Longtemps, l’économie de Charlevoix tira profit de la foresterie. Aujourd’hui, la forêt est le terrain de jeu de nombreux touristes en quête de plein air.

CHARLEVOIX ACCUEILLE LE MONDE

L’économie et l’avenir

Les 8 et 9 juin, l’attention se tournera vers Charlevoix à l’occasion du Sommet réunissant les chefs d’État des sept pays industrialisés formant le G7. Les quelque 30000 citoyens répartis dans les 13 municipalités de Charlevoix se préparent depuis des mois en vue de cet événement mondial. Dans cette série, le Groupe Capitales Médias aborde les grands thèmes de ce sommet tel que vus et vécus par les Charlevoisiens.

Longtemps fragilisée par l’isolement, l’économie de Charlevoix a connu sa part d’ombre et de lumière. Aujourd’hui, malgré un vieillissement de la population supérieur au reste du Québec et une pénurie de main-d’œuvre préoccupante, la région se taille une place enviable au soleil. Une chose est sûre, la santé de son économie passe par la synergie d’acteurs de première ligne qui, ensemble, mettent l’épaule à la roue pour faire rayonner Charlevoix.

Un brin d’histoire 
Longtemps, l’économie de Charlevoix tira profit de la foresterie et du cabotage. Dans les premières décennies du 20e siècle, la construction de routes et celle du chemin de fer reliant Québec à Charlevoix viendront sortir la région de son isolement et contribuer à son essor économique. L’industrie touristique se met alors en place. C’est dans le secteur Pointe-au-Pic, berceau de la villégiature de Charlevoix, que tout commence avec l’arrivée des premiers villégiateurs, de riches Américains naviguant sur les bateaux de Canada Steamship Lines. Dès le milieu du 20e siècle, le tourisme s’impose comme une activité économique majeure. 

Canada Steamship Lines

Aujourd’hui
Si l’économie est encore fortement liée à l’exploitation et à la transformation des ressources forestières, l’industrie tou­ris­tique génère à elle seule des re­tom­bées de 170 millions annuellement. Les secteurs de la fabrication de machinerie et d’équipement de transport ainsi que celui de la transformation alimentaire affichent eux aussi un potentiel de développement des plus intéressants. À preuve, Groupe Océan rayonne aujour­d’hui jusque dans les Caraïbes et Viandes Biologiques de Charlevoix fait une percée en France.

On ne peut passer sous silence le développement du projet récréotouristique du Massif de Charlevoix, au cœur de l’actualité régionale depuis l’achat de la station de ski par l’homme d’affaires Daniel Gauthier en 2002. Basé sur l’adhésion de la population, le projet de 240 millions –dont plusieurs millions en fonds publics – aura mis des années à se mettre en scène. À terme, on espère toujours avoir créé et consolidé pas moins de 600 emplois permanents. 

Daniel Gauthier, promoteur du projet du Massif

Aujourd’hui, Charlevoix compte plus de 30000 habitants répartis sur deux territoires soit celui de la MRC de Charlevoix et de la MRC de Charlevoix-Est. Le taux de chômage se situe autour de 7% et plus de 30% des emplois sont encore saisonniers. 

L’industrie touristique en bref

Refuge Maikan, de Repère Boréal
  • 1 million de touristes par an
  • Près de 170 millions en retombées économiques
  • +/- 3500 emplois directs et indirects
  • 704 établissements d’hébergement touristique*
  • Une Route des Saveurs incluant 23 producteurs et 16 restaurateurs
  • Une capitale culturelle d’importance (Baie-Saint-Paul) où se concentrent des galeries d’art et des événements culturels dont le Symposium d’art contem­porain (depuis 36 ans) et Le Festif, attirant près de 40000 visiteurs avec 3 millions de retombées économiques. 

* incluant auberges de jeunesse, centres de vacance, campings, établissements hôteliers, gîtes et résidences de tourisme (Sources CITQ/Tourisme Charlevoix)

Le Domaine Forget, depuis 40 ans !

Du côté de Saint-Irénée, le Domaine Forget est une véritable institution qui fait la réputation de Charlevoix partout dans le monde. Son Académie de musique et de danse accueille chaque été plus de 500 étudiants de partout dans le monde venus étudier avec les plus grands maitres. Chaque année, son Festival international – qui célèbre cette année ses 40 ans – fait honneur à la musique d’ici et d’ailleurs.