Des jeunes nous parlent

Les thèmes et enjeux qui nous préoccupent

Les sujets qui animent la société préoccupent les jeunes. Pour preuve, voici un résumé des opinions et commentaires exprimés par des élèves du Centre d’éducation des adultes Saint-François en vue de cette publication.

La famille

Plus important encore que l’amitié, le thème de la famille semble avoir une importance très grande pour les élèves du Centre d’éducation des adultes Saint-François, en raison notamment de l’influence et du soutien que peut avoir leur famille sur leurs comportements futurs. La famille occupe une grande place dans leur vie puisque c’est elle qui est là pour les supporter dans les moments plus difficiles, et ce, sans les juger outre mesure. La famille est par ailleurs importante pour certains lorsque vient le temps de les soutenir financièrement pour leur retour à l’école. Pour certains d’entre eux qui sont parents, ce sont leurs enfants et leur famille qui ont été la source de motivation pour leur retour sur les bancs d’école, afin de leur offrir une meilleure qualité de vie et leur montrer l’exemple à suivre pour leur futur.

Le marché du travail

Le marché du travail est une des raisons principales pour laquelle les élèves du Centre d’éducation des adultes Saint-François ont fait le choix de retourner sur les bancs d’école, après avoir décroché, lors de leur passage au secondaire. Le marché du travail est un élément important pour eux, puisqu’ils estiment que leur futur métier leur permettra d’avoir un salaire stable afin de fournir à leurs besoins de base, ainsi que leur permettre d’atteindre un but fixe dans la vie. Leur retour en classe est d’ailleurs une motivation afin de leur permettre d’atteindre cet idéal, qui selon eux leur permettra d’avoir une meilleure qualité de vie, en plus de leur donner la possibilité de se trouver un emploi qui correspond à leurs intérêts et champs d’expertise spécifiques.

L'argent

Pour ceux qui ont un emploi à temps partiel ou pour ceux qui ont une famille à faire vivre en dehors du cadre scolaire,  les élèves du Centre d’éducation des adultes Saint-François sont d’avis que l’argent est sans contredit important pour subvenir à leurs besoins essentiels. La majorité avoue tenter d’économiser au quotidien et de se faire un budget pour ne pas accumuler trop de dettes lors de leurs études, même si le tout est parfois complexe et difficile à gérer puisqu’ils n’ont jamais eu de cours d’économie à l’école. Ils sont toutefois d’avis que le conseiller qui vient leur rendre visite chaque année afin de les aider à comprendre le fonctionnement de l’argent, à bien gérer les cartes de crédit, à faire un budget et à les aider à se magasiner un appartement les aide grandement à bien saisir la valeur de l’argent au quotidien.

La conciliation famille-travail-études

Pour les élèves qui fréquentent le Centre d’éducation des adultes Saint-François, la conciliation entre la famille, le travail et les études semble être assez facile pour tous. Pour plusieurs d’entre eux qui obtiennent une subvention de la part du gouvernement ou du Conseil des Abénakis d’Odanak, ils n’ont pas l’obligation de se trouver un travail en dehors de leurs études afin de subvenir à leurs besoins, ce qui leur permet de se concentrer entièrement à leur retour en classe. Pour ceux et celles qui ont de jeunes enfants, ils estiment que leur horaire scolaire est bien adapté à leur condition. Finalement, pour ceux et celles qui ont un travail extérieur, encore une fois, leur horaire de classe et l’organisation quotidienne leur permettent d’être en mesure de bien concilier le travail et leurs études, sans compromettre leur réussite.

La politique québécoise

Peu bavards sur le sujet, les élèves sondés avouent ne pas en connaître énormément sur le sujet et ne pas s’intéresser du tout pour la majorité à la politique québécoise. Pour certains, la politique québécoise ne les intéresse pas puisqu’ils ne se sentent pas interpellés et ne voient pas les effets concrets sur leur vie, tandis que pour d’autres, c’est la méconnaissance et le manque d’éducation dans ce domaine qui les rendent indifférents à ce sujet. Ils sont par ailleurs d’avis que les médias ne parlent pas assez de politique québécoise et que le tout devrait changer. Ils avouent ne pas avoir l’intérêt d’effectuer des recherches avancées  sur le sujet lorsqu’ils voudraient avoir de l’information supplémentaire à l’offre médiatique. Ils estiment notamment que les élections américaines les ont plus interpellés dernièrement en raison de l’omniprésence du sujet dans les médias québécois.