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Le temps de vivre 50+

Mot du président

Le temps de vivre. George Moustaki nous fredonnait ces paroles dans une chanson parue en 1969.

Pour les membres de la FADOQ, prendre le temps de vivre fait aussi partie de la qualité de vie qu’ils retrouvent au sein du plus important regroupement de personnes de 50 ans et plus en Mauricie. Nous fêtons en 2019, le 50e anniversaire de fondation des premiers clubs FADOQ dans notre région. Et notre organisation n’a cessé de grandir depuis ce temps. Elle compte aujourd’hui 67 clubs locaux disséminés sur tout le territoire de la Mauricie et regroupe plus de 29 000 membres actifs.

Être membre de la FADOQ, c’est évidemment prendre le temps de vivre. Sous différentes formes toutes aussi variées les unes que les autres. Vous aurez le choix entre des activités physiques et sportives, des activités culturelles, sociales ou éducatives, des voyages d’une journée ou plus ou participer à des événements d’envergure comme les Jeux régionaux ou provinciaux, des tournois de pétanque ou des salons destinés aux 50 ans et plus. Et nous innovons chaque année pour offrir à nos membres de nouvelles activités toutes aussi diversifiées. Citons, à titre d’exemple, l’essor fulgurant du pickleball dans notre région au cours des quatre dernières années.

À la FADOQ Mauricie, le temps de vivre se conjugue évidemment avec le mot PLAISIR. 

D’autre part, pour accorder à nos membres un temps de vivre de qualité, la FADOQ-Région Mauricie s’implique activement dans la défense des intérêts des 50 ans et plus.

En cette année électorale fédérale, nous défendrons auprès des aspirants députés, des dossiers qui touchent la qualité de vie de nos membres et des citoyens-nes en général. Le maintien de l’âge de la retraite à 65 ans et l’accès aux bénéfices sociaux qui s’y rattachent.  L’amélioration du programme du Supplément de Revenu Garanti (SRG) pour sortir les aînés de la précarité financière et de la pauvreté. La prolongation des prestations de la sécurité de la vieillesse d’une personne décédée au profit du conjoint survivant pour une durée de trois mois. Le rehaussement de l’indexation des transferts en santé avec une variable qui tient compte du taux de vieillissement de la population, la protection des pensions liées à l’emploi en reconnaissant les caisses de retraite comme créancier prioritaire. Et surtout, la reconnaissance du rôle des proches aidants dans notre société en allongeant jusqu’à un maximum de 52 semaines au lieu des 15 semaines actuelles l’admissibilité aux prestations de compassion.

Votre adhésion à la FADOQ ou son renouvellement annuel comporte de nombreux avantages.  Vous y trouverez une foule d’activités qui sauront vous plaire et agrémenter votre qualité de vie. Votre adhésion avec celle de milliers de membres contribuera à améliorer la situation sociale de nos aînés. Un temps de vivre pour vous. Un temps de vivre pour tous.

Le temps de vivre 50+

La FADOQ-Région Mauricie souligne la Journée internationale des aînés

Depuis près de 30 ans, la Journée internationale des aînés est célébrée à l’échelle mondiale. Il s’agit d’une occasion où tout un chacun peut s’unir pour célébrer les personnes âgées partout au Canada - qu’il s’agisse d’un parent, d’un collègue de travail, d’un voisin ou d’un ami.

D’ailleurs, l’Assemblée générale des Nations Unies a désigné le 1er octobre comme la Journée internationale des personnes âgées. Cette journée a été célébrée à l’échelle mondiale pour la première fois le 1er octobre 1991. En désignant une journée spéciale pour les personnes âgées, l’Assemblée reconnaissait leur contribution au développement et attirait l’attention sur un phénomène démographique : le grisonnement de la population, l’âge du vieillissement.

Plus concrètement, le 1er octobre est un moment privilégié pour souligner la valeur incommensurable des personnes aînées dans notre société. C’est pourquoi la FADOQ-Région Mauricie soulignera cette journée spéciale au Buffet des Continents. Pour l’occasion, les aînés pourront y manger gratuitement en échange d’un don le 1er octobre prochain de 11 h à 14 h 30.

Vous y êtes cordialement invités. C’est un rendez-vous!

Consultez la version intégrale du cahier Le temps de vivre 50+

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Les aînés du Québec en chiffres

  • On compte plus de 1,5 million de personnes âgées de 65 ans ou plus au Québec. 
  • Le nombre de personnes âgées de 65 ans ou plus passera d’un peu plus d’un million à près de 3 millions entre 2011 et 2061. 
  • La population de personnes de 65 ans ou plus se compose de 55 % de femmes et de 45 % d’hommes.
  • Les régions du Bas-Saint-Laurent et de la Mauricie présentent d’importantes proportions de personnes âgées de 50 ans ou plus et de 65 ans ou plus. 
  • L’espérance de vie des femmes est estimée à 84,5 ans, comparativement à près de 81 ans chez les hommes
  • Entre 2001 et 2017, le nombre de centenaires a plus que doublé. 

Source: Gouvernement du Québec

Le temps de vivre 50+

Élections fédérales 2019: des revendications primordiales pour la FADOQ

Depuis de nombreuses années, le Réseau FADOQ défend et fait la promotion des droits collectifs des aînés, valorise leur apport à la société et les soutient par des programmes, services et activités. Dans le cadre des élections fédérales d’octobre, le Réseau FADOQ revient à la charge et demande que les aînés soient placés au cœur des priorités gouvernementales.

À cet effet, le Réseau invite les décideurs politiques à profiter de la campagne électorale pour réfléchir au rôle de leader que le Canada doit jouer à l’international afin d’affronter les défis qui concernent la qualité de vie des aînés. 

C’est pourquoi la FADOQ présente une plateforme électorale qui se décline en quatre volets : retraite, soutien aux plus démunis, santé et proches aidants.

On y trouve des solutions tangibles et rassembleuses face aux défis qui attendent la société actuelle.

Retraite

Alors que le vieillissement de la population et la pénurie de main-d’œuvre comportent de nombreux défis, le Réseau FADOQ considère que le rehaussement de l’âge de la retraite est une solution trop simple à des problèmes plus complexes. C’est pourquoi elle priorise l’intérêt des travailleurs en exigeant une meilleure protection des régimes de retraite. Par ailleurs, les travailleurs d’expérience désireux de prolonger leur carrière doivent avoir la possibilité de le faire, pour autant que le gouvernement mette en place des incitatifs fiscaux favorisant une plus longue participation au marché du travail.

Les demandes :

  • Maintien de l’âge de la retraite à 65 ans;
  • Bonification du montant reçu de la Sécurité de la vieillesse si elle est retirée après 65 ans;
  • Modification de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité et de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies afin que les déficits des caisses de retraite soient au même niveau de priorité que les créanciers garantis et les banques.

Soutien aux plus démunis

Le Réseau FADOQ est préoccupé par la situation de précarité financière que vivent de nombreux aînés. Actuellement, un bénéficiaire de la Sécurité de la vieillesse et du Supplément de revenu garanti a un revenu annuel de 18 177 $. Cette somme est à peine suffisante pour assurer la couverture des besoins fondamentaux.

Les demandes :

  • Hausse du montant octroyé par le biais du Supplément de revenu garanti de 50 $ par mois par aîné;
  • Inscription automatique au Supplément de revenu garanti pour l’ensemble des personnes nées avant 1954 ayant droit à cette prestation. Il s’agit d’un bassin de population de plus de six millions de personnes, dont certaines sont privées de sommes importantes sans même le savoir;
  • Prolongation des prestations de la Sécurité de la vieillesse d’une personne décédée au profit du conjoint survivant pour une durée de trois mois;
  • Maintenir le versement émanant du Supplément de revenu garanti aux personnes n’ayant pas transmis leur déclaration de revenus à temps pendant une période de grâce de trois mois. Le cas échéant, le Réseau FADOQ demande que les versements soient prolongés sur la base des revenus de l’année précédente;

Santé

Selon les données du Conference Board du Canada, les dépenses totales des provinces en santé totalisaient 167 G$ en 2017-2018, alors que les transferts fédéraux s’établissaient à 37 G$ pour la même période. LA FADOQ estime qu’il faut agir avec empressement afin d’aider les provinces à assumer les coûts toujours grandissants du système de santé. Par ailleurs, le prochain gouvernement doit mettre en place des mesures fiscales qui soulageront les aînés les moins nantis de la société.

Les demandes :

  • Augmentation de l’indexation des transferts en santé. Le transfert canadien en matière de santé (TCS) a évolué au rythme d’une indexation fixée à 6 % durant la dernière décennie. Pour 2017-2018, le taux de croissance du TCS s’est limité à 3 %, ou en fonction du taux de croissance de l’économie, selon ce qui est le plus élevé;
  • Intégration dans le calcul des transferts en santé d’une variable qui prend en compte le vieillissement de la population;
  • Modification du crédit d’impôt pour frais médicaux pour qu’il devienne un crédit d’impôt remboursable et réduction du déductible du crédit d’impôt de 3 % à 1,5 %

Proches aidants

En raison du vieillissement de la population, les proches aidants deviendront de plus en plus nombreux au cours des prochaines années. Cette réalité touche déjà 24 % de la population québécoise. Le Réseau FADOQ réclame que le gouvernement fédéral pousse plus loin la réflexion sur les difficultés quotidiennes que vivent les proches aidants.

Les demandes :

  • Prolongation de la période de prestation d’assurance-emploi jusqu’à un maximum de 52 semaines afin de protéger l’emploi des proches aidants. Actuellement, cette prestation est de 15 semaines pour les proches aidants d’adultes, de 26 semaines pour les prestations de compassion et de 35 semaines pour les proches aidants d’enfants;
  • Modification du crédit pour aidants naturels afin que cette mesure fiscale devienne un crédit d’impôt remboursable.

Le temps de vivre 50+

Programme Ainé-Avisé, pour prévenir les abus...

Il arrive trop souvent de voir un de nos proches aînés être victime de fraude, de maltraitance ou d’intimidation. Bien malgré nous, nous demeurons impuissants face à ces malheureuses situations. Le programme Aîné-Avisé, une initiative de la FADOQ, a justement été conçu pour sensibiliser les gens, autant les aînés que leurs proches, à ces problématiques.

Aîné-Avisé a été lancé en 2010. Depuis, plus de 50 000 personnes ont assisté aux ateliers. Ceux-ci sont animés en duo par un animateur bénévole et un professionnel, soit un policier, un travailleur social ou encore un intervenant du CAVAC. 

Les séances d’information ont été développées à l’aide de vidéos portant sur des sujets comme la maltraitance, la fraude, l’intimidation et sur les différentes formes que ceux-ci peuvent prendre. À la suite du visionnement, les participants et les animateurs peuvent discuter de ce qu’ils ont vu, réfléchir et s’échanger des conseils de prévention. Chacun en ressort enrichi, averti et plus lucide sur les problématiques auxquelles font face les personnes aînées. 

Ces séances sont d’une durée de 60 minutes et sont gratuites. Les résidences pour personnes âgées, les CHSLD, les ressources intermédiaires et les clubs sociaux peuvent accueillir ces ateliers dans leurs établissements, ce qui est bénéfique autant pour les résidents que pour le personnel. 

Le temps de vivre 50+

Les maladies cardiovasculaires préfèrent les femmes

Vous êtes une femme ayant une hygiène de vie quasi irréprochable. Donc, vous pouvez passer outre à cet article, car les maladies du cœur et l’AVC ne vous concernent pas. ERREUR ! Il s’agit des causes principales de décès prématuré chez les femmes et le risque croît avec l’âge !

«C’est complètement méconnu que les femmes sont davantage touchées par les maladies cardiovasculaires et que ce risque augmente après la ménopause. De plus, les professionnels de la santé ont du travail à faire, en cabinet et même à l’urgence, pour mieux diagnostiquer les maladies cardiovasculaires chez les femmes, dont les symptômes se manifestent différemment et qui souvent ne sont pas pris au sérieux par les médecins. Il en résulte des soins et des traitements inadéquats», indique Dre Christiane Laberge.

Et le cœur des femmes, lui ?

Si les symptômes de maladies du cœur et d’AVC des femmes passent si souvent sous le radar, c’est aussi qu’on en connaît peu sur les spécificités du cœur des femmes. Et pour cause : les 2/3 des études cliniques sur ces maladies ne visent que les hommes. Effet pervers de cette sous-représentation des femmes dans les études, les tests pour détecter les maladies cardiovasculaires ne sont pas conçus pour les femmes, pas plus que les traitements. Autant de raisons de briser le plafond de verre de la santé cardiaque féminine.

Toutefois, Dre Laberge remarque que les femmes sont aussi négligentes. Si on leur suggère de la réadaptation, trop de femmes vont refuser cette étape essentielle et, ainsi, nuire à leur rétablissement. Pourquoi ? Pas le temps... car elles doivent prendre soin des autres !

Pour les mêmes raisons, plusieurs femmes font fi des signaux et ne vont pas voir leur médecin, par exemple, lorsqu’elles ressentent un inconfort qui augmente à l’effort, diminue au repos et est progressif depuis plus d’une semaine. «Dans cette situation, il est impératif de consulter», avertit Dre Laberge.

Informez-vous, Mesdames !

Dans un contexte aussi défavorable aux femmes, elles ont tout avantage à être mieux informées. Or, 70 % d’entre elles ne connaissent aucun facteur de risque de l’AVC, dont le principal est l’hypertension artérielle, et seulement 1 % mentionnent la fibrillation auriculaire, un problème de santé qui implique un rythme cardiaque irrégulier, alors que c’est un important facteur de risque chez les femmes, qui augmente avec l’âge.

AVC et maladies du cœur confondus, le vieillissement, le fait d’être une femme ainsi que les antécédents familiaux et médicaux font partie des facteurs de risque impossibles à contrôler. Il y en a d’autres sur lesquels on peut agir : hypertension artérielle, diabète, taux élevé de cholestérol, fibrillation auriculaire, sédentarité, alimentation malsaine, surpoids, tabagisme, stress, de même que consommation excessive de drogues et d’alcool.

Discuter avec son médecin avant d’entamer une hormonothérapie substitutive à la ménopause est aussi de mise, de même que prendre les médicaments visant à réduire les risques, tels que prescrits par un professionnel de la santé. Aussi, on peut évaluer notre propre risque au coeuretavc.ca

Et que faire en présence de signes avant-coureurs ? «On ne répétera jamais assez combien il est important d’agir vite», rappelle Dre Laberge.

Statistiques 

  • Chaque année, les maladies du cœur et l’AVC fauchent la vie de 31 000 Canadiennes.
  • Les femmes sont cinq fois plus nombreuses à mourir d’une maladie du cœur que du cancer du sein.
  • Les femmes qui font une crise cardiaque sont plus susceptibles que les hommes d’en mourir ou d’en subir une deuxième.
  • Il y a un tiers plus de femmes que d’hommes parmi les personnes tuées par un AVC

Source : FADOQ (Magazine Virage)

Le temps de vivre 50+

Pénurie de main-d’œuvre : la solution passe par les travailleurs d’expérience

La pénurie de main-d’œuvre, en partie due au vieillissement de la population, est sur toutes les lèvres. Or, les travailleurs d’expérience constituent justement un élément important de la solution.

«Ce que les travailleurs d’expérience recherchent pour demeurer en emploi ou pour y revenir après quelques années à la retraite est semblable à ce que les autres employés demandent : un climat de travail agréable, un horaire flexible, la possibilité de faire du télétravail, de se limiter à quatre jours par semaine, etc. La pénurie de main-d’œuvre vient en partie du fait que beaucoup d’entreprises n’ont pas mis en place des pratiques de gestion et d’aménagement du temps de travail pour attirer et retenir les employés», indique Diane-Gabrielle Tremblay, professeure à l’École des sciences de l’administration de la TÉLUQ.

En effet, la pénurie serait moins aiguë si, d’une part, les travailleurs âgés restaient plus longtemps sur le marché du travail, plutôt que de dire « bye-bye boss » dès le tournant de la soixantaine, comme le font massivement les Québécois. D’autre part, des horaires plus flexibles auraient pour effet de convaincre davantage de retraités de reprendre du service. Il faut savoir que plus de la moitié d’entre eux y songent, en premier lieu pour continuer à contribuer à la société, puis pour des raisons financières.

Une révision de la fiscalité s’impose également pour conserver ou ramener les travailleurs d’expérience au sein de la population active.

Une pénurie sans précédent

Pour l’instant, dans un contexte de vigueur économique qui donne lieu à un taux de chômage historiquement bas, le Québec fait face à une pénurie de main-d’œuvre sans précédent, que l’immigration n’arrive pas à endiguer. Les derniers chiffres de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante font état de 109 600 postes vacants au Québec, un record battu de trimestre en trimestre. Le Québec est d’ailleurs la province la plus touchée à ce chapitre au pays.

Au même moment, des dizaines de milliers de 50+ se cherchent un emploi. Alors, pourquoi ne pas leur offrir tout simplement les postes vacants?

D’abord, parce que ces travailleurs ne possèdent pas toujours les compétences requises. Aussi, bien des postes disponibles proposent des salaires faibles, des conditions de travail pénibles et aucune flexibilité dans les horaires, trois contraintes qui, conjuguées, rebutent les travailleurs souhaitant à juste titre une reconnaissance de leurs années d’expérience ainsi qu’une conciliation plus aisée entre vie professionnelle et vie personnelle.

À bas les préjugés !

Autre obstacle : beaucoup d’employeurs sont réticents à embaucher des travailleurs de plus de 50 ans ou encore n’y songent tout simplement pas.

«L’un des préjugés les plus persistants est que les travailleurs expérimentés seraient technophobes. Ça ne tient plus la route puisque les gens qui ont 50 ans aujourd’hui sont pour la plupart suffisamment à l’aise devant un ordinateur pour accomplir les tâches requises dans un contexte de travail», fait valoir Mme Tremblay.

Dans les faits, ceux qui ont des décennies de travail à leur actif se démarquent souvent par leur loyauté, leur fidélité, leur ponctualité, leur motivation, leur disponibilité et leur culture du service à la clientèle.

«Aux deux extrémités de la pyramide des âges, les employeurs excluent d’emblée des gens, poursuit la professeure à la Télé-université de l’Université du Québec. Au sujet des plus âgés, les employeurs se disent qu’ils vont quitter bientôt, qu’ils coûteraient trop cher, etc. Pourtant, bien des travailleurs d’expérience veulent occuper un emploi pendant de nombreuses années encore et certains accepteraient une baisse de salaire en échange d’une plus grande souplesse dans l’aménagement du temps de travail.»

Tous au maindoeuvre50plus.com !

Employeurs et candidats expérimentés peuvent trouver leur point de jonction au maindoeuvre50plus.com, une initiative du Réseau FADOQ. Cette plateforme entièrement gratuite compte plus de 5 000 utilisateurs.

Source : Magazine Virage (FADOQ)

Le temps de vivre 50+

Repenser l’urbanisme pour les personnes aînées

Lorsqu’on parle du vieillissement de la population, ce sont généralement les enjeux liés à la santé et à l’économie qui retiennent l’attention. Mais pour assurer une qualité de vie à la population âgée en croissance, il est également important de repenser l’aménagement urbain.

Dans un ouvrage collectif intitulé Vieillissement et aménagement. Perspectives plurielles, dirigé par Sébastien Lord et Denise Piché, une trentaine d’experts s’interrogent sur la manière de rendre les villes, les banlieues et les régions plus adaptées aux besoins spécifiques des personnes aînées. 

Se déplacer en zone urbaine : un défi pour les aînés et aînées

Les auteurs et auteures du livre font remarquer que, de façon générale, au Québec, l’aménagement urbain, surtout celui des banlieues, est principalement pensé pour les automobilistes. 

Qu’il s’agisse des trottoirs inégaux ou inexistants, des feux de circulation trop rapides, des multiples sorties de stationnement, de la circulation importante et rapide, ou de l’absence d’éclairage dans certaines rues, plusieurs éléments peuvent faire obstacle aux déplacements des aînés et aînées. Les dangers sont encore plus présents l’hiver, où les risques de chute sont élevés. 

«La peur d’être heurté par une voiture ou de chuter sur une chaussée mal entretenue, la crainte de manquer d’énergie pour se rendre au bout de son parcours, la confusion face à la circulation dans les espaces intérieurs sont autant d’inconvénients qui limitent la mobilité des personnes âgées», explique Daniel Gill, professeur retraité de l’École d’urbanisme et d’architecture de paysage de l’UdeM, dans un chapitre du livre.

Dans ces conditions, se déplacer peut devenir une source de stress pour les aînés et aînées. En entrevue au Devoir, Sébastien Lord, co-directeur de l’ouvrage, explique que plusieurs personnes aînées peuvent aller jusqu’à allonger considérablement leur trajet pour se sentir plus en sécurité. Certaines en viennent même à minimiser autant que possible leurs sorties, ce qui peut les isoler. 

Le problème concerne plus particulièrement les personnes aînées qui souhaitent demeurer chez elles, et qui n’ont pas facilement accès aux services et aux transports adaptés que peuvent fournir les résidences.

Des solutions simples pour faciliter la vie des personnes aînées

Les auteurs et auteures du livre soutiennent que de petits changements, par exemple des feux de signalisation plus longs aux intersections, des bancs dans la rue pour permettre un temps de repos, des trottoirs chauffants, un marquage clair au sol et un éclairage adéquat, pourraient permettre d’améliorer considérablement la situation. 

Ils précisent qu’il est nécessaire de développer des solutions adaptées aux différents contextes. «Les problèmes de mobilité ne seront pas les mêmes que vous viviez en banlieue ou en ville, ça va nécessiter des solutions différentes», explique M. Lord. 

En banlieue, la principale solution consiste à offrir davantage de services près des habitations de manière à réduire la distance de marche. En ville, où les services sont généralement situés à proximité des habitations, il faut plutôt travailler à la mise en place d’un meilleur partage de la route entre piétons et automobilistes. 

Ces idées, portées par des organismes qui défendent les besoins des personnes aînées, commencent à être discutées à travers les conseils municipaux du Québec. Les experts espèrent que leurs recommandations seront entendues, car un aménagement urbain plus adapté est, selon eux, un élément clé pour l’amélioration de la qualité de vie des personnes aînées. 

Source: Vivre en résidence

Le temps de vivre 50+

Être proche aidant quand on est un homme

Pour les proches aidants de la génération de nos aînés, l’homme était traditionnellement reconnu comme étant le pourvoyeur. Il s’impliquait généralement peu dans les tâches domestiques et les soins aux proches. Le modèle masculin, alors centré sur la force, la fierté et le contrôle, s’oppose à la demande d’aide, qui sous-entend de la vulnérabilité, de l’humilité et une certaine dépendance aux services.

Si bon nombre d’aidants attendent d’être à bout de souffle avant de chercher du soutien, cette réalité est particulièrement vraie dans le cas des hommes proches aidants. Ces derniers s’attendent alors à une réponse rapide et concrète. Ils utilisent surtout des services d’information (maladie, services, etc.), de répit et de maintien à domicile (entretien ménager, popote, etc.). Ils préfèrent les démarches à court terme et sont plutôt réfractaires à l’idée de partager leur vie privée en groupe.

Petits conseils pour l’homme proche aidant afin de prévenir l’épuisement

  • Créez-vous un réseau de soutien familial et communautaire qui vous permettra de souffler par moment
  • Pratiquez une activité physique
  • Ayez une saine alimentation
  • Aller chercher de l’aide psychologique, s’il y a lieu
  • Organisez vos journées et vos semaines : faites une liste des choses à faire 
  • Faites une liste des personnes disponibles pour vous offrir de l’aide 
  • Planifiez des moments pour vous (sorties entre amis, menuiserie, etc.), 
  • Ayez à portée de main un réseau de contacts pour recevoir rapidement de l’information quand c’est nécessaire
  • Comme aidant d’une conjointe, planifiez des moments à deux et ne les reportez jamais
  • Renseignez-vous le plus que vous pouvez sur l’état et la maladie de la personne que vous aidez afin de diminuer les craintes et mieux anticiper les prochaines étapes.

42% des proches aidants sont des hommes

10% à 20 % des hommes proches aidants demanderont de l’aide

Le visage masculin du proche aidant

Il y a de ces personnes que l’on croise sur notre chemin et qui changent complètement notre vision du monde, de l’humain... de la vie. J’ai eu le privilège de rencontrer un homme dont l’amour et l’admiration pour son épouse transcendent les épreuves qu’il a su surmonter ces dernières années. Résolu à faire vivre la mémoire de sa femme, cet homme nous a partagé son histoire.

Cette histoire, c’est celle de Claude Brunelle, 71 ans, mais aussi celle de sa femme, Louise. En 2011, M. Brunelle se rend compte que son épouse a du mal à s’orienter, commence à oublier certaines choses, mélange les semaines dans le calendrier et, avec le temps, commence à avoir du mal à tenir une conversation. C’est petit à petit que la maladie s’est insérée dans leur couple. Cette maladie dont tout le monde parle et que tout le monde craint. Celle avec un grand A, pas la maladie de l’amour, mais bien la maladie d’Alzheimer. C’est insidieux, ce parcours, celui d’être la personne qui se souvient, celle sur qui tout retombe et qui doit, inévitablement, prendre une grande part des responsabilités, ce parcours de proche aidant. C’est donc tranquillement que Claude commence à organiser la vie familiale, s’occupe de l’entretien ménager, de la préparation des repas et même des soins d’hygiène de sa belle Louise. Mais après trois ans à courir, à se soucier constamment de la sécurité de sa femme et à mettre sa propre santé en jeu, il craque : il a besoin d’aide et, heureusement, la demande. Il trouve des préposées qui viennent l’aider à prendre soin de Louise. Ses « anges », comme il aime si bien les appeler et, sans qui, il ne serait plus là, aujourd’hui, pour nous en parler.

L’histoire de Claude, c’est aussi celle de Pierre, de Louis, de Gisèle et de tous les proches aidants d’aînés. N’hésitez pas à demander de l’aide. Des ressources, il en existe près de chez vous.

Vanessa Bouchard, responsable des communications et du développement, L’Appui Mauricie pour les proches aidants d’aînés.

TRAVAILLEURS EXPÉRIMENTÉS ET CONCILIATION TRAVAIL, VIE PERSONNELLE ET PROCHE AIDANCE

Dans le contexte actuel où la main-d’œuvre se fait de plus en plus rare et que remplacer un employé peut coûter de
50 à 200 % du salaire annuel, la rétention des employés devient donc une priorité. L’une des options qui peut s’offrir aux entreprises est de retarder le départ à la retraite de leurs employés expérimentés. Ces hommes et ces femmes qui détiennent, bien souvent, des postes-clés au sein des entreprises et qui, grâce à leur expertise développée au fil des ans, sont des piliers et des références pour le restant de l’équipe. 

Toutefois, ces hommes et ces femmes ne vivent plus la même réalité qu’il y a 30 ans quand ils devaient s’occuper d’enfants en bas âge et concilier leur travail et les rendez-vous à l’école ou chez le médecin de leurs enfants. Maintenant, ils demandent à leur employeur, bien souvent, de la flexibilité et des congés pour mieux accompagner leurs parents ou leur conjoint(e) dans la maladie ou la perte d’autonomie. En d’autres termes, bien des travailleurs doivent maintenant concilier travail et proche aidance et les employeurs doivent s’adapter à cette nouvelle réalité de plus en plus présente.

LES IMPACTS DU RÔLE DE PROCHE AIDANT SUR LE TRAVAIL

Être travailleur et proche aidant n’est pas une mince affaire ! Ces rôles combinés s’accompagnent de plusieurs tâches et responsabilités qui peuvent s’intensifier en fonction de l’évolution des incapacités de la personne soutenue. Il n’est pas toujours évident de jongler avec ces divers rôles et encore moins d’en parler à ses collègues de travail, voire à son employeur. 

Les études tendent à démontrer que, souvent, les proches aidants vont quitter leur emploi plus rapidement, prendre une retraite précoce, demander une diminution des heures, vont parfois, dû à la charge mentale, être moins concentrés ou productifs durant les heures de travail, et devront s’absenter un plus souvent pour les rendez-vous médicaux ou pour soutenir la personne qu’ils aident. En fait, les engagements des proches aidants en matière de soutien et de soins coûtent aux entreprises canadiennes
1,3 milliard de dollars annuellement en perte de productivité des employés. 

Pourtant, une étude de Pôle santé HEC Montréal1 démontre aussi que les proches aidants « [...] sont significativement plus engagés que leurs collègues qui ne prennent pas soin d’un aîné.» Cela démontre donc que les employeurs qui prennent des mesures pour soutenir et accommoder les proches aidants de leur entreprise s’en voient récompensés par une rétention plus importante de leur main-d’œuvre.  Parmi les mesures et les politiques d’assouplissement qui bénéficient aux deux parties, on retrouve : horaires flexibles, temps partagé, congés payés, télétravail, etc.  

CE QUE LA LOI PRÉVOIT

Au Québec, les normes du travail protègent les travailleurs visés par cette loi en leur permettant, sous certaines conditions, de s’absenter du travail en raison de l’état de santé d’un proche. Ces congés sont sans salaire et une attestation médicale peut être exigée dans le cas d’une absence prolongée. À ce sujet, le site d’Éducaloi propose une fiche d’information intéressante que vous retrouverez sous l’appellation Les congés pour raisons familiales et personnelles.

LES RESSOURCES EXISTANTES

Les programmes d’aide aux employés (PAE)

Offerts dans plusieurs organisations, les PAE ont pour but de soutenir les employés aux prises avec des difficultés personnelles ou avec des problèmes de santé physique ou psychologique. On y propose différents services, comme : consultations téléphoniques juridiques, financières, psychologiques, etc. N’hésitez pas à vous informer si un tel programme existe dans votre organisation.

Les organismes spécialisés en employabilité

Les organismes en employabilité offrent des services – orientation, counseling, accompagnement individuel, activités de groupe, etc. – favorisant le maintien en emploi, l’intégration ou la réintégration au travail. Certains de ces centres ont acquis une certaine expertise et mis sur pied des services particuliers pour les femmes et les proches aidants. Pour vous aider à trouver une ressource en Mauricie, consultez le site internet d’Emploi-Québec qui a conçu un répertoire des organismes spécialisés en employabilité.

Autres ressources dans la communauté

Bien qu’elles ne s’adressent pas spécialement aux aidants travailleurs, les organismes communautaires proposent une foule de services pour leur faciliter la tâche et leur permettre de maintenir un équilibre. Cela va de l’aide pour l’entretien ménager au transport bénévole, en passant par les services de répit. Pour trouver facilement des ressources dans votre région, consultez le répertoire des ressources sur le site
www.lappui.org ou appelez le service Info-aidant, au 1 855 852-7784.

Trousse à outils pour les employeurs

Votre entreprise serait ouverte à proposer à ses travailleurs proches aidants les outils et les ressources qui s’offrent à eux ? Contactez l’Appui Mauricie pour explorer les possibilités : 819 841-0900.

Le temps de vivre 50+

Les Infos FADOQ 360 pour répondre à vos questions

Le Réseau FADOQ lance un nouveau projet intitulé Infos FADOQ 360, qui a pour objectif de répondre aux principaux besoins informationnels des aînés, de leurs proches et du public en général.

«Les Infos FADOQ 360 sont issues des questions provenant des appels et courriels reçus par le Réseau FADOQ. Ce projet vise à renseigner sur une foule de sujets, du bail au permis de conduire, en passant par le Supplément de revenu garanti. La FADOQ veut offrir des réponses précises, appuyées par des sources fiables à des questions complexes que les aînés se posent fréquemment», explique le directeur général du Réseau FADOQ, Danis Prud’homme.

On y trouve aussi une section plus ludique sous forme d’une rubrique Le saviez-vous?, qui conscientise au fait qu’une clause de bail peut être «illégale». Par exemple, au Québec, la loi n’autorise pas les propriétaires à demander un dépôt de garantie.

Les résidences privées pour aînés (RPA) et le permis de conduire ont été les premiers sujets couverts par les Infos
FADOQ 360. Le Réseau jugeait primordial de transmettre des informations sur la résiliation de bail, les modalités de la reprise de logement et de l’éviction, ainsi que sur les exigences que doivent respecter les propriétaires de RPA afin de se conformer à la certification.

La fiche du mois de septembre porte quant à elle sur les médecins de famille et celle d’octobre portera sur le bail.

Le Réseau FADOQ publiera de façon périodique de nouvelles fiches. Chaque document est disponible sous trois formats : un PDF dynamique avec hyperliens cliquables, un PDF téléchargeable et imprimable ainsi qu’une version Web.

Source: Réseau FADOQ

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Journée sportive au Complexe sportif Alphonse-Desjardins

Le 18 octobre prochain, la FADOQ Mauricie invite les personnes de 50 ans et plus à venir vivre une journée sportive toute spéciale au Complexe sportif Alphonse-Desjardins (CSAD).

Par le biais d’activités sportives et d’une visite guidée, les visiteurs pourront découvrir le complexe qui comprend une grande variété d’installations sportives et de services pour tous les goûts. Ainsi, chacun pourra choisir deux blocs d’activités sportives d’une durée d’une heure parmi plus d’une dizaine.

Au total, quatre activités devront être choisies parmi les suivantes :

  • Pickleball
  •  Zumbago Yoga
  • Badminton
  • Salle d’entraînement
  • Golf virtuel
  • Ping-pong
  • Dek hockey
  • Stretching (étirements)
  • Vélo-fit (spinning)
  • Circuit de marche active
  • Danse

Collation et dîner servis sur place. Et vous savez quoi? C’est gratuit!

Inscription obligatoire, contactez laFADOQ-Région Mauricie 819-374-5774

Le temps de vivre 50+

Les aînés loin d’être technophobes

Un mythe persistant veut que les aînés soient nombreux à tourner le dos aux nouvelles technologies. Or, la réalité est tout autre, les personnes de 50 ans et plus étant toujours plus nombreuses à surfer sur la vague numérique.

Les enquêtes successives du CEFRIO, un organisme partenaire du ministère de l’Économie et de l’Innovation, prouvent qu’une grande proportion des 50+ est loin d’être technophobe.

Le taux d’utilisation des réseaux sociaux progresse dans tous les groupes d’âge, indique une enquête NETendances. Plusieurs seront surpris d’apprendre qu’il se situait en 2018 à 83 % chez les 45-54 ans, 78 % chez les 55-64 ans, 57 % chez les 65-74 ans et 34 % chez les 75 ans et plus !

L’apprentissage des nouvelles technologies

Ainsi, une proportion significative et croissante de personnes de 50 ans et plus est branchée et fière de l’être. Et pour ceux qui auraient envie de maîtriser l’informatique et les nouvelles technologies mais hésitent à le faire, il y a les Ateliers FADOQ.ca. Il s’agit d’une sélection de cours abordables donnés partout au Québec à de petits groupes d’aînés par des formateurs du même groupe d’âge, en quelques blocs de 3 heures.

Vous aimeriez vous initier ou améliorer vos compétences en Word, Excel, ordinateur, tablette ou réseaux sociaux ? Grâce au Réseau FADOQ, rien de plus facile.

Pour en savoir plus sur les Ateliers FADOQ.ca : 1 800 828-3344.

Source: Réseau FADOQ

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Résidences pour personnes âgées : une hausse de loyer préoccupante

Le Réseau FADOQ est préoccupé que le loyer mensuel moyen des places pour personnes recevant des soins assidus dans les résidences pour personnes âgées ait subi une hausse de 100 $ par mois au cours de la dernière année pour atteindre 3280 $ au Québec en 2019.

C’est ce que révèle le plus récent Rapport sur les résidences pour personnes âgées portant sur le Québec, par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). À titre comparatif, le loyer mensuel moyen pour une place avec soins assidus s’était établi à 3180  $ en 2018.

«Depuis de nombreuses années, le Réseau FADOQ soulève le manque de logements abordables pour les personnes à faible revenu qui ont besoin de soins assidus. Ceux-ci ont très peu de choix, puisqu’il y a un manque criant de places dans les CHSLD et que les résidences privées pour aînés sont très dispendieuses. Il faut leur offrir des options plus intéressantes», soutient le président du Réseau FADOQ, Maurice Dupont.

De son côté, le loyer mensuel moyen des places standards s’est chiffré à
1788 $ en 2019, une hausse de 59 $ par rapport à l’an dernier. Dans les résidences pour personnes âgées, les taux d’inoccupation ont augmenté par rapport à l’an dernier au Québec.

La SCHL mène l’Enquête sur les résidences pour personnes âgées chaque année en février et en mars. Cette enquête porte sur tous les centres urbains des 10 provinces et elle englobe les résidences privées et les résidences sans but lucratif.

Faits saillants du rapport portant sur le Québec

  • Le taux d’inoccupation des places standards dans les résidences pour aînés est monté de 6,9 % en 2018 à 7,2 % en 2019.
  • Le taux d’inoccupation des places avec soins assidus est monté à 5,7 %.
  • La conjoncture du marché et l’évolution des taux d’inoccupation ont varié selon les régions.
  • Le loyer moyen des places standards était de 1 788 $ en 2019.
  • Le taux d’attraction au Québec s’est établi à 18,4 % en 2019. Il était nettement plus élevé qu’ailleurs au Canada; le taux se chiffrait en moyenne à 6,1 % dans les autres provinces.

Source: Réseau FADOQ

Le temps de vivre 50+

Savoir reconnaître les premiers signes de cataractes

(EN) Avec l’âge, notre vision change. Elle peut devenir floue, et les visages de nos proches, difficiles à voir. Si vous éprouvez ces symptômes, vous pourriez être atteint de cataractes, un phénomène oculaire naturel qui survient généralement avec l’âge. Si elles ne sont pas traitées, les cataractes peuvent entraîner une importante perte de vision et la cécité.

«Nos yeux sont nos fenêtres sur le monde, et ils sont tous différents»,  mentionne la Dre Kathy Cao, ophtalmologiste au Kensington Eye Institute. «Il est très important de prendre soin de sa santé oculaire, en particulier lorsqu’il y a des changements dans notre vision.»

Les cataractes touchent plus de 2,5 millions de Canadiens chaque année. Toutefois, parmi les patients atteints, seuls 20 % ont une connaissance approfondie de l’affection. Elles sont causées par une opacification progressive du cristallin due à l’accumulation de protéines naturelles au fil du temps, ce qui entraîne une vision trouble, une sensibilité à la lumière et une atténuation des couleurs.

La seule façon de traiter les cataractes consiste en une intervention chirurgicale. Cette chirurgie moderne est sécuritaire. Durant celle-ci, un chirurgien remplace le cristallin opacifié naturel de l’œil par une lentille artificielle. De nos jours, de nombreuses options de lentilles chirurgicales sont offertes pour atteindre les objectifs de vision de chaque personne.

Même s’il faut soigneusement considérer chaque intervention, la chirurgie de la cataracte est généralement sécuritaire et réalisée en consultation externe, ce qui signifie que les patients retournent à la maison le jour même après la chirurgie. Ils remarqueront souvent une amélioration de leur vision dans les jours suivants, et pourront reprendre leurs activités quotidiennes peu après.

Si vous envisagez subir une chirurgie de la cataracte, vous devez discuter avec votre chirurgien de vos objectifs de vision afin de sélectionner la lentille de remplacement qui vous conviendra le mieux. 

Consultez votre professionnel des soins oculaires pour en apprendre plus sur les cataractes, la chirurgie de la cataracte et les choix de lentilles.

Le temps de vivre 50+

Pimentez votre marche avec l’usage de bâtons

La marche avec des bâtons aide à renforcer l’équilibre, améliorer la stabilité de notre corps et diminuer les chances de glisser, de chuter, et par conséquent, de se blesser. L’utilisation de bâtons de marche favorise la propulsion, car le haut du corps vous aidera à aller vers l’avant, ce qui soulagera les muscles de vos jambes. De plus, l’utilisation des bâtons permet d’améliorer la condition physique tout en faisant travailler les muscles du haut et du bas du corps.

Un seul bâton ou deux ?

Un seul bâton est plus facile d’utilisation, plus léger et moins dispendieux. Par contre, l’utilisation de deux bâtons garantit plus de stabilité que lorsqu’on en utilise seulement un. Notons que les bâtons réduisent davantage les impacts sur les genoux, les chevilles, les hanches et la colonne vertébrale. De plus, ils nous permettent d’avoir quatre points d’appui au sol, ce qui aide la stabilité lorsque l’on marche sur les terrains glissants (la glace ou la boue) ou instables (des pierriers, sur la neige, etc.). 

Un truc

Procurez-vous vos bâtons dans les magasins offrants des articles usagés.  Une façon intéressante et économique de commencer l’utilisation ! 

Modèles des bâtons de marche

Une multitude de modèles et de prix varient en fonction de l’utilisation. Les bâtons de marche sont ajustables en hauteur avec un système à vis ou à clips. Ils incluent des poignées en liège, en mousse ou en plastique, ainsi qu’une dragonne (sangle pour le poignet). Ils se complètent par une pointe en acier ou en carbure de tungstène entourée d’une rondelle de taille variable. 

La technique

En marche nordique, les mouvements des bras et des jambes sont semblables à ceux de la marche : les mouvements de vos membres doivent être synchronisés et alternés : le bras droit avec la jambe gauche et vice-versa.

Chez les débutants, nous remarquons que l’erreur la plus fréquente est une avancée à l’amble (bras et jambes du même côté). Pour éviter cette technique, nous vous conseillons de laisser traîner les bâtons au sol durant quelques mètres au début de votre expédition. Au fur et à mesure de vos pas, accentuez le mouvement de vos bras.

À retenir

Allez-y à votre rythme et soyez accompagné afin de redoubler de plaisir!     Bonne marche!

Pour en connaître davantage sur ce sujet ainsi que sur la prévention des chutes, le CIUSSS MCQ vous offre plusieurs services GRATUITS.

Programme Debout!

Des ateliers portant sur : 

1. Une saine alimentation, un atout dans votre vie
(incluant le Guide Alimentaire 2019); 

2. L’environnement et les habitudes de vie sécuritaires; 

3. Adopter un mode de vie physiquement actif – Nouveau contenu.

Vivre en équilibre  Nouveau!!!

La peur de tomber vous paralyse? Ce programme est pour vous! 

Programme PIED 

Activité physique pour les personnes des 60 ans et plus, deux séances par semaine afin d’améliorer l’équilibre et la force des jambes. 

Fernanda Possa Silva, ergothérapeute 

Service de prévention des chutes   CIUSSS MCQ - Trois-Rivières
819 370-2200, poste 43206 

Le temps de vivre 50+

Les coûts cachés de la vie de retraité

Bien des gens préparent mal leurs finances personnelles de futurs retraités. Ça se comprend: prédire l’avenir n’est pas encore une science reconnue ! Un peu de planification ne fera sûrement pas de tort, en tenant compte de trois facteurs: votre date de retraite, vos revenus et vos dépenses.

Votre date de retraite

Pour plusieurs, dire bye-bye boss à 59 ou 62 ans, c’est presque du pareil au même, puisqu’ils disposent d’une généreuse caisse de retraite privée ou d’un impressionnant trésor de guerre personnel. Les quelques dollars de moins versés chaque mois par la RRQ et la Sécurité de la vieillesse ne changent donc pas grand-chose. Pour d’autres, reporter la retraite de deux ou trois ans fait une énorme différence, parfois plus de 200 $ par mois... Un fait demeure, plus vous travaillerez tard, plus vous épargnerez.

Vos revenus

Combien gagnerez-vous à la retraite? Ça dépend de trois choses : de la date de votre retraite, de l’épargne accumulée et de la combinaison de vos rentes gouvernementales et privées.

Vos dépenses actuelles influencent aussi vos revenus de futur retraité. Le meilleur moyen d’éloigner les tracas, c’est de toujours viser à augmenter son épargne-retraite. Sans nécessairement vivre une vie de missionnaire reclus, on doit respecter son budget et, chaque année, réviser ses dépenses.

Toutes ces sorties au restaurant valent-elles le coût ? La ligne fixe de téléphone ou le vin à chaque repas sont-ils nécessaires ? Vos couvertures d’assurance et votre forfait bancaire correspondent-ils à vos besoins? Pouvez-vous vendre la deuxième voiture, la motoneige, le bateau? Avez-vous besoin de toute cette bande passante à la maison ou sur les mobiles?

Dès que votre hypothèque sera remboursée intégralement, consacrez l’équivalent de votre paiement mensuel à votre épargne-retraite. Essayez de cotiser le maximum permis à votre REER et à votre CELI.

Rappelez-vous qu’à la retraite, vos revenus seront moindres. Pourquoi ne pas les calculer dès maintenant ?

Vos dépenses

Vous pouvez faire la même chose pour vos dépenses à la retraite, qui dépendent de cinq facteurs : la longévité, les projets spéciaux, les dépenses courantes, l’impôt et votre état de santé.

Vous croyez que la vie de retraité coûte moins cher que la vie active? C’est plutôt faux. Certes, on n’a plus à payer les cotisations de retraite et syndicales, ou à se mettre sur son 36 pour aller travailler. Mais on doit quand même s’habiller, se transporter, se nourrir, se loger ! Passez en revue votre budget actuel et soustrayez vos dépenses qui disparaîtront à la retraite : vous serez surpris.

Ajoutez le fait que vous n’aurez plus la couverture d’assurance de votre employeur. Or, plus on vieillit, plus les coûts liés aux médicaments, aux soins de santé et au maintien à domicile augmentent. Aurez-vous assez d’argent pour payer les factures et faire face aux imprévus (refaire la toiture ou remplacer l’auto) si vous vivez jusqu’à 85, 90, 95 ans ? Faudra-t-il vendre la maison? Ces questions se planifient.

Vos projets spéciaux

La retraite prend son sens si l’on profite de la vie. Faites la liste de tous vos petits et grands projets : envoyer les petits-enfants à l’université, construire des écoles dans des pays en voie de développement, faire du trekking au Népal, skier dans les Alpes, jouer au golf à St-Andrews, fréquenter les librairies ou les cinémas chaque semaine, aller au spa de temps en temps, etc.

Ensuite, magasinez ces projets comme si vous alliez les réaliser la semaine prochaine. Une fois leur valeur fixée, divisez le grand total en années, puis en mois, et ajoutez vos dépenses courantes. Voilà  : vous saurez combien il vous faudra d’argent pour votre retraite. Ou presque.

Car il y a l’impôt. Si vous gagnez moins à la retraite, vous en paierez moins, c’est logique. Mais ce ne sera pas zéro. D’autant plus que certains de vos projets spéciaux peuvent coûter cher. Sortir 25 000  $ d’un coup de son REER ou de son FERR pour voyager en Asie pendant deux mois ou changer de voiture pourrait entraîner une imposition plus élevée. Il aurait peut-être fallu déposer cette somme dans un compte CELI...

Comment planifier tout cela? Méfiez-vous des simulateurs de retraite, qui ne tiennent pas compte des imprévus. Mieux vaut consulter un conseiller ou un planificateur financier pour équilibrer vos finances de futur retraité.

Source : Magazine Virage (FADOQ)

Le temps de vivre 50+

Programme dans la peau d’un aîné

Le vieillissement humain est un processus complexe qui induit des changements graduels aux niveaux biologique, psychologique et sociologique au fur et à mesure que les individus avancent en âge. C’est pourquoi la FADOQ propose son atelier de sensibilisation Dans la peau d’un aîné.

Cet atelier vise à sensibiliser la population aux impacts du vieillissement humain. Au cours d’une séance, les participants vivent ainsi des expériences qui simulent la réalité d’une personne vieillissante et les contraintes et défis qu’elle doit parfois surmonter au quotidien.

Au cours de l’atelier Dans la peau d’un aîné, les participants réalisent 6 tests de sensibilisation sur les thématiques suivantes :

VISION

Les participants sont invités à porter des lunettes qui reproduisent les effets de différents problèmes oculaires (dégénérescence maculaire, cataracte, glaucome). Ils doivent ensuite accomplir des tâches parmi les suivantes : lire une ordonnance, repérer un symbole ou un chiffre sur un objet commun (une calculatrice, par exemple), trouver un numéro de téléphone dans l’annuaire, reconnaître un visage sur une photo, etc.

AUDITION

Avec des bouchons dans les oreilles, les participants reçoivent des consignes à voix basse et tentent de comprendre les paroles qui leur sont adressées. Les participants essaient ensuite de communiquer avec leurs voisins de table uniquement par des gestes et des mouvements de bouche et expérimentent la lecture labiale.

MOBILITÉ

Les participants doivent transporter un sac d’épicerie lourd et se déplacer à l’aide d’une canne, d’une marchette ou d’un ambulateur. Ils doivent ensuite parcourir la pièce d’un bout à l’autre en quelques secondes.

AGILITÉ

Les participants sont invités à enfiler des gants de travail avant de réaliser certaines tâches : boutonner une chemise, ouvrir un distributeur de médicaments, manipuler des pièces de monnaie, lacer des souliers, manipuler un téléphone cellulaire, etc.

COGNITION

Les participants découvrent ce qu’est le vieillissement cognitif pathologique. L’animateur ou l’animatrice utilise des jeux phonétiques pour expliquer la dégénérescence cognitive et ses impacts sur la communication.

DEUILS

Le deuil ne fait pas toujours suite au décès d’un proche. Il peut être associé à d’autres types de pertes : le déménagement en résidence, l’éloignement des enfants et petits-enfants, l’apparition d’une maladie ou l’incapacité de conduire sa voiture. Les participants sont amenés à réfléchir aux multiples deuils qui ponctuent l’existence d’une personne aînée.

LA BIENTRAITANCE : FIL CONDUCTEUR

L’atelier ludique et interactif permet une meilleure compréhension du vécu des aînés et favorise les comportements et les attitudes de bientraitance envers ces derniers. Chaque activité de sensibilisation est suivie d’une période de discussion permettant aux participants de réfléchir collectivement aux comportements et attitudes de bientraitance adaptés aux situations décrites. Au terme de la séance, les participants savent interagir adéquatement avec des personnes aînées dans différents contextes et situations et sont sensibilisés à l’âgisme.

Source : Réseau FADOQ