Kathleen Bérubé et Élisa Labrecque sont propriétaires de la boutique Kirano Santé.

La Tuque, Vitalité et Prospérité

Kirano Santé. Entreprendre pour la santé de la communauté.

Nouvelle boutique qui vient d’ouvrir ses portes à La Tuque. Elles sont entrepreneures et fières de l’être. Leur but est d’offrir un produit pour la santé individuelle et collective, mais aussi de mettre de l’avant un mode de vie qui s’harmonise avec ce qu’elles offrent. Élisa Labrecque et Kathleen Bérubé sont les deux femmes derrière la boutique Kirano Santé qui vient d’ouvrir ses portes sur la rue commerciale à La Tuque.

«C’est un créneau qui n’était pas développé à La Tuque, c’est précis comme produit. Je ne pouvais pas concevoir qu’il n’y ait pas de boutique comme celle-là dans une ville. C’était ça au départ. C’est parti plus petit, on s’est développé au fil du temps et on en est rendu là aujourd’hui», raconte Élisa Labrecque, celle qui a lancé en 2014 Santé en vrac désormais devenu Kirano Santé.

Ce nouveau nom, il a été pensé et réfléchi. Plusieurs suggestions étaient sur la table et les entrepreneures ont eu le coup de cœur pour ce mot atikamekw.

«C’était important d’inclure la communauté autochtone aussi dans notre boutique. Étant donné qu’on vit dans une ville où l’on côtoie des Atikamekws tous les jours, notre idée est venue de trouver un mot de leur langue qui allait réunir tout le monde. Kirano signifie tous ensemble. Alors Kirano est là pour la santé de tous et la santé collective», a expliqué Kathleen Bérubé.

D’ailleurs, les deux femmes d’affaires sont très actives sur la page Facebook de l’entreprise. On est très à l’écoute des demandes et suggestions de la population latuquoise.

«On souhaitait avoir le pouls de la population, on voulait savoir ce que les gens aimaient. On a eu une belle réponse, les gens se sont sentis interpellés. C’est motivant pour nous de voir la réponse des gens», note Kathleen Bérubé.

En plus d’offrir des produits diversifiés, on offre également,  selon la demande, des formations, conférences, cours de yoga, cours de cuisine…

«Oui, il y a une panoplie de produits, mais si les gens ne savent pas quoi faire avec, on n’est pas avancé. C’est pour ça qu’on a mis de l’avant des conseils pratiques».

On a porté une attention particulière à l’environnement, au choix écoresponsable, mais également à l’achat local. «Focusser sur l’achat local c’est s’aider entre nous. C’est comme ça qu’on crée une communauté forte et dynamique», insiste
Mme Bérubé. «On a plein d’idées de partenariat, mais ils ne le savent pas encore», a ajouté Élisa Labrecque.

Les deux femmes d’affaires qui se sont exilées pour leurs études n’ont pas hésité à revenir à La Tuque pour s’y installer.  «Pour la proximité avec la famille, pour la qualité de vie, je sentais l’attachement avec ma ville natale», a affirmé Élisa Labrecque. «On a tout ici pour être heureux. Il suffit de le voir, de le réaliser, et de l’apprécier. C’est nous qui habitons dans la plus belle ville au monde. On est choyés d’habiter ici», a ajouté Kathleen Bérubé.

Cette dernière n’est pas sans mentionner la contribution de la Ville dans le projet de Kirano Santé. Le programme de revitalisation de l’intérieur des commerces de Ville de La Tuque a grandement aidé au déploiement du projet. 

«Si ce programme-là n’avait pas existé, on n’aurait pas une belle boutique comme on a aujourd’hui. Il faut reconnaître cette aide financière de la Ville», a conclu Mme Bérubé.