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Le lac Saint-Louis reprend ses lettres de noblesse

La revitalisation du lac Saint-Louis et le projet Sakihikan sont en voie de redonner les lettres de noblesse au plan d’eau situé en plein cœur de la ville de La Tuque. On espère que les deux projets, menés respectivement par la ville de La Tuque et le Centre d’amitié autochtone de La Tuque (CAALT), auront d’importantes retombées pour l’industrie touristique régionale, tout en faisant rayonner la culture atikamekw.

Dans son projet de revitalisation, la ville va mettre en place, entre autres, un amphithéâtre naturel avec 250 places assises. Alors que le CAALT a rénové et réaménagé le centre communautaire.

«Ça va devenir un centre d’intérêt et d’activité, les gens vont pouvoir se réapproprier tout le décor, le lac, les sentiers. C’est un bel endroit et c’est central. […] Il va y avoir aussi la culture atikamekw qui va être en évidence de façon à ce que le touriste aussi puisse venir profiter de l’endroit», a lancé le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay.

Ce dernier estime que le tourisme international a un intérêt marqué et une curiosité vis-à-vis les autochtones. D’ailleurs, on ne se cache pas que «ça pourrait faire partie d’un circuit touristique».

«Il y a toute une histoire derrière ça. C’est un créneau et c’est quelque chose qu’il faut développer […] Les gens viennent ici pour la nature, le bois, mais aussi pour en apprendre sur la culture atikamekw», insiste-t-il.

Pour la Ville de La Tuque, le lac Saint-Louis s’ajoute aux attractions majeures de la municipalité. 

«On va avoir trois grands pôles touristiques. Le premier, notre carte maîtresse, c’est le Parc des chutes. Il y a différentes thématiques, il y a des activités, des sentiers, des centres d’interprétation, la nature, la faune…», note M. Tremblay.

La gare est le deuxième point d’intérêt identifié par la Ville. Situé en plein centre-ville, le train permet de se rendre un peu partout sur le territoire et de découvrir l’immensité de la Haute-Mauricie.

«Maintenant, on va pouvoir en profiter pour dire aux gens qu’à 5 minutes de la gare, il y a un beau lac naturel avec un sentier et une thématique sur la culture atikamekw. Ça s’ajoute à nos attraits».

D’ailleurs, la Ville aimerait que l’affichage sur le site soit fait en français et en atikamekw. 

De son côté, le CAALT a fait subir une véritable cure de jeunesse au bâtiment du lac Saint-Louis. Ce centre communautaire, en plus d’héberger des bureaux pour le CAALT, des locaux de rencontres, un comptoir d’accueil ainsi que des installations sanitaires publiques, sera l’hôte d’un projet d’économie sociale.

Des activités culturelles et récréotouristiques, une boutique d’artisanat, un établissement de restauration légère à saveur autochtone et des camps de jour et scolaires sont prévus. 

«Je pense que ça va devenir un lieu et un apport important dans la ville de La Tuque. […] Ça va être un point de rassemblement, c’est ce que l’on souhaite et c’est comme ça qu’on l’a travaillé. Ce ne sera pas seulement pour les autochtones, c’est pour tout le monde et oui les touristes en font partie », a lancé Christine Jean, directrice générale du CAALT.

Ces nouvelles infrastructures contribueront au développement touristique et économique de la région. D’ailleurs, les dirigeants travaillent sur un projet avec une firme de Montréal pour un spectacle sur le site.

«On est actuellement avec notre firme de développement et de création, on lance nos idées, même les plus folles, pour créer un spectacle. C’est un beau produit qu’on est en train de développer», a lancé Christine Jean.

«C’est un spectacle en sons et en lumières qui va utiliser l’eau aussi. On est en train de modeler ça. Il s’agit d’un spectacle à grande ampleur, pendant la période estivale et les fins de semaine», a-t-elle ajouté.

À l’intérieur des murs, la culture autochtone sera mise en valeur. Il y aura notamment une boutique d’arts autochtone authentique. 

«On veut encourager les artisans locaux le plus possible. On tente également d’accueillir des artisans en résidence. Il y a un local prévu à cette fin», a conclu Christine Jean.