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Agrile du frêne: l’importance de passer à l’action rapidement

Insecte ravageur méconnu en Amérique du Nord il y a de cela quelques années, l’agrile du frêne y a toutefois fait son apparition en 1998. Depuis, on estime à 100 millions le nombre de frênes qui sont morts au cours des dix dernières années en raison de sa propagation. La Ville de Trois-Rivières n’y fait pas exception. Sa présence a d’ailleurs été détectée pour la première fois en mars 2018, causant d’importants dommages économiques et écologiques. En mode prévention, la Ville rappelle à tous ses citoyens l’importance de passer à l’action afin de freiner ce ravageur nuisible.

Des traitements possibles

À Trois-Rivières, les chiffres sont éloquents : on retrouve plus de 3 300 frênes privés, ainsi que 1 950 frênes publics. Puisque tous les citoyens sont visés par cette problématique, il est donc essentiel de traiter les frênes le plus rapidement possible. Pour ce faire, la Ville de Trois-Rivières recommande de procéder à un traitement préventif du 15 juin au  31 août par le biais du pesticide TreeAzinMD, et ce, avant que les symptômes apparaissent pour les frênes ayant un diamètre égal ou supérieur à 20 cm et si l’arbre présente moins de 30 % de dépérissement. Cet insecticide qui est injecté grâce à des capsules à ressort permet ainsi de ralentir sa progression et d’en réduire ses ravages.

Abattage et disposition du bois de frêne

Dans les situations plus extrêmes, les pesticides ne sont toutefois plus efficaces. Dans ce cas, c’est l’abattage de l’arbre qui est à envisager dès le 1er octobre. En effet, selon le Règlement relatif à la lutte contre la propagation de l’agrile du frêne, il est obligatoire de faire abattre un frêne si la cime de l’arbre présente plus de 30 % de branches mortes. Puisque les résidus de bois constituent  le vecteur le plus important de propagation, des étapes bien précises sont à suivre. Ainsi, il est recommandé de déchiqueter sur place le bois ou de le transporter dans un site autorisé par la Ville dans les 15 jours suivant son abattage.

Un programme de subvention

Loin d’être seuls dans cette épreuve, les citoyens aux prises avec cet insecte ravageur ont toutefois droit à un coup de pouce de la Ville qui met à leur disposition un programme de subvention. Ainsi, deux types de programmes sont proposés. Le premier vise à accorder une subvention pour le remboursement de 50 % du prix d’achat d’un arbre pour le remplacement d’un frêne abattu. Le maximum par propriété est  de 500 $. La seconde subvention, pour sa part, permet de rembourser l’équivalent de 2 $ par centimètre de diamètre de tronc, mesuré à 1,3 mètre du sol, du traitement au TreeAzinMD des frênes, et ce, jusqu’à concurrence de 500 $ par propriété.

Conserver la canopée urbaine, un choix gagnant

Il est difficile de croire que l’agrile du frêne, un si petit insecte, peut faire autant de dommages. La Ville croit aux bienfaits de la canopée urbaine sur son territoire, pourquoi est-ce si important de la conserver? Tout d’abord puisqu’elle permet de diminuer la pollution et la présence d’îlots de chaleur. Outre ces avantages, la canopée urbaine dans une municipalité est bénéfique pour tous, puisqu’elle permet notamment de capter l’eau, d’être un refuge pour la biodiversité en milieu urbain, ainsi que de contribuer à l’apaisement des citoyens et à leur développement. Toutes ces raisons prouvent que conserver la canopée urbaine, c’est un choix gagnant!