcourir des centaines de kilomètres.