Le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay, dresse un bilan positif de sa première année de gouvernance.

La Tuque, Vitalité et Prospérité

Première année de Pierre-David Tremblay à la mairie de La Tuque

«C’est mission accomplie». «Il faut amener La Tuque, une marche à la fois, vers plus de prospérité, plus de vitalité.» Un an presque jour pour jour s’est écoulé depuis le début du mandat du maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay. Il avait promis un vent de changement et une année axée sur la stabilisation et la consolidation. Le premier magistrat estime que c’est mission accomplie. Durant la deuxième année de son mandat, les efforts seront multipliés sur l’efficacité et l’efficience.

«Je suis très satisfait de ma première année à la mairie. On a commencé avec un déficit de 1,9 million de dollars. Éventuellement, on va avoir un peu plus de marge de manœuvre. Tranquillement, on se dirige vers un petit surplus, donc c’est mission accomplie», lance d’entrée de jeu le maire de La Tuque.

«Les équipes ont bien répondu à la demande du conseil en matière de restriction budgétaire. C’était important pour moi de faire ça sans diminuer les services et sans amenuiser le personnel», ajoute-t-il.

L’un des éléments qui a marqué la dernière année est le mémoire sur le soutien financier accordé à l’agglomération de La Tuque qui a été déposé au gouvernement. Les dirigeants de la Ville se sont rendu compte que ce n’était peut-être pas la façon la plus efficace de récupérer le manque de 1,9 million de dollars.

«Ce n’est pas comme ça qu’on devait le travailler. Ce que vous voyez depuis quelques mois, ce sont les pièces du casse-tête qu’on a identifiées. Les premiers répondants, les ambulances, Hydro-Québec… ce sont toutes des parties, tout ce qui touche à l’économie locale est en lien avec le mémoire […] Je focusse beaucoup sur le mémoire, mais on est dans une économie d’exploitation. On remplit les poches du gouvernement, mais il ne remplit par les nôtres».

D’autres dossiers ont également marqué cette première année, notamment les revendications pour le changement de vitesse au Lac-à-Beauce et les travaux au kilomètre 107. 

«On a commencé avec un déficit de 1,9 million de dollars. Éventuellement, on va avoir un peu plus de marge de manœuvre. Tranquillement, on se dirige vers un petit surplus.»

«J’ai un côté très préventionniste et je l’exploite au maximum. […]  Je greffe à ça le mot courage. Il fallait du courage pour dire que nous on ne voulait pas de cannabis dans les lieux publics. On n’en veut pas pantoute, mais on sait qu’il y en a. On a été courageux dans nos décisions au conseil, très préventif et très courageux. Ça marque notre première année», a noté Pierre-David Tremblay.

Ce dernier note également l’amélioration du service aux citoyens, la prise en charge de la population dans différents projets comme La Tuque en couleurs, le meilleur travail d’équipe à l’hôtel de ville…

«J’ai vu cette année plus de travail d’équipe entre les départements, et ça, ça me plaît. C’est ça l’efficacité qu’on veut aller chercher dans les prochains mois, les prochaines années.»

Pierre-David Tremblay avait également promis plus de transparence à l’hôtel de ville. Il pense que c’est le cas, et un des passages qui en témoignent bien, selon le maire, c’est l’épisode de la coupure d’eau au mois de mai.

«Ç’a été une belle expérience, on a osé et on a fait acte de transparence. On a fait un bon travail. Ç’a été mission accomplie dans la transparence», insiste-t-il.

Dans cette deuxième année de mandat, le maire Tremblay veut s’occuper des ressources humaines et il vise un taux de taxation bas pour 2019.

«À l’interne, notre mission était de se rentabiliser. La deuxième année sera celle de l’efficacité et de l’efficience tout en gardant à l’esprit qu’on va continuer sur la même lancée. […] Cela ne veut pas dire des pertes d’emplois, bien au contraire.»

«Il y a des faiblesses dans l’organisation en matière de ressources humaines; ça ne vise pas les individus, mais bien la structure. Il y a aussi des gens qui sont dans des délicatesses contractuelles», note Pierre-David Tremblay.

La Ville misera aussi sur une équipe bonifiée au Service de développement économique et forestier (SDEF) pour travailler sur des projets d’économie locale, régionale ou provinciale. 

«Il y a du démarchage à faire pour aller chercher des promoteurs, des occasions d’affaires, et tout ça autour de la question de l’économie.»

Le projet de minicentrale hydroélectrique est toujours dans les cartons de la Ville, un projet qui pourrait être, à long terme, très lucratif pour la Municipalité.

«On est toujours en discussion avec Hydro-Québec et le gouvernement. J’ose espérer que ce projet va se concrétiser. Ça représente plusieurs milliers de dollars pour la Ville de La Tuque. On ne peut pas passer à côté de ça. À long terme, ça pourrait même nous permettre d’éliminer la dette. On travaille très fort et on veut voir la réalisation de ça.»

«Il y a plein d’autres projets aussi, mais on n’est pas prêts à en parler», a ajouté Pierre-David Tremblay.

Ce dernier n’a pas manqué de souligner la consolidation du milieu avec la culture autochtone, entre autres, dans le projet du lac Saint-Louis.

«J’y crois énormément. C’est un peuple de qui on a beaucoup à apprendre. On a eu des projets ensemble.  Tantôt, au centre Sakihikan, on verra de l’affichage en français et en atikamekw. […] On va faire quelque chose là pour démontrer plus de respect et d’acceptabilité de cette communauté qui est une richesse en soi», a conclu le maire de La Tuque.