Les propriétaires de la Seigneurie du triton, Annie Tremblay et Nicolas Bernard, continuent de développer leur offre de services.

La Tuque, Vitalité et Prospérité

Triton: des projets plein la tête

Depuis quelques mois, la Seigneurie du Triton a éteint ses génératrices. L’établissement historique, désormais branché au réseau électrique, est en mode ajustement et développement. Désormais, les clients pourront séjourner au Triton en hiver, dans une toute nouvelle offre de la pourvoirie, Le Snowlodge.

«C’est sur réservation uniquement, ce sont des groupes qui vont réserver l’auberge. Qu’il soit 2, 4, 6 ou 10, ce sera un groupe à la fois avec cuisiner, serveur, souper gastronomique, cocktail à l’arrivée… Ça n’existait pas vraiment dans la région et ça nous était demandé.  On l’a testé l’an passé et les gens ont capoté. Tu prends l’auberge et le territoire. C’est un projet qu’on n’aurait pas pu faire sans électricité», a lancé le copropriétaire de la Seigneurie du Triton, Nicolas Bernard.

Il faut dire que l’arrivée du réseau électrique est un changement majeur qui a permis de diminuer l’empreinte environnementale, mais également de pouvoir mettre à exécution une série de travaux d’amélioration.

«Au niveau de la vie de tous les jours, l’électricité, ç’a été un très gros plus. Il y a les effets environnementaux qu’on voulait aller chercher, c’est-à-dire une économie de 195 tonnes de gaz à effet de serre. Par la bande, on s’est rendu compte qu’on n’avait plus de pollution sonore, on s’est rendu compte qu’il y avait des oiseaux qu’on n’avait jamais vus, qu’on s’entendait parler, on entend le rapide derrière, on entend des choses magnifiques», a mentionné M. Bernard.

La flotte de véhicules est passée en mode électrique. Il faut dire que les VTT étaient devenus bruyants en l’absence du bruit constant de la génératrice.

Au niveau du fonctionnement, les dirigeants on pu mettre la main sur de nouveaux équipements autant pour les équipes de la cuisine que celles de l’hébergement. 

«C’est une facilité de travail et maintenant, ça va nous permettre de nous développer. Avant ça, on ne pouvait pas. On a une belle équipe. J’ai l’impression que ç’a amené une « zénitude» pour tout le monde», a fait remarquer Nicolas Bernard.

«Le matin, on se fait réveiller par le bruit des huards au lieu d’avoir de la misère à s’endormir à cause du bruit de la génératrice. Ça améliore une vie», a ajouté la copropriétaire Annie Tremblay.

Les effets se sont aussi fait sentir chez la clientèle. Dans la prochaine année il y aura du chauffage partout, ce qui n’était pas possible avec les génératrices. 

«Ça nous permet d’avoir des séchoirs à cheveux, des cafetières dans les suites, ce sont tous de petits détails qui permettent aux clients de voir la différence», a noté Annie Tremblay. 

De nouveaux projets sont également sur la table: nouveaux chalets et nouvelles suites. On veut axer sur le côté petit, chic et rustique. «On est définitivement rendus à l’étape du raffinement», a conclu Annie Tremblay.