Alain Sauvé s'est associé avec son fils Maxime Sauvé pour assurer la relève de l'entreprise Pisciculture Sauvé et Fils.

La Tuque, Vitalité et Prospérité

Pisciculture Sauvé et fils. Pisciculteur de père en fils

Au printemps 2017, Maxime Sauvé a quitté ses fonctions dans une institution financière pour se joindre à l’entreprise de son père Alain. Ensemble, ils travaillent à développer et moderniser les activités commerciales de la Pisciculture Sauvé et fils. Garantissant ainsi un avenir à l’entreprise à l’heure où la relève se fait de plus en plus rare.

«Je ne pouvais pas demander mieux. C’est rassurant d’avoir de la relève. La moyenne d’âge des pisciculteurs est d’environ 68 ans», lance d’entrée de jeu, Alain Sauvé.

«Quand mon père a lancé son entreprise, j’étais là, mais j’étais tout petit. J’ai grandi là-dedans. À l’université, je savais que je voulais mon entreprise, mais je ne savais pas laquelle. Ç’a été tout naturel de prendre la relève avec mon père quand l’occasion s’est présentée et qu’on a pu acheter les terrains de mon grand-père. On est maintenant propriétaires et c’est ce qui fait en sorte qu’on a le goût d’investir et de continuer de développer l’entreprise», a ajouté Maxime Sauvé.

L’entreprise exploite une pisciculture depuis 25 ans dans le Haut Saint-Maurice. Elle produit actuellement l’équivalent de 10 tonnes de poissons, de la truite mouchetée principalement, destinées au marché de l’ensemencement. Maxime Sauvé s’est amené au sein de l’entreprise avec une expertise technologique. «C’est en fait d’amener tous les automatismes, classeurs automatiques, compteurs automatiques, pompes à poissons… donc automatiser les processus pour être en mesure de faire une production beaucoup plus grande avec un travail qui n’est pas nécessairement plus énorme. On va faire ça dans un premier temps et dans un deuxième temps, on veut se libérer un peu de temps libre aussi avec des systèmes de sécurité, des caméras de surveillance, avoir la possibilité de partir des mécanismes à distance pour éviter de perdre des poissons et d’avoir une perte de revenu», indique Maxime Sauvé.

Il faut dire que les deux hommes d’affaires projettent d’augmenter la capacité de production du site en passant de 10 à 100 tonnes dans un avenir rapproché. Ils pourront profiter d’une aide financière de près de 50 000 $ du gouvernement du Québec pour réaliser des travaux préparatoires. Les projets ne s’arrêtent pas là. Dans un avenir pas si lointain, on projette d’avoir une usine de transformation sur le site. «On veut avoir la moitié pour l’ensemencement et l’autre moitié pour la transformation. Pour le moment, on veut vendre aux usines de transformation déjà existantes au Québec. Dans un futur un petit peu plus loin, on aimerait avoir notre propre usine de transformation ici à
La Tuque», a-t-il conclu.