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Des jeunes nous parlent

Centre d’éducation des adultes Saint-François-du-Lac : de retour à l’école pour mieux réussir

Alors que plusieurs élèves fréquentent le Centre d’éducation des adultes Saint-François, situé à Saint-François-du-Lac pour terminer leur secondaire ou pour obtenir certains préalables, c’est toutefois dans un univers tout à fait différent que les jeunes âgés de 16 ans et plus viennent parfaire leurs connaissances.

Ici, on y vient pour apprendre, mais surtout, on vient pour se redonner espoir et se donner les outils pour réussir. En effet, le Centre d’éducation des adultes Saint-François se distingue des autres centres du même genre par son approche personnalisée, grâce à son nombre d’élèves peu élevé. 

Ce sont ainsi une quarantaine d’élèves âgés de 16 ans et plus qui franchissent les portes du Centre au cours d’une semaine. Chaque élève étant maître de son horaire, ils ne sont qu’une vingtaine par jour à se présenter en classe. 

Un lien d’attachement

Cette particularité propre au Centre d’éducation des adultes Saint-François qui amène une dimension humaine et un fort lien d’attachement fait d’ailleurs partie intégrante des valeurs fondamentales que souhaitent inculquer les enseignants et la direction à leurs élèves, lors de leur passage au Centre.

«Ici, on fonctionne beaucoup en individuel avec les élèves. Il n’y a donc pas de rythme obligé et de cours magistraux comme on retrouve au secondaire. Cet élément et le lien d’attachement que l’on crée est d’ailleurs ce qui ressort le plus des commentaires des élèves», explique Caroline Cormier, enseignante en mathématique et en science. 

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Les thèmes et enjeux qui nous préoccupent

Les sujets qui animent la société préoccupent les jeunes. Pour preuve, voici un résumé des opinions et commentaires exprimés par des élèves du Centre d’éducation des adultes Saint-François en vue de cette publication.

La famille

Plus important encore que l’amitié, le thème de la famille semble avoir une importance très grande pour les élèves du Centre d’éducation des adultes Saint-François, en raison notamment de l’influence et du soutien que peut avoir leur famille sur leurs comportements futurs. La famille occupe une grande place dans leur vie puisque c’est elle qui est là pour les supporter dans les moments plus difficiles, et ce, sans les juger outre mesure. La famille est par ailleurs importante pour certains lorsque vient le temps de les soutenir financièrement pour leur retour à l’école. Pour certains d’entre eux qui sont parents, ce sont leurs enfants et leur famille qui ont été la source de motivation pour leur retour sur les bancs d’école, afin de leur offrir une meilleure qualité de vie et leur montrer l’exemple à suivre pour leur futur.

Le marché du travail

Le marché du travail est une des raisons principales pour laquelle les élèves du Centre d’éducation des adultes Saint-François ont fait le choix de retourner sur les bancs d’école, après avoir décroché, lors de leur passage au secondaire. Le marché du travail est un élément important pour eux, puisqu’ils estiment que leur futur métier leur permettra d’avoir un salaire stable afin de fournir à leurs besoins de base, ainsi que leur permettre d’atteindre un but fixe dans la vie. Leur retour en classe est d’ailleurs une motivation afin de leur permettre d’atteindre cet idéal, qui selon eux leur permettra d’avoir une meilleure qualité de vie, en plus de leur donner la possibilité de se trouver un emploi qui correspond à leurs intérêts et champs d’expertise spécifiques.

L'argent

Pour ceux qui ont un emploi à temps partiel ou pour ceux qui ont une famille à faire vivre en dehors du cadre scolaire,  les élèves du Centre d’éducation des adultes Saint-François sont d’avis que l’argent est sans contredit important pour subvenir à leurs besoins essentiels. La majorité avoue tenter d’économiser au quotidien et de se faire un budget pour ne pas accumuler trop de dettes lors de leurs études, même si le tout est parfois complexe et difficile à gérer puisqu’ils n’ont jamais eu de cours d’économie à l’école. Ils sont toutefois d’avis que le conseiller qui vient leur rendre visite chaque année afin de les aider à comprendre le fonctionnement de l’argent, à bien gérer les cartes de crédit, à faire un budget et à les aider à se magasiner un appartement les aide grandement à bien saisir la valeur de l’argent au quotidien.

La conciliation famille-travail-études

Pour les élèves qui fréquentent le Centre d’éducation des adultes Saint-François, la conciliation entre la famille, le travail et les études semble être assez facile pour tous. Pour plusieurs d’entre eux qui obtiennent une subvention de la part du gouvernement ou du Conseil des Abénakis d’Odanak, ils n’ont pas l’obligation de se trouver un travail en dehors de leurs études afin de subvenir à leurs besoins, ce qui leur permet de se concentrer entièrement à leur retour en classe. Pour ceux et celles qui ont de jeunes enfants, ils estiment que leur horaire scolaire est bien adapté à leur condition. Finalement, pour ceux et celles qui ont un travail extérieur, encore une fois, leur horaire de classe et l’organisation quotidienne leur permettent d’être en mesure de bien concilier le travail et leurs études, sans compromettre leur réussite.

La politique québécoise

Peu bavards sur le sujet, les élèves sondés avouent ne pas en connaître énormément sur le sujet et ne pas s’intéresser du tout pour la majorité à la politique québécoise. Pour certains, la politique québécoise ne les intéresse pas puisqu’ils ne se sentent pas interpellés et ne voient pas les effets concrets sur leur vie, tandis que pour d’autres, c’est la méconnaissance et le manque d’éducation dans ce domaine qui les rendent indifférents à ce sujet. Ils sont par ailleurs d’avis que les médias ne parlent pas assez de politique québécoise et que le tout devrait changer. Ils avouent ne pas avoir l’intérêt d’effectuer des recherches avancées  sur le sujet lorsqu’ils voudraient avoir de l’information supplémentaire à l’offre médiatique. Ils estiment notamment que les élections américaines les ont plus interpellés dernièrement en raison de l’omniprésence du sujet dans les médias québécois.

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Reprendre sa vie en main grâce à l’école aux adultes

Lorsqu’ils ont pris la décision de revenir sur les bancs d’école afin de terminer leur secondaire ou pour obtenir les préalables manquants à leur formation, les élèves du Centre d’éducation des adultes Saint-François ont aussi fait le choix de rependre leurs vies en main. Un passage qui peut parfois être tinté de défis pour certains, mais qui est aussi synonyme de fierté pour ceux qui parviennent à compléter leur formation générale.

Si certains ont fait le choix de quitter le secondaire par manque d’intérêt et de motivation, pour d’autres, ce choix ne s’est toutefois pas fait de gaieté de cœur. C’est d’ailleurs le cas de Jenny Gagnier-Lemire qui a dû abandonner le secondaire en raison d’un amalgame de circonstances malheureuses, notamment son trouble du déficit d’attention (TDA) qui l’empêchait de bien progresser dans une salle de classe où les autres élèves la perturbaient.

«À l’école, ça ne fonctionnait pas du tout. L’année de mes 17 ans, j’ai fait une dépression, ce qui m’a fait lâcher l’école pendant trois ans. J’ai toutefois décidé il y a 3 ans d’aller à l’école aux adultes pour reprendre ma vie en main. Je quitte d’ailleurs prochainement pour faire un DPE en infographie.» 

Une situation qui est similaire pour Pierre-Alexandre Thompson.

«C’était difficile quand je suis rentré au secondaire. J’ai d’ailleurs doublé mon secondaire 3. C’est après ça que j’ai eu beaucoup de complications. J’ai fait une petite dépression et c’est pourquoi j’ai arrêté l’école, car ça ne fonctionnait tout simplement pas. Je me cherchais énormément à ce moment-là. Cet été, j’ai pris la décision de venir au Centre d’éducation des adultes Saint-François pour recommencer mon secondaire 3 et ça va très bien.»   

Quitter pour mieux revenir

Malgré leur décision de quitter l’école secondaire lorsqu’ils étaient plus jeunes, c’est désormais avec une toute nouvelle vision, souvent plus positive, que la majorité des élèves qui fréquentent le Centre d’éducation des adultes Saint-François voient désormais leur retour sur les bancs d’école quelques années plus tard.

«J’ai lâché l’école en secondaire 3 à cause de diverses raisons. Après avoir passé un an sur le marché du travail, je voulais absolument venir ici pour finir mon secondaire 5. Après trois ans passés ici, j’ai bientôt terminé et je suis en train de faire mes préalables pour faire une technique au cégep en analyse biomédicale. Je suis fière de moi», avoue Sarah Audet O’Bomsawin.

Pour Anne-Shirley Bernaquez, c’est pour offrir à ses enfants une vie plus stable qu’elle a fait le choix de revenir aux études, après 10 ans d’absence.

«J’ai lâché l’école à 16 ans et j’ai tout de suite commencé à travailler. Après avoir fait plusieurs petits emplois, j’ai constaté que je voulais offrir une vie plus stable pour mes enfants de 3 et 4 ans. Je souhaite d’ailleurs compléter mon secondaire 5 en entier avant de quitter le Centre», soutient-elle.

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Si j'étais ministre...

Cyniques, sceptiques et souvent désillusionnés à l’égard de la politique, les jeunes se sentent néanmoins interpellés par la perspective de façonner un monde à leur image. À la question : si vous étiez ministre de l’Éducation, quelle décision prendriez-vous ou quelle serait votre priorité?, les élèves du Centre d’éducation des adultes Saint-François ont bien voulu répondre, se prêtant au jeu de devenir des décideurs l’espace de quelques minutes…

«Je lui demanderais au secondaire de réintégrer certains cours, par exemple sur les budgets, la couture ou la cuisine, car ce sont des choses dont on a besoin  quotidiennement», a mentionné Jenny Gagnier-Lemire.

Q : En tant que ministre de l’Éducation, où dépenseriez-vous le plus d’argent? 

«Dans les sports, car ça fait bouger les élèves et ça leur changent les idées, mais il n’y a pas assez de périodes d’éducation physique au secondaire. J’ajouterais donc des périodes supplémentaires de sport», a soutenu Yanick Desmarais.

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Une vie super active dans notre école !

L’école secondaire le Tremplin en est la preuve bien vivante, alors qu’il est difficile de trouver un élève qui ne s’est pas impliqué au cours de son cheminement scolaire. C’est donc à travers de comités variés que les 332 élèves tentent de rendre leur passage au secondaire le plus mémorable possible, en s’impliquant dans divers comités.

L e comité du bal, l’équipe technique de l’école, la radio étudiante, le conseil étudiant, ce ne sont en effet pas les choix qui manquent lorsqu’on parle de projets et de comités à l’école secondaire le Tremplin.

En plus de s’impliquer dans de nombreux projets et de faire face à quelques défis, plusieurs élèves réalisent des exploits lors de leur cheminement scolaire, qu’ils garderont en mémoire toute leur vie.

«Ce qui est intéressant avec les comités, c’est que ça permet de nous mélanger avec d’autres personnes qui n’étaient pas nos amis auparavant. Ça nous ouvre donc sur notre milieu», explique Emmie Lavoie-Marchand, une élève de troisième secondaire.

Sans être obligatoire, les enseignants de l’école secondaire le Tremplin se font un devoir de promouvoir l’implication au sein des comités à leurs élèves. Chose qui n’est toutefois pas difficile, puisque certains comités doivent faire une sélection en raison du fort taux de participation.

Par ailleurs, dès la rentrée scolaire, une foire des comités a lieu à la place d’accueil, afin d’intégrer les nouveaux venus.   

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École le Tremplin : un milieu de vie humain

Deux mois viennent de s’écouler depuis la rentrée des classes à l’école secondaire Le Tremplin. Alors que le mois de novembre vient à peine de sonner, le retour à la routine scolaire commence peu à peu à se faire sentir. Ici, on s’implique, on apprend , mais surtout, on s’amuse.

L’ école secondaire le Tremplin, située à Sainte-Geneviève-de-Batiscan a toutefois cette particularité toute spéciale, qui la distingue des autres écoles secondaires de la région : Son nombre d’élèves.

Ce sont seulement 332 élèves de la sixième année au cinquième secondaire qui franchissent les portes de l’école secondaire chaque matin. 

Un milieu de vie humain

Cette particularité propre à l’école secondaire Le Tremplin qui amène une dimension humaine à la notion d’enseignement fait partie intégrante des valeurs fondamentales que souhaitent inculquer les enseignants à leurs élèves, lors de leur cheminement scolaire.

«À l’école le tremplin, la dimension humaine est mise de l’avant, ce qui permet aux élèves de développer une fierté et un certain engagement envers l’école», explique Paul Beaudry, professeur d’anglais en cinquième secondaire.

En effet, les trois valeurs retenues par la direction de l’établissement sont la fierté, la réussite et l’engagement. «Une de nos missions, est aussi d’offrir la possibilité, grâce à certains profils de garder nos jeunes ici, à Sainte-Genevière-de-Batiscan, même si nous somme en dehors des grands centres urbains», mentionne le directeur de l’établissement, Sylvain Carrier.

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Dix thèmes et enjeux qui nous préoccupent

Les sujets qui animent la société préoccupent les jeunes. Pour preuve, voici un résumé des opinions et commentaires exprimés par des élèves de l’école secondaire le Tremplin en vue de cette publication.

L'amitié

L’amitié est une valeur importante, puisqu’elle contribue à créer des liens solides avec ses confrères. Les élèves de l’école secondaire le Tremplin voient la notion de l’amitié non seulement comme une sorte de soutien constant que leur apportent ces amitiés dans le cadre de leur parcours scolaire,  mais aussi comme des membres de leur famille.

La famille

Si l’amitié était très importante pour les élèves sondés, le thème de la famille semble l’être tout autant, sinon plus, en raison de l’influence qu’elle peut avoir sur les comportements futurs. La famille occupe une grande place puisque c’est elle qui apporte un soutien constant, qui forge nos valeurs et qui répondent à nos questions au quotidien.

Les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux font partie intégrante de la vie des élèves rencontrés. Si plusieurs d’entre eux les utilisent pour leur usage personnel, certains sont appelés à utiliser Facebook dans un cadre scolaire. Même s’ils sont conscients des effets néfastes des réseaux sociaux, ils sont toutefois d’avis que cet aspect ne les touche pas personnellement au Tremplin.

L'argent

À la question concernant l’argent, la réponse est assez unanime : oui l’argent est important dans la vie, mais pas au détriment des relations humaines. En travaillant, on découvre que l’argent a une importance pour vivre, mais elle est aussi très utile lorsque vient le temps de s’amuser. Il ne faut toutefois pas devenir trop matérialiste avec l’argent durement gagné.

L'intimidation

La sensibilisation en lien avec le phénomène de l’intimidation est très présente. À l’école le Tremplin, le projet des Anges vagabonds qui vise à freiner l’intimidation porte ses fruits puisque l’intimidation est pratiquement invisible. Même si ce phénomène n’est pas très présent dans l’école, les élèves sont toutefois bien conscients des conséquences reliées à l’intimidation.

L'immigration

Malgré les commentaires négatifs reliés à l’immigration, les élèves de l’école le Tremplin perçoivent cette réalité d’un tout autre œil. Ils soutiennent que l’immigration est une bonne chose en ce qui a trait à l’économie. De plus, le fait d’accueillir de nombreux immigrants aide à la mise en place d’une meilleure ouverture d’esprit face aux différentes religions.

L'environnement

Que ce soit en matière de recyclage ou de respect de l’environnement, les élèves de l’école le Tremplin estiment qu’il est nécessaire de préserver l’environnement. Ils avouentt être très conscientisés sur le sujet en raison de leur proximité avec la nature. Ils posent d’ailleurs plusieurs gestes concrets dans leur quotidien afin de freiner du mieux qu’ils le peuvent les changements climatiques.

La politique québécoise

Peu bavards sur le sujet, les élèves de l’école le Tremplin avouent ne pas en connaître énormément sur le sujet et ne pas avoir un gros intérêt pour la politique québécoise puisqu’il n’existe aucun cours sur la politique au secondaire. Pour mieux comprendre leur rôle de futur citoyen, ils seraient toutefois favorables à en apprendre plus sur le sujet dès le secondaire.

L'autorité

En raison de leur jeune âge, les élèves rencontrés estiment que la notion d’autorité est primordiale dans leur vie, tant à l’école qu’à la maison, afin de leur assurer un meilleur épanouissement personnel et afin de devenir de meilleurs adultes. Pour eux, respecter l’autorité démontre une forme de respect envers leurs parents et leurs enseignants.

La politique internationale

Encore moins bavards concernant la politique internationale, les élèves rencontrés avouent ne pas en connaître énormément sur le sujet, si ce n’est que ce qui est véhiculé dans les médias actuellement. Par contre, ils s’estiment chanceux de vivre dans un pays libre et démocratique contrairement à certains pays qui doivent se soumettre aux ordres de leur président.

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Si j’étais ministre...

Cyniques, sceptiques et souvent désillusionnés à l’égard de la politique, les jeunes se sentent néanmoins interpellés par la perspective de façonner un monde à leur image. À la question : si vous étiez ministre de l’Éducation, quelle décision prendriez-vous ou quelle serait votre priorité?, les élèves du Tremplin ont bien voulu répondre, se prêtant au jeu de devenir des décideurs l’espace de quelques minutes…

«Je lui demanderais d’encadrer encore plus les élèves en difficulté pour leur donner les mêmes chances de réussir que les autres élèves tout au long de leur secondaire», a mentionné Charles Giroux, un élève de cinquième secondaire.

Q: Si vous étiez le ministre de l’Éducation, quelle décision prendriez-vous en premier?

«Je mettrais plus de l’avant le sport, car deux cours d’éducation physique par neuf jours, ce n’est pas assez, surtout quand on sait tous qu’un jeune a besoin de plus que ça pour dépenser son énergie», a lancé Marie-Michel Déry.

«Je mettrais en place des options en lien avec des métiers pour mieux aider les élèves  à choisir un futur métier qui pourrait les intéresser plus tard», a renchéri Damian  Moore.

«J’instaurais des cours de cuisine, car à la fin du secondaire, encore beaucoup de jeunes ne savent pas cuisiner et vont se diriger vers de la malbouffe puisqu’ils n’ont pas eu d’éducation à ce niveau», a soutenu Félix Boisvert.

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Si j’étais ministre...

Cyniques, sceptiques et souvent désillusionnés à l’égard de la politique, les jeunes se sentent néanmoins interpellés par la perspective de façonner un monde à leur image. À la question : si vous étiez ministre de l’Éducation, quelle décision prendriez-vous ou quelle serait votre priorité?, les élèves de l’école du Rocher ont bien voulu répondre, se prêtant au jeu de devenir des décideurs l’espace de quelques minutes…

Ma première question serait  de lui demander pourquoi l’école coûte aussi cher, contrairement à d’autres pays où ça ne coûte pratiquement rien. 

Q: Si vous étiez le ministre de l’Éducation, quelle décision prendriez-vous en premier?

R: Le premier changement que j’apporterais serait de mettre plus de cours d’éducation physique, car on dit qu’on apprend mieux quand on fait du sport et c’est totalement vrai, car on est plus concentré. Mais avec seulement deux cours par cycle de 10 jours, ce n’est pas assez pour dépenser notre énergie.

Q: Quel sujet n’est pas assez abordé par le ministre de l’Éducation selon vous?

R: On parle souvent de la réussite des jeunes en difficulté, mais c’est plus rare qu’on va axer sur la réussite des autres élèves. C’est évident qu’il faut aider ceux qui ont beaucoup de difficulté, ceux qui en ont moins, mais il faut aussi donner les moyens de faire avancer ceux qui ont plus de facilité pour assurer leur développement.

Q: Sur quel sujet le ministre de l’Éducation devrait-il se pencher immédiatement?

R: Je crois que le ministre de l’Éducation devrait réduire le plus rapidement possible le nombre d’élèves par classe. Il devrait aussi augmenter les ressources pour empêcher le décrochage scolaire. Comme ça, on va donner le goût aux jeunes d’aller à l’école et d’apprendre encore plus longtemps au lieu de décrocher.

Q: En tant que ministre de l’Éducation, que feriez-vous avec les frais de scolarité?

R: L’école devrait être gratuite, car ce n’est pas tout le monde qui a l’argent pour payer ses études. 

R: Moi je laisserais ça comme ça, car, si on regarde au final, il n’y a pas beaucoup de différence avec les autres pays.

Q: Que pensez-vous de l’ajout d’une semaine de relâche supplémentaire à l’automne?

R: Je suis contre, car si on perd une semaine, il faut la reprendre ailleurs et j’aime mieux avoir une semaine de plus l’été.

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Une vie super active dans notre école!

Terminé le temps où l’école secondaire n’offrait aucune possibilité d’épanouissement pour les jeunes. L’école secondaire du Rocher en est d’ailleurs la preuve bien vivante, alors qu’une grande portion des 490 élèves tentent de rendre leur passage au secondaire le plus mémorable possible, en s’impliquant dans divers projets et comités.

L’implication fait partie intégrante de la vie scolaire des élèves de l’école secondaire du Rocher. En plus de s’impliquer dans de nombreux projets et de faire face à quelques défis, plusieurs élèves réalisent des exploits lors de leur cheminement scolaire, qu’ils garderont en mémoire toute leur vie.

«Ce que j’aime des comités, c’est que ce sont nous les élèves, qui prennent des décisions. C’est certain qu’on fait une équipe avec les professeurs, mais c’est l’ensemble du comité qui prend les décisions majeures. Ça nous permet ainsi de mettre nos connaissances en jeu», explique Élodie Roy, une élève de cinquième secondaire. 

Bien que l’implication dans des comités ou projets n’est pas obligatoire pour les élèves, plusieurs choix s’offrent à eux. En effet, que ce soit le comité d’accueil qui est très populaire auprès des élèves de cinquième secondaire, le comité de la semaine western ,l’équipe d’improvisation ou encore des projets d’aide humanitaire, ce ne sont pas les activités qui manquent. 

Le cours «culture entrepreneuriale» permet d’ailleurs à tous les élèves de cinquième secondaire de créer leur propre entreprise à but non lucratif lors de l’année scolaire. Les élèves qui ont mis sur pied ces entreprises prennent ensuite la décision de remettre l’argent amassé en surplus à un organisme ou à un projet communautaire de leur choix.