Le Centre Sakihikan est situé au Lac St-Louis.

La Tuque, Vitalité et Prospérité

Lac Saint-Louis. Un rêve devenu réalité.

Le lac Saint-Louis s’est refait une beauté dans la dernière année. Situé au cœur de la ville, l’endroit a repris ses lettres de noblesse, si bien que la Ville de La Tuque le considère comme le troisième pôle touristique après le Parc des chutes et la gare.

«Je l’ai toujours dit, les gens ont un attachement profond pour le lac Saint-Louis. Le sentiment d’appartenance est très fort de par son historique, de par sa configuration et de par sa situation géographique. À New York, il y a Central Park; à La Tuque, il y a le lac Saint-Louis. C’est le poumon de La Tuque», a lancé Estelle Paulhus, directrice du service du loisir et de la culture. «Quand on rêvait ce projet-là, on voyait une place pour tout le monde et on voulait le faire vivre à tout le monde ensemble», a-t-elle ajouté.

La Ville de La Tuque a souhaité donner un nouveau souffle à l’endroit en mettant l’accent sur la mise en valeur et la vocation récréative du site. Pour ce faire, elle a  réalisé un investissement de 1 M$. 

On a créé un amphithéâtre naturel et un lieu de rassemblement. Le projet a été rendu possible grâce à la collaboration d’Hydro-Québec. La société d’État a versé 907 700 $ du Programme de mise en valeur intégrée (PMVI), programme qui a été accordé dans le cadre du projet à 735 kilovolts Chamouchouane-Bout-de-l’Île. 

La Ville ne veut pas en rester là. Il y a une volonté de réaménager le reste du lac. On veut poursuivre la suite logique des travaux. 

«On a une autre étape à faire, c’est de finir l’aménagement du reste du lac, c’est-à-dire la renaturalisation des berges, et mettre en application le carnet de santé des arbres. Les arbres sont magnifiques et majestueux, il faut en prendre soin. Il faut replanter aussi pour assurer la pérennité», affirme Mme Paulhus.

«L’éclairage, le mobilier urbain, refaire le sentier, tout est encore dans le projet à monter», ajoute-t-elle.

Le Centre Sakihikan

Le Centre d’amitié autochtone de La Tuque (CAALT), propriétaire du bâtiment principal sur le site, a également injecté 2,3 M$ dans le projet. À vocation communautaire et touristique, le Centre Sakihikan va promouvoir la culture autochtone tout en générant des activités économiques significatives. 

«Ça fait quatre ans qu’on travaille sur le projet, sur la rénovation de la bâtisse, mais aussi sur les services qu’on va offrir parce que c’est une entreprise d’économie sociale en premier lieu. On offre de la location de salle, la boutique d’art autochtone, des ateliers et activités culturelles dans le centre et aussi autour du petit lac», a affirmé Véronique Patry du CAALT.

L’inauguration du lac Saint-Louis et du Centre Sakihikan a eu lieu en septembre. Les gens se sont présentés en très grand nombre. 

«On s’attendait à 800 ou 900 personnes et on aurait été très contents alors, imaginez quelques milliers de personnes. On voyait les gens faire la file, ils avaient hâte de voir. On a entendu toutes sortes d’histoires, des gens qui se sont rencontrés ici, des gens qui se sont embrassés ici… Tout ça, c’est à la population, c’est un bijou au centre-ville», a lancé Mme Patry.

La grande ouverture a également été le moment de présenter un avant-goût du spectacle son et  lumière Immersion à la culture. Une représentation qui a séduit les spectateurs et qui promet pour l’été prochain.

En plus de ce spectacle, le CAALT travaille sur un autre projet technologique.

«C’est un projet avec des lunettes multimédias. Ce serait aussi une immersion à la culture, mais en 360 degrés. On va pouvoir regarder autour et vivre une immersion complète. On travaille là-dessus dans la prochaine année», a fait savoir Véronique Patry.

Le parc du lac Saint-Louis accueille aussi les sprints de la Classique internationale de canots de la Mauricie et de nombreux pêcheurs, puisque le lac est ensemencé depuis 2015.

«La pêche est fabuleuse dans le lac. Il y a des pêcheurs qui ont sorti des poissons épatants», note Mme Paulhus.

Plusieurs activités se tiendront au lac Saint-Louis, notamment la fête nationale des autochtones et la fête nationale du Québec. 

«On aimerait peut-être faire quelque chose le 22 juin pour faire le maillage entre nos deux fêtes nationales. C’est un moment parfait pour se rallier», insiste Estelle Paulhus.

D’ici là, les deux organisations tenteront de valider plusieurs idées pour le développement du site et les spectacles à venir.

«On continue de travailler ensemble et on souhaite que le site fonctionne 12 mois par année. Les aménagements vont être conçus en fonction de ça. Notre marque, c’est d’avoir la culture autochtone chez nous et là, on la met en valeur et on met en valeur l’histoire du lac Saint-Louis. Tout est là pour que ça devienne un attrait touristique», a conclu
Mme Paulhus.

Véronique Patry, du CAALT, a été agréablement surprise de la réponse des gens de La Tuque lors de l'inauguration.