Julie Noel est la représentante de la CEHSM.

La Tuque, Vitalité et Prospérité

Communauté entrepreneuriale du Haut Saint-Maurice. «Il faut passer à l’action»

Depuis 2014, la Communauté entrepreneuriale du Haut Saint-Maurice (CEHSM) est bien ancrée dans le paysage latuquois. Le comité, formé de plusieurs organismes du milieu, tentera dans les prochaines années de poursuivre ses actions afin d’inciter les gens à entreprendre.

Un récent sondage a démontré que la population du Haut Saint-Maurice croit beaucoup en l’importance de l’entrepreneuriat. Plus de 96 % des personnes sondées ont une perception favorable de l’entrepreneuriat. Il s’agit là d’un écart positif de 12 % par rapport au Québec. Par ailleurs, les intentions d’entreprendre demeurent beaucoup plus élevées au Québec que dans le Haut Saint-Maurice. C’est là-dessus qu’on veut travailler dans les prochaines années.

La CEHSM veut augmenter les démarches et le démarrage d’entreprises à court terme, mais également, dans une autre étape, assurer la survie et la croissance des entreprises.

«Au niveau de la culture entrepreneuriale, ça va super bien. On a développé de bons réflexes avec les partenaires […] Par contre, il faut aussi passer à l’action. Il faut cibler des actions concrètes pour permettre aux gens de se lancer en affaires, et aussi pour leur permettre de perdurer dans le temps», a expliqué Julie Noël, conseillère en développement et communications à la SADC du Haut Saint-Maurice et représentante de la CEHSM.

Une rencontre a d’ailleurs eu lieu récemment entre une soixantaine d’acteurs différents du milieu afin de tracer les grandes lignes des prochaines années. Ils ont échangé sur quatre thématiques: la culture entrepreneuriale, les intentions d’entreprendre, les démarches pour se lancer en affaires et la survie des entreprises du territoire. 

Ensemble, les participants ont identifié les bons coups et les défis en matière de développement de l’entrepreneuriat. L’objectif visé était de rassembler des idées en vue d’établir un plan d’action de la Communauté entrepreneuriale pour les années 2018 à 2021. Il faut dire aussi que novembre a été désigné comme le Mois de l’entrepreneuriat dans le Haut Saint-Maurice.

«C’est un mixte de ce qui se faisait déjà et des nouveaux trucs. On a assemblé tout ça pour en faire un gros happening. Ce sera également l’occasion de lancer la période de mises en candidature pour le défi OSEntreprendre», a fait savoir Julie Noël. Cette dernière est claire, la Communauté entrepreneuriale du Haut Saint-Maurice, c’est une occasion de faire travailler les gens ensemble. «Ça touche les écoles, le milieu communautaire, l’entrepreneuriat au sens large…», précise
Mme Noël. 

«C’est inciter les gens à entreprendre dans le milieu, pour leur milieu. Nos organisations, qui travaillent toutes ensemble, vont être en mesure de les supporter. On veut donner le goût aux gens d’entreprendre», a conclu Tommy Déziel, directeur général de la SADC du Haut Saint-Maurice.

NOUVEAU SOUFFLE AU SDÉF

Le Service de développement économique et forestier (SDÉF) de Ville de La Tuque aura bientôt un nouveau souffle. Deux nouvelles personnes se joindront à l’équipe dans les prochains mois, ce qui permettra à l’organisme d’élargir ses horizons. «On va doubler notre équipe. C’est une excellente nouvelle pour nous», insiste Danielle Rémillard, directrice développement et gestion des programmes au SDÉF.

«On roulait, mais on voulait rouler encore plus. Il y avait des choses qu’on ne pouvait plus faire. On devait faire des choix. Maintenant, on veut faire davantage de partenariats avec les organisations autant économiques que sociocommunautaires», ajoute-t-elle.

Dans un premier temps, le SDÉF veut élargir ses horizons au niveau local puis au niveau régional avec la deuxième ressource qui va s’ajouter à l’équipe. «Ce sont deux postes très différents, aux vocations très différentes, mais qui vont travailler ensemble», indique Mme Rémillard.

Selon elle, les prochains mois et les prochaines années seront donc propices à soulever de nouveaux projets, à s’investir davantage sur des comités, à augmenter l’implication et l’aide dans le milieu, à bonifier la présence sur le territoire, à faire une bonne veille économique, à s’impliquer plus au niveau régional et provincial...

«On avait des choix peu agréables à faire. Il y a des projets régionaux et c’est important d’aller s’asseoir avec nos collègues de la Mauricie. Ce ne sont pas tous des dossiers locaux. Nos nouvelles ressources vont permettre ça… On va améliorer notre recette».

«On n’aura plus l’impression de sacrifier quelque chose. En développement, il faut prioriser autant les petits projets que les grands. Les petits projets sont importants. La personne qui a un petit projet travaille fort aussi. On ne doit surtout pas les tasser en disant qu’on s’occupe seulement des gros projets. Comme région, on n’a pas les moyens de tasser un projet».

Danielle Rémillard veut également commencer une refonte des Fonds disponibles. Elle aimerait diminuer les irritants des entrepreneurs. 

«Le but, c’est que le projet se réalise. On est à l’écoute de ce qu’il se passe pour être le plus efficace possible. Après trois ans, on fait des constats. On veut mettre les Fonds au goût du jour. On veut faciliter les choses. Il va toujours y avoir des normes, mais il faut s’adapter aux besoins de notre milieu», a-t-elle conclu.