Des jeunes nous parlent

Si j’étais ministre...

Cyniques, sceptiques et souvent désillusionnés à l’égard de la politique, les jeunes se sentent néanmoins interpellés par la perspective de façonner un monde à leur image. À la question : si vous étiez ministre de l’Éducation, quelle décision prendriez-vous ou quelle serait votre priorité?, les élèves de l’école du Rocher ont bien voulu répondre, se prêtant au jeu de devenir des décideurs l’espace de quelques minutes…

Ma première question serait  de lui demander pourquoi l’école coûte aussi cher, contrairement à d’autres pays où ça ne coûte pratiquement rien. 

Q: Si vous étiez le ministre de l’Éducation, quelle décision prendriez-vous en premier?

R: Le premier changement que j’apporterais serait de mettre plus de cours d’éducation physique, car on dit qu’on apprend mieux quand on fait du sport et c’est totalement vrai, car on est plus concentré. Mais avec seulement deux cours par cycle de 10 jours, ce n’est pas assez pour dépenser notre énergie.

Q: Quel sujet n’est pas assez abordé par le ministre de l’Éducation selon vous?

R: On parle souvent de la réussite des jeunes en difficulté, mais c’est plus rare qu’on va axer sur la réussite des autres élèves. C’est évident qu’il faut aider ceux qui ont beaucoup de difficulté, ceux qui en ont moins, mais il faut aussi donner les moyens de faire avancer ceux qui ont plus de facilité pour assurer leur développement.

Q: Sur quel sujet le ministre de l’Éducation devrait-il se pencher immédiatement?

R: Je crois que le ministre de l’Éducation devrait réduire le plus rapidement possible le nombre d’élèves par classe. Il devrait aussi augmenter les ressources pour empêcher le décrochage scolaire. Comme ça, on va donner le goût aux jeunes d’aller à l’école et d’apprendre encore plus longtemps au lieu de décrocher.

Q: En tant que ministre de l’Éducation, que feriez-vous avec les frais de scolarité?

R: L’école devrait être gratuite, car ce n’est pas tout le monde qui a l’argent pour payer ses études. 

R: Moi je laisserais ça comme ça, car, si on regarde au final, il n’y a pas beaucoup de différence avec les autres pays.

Q: Que pensez-vous de l’ajout d’une semaine de relâche supplémentaire à l’automne?

R: Je suis contre, car si on perd une semaine, il faut la reprendre ailleurs et j’aime mieux avoir une semaine de plus l’été.