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UNIVERSITÉ LAVAL AU CŒUR DE NOS VIES

Faculté des sciences infirmières: une meilleure santé grâce aux technologies

Plus que de simples gadgets, les technologies numériques peuvent avoir une incidence positive réelle dans la vie des patients et professionnels de la santé. C’est le domaine de recherche qui passionne Marie-Pierre Gagnon, professeure à la Faculté des sciences infirmières de l’Université Laval. Pour arriver à des résultats optimaux, elle fait souvent appel à des médecins, des infirmières et, bien sûr, des patients dans la conception de technologies.

Avec une montre intelligente, on peut connaître son niveau d’activité physique quotidien, son rythme cardiaque et bien d’autres détails. Est-ce que ces montres sont efficaces pour améliorer la moti­va­tion des gens à faire de l’activité physique? C’est à la suggestion d’un patient parte­naire que Marie-Pierre Gagnon a voulu le savoir afin d’évaluer l’opportunité de prescrire une montre intelligente. Dans un Groupe de médecine de famille (GMF) de Québec, elle a réalisé une étude avec 30 personnes diabétiques.

Ce projet pilote, soutenu financièrement par le Centre de recherche sur les soins et les services de première ligne de l’Université Laval, a démontré que les participants munis d’une montre intelligente faisaient preuve d’une meilleure motivation et d’un meilleur taux d’activité physique que ceux qui n’en avaient pas. «La montre a même motivé une personne de 80 ans!», s’étonne Marie-Pierre Gagnon, également titulaire de la Chaire de recherche du Canada en technologies et pratiques en santé.

Ces résultats pourraient permettre à des projets de recherche de plus grande envergure de prendre forme si les demandes de financement s’avèrent positives. «Dans un avenir rapproché, j’aimerais savoir comment combiner les données recueillies dans les téléphones, les environnements de travail et les modes de transport pour faciliter le suivi de l’état de santé des personnes», explique Marie-Pierre Gagnon, qu’on a jointe à Barcelone alors qu’elle est en année d’études et de recherche à l’Agence catalane d’évaluation des technologies de la santé, où elle a fait son post­doctorat il y a 15 ans. «Présentement, nous travaillons sur la conception d’un outil pour permettre aux professionnels de la santé et aux patients de faire une évaluation rigoureuse des applications mobiles en santé», indique-t-elle.

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Faculté de médecine: comprendre le mécanisme de l’obésité pour s’y attaquer

En collaboration avec Le Soleil, l’Université Laval signe une série d’articles présentant les retom­bées de ses recherches sur le quotidien des gens. Cette semaine, nous mettons en lumière la Faculté de médecine.

Pour rester mince, il faut simplement bien manger et faire du sport, pensez-vous? C’est en partie vrai, mais nous ne sommes pas tous égaux lorsque vient le temps de lutter contre l’obésité. Il se cache tout un processus complexe derrière l’apparition du surplus de poids et c’est ce qu’étudie Mathieu Laplante, professeur agrégé au Département de médecine de l’Université Laval. Son objectif? Qu’on arrive à faire fondre ces excédents de graisse une bonne fois pour toutes!

En 2016, près de deux milliards de personnes avaient un surplus de poids et plus de 650 millions étaient obèses d’après l’Organisation mondiale de la santé. La prévalence de l’obésité a presque triplé entre 1975 et 2016 et touche maintenant aussi les pays à faible revenu. Pas moins de 2,8 millions de personnes meurent chaque année des conséquences d’un surplus de poids et de l’obésité.

«L’obésité a un impact social majeur lorsqu’on sait qu’elle joue un grand rôle dans le développement des maladies cardiovasculaires, du diabète de type 2, de l’hyper­tension et de plusieurs types de cancer», explique Mathieu Laplante, également chercheur au Centre de recherche de l’Institut universitaire de cardiologie et pneumologie de Québec (CRIUCPQ).

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Faculté des sciences de l’administration: Agir sur la congestion routière par la recherche

La congestion frappe de plus en plus le réseau routier de Québec et cause bien des casse-têtes. Les émissions de gaz à effet de serre (GES), les retards et la perte de productivité sont quelques-uns de ces désagréments. Les données récoltées sur le réseau routier et dans les véhicules permettent toutefois d’optimiser le transport, la consommation d’essence et les émissions de GES. C’est la spécialité de Leandro C. Coelho, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en logistique intégrée et professeur au Département d’opérations et systèmes de décision à la FSA ULaval, qui a d’ailleurs de grandes ambitions pour Québec.

Quel est le meilleur trajet pour un camion de livraison? Quelles sont ses heures de départ et de retour idéales ? Comment réduire au maximum le temps que passera le véhicule dans la congestion routière? C’est le genre de questions sur lesquelles Leandro C. Coelho a beaucoup travaillé ces dernières années pour des entreprises privées de différents secteurs d’activité. De plus en plus, il colla­bore avec des organisations publiques et parapubliques telles que le Réseau de transport de la Capitale, dont il a d’ailleurs optimisé les trajets d’autobus pour réduire le temps de transit.

«Notre travail permet des économies d’essence, une baisse de la congestion routière, une diminution du nombre total d’heures de travail rémunérées des chauffeurs, une amélioration du service à la clientèle et, bien sûr, une réduction des émissions de GES», se réjouit Leandro C. Coelho, qui est membre du Centre interuniversitaire de recherche sur les réseaux d’entreprise, la logistique et le transport. Ce dernier relève de huit universités partenaires québécoises et participe au Centre d’innovation en logistique et chaînes d’approvisionnement durables.

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Faculté des sciences et de génie: ce verre qui vous veut du bien

En collaboration avec Le Soleil, l’Université Laval signe une série d’articles présentant les retom­bées de ses recherches sur le quotidien des gens. Cette semaine, nous mettons en lumière la Faculté des sciences et de génie.

Le verre est très présent dans nos vies, mais on ne se doute pas du rôle crucial qu’il joue dans plusieurs technologies, notamment dans les domaines des communications et des appareils médicaux. Younès Messaddeq, titulaire de la Chaire d’excellence en recherche du Canada sur l’innovation en photonique, à l’Université Laval, travaille sans relâche avec différents partenaires dans le monde entier pour améliorer la qualité du verre. Il pourra ainsi décupler la performance et les usages de ce matériau qui n’a pas fini de nous surprendre.

Imaginez votre table de cuisine en verre. Ou encore un grand miroir que vous avez dans votre salon. Prochainement, vous pourrez y afficher une image ­simplement en la glissant à partir de votre téléphone intelligent. Ces objets de la vie quotidienne se transformeront donc en grands écrans tactiles. 

Comment? Grâce à de nouvelles fonctionnalités appliquées sur le verre que développe Younès Messaddeq, professeur au Département de physique, de génie physique et d’optique. Il a reçu, en juin dernier, 1,8 million de dollars du gouvernement du Québec pour bâtir un nouveau laboratoire de chimie des verres afin de faire avancer ce genre de travaux. 

«C’est un financement très important pour nous puisqu’il nous permettra d’arriver à mettre au point une technologie à plus faible coût qui pourra être utilisée à grande échelle, explique le professeur. Nous voulons être les premiers à y arriver, parce que nous pouvons tous être les deuxièmes.»

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Comment lutter contre la pauvreté en milieu rural ?

En collaboration avec Le Soleil, l’Université Laval signe une série d’articles présentant les retom­bées de ses recherches sur le quotidien des gens. Cette semaine, nous mettons en lumière la Faculté des sciences infirmières.

En ville, la pauvreté est souvent bien visible et on retrouve une foule de ressources pour aider ces personnes en difficulté financière. Hors des grands centres, le phénomène est généralement beaucoup plus caché, mais ces gens ont tout aussi besoin de soutien. Sophie Dupéré, professeure à la Faculté des sciences infirmières (FSI) à l’Université Laval, a réalisé avec des collègues de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) et le Réseau québécois de villes et villages en santé (RQVVS) un projet de recherche sur ce sujet. L’objectif était de mettre en lumière des initiatives de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale en milieu rural pour aider d’autres municipalités à passer à l’action. 

Si la dure réalité de la pauvreté frappe rarement en plein visage lorsqu’on se promène en milieu rural, elle y est par contre aussi présente qu’en ville. En fait, d’après le recensement de 2016, près de 15% des personnes, en milieu rural comme en milieu urbain, vivent avec un faible revenu. C’est donc un peu plus de 224000 personnes résidant en campagne au Québec. 

«C’est une question qui est très peu abordée, constate Sophie Dupéré. S’il peut y avoir de la solidarité en milieu rural, la pauvreté est aussi très marginalisée et stigmatisée. En ville, il existe un certain phénomène d’anonymat, mais en milieu rural, on peut facilement se faire étiqueter de pauvre du village.»

Souvent, les personnes à faible revenu évitent donc d’avoir recours aux services disponibles pour les aider. Le fait de ne pas avoir de voiture peut aussi avoir un impact extrêmement grand sur la vie des gens en milieu rural où les services de transport en commun sont souvent absents ou peu développés. Même chose pour les logements sociaux. 

«Les gens qui vivent par exemple une perte d’emploi se retrouvent généralement avec peu d’options pour réduire leurs dépenses,  ils vont alors rester dans leur maison et couper dans d’autres besoins essentiels, comme l’alimentation, et vont s’isoler», explique Sophie Dupéré, qui se spécialise en santé communautaire. 

Pour ces raisons, les gens en situation de pauvreté ne sont pas toujours faciles à identifier en milieu rural. «Pour se faire un portrait de la situation, il faut aller parler au chauffeur d’autobus, à la bibliothécaire, à la coiffeuse, au propriétaire du dépanneur et aux intervenants communautaires qui voient bien des choses, énumère Sophie Dupéré. Il faut aussi regarder s’il y a des maisons et des appartements en mauvais état, des familles sans voiture, etc.»

 

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Mieux protéger les droits des aînés

En collaboration avec Le Soleil, l’Université Laval signe une série d’articles présentant les retom­bées de ses recherches sur le quotidien des gens. Cette semaine, nous mettons en lumière la Faculté de Droit.

Alors que la population vieillit, les aînés peuvent s’avérer une cible de choix pour des gens mal intentionnés. La protection de leurs droits passe souvent par l’information. En matière d’abus financiers par exemple, les juristes peuvent jouer un rôle en matière de prévention. Christine Morin, professeure à la Faculté de droit de l’Université Laval, travaille notamment sur cet enjeu. 

Savez-vous vraiment ce que signifie une procuration générale? Si vous la signez pour permettre à un proche de gérer vos biens et vos finances, pourrez-vous continuer à faire vous-même des transactions? Bien sûr que oui! Pourtant, lors d’une recherche-action, le quart de la centaine de personnes âgées autonomes sondées, de Montréal et Québec, n’était pas au courant. Cette étude de la Chaire de recherche Antoine-Turmel sur la protection juridique des aînés, dont Christine Morin est titulaire, a été réa­lisée avec Option consom­mateurs. On a aussi demandé aux participants si la procuration peut être révoquée en tout temps, sans l’accord du mandataire. Encore une fois, la réponse est affirmative et seulement les deux tiers des répondants étaient au courant. 

«Les avocats, les notaires et les conseillers financiers tiennent souvent pour acquis que tout le monde connaît cette information, mais nous avons vu qu’une grande proportion de personnes âgées ne connaissent pas bien les différents instruments juridiques qu’elles signent et qu’elles les signent néanmoins», explique Christine Morin. 

Ces documents peuvent bien sûr être très utiles. Par exemple, si une personne âgée passe plusieurs mois par année à l’extérieur du pays. «Si ces outils sont mal utilisés, ils peuvent cependant mener à des abus, précise Me Morin. C’est comme signer un chèque en blanc. Le man­dataire doit vraiment être de confiance.» 

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L’intelligence artificielle au service de la médecine de précision

En collaboration avec Le Soleil, l’Université Laval signe une série d’articles présentant les retom­bées de ses recherches sur le quotidien des gens. Cette semaine, nous mettons en lumière la Faculté des sciences et de génie.

L’intelligence artificielle (IA) se trouve déjà à plusieurs endroits, comme derrière votre autocorrecteur, dans la reconnaissance faciale de Facebook ou derrière la machine devenue imbattable aux échecs. Prochainement, votre médecin pourrait, grâce à l’IA, vous prescrire des médicaments en fonction de votre profil bien particulier pour maximiser les chances de succès du traitement. C’est, entre autres, ce sur quoi travaille François Laviolette, chercheur dans le domaine de l’IA au Département d’informatique et de génie logiciel (IFT) de la Faculté des sciences et de génie de l’Université Laval (ULaval).

«Plus on sera capable de bien comprendre le corps humain et les spécificités de chaque personne, meilleurs seront les diagnostics et la prédiction de la réponse ou de la non-réponse d’une personne à un médicament à l’aide de l’IA, explique François Laviolette. Nous sommes encore au début des avancées de l’IA en médecine personnalisée: le meilleur est à venir.»

L’un des enjeux qui freinent le développement de l’IA en santé est l’accessibilité aux données. «Généralement, les études réalisées incluent une centaine de pa­tients, 1000 lorsqu’on est très chanceux, mais ce n’est pas suffisant pour bien faire fonctionner l’IA, précise le chercheur. La donnée, c’est ce qui fait fonctionner l’IA. Puis, les protocoles de recherche sont différents d’une étude à une autre, alors c’est complexe de combiner plusieurs études afin d’avoir accès à une quantité plus importante de données. Il faut aussi considérer l’enjeu très important de la protection des renseignements personnels.» 

Ces défis ne sont toutefois pas près d’arrêter François Laviolette. Il est d’ailleurs arrivé à développer un algorithme capable de prédire la résistance d’une bactérie à un antibiotique malgré la rareté des données. «Cela a été possible en intégrant à l’algorithme des connaissances a priori, comme les mécanismes les plus importants liés à la résistance, pour lui permettre de converger plus rapidement», explique François Laviolette, qui dirige aussi le Centre de recherche de données massives (CRDM) de l’Université Laval qui compte 50 chercheurs et développe des collaborations avec l’industrie en vue de mieux s’attaquer aux défis des données.