BRANCHÉ ROY MÉTIVIER ROBERGE

Être travailleur autonome : une situation financière parfois précaire

Considérant le fait que le travailleur autonome n’a pas de compte à rendre à son supérieur ou encore qu’il possède une certaine flexibilité quant à ses horaires de travail, ce statut peut faire bien des envieux. Sachez cependant que cette situation n’engendre pas que des avantages. Mais, quels sont les dangers qui guettent un travailleur autonome au niveau financier?

Unique responsable des profits et des pertes : les travailleurs autonomes se définissent comme des propriétaires d’entreprise individuelle. Plus explicitement, cela signifie que le travailleur autonome et l’entreprise ne représentent qu’une seule entité juridique. Ainsi, le propriétaire est le seul responsable de tout ce qui se passe dans l’entreprise (profit, perte, etc.). Considérant que ce statut de travailleur autonome peut affecter la situation personnelle, dans la mesure où les revenus personnels sont associés à ceux de l’entreprise, la pression peut être de taille pour trouver et fidéliser une clientèle.

Planifié l’impôt à payer et les avantages sociaux : les revenus ou les commissions que le travailleur touche sont soumis, en fin d’année, à l’impôt. Ces montants peuvent être considérables, notamment si les revenus sont élevés. Il doit donc s’assurer de mettre de côté le montant adéquat à chaque paiement reçu d’un client, sans quoi une mauvaise surprise pourrait attendre le travailleur en fin d’année fiscale. Également, du fait que le travailleur autonome ne bénéficie pas des avantages sociaux qu’une entreprise peut offrir (assurance maladie, invalidité, congés pour des imprévus, etc.), il doit continuellement épargner dans le cas où il ne serait plus à même de remplir ses fonctions.

Prévoir pour la retraite : pour un travailleur autonome, le fonds de pension fourni à l’emploi n’existe pas. Un montant doit être prévu dans la comptabilité pour assurer une retraite confortable. Le travailleur doit faire preuve d’une discipline à toute épreuve.

Difficulté à obtenir un prêt : considérant qu’il est parfois difficile pour un travailleur autonome d’avoir une situation financière stable, les institutions bancaires peuvent parfois exprimer leur réticence à leur octroyer des prêts. Les critères d’exigence pour obtenir un financement sont plus sévères pour un travailleur autonome que pour un employé. Ils sont basés sur les revenus en fonction du temps (minimum de 2 ans), la capacité à accumuler des actifs, le comportement de crédit et la situation familiale. Selon la situation, sachez qu’un co-emprunteur peut être exigé. Aussi, pour certains propriétaires d’entreprise individuelle, l’achat d’une maison ou même d’une voiture peut devenir un véritable parcours du combattant.

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