FINANCES PERSONNELLES [REER]

Récolter ce que l’on a semé

Afin de maximiser leurs avoirs pendant la vie active, les épargnants ne manquent habituellement pas de conseils. Nombreux sont ceux qui rapportent toutefois en recevoir beaucoup moins quand vient le temps de tirer leur révérence. Les économies associées à plusieurs décennies de travail sont pourtant en jeu et commettre des erreurs de décaissement peut se traduire par des pertes financières considérables.

Selon Statistique Canada, au cours des 15 prochaines années, plus de 1000 baby-boomers vont atteindre l’âge de la retraite chaque jour au pays. Avec l’espérance de vie qui s’accroît, leur bas de laine sera-t-il suffisant jusqu’au décès? La nécessité de dresser un inventaire de tous ses investissements, des échéances, des types de placements et des niveaux de risque se révèle alors. Et au cœur de toute stratégie de décaissement apparaît la fiscalité. 

Tandis que l’un souhaite obtenir le revenu le plus élevé possible jusqu’à son dernier jour, l’autre désire dépenser uniquement pour l’essentiel et laisser un héritage significatif à ses enfants. Pour y arriver, faudra-t-il vendre la résidence familiale ou certains biens ? Ces considérations sont cruciales. Comme le mode de vie envisagé à la retraite est propre à chacun et à sa situation personnelle, le décaissement doit en tenir compte et être adapté.

Élaborer un plan et l’actualiser

«Se doter d’un plan financier demeure fondamental, même une fois à la retraite. Durant cette période, les gens voient leur actif diminuer et s’ils ignorent combien de temps celui-ci va leur permettre de subvenir à leurs besoins, un stress s’installe inévitablement», insiste Jean-Philippe Joncas, fiscaliste en planification fiscale et successorale à l’Industrielle Alliance Groupe financier. À cela s’ajoute le facteur d’imprévisibilité lié aux aléas de la vie.  

Tout plan a donc avantage à être mis à jour régulièrement. Nouvel emploi à temps partiel, décès du conjoint, projets imprévus et problèmes de santé représentent autant de raisons de réajuster sa stratégie. «Pour être appuyé dans cette tâche, il peut s’avérer judicieux de s’adjoindre les services d’un professionnel, note M. Joncas. N’oublions pas qu’aujourd’hui, un individu risque au final d’être plus longtemps à la retraite que sur le marché du travail.»

IMPOSABLE ?

Apprenez à connaître quels sont les principaux types de revenus et lesquels sont imposables
ou non.

•    Argent contenu dans les comptes bancaires: NON 

•    Rendements et somme retirée d’un CELI: NON

•    Sommes prélevées du REER et du FERR: OUI

•    Prestations de la RRQ: OUI

•    Prestations du programme de la Sécurité de la vieillesse: OUI

•    Rente viagère souscrite à partir de sommes provenant du REER: OUI

•    Rente viagère souscrite à partir de sommes du CELI ou d’un compte non enregistré: NON

•    Revenus de placements: OUI
(ils sont plus ou moins imposés selon qu’il s’agit de gain en capital, de dividendes ou d’intérêts)