FINANCES PERSONNELLES [REER]

Une révolution nommée CELI

«Si nous voulons aider les familles canadiennes à planifier leur avenir, nous devons leur donner les moyens qui les encourageront à épargner. Malheureusement, le gouvernement pénalise depuis trop longtemps les gens qui prennent cette sage ­décision.» Ainsi, s’exprimait, en 2008, le ministre des Finances Jim Flaherty lors du discours du budget annonçant la création du CELI, un nouveau véhicule d’épargne.

Le 2 janvier 2009, les Canadiens de 18 ans et plus ont officiellement pu disposer de cet instrument financier pour la première fois. Souple et d’usage général, il était destiné à faire croître leur épargne à l’abri de l’impôt. Depuis l’entrée en vigueur du REER, quelque 60 ans auparavant, le CELI s’inscrivait comme une véritable révolution. Intégré à une série de mesures gouvernementales, il visait en outre à contrer les effets de la crise économique qui sévissait.

Depuis le début de son déploiement, il y a 10 ans, les règles régissant le CELI ont peu changé. À l’exception de la somme maximale admissible annuellement qui a fluctué, les montants non cotisés pour les années antérieures sont toujours cumulatifs. Le revenu de placement associé au régime, y compris les gains en capital, est libre d’impôt, même s’il est prélevé du compte. Les retraits peuvent être effectués à tout moment, et ce, sans restriction.

D’autres avantages

«Après avoir retiré de l’argent du compte, ils [les Canadiens] pourront y remettre plus tard un montant égal et ainsi pouvoir conserver le maximum des cotisations permises, notait à l’époque le ministre Flaherty. Les REER servent d’abord et avant tout à prévoir la retraite. Le compte d’épargne libre d’impôt, c’est un peu comme un REER, mais pour répondre à nos autres besoins: achat d’une première résidence, projet spécial, aide à ses enfants…» 

Afin qu’il soit plus facile pour les personnes à revenu faible ou modeste d’épargner, il avait également été convenu que l’avantage retiré ne serait pas récupéré ailleurs. Autrement dit, la formule mise en place prévoyait que le revenu et les gains en capital provenant du compte d’épargne libre d’impôt, ainsi que les sommes retirées de ce compte, n’affecteraient pas les prestations fédérales fondées sur le revenu, par exemple le Supplément de revenu garanti.

Source : ministère des Finances du Canada

  • Selon le recensement de 2016, les ménages les plus susceptibles de cotiser à un CELI sont ceux dont le soutien économique principal est âgé de moins de 35 ans (40,4%), ou de plus de 54 ans (43,1%).
  • En 2015, les ménages dont le revenu après impôt était inférieur à 80 000$ étaient plus enclins à cotiser à un CELI (33,8%) qu’à un REER (20,1%).
  • 5,6 millions de ménages canadiens ont cotisé à un CELI en 2016.
  • 4592$: c’est la somme que les Canadiens ont placée en moyenne dans leur CELI en 2016 selon un sondage annuel de BMO Groupe financier publié en février 2017.

Source : Statistique Canada et BMO Groupe financier


Précision : Dans la publication du 2 février, selon la source consultée, il a été inscrit que le Supplément de revenu garanti était imposable. Après vérification auprès du gouvernement du Canada, il s’avère que cette prestation n’est pas imposable. Nos excuses.