Le NM Peter-Fraser en service à la traverse de l’Île-Verte, l’une des 13 traverses et dessertes sous la responsabilité la STQ.

La voie maritime du Saint-Laurent

Des partenaires diversifiés

Très achalandée, la Voie maritime renferme un microcosme. Toutes sortes d’entreprises et de travailleurs y brassent de grosses affaires. Tour d’horizon.

Société des traversiers du Québec

Opérant 13 traverses et dessertes maritimes entre Sorel-Tracy et Blanc-Sablon en passant par Québec, la Société des traversiers du Québec (STQ) est un acteur méconnu, mais incontournable dans le paysage québécois. Au-delà des 5,2 millions de gens, des 2,1 millions de véhicules et des dizaines de milliers de tonnes de marchandises qu’elle transporte vers les régions éloignées du Québec annuellement, la STQ joue un rôle crucial pour plusieurs communautés isolées ou enclavées de notre immense territoire.

Plus de 650 personnes s’emploient quotidiennement à remplir cette mission d’un bout à l’autre de la province, 24 heures par jour, tous les jours de la semaine. Leur travail permet à la STQ de réaliser plus de 115 000 traversées annuellement, contribuant du même coup à la vitalité économique et sociale de plusieurs régions et rythmant la vie de nombreuses communautés.

La prochaine décennie sera remplie de défis : plus de 425 millions de dollars seront investis au cours des 10 prochaines années par la STQ pour bonifier son réseau et répondre encore mieux aux besoins de l’ensemble des Québécois. La somme est considérable, mais la compétence et la passion des employés seront encore plus importantes pour la réalisation des nombreux projets qui découleront des investissements.

« Les prochaines années seront excitantes à la STQ, mentionne Alexandre Lavoie, porte-parole de la STQ. Nos employés, basés aux quatre coins du Québec, mettront leur compétence à profit pour relever des défis passionnants. Nous aurons également besoin de plusieurs nouveaux matelots, mécaniciens et autres employés pour nous aider à réaliser nos objectifs. » Des postes seront affichés en ce sens sur le site traversiers.com

QSL est présente de Terre-Neuve à Chicago en passant par Québec.

25 000 affectations de pilotage en 2018

L’achalandage est aussi à la hausse à l’Administration de pilotage des Laurentides (APL). Cette société d’État fédérale fournit des services de pilotage maritime dans le fleuve Saint-Laurent afin d’assurer la sécurité de la navigation. En 2018, elle a réalisé près de 25 000 affectations de pilotage, une hausse de près de 10% par rapport à l’année précédente. 

«Les capitaines qui arrivent des quatre coins du monde connaissent bien leur navire, mais ils ne connaissent pas la géographie locale et les défis de navigation du Saint-Laurent qui a beaucoup de courant, de hauts fonds, de trafic et de brouillard, alors nous leurs assignons des pilotes », explique le capitaine Alain Richard, directeur, sécurité et efficacité maritimes, APL. 

Trois pilotes se succèdent pour prendre le contrôle du navire des Escoumins à Saint-Lambert. Le tout, sans que le navire ne s’arrête!

Les bateaux de croisière de plus de 100 mètres de long doivent aussi se prêter au jeu. «Nous affectons deux pilotes à bord parce que c’est plus complexe à naviguer», précise Alain Richard. Pour réaliser ce travail, APL peut compter sur près de 200 pilotes. 

Présence tout le long de la Voie maritime 

La carte des terminaux opérés par QSL s’étend de Saint-Jean de Terre-Neuve à Chicago, porte d’entrée pour le marché du Midwest. Pas moins de 20 millions de tonnes sont manutentionnées chaque année dans ces 30 terminaux par les 1300 employés de l’entreprise québécoise démarrée il y a 40 ans.

«Nous avons la plus grande présence du fleuve Saint-Laurent aux Grands Lacs», indique Robert Bellisle, président et chef de la direction de QSL. 

L’entreprise est notamment à Québec, dernier port en eau profonde du corridor Saint-Laurent/Grands Lacs. «Nous y réalisons beaucoup de transbordement pour que la marchandise puisse continuer sa route sur de plus petits navires dans les Grands Lacs, ou sur de plus gros pour aller vers l’océan Atlantique», précise-t-il. 

QSL a également un département d’ingénierie pour développer des innovations technologiques afin de permettre à ses clients de relever différents défis logistiques.