Horticulture

Un jardin historique intra-muros

Saviez-vous qu’il existe un jardin de simples — soit de plantes médicinales — à l’intérieur des murs de la ville de Québec, un jardin que vous pouvez d’ailleurs visiter? Il est situé tout près du premier jardin de plantes médicinales du Canada, au Monastère des Augustines.

Les Augustines de la Miséricorde de Jésus désignent un ordre religieux hospitalier originaire de la France. Les trois premières sœurs sont arrivées à Québec en 1639 pour soigner les malades, colons et Amérindiens, de la Nouvelle-France. Après un court séjour près de la maison des Jésuites, à Sillery, elles se sont établies à Québec, au site de l’actuel Monastère des Augustines, où elles fondèrent l’Hôtel-Dieu, le premier hôpital du Nouveau Monde au nord du Mexique, en 1646. 

Dès la fondation de l’hôpital, un jardin de simples dans la cour procurait beaucoup de médicaments, car à l’époque, on se soignait surtout avec les plantes. Il était géré par la sœur la plus expérimentée en soins pharmaceutiques: l’apothicairesse. 

Ce jardin a survécu pendant presque 300 ans. L’évolution de la médecine, avec ses pilules, ses injections et le rôle plus grand donné aux médecins, a fait diminuer l’importance du jardin de simples, et celui des sœurs a fini par disparaître. Mais voilà qu’il est de retour!

Le jardin renaît

Le jardin actuel, le Carré de l’apothicairesse, a vu le jour en 2017 dans une cour qui, pendant une bonne partie du XXe et du début du XXIe siècle, a été une aire de stationnement pour l’hôpital. Ce jardin de simples souligne l’importance des Augustines au début de la Nouvelle-France, ainsi que celle de Louis Hébert, premier apothicaire de la colonie, et de son épouse Marie Rollet.

Avec la collaboration de l’Université Laval et du professeur retraité Alain Asselin, du département de phytologie, on a recréé ce jardin qui comprend 23 plantes que les premières sœurs hospitalières auraient utilisées.

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Gardez les plantes en pot en pleine forme

Le jardinage en bac et balconnière n’a jamais été aussi populaire. Que ce soit sur une terrasse, un balcon, une table ou un toit, tout le monde semble avoir son petit jardin de fleurs, de fines herbes ou de légumes. Et pourquoi pas, puisque c’est si facile? Mais encore faut-il entretenir les plantes… et cet entretien changera à mesure que la saison avance.

En effet, les plantes en pot grandissent, bien sûr, et cela, combiné avec leur floraison augmentée et la formation de fruits dans les cas de tomates et d’autres légumes, augmente leurs besoins en eau et en minéraux. Aussi, plus il fait chaud, plus les plantes perdent de l’eau à l’évaporation. Ajouté à cela le fait qu’on plante les végétaux en pot beaucoup plus serrés qu’habituellement afin de créer un plus bel effet, vous comprendrez que leurs besoins en arrosage — et en fertilisation! — vont aller en augmentant à mesure que l’été avance.

Un arrosage accru

Peut-être que, au début de la saison quand les plantes étaient petites, un arrosage par semaine suffisait pour votre jardin en pot. Maintenant qu’elles sont grandes, cela peut être deux fois par semaine, même plus, à moins que dame Nature ne vous aide avec une bonne pluie. Si vous avez choisi de petits pots (jamais une bonne idée!), il peut même être nécessaire d’arroser jusqu’à deux fois par jour! Soyez donc toujours aux aguets : n’attendez pas à ce que les plantes commencent à faner avant de réagir, car cela peut miner leur santé ou même les tuer. 

Pour savoir si vos plantes ont besoin d’eau, enfoncez l’index dans le terreau jusqu’à la deuxième jointure. S’il est sec, arrosez; sinon, essayez encore un ou deux jours plus tard. Tant qu’à arroser, faites-le abondamment, jusqu’à ce que le surplus commence à sortir des trous de drainage, signe que le terreau a absorbé toute l’eau qu’elle peut. Notez que, dans la plupart des municipalités, un tel arrosage manuel est permis en tout temps.

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7 trucs pour bien arroser le potager

Voilà, les tomates et les poivrons sont plantés, les carottes et les haricots commencent à pousser, vous récoltez déjà les premiers radis et feuilles de laitue. Votre potager, qu’il soit en pleine terre ou en pot, est sur la bonne voie. Il ne reste presque plus qu’à arroser… et à récolter. Et l’arrosage n’est pas sorcier. Voici comment faire.

1 Gardez le sol un peu humide

Il n’y a rien comme un stress hydrique (manque d’eau) pour faire avorter une récolte ou rendre un légume amer. Les légumes aiment une humidité constante, mais sans excès. Souvent, les jardiniers novices sont tellement enthousiastes qu’ils arrosent tous les jours : beaucoup trop! Mais il ne faut pas négliger les plantes non plus. 

Heureusement que nous avons tous (ou presque) l’outil idéal pour déterminer si le potager a besoin d’arrosage : notre index. Enfoncez-le dans le sol. Si le sol vous paraît humide, n’arrosez pas. Si le sol est sec au toucher, arrosez. Vérifiez au moins tous les deux jours. C’est aussi facile que ça… et on n’a jamais encore inventé un humidimètre aussi efficace que l’index humain! 

2 Arrosez en profondeur

Quand vous arrosez, faites-le toujours abondamment. Un passage rapide avec un arrosoir ne suffit pas. Cela ne fait qu’humidifier le terreau en surface. Il faut arroser longuement, pour que l’eau pénètre en profondeur. Un arrosage profond stimule les plantes à s’enraciner en profondeur et les plantes aux racines profondes résistent mieux au soleil chaud et au vent sec.

Si vous n’êtes pas sûr d’avoir assez arrosé, 30 minutes après avoir terminé, prenez un petit transplantoir et creusez un trou de 20 cm de profondeur. Si la terre n’est pas humide à 15 cm de profondeur, votre arrosage a été trop superficiel. Recommencez!

3 Arrosez tôt le matin, si possible

Le matin, l’air est frais et le sol est frais. Ainsi, il y a moins d’évaporation quand vous arrosez et l’eau ira davantage à la plante. 

Le pire moment pour arroser, c’est par un après-midi de grande chaleur : souvent, jusqu’à 75 % de l’eau s’évapore plutôt que d’atteindre la plante! 

Un arrosage en soirée, quand l’air et le sol commencent à se rafraîchir, paraît logique et, effectivement, moins d’eau est perdue, mais elle risque alors de rester sur le feuillage toute la nuit et des feuilles qui restent mouillées longtemps sont davantage sujettes aux maladies.

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La culture des pivoines herbacées

La pivoine herbacée (pivoine vivace) est une grande plante aux fleurs énormes, habituellement dans les teintes de rouge, rose et blanc (plus jaune et violet chez la pivoine Itoh). Elle est de croissance très lente, mais comme la plupart des plantes de croissance lente, elle vit très longtemps : 60 ans et plus, souvent plus d’un siècle. Toute sa croissance se fait au printemps. Si jamais ses feuilles sont endommagées, vous n’en verrez pas d’autres avant l’an prochain.

La floraison a habituellement lieu entre la fin mai et la mi-juillet dans nos régions, mais elle est en retard de plusieurs semaines cette année. Il existe des variétés très hâtives, hâtives, mi-saison, tardives et très tardives. Avec une sélection attentive, il est donc possible d’avoir des pivoines en fleurs pendant presque deux mois.
On peut planter les pivoines vendues en pot à tout moment entre le début du printemps et la fin de l’automne. Toutefois, le meilleur choix est au début de l’automne (fin août et septembre), car c’est à cette saison que la plante se manie le plus facilement et qu’on peut alors obtenir des pivoines à racines nues nettement meilleur marché que les plantes vendues en pot.
Le feuillage de plusieurs pivoines rougit joliment à l’automne. Quand il est fauché par le gel, vous pouvez le couper si vous voulez ou le laisser se décomposer sur place.

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La fascinante histoire de la pivoine

Les 22 et 23 juin se tient au Parc Marie-Victorin à Kingsey Falls (près de Drummondville) la dixième exposition annuelle de la Société québécoise de la pivoine, le Grand Bal des pivoines. Pour l’occasion, pourquoi ne pas faire un tour dans l’histoire de cette plante si populaire?

Origines lointaines

La pivoine appartient au genre Paeonia, un genre de 33 espèces surtout originaires de l’Europe et de l’Asie, avec deux espèces «égarées» trouvées en Amérique du Nord (P. brownii est même indigène au Canada, car elle s’étend jusqu’en Colombie-Britannique.) C’est le seul genre de la famille des Paéoniacées. Ainsi, la pivoine n’a aucun proche parent.

Le nom vient de Péon, disciple d’Asclépios, le dieu grec de la médecine. Selon la légende, il trouva une racine capable de réduire la douleur des femmes pendant l’accouchement. Cela rendit Asclépios si furieux qu’il voulut tuer son élève. Le dieu Zeus intervint toutefois et changea Péonia en la plante qu’il avait découverte, la pivoine. 

Depuis la nuit des temps, la pivoine est vue comme une plante médicinale, autant en Europe qu’en Asie. On la considérait presque comme une panacée, capable de guérir les tumeurs, les infections, les problèmes neurologiques, et beaucoup plus encore. 

La pivoine est comestible aussi, surtout ses fleurs. D’ailleurs, on dit que Confucius (551–479 EC) fut un grand amateur de la sauce à la pivoine!

C’est en Chine, pendant la dynastie Tang (7e siècle), qu’on commence non seulement à cueillir les pivoines sauvages, mais à les cultiver. C’est dans l’ancienne capitale de la Chine, Luoyang, que la pivoine fut cultivée pour la première fois. Elle demeure toujours le centre de la culture de la pivoine aujourd’hui, 1500 ans plus tard.

À l’époque, on ne savait rien de l’hybridation, ni même que le pollen servait à féconder les fleurs. Malgré cela, grâce à la culture de différentes variétés côte à côte, des croisements spontanés eurent lieu, donnant des plantes aux fleurs plus attrayantes. On commença alors pour la première fois à voir la pivoine comme plante ornementale. Bientôt, la pivoine devint l’emblème floral de la Chine et le demeura jusqu’à l’arrivée au pouvoir de la République populaire de Chine en 1949.

La pivoine de Chine, l’ancêtre de nos pivoines de jardin, n’arriva en Europe qu’au 18e siècle. On la nomma alors «pivoine blanche» (lactiflora veut dire «à fleurs laiteuses»), car la première variété connue était de cette couleur.

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Des fines herbes qui attirent les abeilles

Les fines herbes sont très à la mode ces temps-ci. On peut les cultiver en pleine terre ou en pot, normalement dans un endroit ensoleillé au sol bien drainé, puis récolter leurs tiges, feuilles et fleurs pour la cuisine. Mais plusieurs herbes jouent aussi un deuxième rôle: elles plaisent aux abeilles (et aux papillons aussi!), les attirant souvent de loin. On a donc tout intérêt à incorporer ces herbes au potager, car plusieurs légumes — concombres, courges, melons, poivrons, etc. — ont besoin d’abeilles de leur pollinisation, mais n’ont pas autant le don de les séduire que les herbes.

Voici 10 herbes qui plaisent autant aux abeilles qu’aux humains:

1  Agastache fenouil (Agastache foeniculum) : Une jolie grande vivace aux épis de fleurs bleu violet qui se succèdent pendant tout l’été, au grand plaisir des abeilles. L’agastache fenouil est une des rares fines herbes indigènes au Québec. Elle est aussi l’herbe de l’année 2019! Les fleurs et les feuilles au goût anisé sont utilisées comme assaisonnement ainsi que dans les tisanes, les sirops et les salades. 90-120 m x 45-60 m. Zone 2.

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La vivace de l’année 2019

Décidément, la Perennial Plant Association sait comment choisir une plante méritante! Année après année dans sa campagne «vivace de l’année», elle fait la promotion d’une plante réellement exceptionnelle et, surtout, qui a fait ses preuves. En effet, la vivace de l’année n’est jamais une nouveauté: il faut qu’elle soit sur le marché depuis plusieurs années avant d’être ajoutée à la liste des 400 gagnantes potentielles proposées annuellement.

Pour mériter un prix vivace de l’année, la plante doit:

  • Être adaptée à une large gamme de conditions climatiques;
  • Nécessiter peu d’entretien;
  • Offrir une bonne résistance aux parasites et aux maladies;
  • Être largement disponible sur le marché;
  • Offrir plusieurs saisons d’intérêt ornemental.

Cette année, le choix va à la bétoine ‘Hummelo’ (Stachys ‘Hummelo’), une vivace peu connue du grand public, mais à la floraison spectaculaire, lancée dans les années 1990 par l’hybrideur allemand Ernst Pagels. Le nom est en honneur du grand architecte paysager néerlandais, Piet Oudolf, dont le jardin se trouve à Hummelo, aux Pays-Bas. 

C’est une vivace aux nombreuses tiges dressées portant chacune un épi (Stachys vient du grec pour épi) de fleurs rose violacé qui persistent souvent deux mois, de juin à août, parfois même à septembre. Les petites fleurs tubulaires ont deux lèvres à l’extrémité, un trait classique des plantes de la famille des Lamiacées (famille de la menthe). Ses fleurs attirent les abeilles.

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Les Jardins de Métis ouvrent leurs allées

MATANE — Le feuillage vert tendre des arbres annonce l’ouverture des Jardins de Métis. Ce samedi 1er juin 2019, plusieurs activités attendent les visiteurs au cœur du site situé aux portes de la Gaspésie.

Parmi celles-ci, notons la corvée annuelle de nettoyage des berges, à laquelle participe une bonne partie des employés des Jardins. En fin de journée, les efforts des participants de la corvée seront bien récompensés lors de la première activité culinaire de la saison, alors que le nouveau chef exécutif, Frédérick Boucher, va cuisiner des saveurs gaspésiennes avec la collaboration de son équipe.

La journée d’ouverture est aussi l’occasion de présenter quatre nouvelles expositions, dont des tableaux du regretté cinéaste Gilles Carle à la maison écologique ERE 132. Pour l’exposition L’audible langage des fleurs, les murs de la Villa Estevan sont meublés de portraits de fleurs de la photographe T. M. Glass.

L’enseignant en photographie du Cégep de Matane, Yves Arcand, présente son exposition intitulée Antifloral. «C’est une approche avec des éléments moins flamboyants des fleurs, décrit le directeur des Jardins de Métis, Alexander Reford. Il nous fait regarder la fleur un peu autrement.»

La photographe Joan Sullivan qui, selon M. Reford, a complété un parcours complet des parcs éoliens à travers le Canada «pour photographier la beauté paysagère, mais aussi pour parler un peu des changements climatiques», présente Vents du changement.

Infos : jardinsdemetis.com

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Une pointe entre «experts horticoles»…

La jardinerie Hamel — connue jadis sous le nom Centre Jardin Hamel — fait un clin d’œil savoureux à la Société québécoise du cannabis (SQDC), depuis quelques jours.

Un panneau publicitaire au bord de l’autoroute Laurentienne (direction nord, à l’angle de la rue de la Croix-Rouge, à la hauteur du stade des Capitales), propose la pointe suivante : «on fait pousser du bon stock, pis on n’en manque pas!» 

Ce petit mot d’humour fait référence aux difficultés d’approvisionnement qu’a connues la SQDC à ses débuts, qui a forcé la réduction des heures d’ouverture. 

Une idée de pub qui décroche un sourire…

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Les lilas : surtout pour le parfum

Rappelez-vous des lilas de votre enfance et surtout les gros bouquets qui parfumaient toute la maison? On trouvait un magnifique lilas commun (Syringa vulgaris), à fleurs simples lavande ou blanches, ou encore, un des hybrides français à fleurs plus colorées dérivés du lilas commun, sur presque tous les terrains.

Mais aujourd’hui, on l’accuse d’occuper trop d’espace sur les terrains modernes plus petits. Et c’est vrai que cet arbuste entouré de drageons (repousses) peut facilement atteindre 3m de diamètre! Ainsi, les lilas nains qui, eux, ne drageonnent pas et restent très compacts, commencent à le remplacer. 

Mais pas si vite! Même si les lilas nains sentent bon, rien n’égale le parfum d’un lilas commun en pleine floraison. À vous de décider si vous acceptez un parfum moins séduisant… ou trouverez la place pour un beau, gros lilas comme autrefois!

Culture des lilas

On peut planter un lilas en toute saison, tant que le sol n’est pas gelé. Préférez un emplacement très ensoleillé (plus il y a de soleil, plus le lilas fleurira) au sol bien drainé et pas trop riche. 

Creusez un trou de la profondeur de la motte et trois fois plus large, puis enlevez le pot et déposez la motte dans le trou. Ensuite, remblayez avec la terre prélevée et arrosez bien. Ne sont pas pour lui les engrais et les composts : un sol trop riche nuit à la floraison.

Maintenant, patientez. Le lilas commun ne commence à fleurir abondamment que vers l’âge de 5 à 7 ans! Par contre, l’arbuste est de très longue vie et vivra sans doute plus longtemps que la personne qui l’a planté. (Les lilas nains, par contre, fleurissent dès leur jeunesse, souvent l’année suivant la plantation.)

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Jungle urbaine signée Alma

Alma, entreprise montréalaise de vente en ligne de plantes d’intérieur et d’accessoires, s’invite à Québec les 25 et 26 mai, de 9h30 à 17h. Elle organise une boutique éphémère au deuxième étage de la Récolte, au 980, avenue Cartier, à Québec.

On promet une «vraie jungle urbaine avec des centaines de plantes», des cache-pots en bois de La Petite Écharde, des jardinières de Kapadocia Macramé et de Bar à Plantes, ainsi qu’une ligne maison de modules en bois. 

L’équipe autour de la fondatrice Audrey Robitaille fait des livraisons ponctuelles dans la capitale et les environs, et projette ouvrir un local de cueillette «à moyen terme» dans la région. 

L’entreprise a pour objectif d’offrir un «service sur mesure et personnalisé». Elle décore et verdit aussi bureaux et salles de réception lors d’événements. 

Info : almaplantes.com

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Les Exceptionnelles 2019: de belles découvertes (suite)

La semaine dernière, je vous ai présenté quatre des nouvelles introductions Les Exceptionnelles pour 2019. Voici les trois autres.

1- Séneçon blanc Angel Wings (Senecio candicans “Senaw”) (photo principale)

Sans doute le plus original des gagnants Exceptionnelles 2019, le séneçon blanc Angel Wings offre de grandes feuilles blanc argenté très douces au toucher. C’est une couleur qui mettra en valeur les plantes avoisinantes, mais la plante est des plus impressionnantes isolée aussi. Ne vous attendez pas à une floraison quelconque : c’est une plante cultivée pour son beau feuillage. Ce séneçon réussit au soleil, la situation idéale, ou à la mi-ombre et dans tout sol bien drainé. Il tolère une certaine sècheresse, mais sans exagération. Originaire de la Terre de Feu, à la pointe de l’Amérique du Sud où les températures sont fraîches à froides toute l’année, il ne sera pas dérangé par des températures fraîches et tolérera même plusieurs degrés de gel. Il fait une excellente plante d’intérieur pendant l’hiver : placez-le devant une fenêtre ensoleillée et arrosez-le modestement. On peut le multiplier par division ou bouturage. H : 20-40 cm. L : 20-30 cm.

Des plantes comestibles

Le programme Les Exceptionnelles a pensé innover cette année en ajoutant des plantes comestibles à son programme. Ainsi, dans les trois jardins d’essai (le Jardin botanique Roger-Van den Hende, le Jardin Daniel A. Séguin et le Jardin botanique de Montréal), il y avait une section de légumes et de fines herbes à essayer. Le visiteur devait goûter à ces plantes et donner son appréciation. Le hic, c’est quand trop de gens récoltent une plante, il n’en reste plus pour les suivants! Ainsi, quand j’ai visité le Jardin botanique Roger-Van den Hende l’été dernier, j’ai été déçu : il n’y avait plus de fruits prêts à manger sur les plants! 

L’an prochain, les organisateurs vont réviser leur façon de fonctionner vis-à-vis des plantes comestibles. J’ai entendu dire qu’il y aura des journées spécifiques où l’on organisera des dégustations spéciales, ce qui est beaucoup plus logique. 

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Pour 2019, il y a deux légumes parmi les gagnants des Exceptionnelles.

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Exceptionnelles 2019 : de belles découvertes

Tous les ans depuis 2006, de nouvelles Exceptionnelles arrivent sur le marché au printemps. Que sont-elles? De nouvelles variétés de fleurs, choisies par le public lors de visites à trois jardins : le Jardin botanique Roger Van den Hende, le Jardin botanique de Montréal et celui à l’origine du programme, le Jardin Daniel A. Séguin à Saint-Hyacinthe. Le programme a toutefois connu des complications en 2019 : 4 des 13 gagnantes ne seront pas offertes cette année! Il y avait, paraît-il, des problèmes d’approvisionnement de semences. Peu importe la raison : il y aura neuf gagnantes à essayer en 2019. Les quatre variétés non disponibles rejoindront le palmarès l’an prochain, me dit-on.

La semaine prochaine, je vous présenterai les trois autres gagnantes du programme des Exceptionnelles. En attendant, vous trouverez ces quatre premiers gagnants dans toute bonne jardinerie :

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1 million $ pour le jardin OGarden Smart

Surprenante bibitte, que ce OGarden Smart! Avec raison, ce jardin de cuisine rotatif autonome attire l’attention. À preuve, OGarden, la compagnie lévisienne qui l’a créé, vient de récolter 1 million $ en seulement 30 jours de sociofinancement.

Cette coquette somme — qui servira à lancer la production à plein rendement — s’ajoute aux 110 000 $ récoltés lors d’une campagne précédente et à des investissements privés obtenus après un passage télévisé aux Dragons

Jusqu’à 90 légumes peuvent pousser à la fois, en tournant autour de la source lumineuse. L’arrosage et l’éclaraige sont automatisés. 

«C’est la tendance actuelle. Ça optimise l’espace, réduit la consommation d’énergie et permet de récolter des légumes frais tous les jours, si on veut», explique le pdg Pierre Nibart. 

Prix de la bête : 995 $. 

Info et achat : ogarden.org/fr

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De nouveaux livres horticoles à découvrir

Je suis un lecteur invétéré de livres horticoles et les collectionnent comme certaines personnes collectionnent des timbres. Voici quelques-unes de mes plus récentes découvertes.

50 Plantes envahissantes

C’est le tout premier guide sur les plantes envahissantes de l’Est du Canada. Si vous avez des problèmes avec la renouée japonaise, le phragmite, l’herbe aux goutteux ou 47 autres espèces de plantes indésirables, voici une source d’information très complète à leur sujet. L’auteur, un biologiste, professeur à l’Université Laval, décrit leur biologie, leur répartition, leurs impacts et les moyens de freiner leur prolifération. Les rubriques présentent aussi des détails surprenants sur leur introduction et leurs utilisations. Superbement illustrée de photos pour aider à l’identification.

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La fougère-légume

À travers le monde, il existe plus de 9000 espèces de fougère, mais seulement une espèce est couramment considérée comestible : la fougère à l’autruche (Matteuccia struthiopteris), une fougère bien de chez nous. Chaque printemps, des milliers de cueilleurs prennent les sous-bois d’assaut à la recherche de « têtes de violon » (crosses de fougère) pour la vente en épicerie. Sous l’influence de la permaculture, qui préconise la culture de légumes pérennes, cependant, la fougère à l’autruche est de plus en plus recherchée comme légume à cultiver… et sa culture est particulièrement facile.

Une belle plante

Le nom fougère à l’autruche vient de ses hautes frondes en forme de plume d’autruche et est d’ailleurs reflété dans son nom botanique : struthiopteris veut dire autruche-fougère. C’est que c’est une plante très ornementale : un excellent choix pour l’aménagement comestible («foodscaping»), aussi très tendance. 

Il s’agit d’une grande fougère en forme de volant de badminton qui peut atteindre jusqu’à 150 cm de hauteur. Elle pousse à partir d’un rhizome dressé, appelé couronne, qui finit par ressembler à un court tronc. La couronne produit aussi des rhizomes rampants portant à leur extrémité une nouvelle fougère. Ainsi, «la» fougère devient éventuellement une colonie. 

Les frondes fertiles, couvertes d’écailles brunes au début, se déroulent en mai ou au début de juin. Elles sont bipennées, c’est-à-dire très découpées. La couleur est vert clair au printemps, vert moyen l’été.

En été, les plantes matures produisent aussi des frondes fertiles. Elles poussent droites et deviennent vite brunes. Elles portent les spores de la prochaine génération et restent souvent debout tout l’hiver alors que les frondes stériles disparaissent à l’automne. Si vous trouvez leur apparence disgracieuse, vous pouvez les supprimer, tout simplement. Cela ne nuit pas à la plante.

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Retour aux sources gastronomique

Une nouvelle vague de respect pour l’environnement se déferle sur le Québec et un des «symptômes» de ce mouvement en est un intérêt renouvelé pour les légumes anciens, aussi appelés légumes patrimoniaux. Et pas uniquement au jardin, mais dans la cuisine des meilleurs chefs.

La proposition de l’opération Gardiens de Semences (gardiensdesemences.com) est simple. Un ambassadeur — chef, détaillant ou transformateur — a sélectionné un légume unique dans le catalogue d’un semencier artisanal québécois. La semence choisie est alors proposée à un maraîcher partenaire qui la cultivera spécialement pour son complice. Le trio de gardiens de semences — l’ambassadeur, le semencier et le maraîcher — dispose alors d’un bel outil de communication pour promouvoir la valeur de la biodiversité auprès du grand public et passer un message fort: la biodiversité est essentielle pour l’avenir.

Le choix des ambassadeurs 

Tout cela se jouera surtout dans les entreprises et grands restaurants de la région de Montréal cet été… mais vous, en tant que jardinier amateur, pouvez participer d’une autre façon en cultivant chez vous les légumes choisis par ces experts. Après tout, n’êtes-vous pas curieux de savoir pourquoi les grands chefs considèrent ces légumes si intéressants? En voici une liste partielle des variétés primées de l’opération Gardiens de Semences pour 2019:

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Fleurs de Pâques autour du monde

Au Québec, la tradition de fleurir Pâques n’a pas une très longue histoire, car les fleurs sont absentes de nos champs et forêts si tôt dans la saison. Nous avons plutôt adopté comme symbole de Pâques la fleur des Américains, le lis de Pâques (Lilium longiflorum), vendu en pot. Mais les premiers lis de Pâques ne furent introduits au Québec qu’au début du 20e siècle.

Dans d’autres pays, il y a des fleurs plus intimement associées à Pâques, des fleurs utilisées pour décorer notamment les églises durant la Semaine sainte, et ce, depuis des siècles. D’ailleurs, ce sont souvent des reliques de traditions encore plus anciennes, avant même la mort de Jésus et issues des fêtes du printemps païennes. En voici quelques-unes.

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Félicitations! Votre orchidée est enceinte!

Aucun amateur d’horticulture de la région ne voudrait manquer l’Orchidofolie 2019, l’exposition annuelle des Orchidophiles de Québec, qui aura lieu aujourd’hui, le samedi 6 avril, de 12h à 17h30 et demain, le dimanche 7 avril, de 9h à 17h.

L’exposition se tiendra à l’Envirotron, 2480, boul. Hochelaga, Sainte-Foy (derrière Place Ste-Foy). L’admission est de 10 $ pour les adultes, de 5 $ pour les étudiants et gratuite pour les 12 ans et moins. 

Info: orchidophilesdequebec.ca.

Grossesse non planifiée

Et puisque nous avons tous les orchidées en tête, pourquoi ne pas discuter d’un phénomène assez courant: une grossesse non planifiée.

Oui, cela arrive dans la meilleure des familles, même chez les très populaires Phalaenopsis ou orchidées papillon. Souvent, après une floraison, au moment où les dernières fleurs fanent, une petite plantule se pointe sur la tige florale. Au début, ce n’est qu’un soupçon de plante, mais peu à peu, une feuille se forme et commence à grossir. Puis une autre. Des racines aériennes, épaisses et grises, aussi apparaissent. C’est clairement un bébé orchidée, couramment appelé un keiki, du mot hawaïen pour enfant.

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Suite du concours Tendances horticoles 2018

Voici cinq autres plantes gagnantes du concours Tendances horticoles 2018 qui a été tenu cet été au Domaine Joly-de Lotbinière.

Asperge queue-de-renard (Asparagus densiflorus ‘Myersii’)

Avec cette plante, c’est le port qui nous intéresse, pas les petites fleurs blanches plutôt insignifiantes. La plante produit des tiges semi-dressées et arquées couvertes de feuilles étroites (en fait, des tigelles appelées cladodes) et rappelant, de ce fait, une queue de renard verte. N’oubliez pas de rentrer la plante à l’automne comme plante d’intérieur. Soleil à ombre. Tout sol bien drainé. Dimensions : 30 à 45 cm x 30 à 35 cm. Vivace tropicale.

Coléus Main Street™ ‘Orchard Street’ (Plectranthus scutellarioides ‘Ochard Street’)

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Concours Tendances horticoles 2018

Ça y est! Les résultats officiels ont été annoncés. Voici alors les cinq premiers gagnants du Concours Tendances horticoles 2018 tenu l’été dernier au Domaine Joly-De Lotbinière.

Zinnia ‘Profusion Red’ (Zinnia x hybrida ‘Profusion Red’)

Voici la fleur préférée du grand public, un zinnia nain à fleurs rouge pur qui ne pâlit pas! La plante forme un dôme arrondi et se couvre de fleurs simples de 6,5 cm tout l’été jusqu’aux gels. Zinnia ‘Profusion Red’ est un triple médaillé, ayant gagné un prix Sélections All--America et un prix Fleuroselect avant son prix Tendances horticoles 2018. D’ailleurs, plusieurs autres zinnias de la série ‘Profusion’ ont reçu des prix similaires, signe de leur grande qualité. Facile à produire par semences. Soleil ou mi-ombre. Tout sol bien drainé. Dimensions : 30 cm x 30 à 40 cm. Annuelle.

Dahlia Mystic Dreamer (Dahlia x ‘Zone Ten’)

Horticulture

Aidez vos dahlias pour l’hiver

Chez moi, il a gelé le 24 septembre, mettant fin à la saison de croissance et de floraison de mes dahlias. Mais peut-être qu’il n’y a pas eu de gel chez vous et que les dahlias sont encore en pleine floraison. Même si c’est le cas, il serait sage de les déterrer vers la mi-octobre, car plus la saison avance, plus le prochain gel risque d’être profond… et les dahlias ne tolèrent que les gels légers.

Voici comment faire pour préparer vos dahlias pour l’hiver.

Arrachage

Coupez les tiges à environ 10 à 15 cm de hauteur et mettez le feuillage au compost. Maintenant, enfoncez une fourche de jardin dans le sol (elle risque moins de trancher les tubercules qu’une pelle) à environ 20 à 30 cm de ce qui reste des tiges, puis, avec un mouvement de levier, tentez d’extraire les racines. Il est possible que vous deviez essayer à différents emplacements pour réussir. Saisissez la plante par ses tiges et sortez-la du trou, puis secouez fort pour faire tomber un maximum de terre.

Vous découvrirez une masse de racines tubéreuses — comme des pommes de terre allongées — qui pendent des tiges. Ce sont ces tubercules qui garderont la plante en vie pendant sa dormance hivernale.

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Au pays des tulipes canadiennes

Quand on pense «tulipe», la Hollande vient immédiatement à l’esprit. Après tout, cette région est le centre mondial de la production de tulipes. Mais depuis une dizaine d’années maintenant, des tulipes sont produites chez Vanco Farms à l’Île-du-Prince-Édouard. Il y a deux semaines, j’ai pu visiter leurs installations.

L’autre côté de la médaille

Je suis allé voir les champs de tulipes à Vanco Farms à l’automne pour voir l’autre côté de la médaille. J’ai déjà visité — d’ailleurs plusieurs fois! — les champs de tulipe de la Hollande au printemps remplis de couleur. C’est vraiment une expérience extraordinaire que je recommande à n’importe qui. Mais je voulais voir comment on produit les bulbes de tulipe qu’on nous vend. Et c’était une expérience fascinante!

Les propriétaires sont Néerlandais. Les frères Willem, Rit et Philip Van Nieuwenhuyzen sont arrivés au Canada en 1982, à l’origine pour exploiter une ferme de production de pommes de terre (ce qu’ils font toujours, d’ailleurs). Mais ils ont aussi trouvé les conditions idéales pour la production de tulipes. Est arrivé alors Bastiaan (Bas) Arendse, expert sur les tulipes et maintenant copropriétaire de cette division de l’entreprise, pour diriger le développement de ce nouveau créneau. Depuis peu, les bulbes de tulipe Vanco Farms sont en vente partout au pays!

À l’entrepôt

Ma visite a commencé par l’entrepôt. Là, sur de longs convoyeurs, roulaient des milliers de bulbes. C’était le moment de l’inspection alors des employés experts surveillaient les bulbes qui passaient, soutirant ceux qui avaient des défauts. C’était le troisième et dernier tri : que les bulbes de la meilleure qualité étaient conservés.

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Savoir cultiver un ananas chez soi

Voici un petit projet qui peut être intéressant pour un jardinier en herbe de 5 à 85 ans : la culture d’un ananas à la maison.

Vous n’avez qu’à disposer d’un rebord de fenêtre ensoleillée dans une pièce normalement chauffée. Aucune expérience particulière n’est nécessaire, mais il faut avoir de la patience, car il peut prendre de 18 mois à 5 ans avant que votre plant d’ananas ne fleurisse. En attendant, toutefois, vous aurez une belle plante d’intérieur à admirer.

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Pas de veilleuse pour les plantes de Noël

Vous trouvez qu’il est tôt pour parler des plantes de Noël? Mais pas du tout. Même que si vous voulez avoir des fleurs sur plusieurs des plantes qui fleurissent à Noël, c’est en plein le bon moment pour les préparer!

En ce jour d’équinoxe d’automne, soit le 22 septembre, il y aura 12 heures d’ensoleillement et 12 de noirceur. Demain, les journées baisseront à moins de 12 heures… et c’est cela qui provoque la floraison chez plusieurs plantes d’intérieur. Appelées plantes de jour court, ces plantes aperçoivent la baisse de la durée d’éclairage comme un signal qu’il est temps de se préparer à fleurir. Donc, dès demain, il faut penser de leur donner les conditions qu’elles préfèrent, sinon la floraison sera retardée ou même avortée.

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2018 : l’année de la tulipe

Oui, c’est l’année de la tulipe, ainsi nommée par la National Gardening Association. Et comme les bulbes de tulipe qui arrivent massivement sur le marché ces semaines-ci, c’est le moment idéal pour vanter ses mérites!

Qu’est-ce qu’une tulipe?

La tulipe est une plante vivace à bulbe originaire surtout de l’Asie centrale, où elle vit en montagne dans un climat aux étés torrides et secs et aux hivers froids et neigeux. Elle est de la famille des Liliacées et appartient au genre Tulipa, qui contient environ 75 espèces différentes, mesurant de 7 à 70 cm de hauteur. Le nom vient du turc tülbend (turban), vraisemblablement parce que les fleurs ressemblent à des turbans colorés. 

C’est une plante très simple. Normalement, il y a une seule tige portant une fleur unique composée de trois pétales et de trois sépales. Les feuilles entières, habituellement épaisses et vert glauque, sont peu nombreuses et forment une rosette. Sous le sol, il y a un bulbe semblable à un oignon. Au moment de l’achat du bulbe, il contient déjà l’embryon de la fleur qui s’épanouira au printemps.

Popularisées depuis 1000 ans, les tulipes furent d’abord cultivées par les Perses, puis les Turcs Ottoman, puis les Néerlandais. D’ailleurs, en Hollande, l’engouement pour la tulipe fut tel qu’il provoqua un marché spéculatif monstre durant une période appelée la tulipomanie, au milieu du XVIIe siècle, qui entraîna le pays au complet presque à la ruine quand le marché s’écrasa subitement en 1637. 

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Québec, toujours un désert botanique?

En février 1985, l’éditorialiste du défunt journal Canadian Garden News, Art Drysdale, avait écrit un billet traitant la ville de Québec de désert botanique («botanical desert»). À la suite d’une visite de deux jours à Québec en 1984, où les attraits horticoles ne l’ont manifestement pas impressionné, il a noté que notre ville «semble pratiquement dépourvue de bons jardins publics» et, de plus, il s’est dit consterné «par le manque de soins horticoles donnés aux plantations, même à l’intérieur des grands murs de la ville.» Assez cinglant, n’est-ce pas? Mais qu’en est-il 33 ans plus tard?

Une nette amélioration
Très honnêtement, la ville est beaucoup plus fleurie qu’à l’époque et ses aménagements sont maintenant bien entretenus. Les autorités ont beaucoup investi dans l’aménagement paysager, non seulement autour de la vieille ville, mais partout sur son territoire. Des îlots de plantes et de fleurs décorent maintenant les grandes artères et de superbes petits aménagements plus intimes, fleuris à souhait, apparaissent çà et là dans la ville. 

Les grands édifices ont maintenant presque tous des aménagements remarquables, selon l’espace disponible — l’Assemblée nationale, la gare du Palais, l’hôtel de ville, etc. — et les grands parcs ont tous des attraits horticoles améliorés ou supplémentaires. 

Il est difficile de croire que M. Drysdale n’avait pas pris en considération les superbes plaines d’Abraham (parc des Champs-de-Bataille), avec ses pelouses, bosquets et jardins, et notamment le superbe Jardin Jeanne-d’Arc. Les Plaines dans leur ensemble donnent à Québec un charme que peu de villes peuvent égaler. Mais peut-être qu’il considérait que les Plaines, étant de compétence fédérale, ne faisaient pas partie de la ville? 

Les pas en avant depuis 1985
Regardons quelques-uns des améliorations notables depuis 1985 :

› Le parc du Bois-de-Coulonge, qui a réussi le défi de se maintenir comme parc historique tout en améliorant la donne, surtout grâce aux incroyables jardins à l’entrée du parc, autour de la maison du gardien;

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La division des vivaces

Les vivaces n’ont jamais été aussi populaires et elles remplissent maintenant plus de jardins québécois. Un des attraits des vivaces est que l’on peut facilement les diviser afin d’en obtenir d’autres. Oui, mais quand et comment?

Printemps, été ou automne?

Théoriquement, on peut diviser une vivace en presque toute saison, mais une division en plein été est plus stressante pour la plante... et aussi, à cause de la chaleur, pour le jardinier. De plus, pour réduire le stress de la plante nouvellement repiquée, il faut arroser davantage. Ce n’est donc pas la meilleure période pour pratiquer une division. Mais si vous devez le faire pour une raison quelconque — un déménagement, par exemple — au moins vous saurez que c’est possible.

Habituellement, on pratique plutôt la division quand la plante est plus ou moins au repos: soit tôt au printemps, quand ses premières feuilles se pointent, ou à l’automne. Et cela permet de classer les vivaces en trois catégories. 

Les vivaces à floraison printanière

Elles sortent en toute vitesse au printemps et leur floraison a lieu avant la mi-juin. Et il n’y a pas que la floraison qui a lieu tôt dans la saison. Leur feuillage et leurs racines se développent tôt aussi. Les diviser au printemps risquerait de miner leur croissance. On va donc diviser ces vivaces à l’automne: fin août, septembre ou jusqu’à la mi-octobre. Dans cette catégorie, il y a des plantes comme l’iris de jardin, la pivoine, le pavot d’Orient et le cœur saignant.

Les vivaces à floraison estivale

Elles fleurissent entre la mi-juin et la mi-août. Elles sont solidement endormies en mai et ne commencent à «se grouiller» qu’en juin. En septembre, elles se reposent déjà. On peut donc diviser ces vivaces soit au printemps ou à l’automne. Dans cette catégorie, il y a l’hémérocalle, l’hosta et l’asclépiade.

Les vivaces à floraison automnale

Ces vivaces fleurissent après le 15 août. Plusieurs continuent de pousser et de fleurir même après les premiers gels. Comme elles sont encore en croissance à l’automne, les diviser à cette période pourrait nuire à leur survie. On va donc plutôt les diviser au printemps, quand leur croissance pour la saison est à peine entamée. Dans cette catégorie, vous trouverez l’aster, le chrysanthème, le sédum d’automne et la rudbeckie.

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Des plantes qui résistent à la sécheresse

Rarement la région de Québec n’a subi un été aussi torride que celui de 2018. Avec des canicules jour après jour et une pluie venant surtout d’orages isolés, plusieurs secteurs ont subi une sécheresse profonde, empirée, bien sûr, par la chaleur qui a provoqué une évaporation accrue. Et ce n’est pas seulement chez nous : tout l’hémisphère nord a vécu des records de chaleur et de sécheresse. Je ne dis pas que tous les étés futurs seront ainsi, mais ce serait une bonne idée de s’y préparer, au cas où.

Planxérophytes
Une façon de réagir à un climat plus sec est de choisir des végétaux plus tolérants à la sécheresse. Après tout, il y a même des plantes qui peuvent pousser dans le désert et nous sommes loin d’être dans une situation d’aridité aussi extrême. On appelle ces végétaux des plantes xérophytes, du grec xéro (sec) et phyte (plante).

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Fleurs d’automne pour nourrir les monarques

Depuis déjà cinq ou six ans, il y a un énorme battage médiatique chaque fin de printemps au sujet de la diminution de la population du papillon monarque (Danaus plexippus), ce joli papillon orange et noir qui migre tous les débuts d’été des montagnes du Mexique jusqu’au Québec, à l’extrémité nord de son aire.

On accuse la coupe des forêts au Mexique, le mauvais temps, les insecticides néonicotinoïdes et, surtout, l’utilisation massive d’herbicides dans l’agriculture moderne qui, nous dit-on, tuent les asclépiades (Asclepias spp.) nécessaires à sa survie.