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La Tuque Vitalité et Prospérité

Chambre de commerce et d’industrie du Haut Saint-Maurice

La main d'oeuvre, une priorité. La pénurie de main-d’œuvre est un combat de tous les instants pour les membres de la Chambre de commerce et d’industrie du Haut Saint-Maurice (CCIHSM). La saison 2018-2019 sera d’ailleurs marquée par plusieurs actions visant à mieux outiller les entrepreneurs dans ce défi de taille tout en gardant en toile de fond les objectifs de formation, de représentation et de réseautage.

«Le conseil d’administration s’est penché sur un nouveau plan d’action pour répondre aux besoins spécifiques des membres. Il y a évidemment le besoin de main-d’œuvre dans le collimateur. On maintient aussi notre mission de formation. On va aussi mettre l’accent sur la représentation auprès des autorités», a lancé d’entrée de jeu la présidente de la CCIHSM, Mélanie Ricard.

La deuxième partie du calendrier sera axée sur les ressources humaines. Il y aura le retour du rendez-vous de l’emploi et la Chambre travaille sur un colloque qui sera présenté le 13 février.

«Ce sera une journée entière. Il va y avoir trois conférenciers qui ont des choses pertinentes à dire et qui seront des sources de motivation. On sent le découragement un peu chez les entrepreneurs. Comment s’adapter à la nouvelle génération, comment faire autrement, comment on peut sortir du lot… Tout ne se joue pas sur le salaire. On va aussi parler d’immigration», a fait savoir Karine Rochette, directrice générale de la CCIHSM.

Les événements classiques seront également de retour: la soirée au masculin, le dîner des maires, la soirée au féminin, le tchin-tchin…

La Chambre veut également mieux informer ses membres dans la prochaine année, entre autres, sur les programmes en place et les subventions. L’organisme souhaite aussi clarifier ses objectifs.

«On nous mélange souvent avec d’autres organismes du milieu. C’est vrai que l’on travaille beaucoup ensemble et qu’on s’épaule, mais on veut démystifier nos services», a noté Karine Rochette.

Nouveau site web

Le nouveau site web de la CCIHSM va également marquer la saison 2018-19. En plus de s’être refait une beauté, il sera plus convivial et complet. Un bottin sera accessible à tous et il sera désormais possible de faire des transactions en ligne.

«Il y a beaucoup de produits et services à La Tuque que les gens ignorent. Avec tous les chantiers qu’il y a à La Tuque, on veut que ces entreprises achètent local le plus possible. Il va y avoir un bottin qui va leur faciliter la tâche […] Le nouveau site web va également faciliter la vie à tous. Les gens vont pouvoir s’inscrire et payer en ligne pour les activités. On va être rendu au goût du jour. Les employés de la Chambre vont pouvoir passer plus de temps à faire du développement économique que de l’administration», a indiqué Mme Ricard.

Salon des commerçants et artisans du Haut Saint-Maurice

Chaque printemps, la Chambre tient en alternance le Salon des commerçants et artisans du Haut-Saint-Maurice et le Gala Desjardins Action comme activité de clôture de la saison. Cette année, on veut développer le volet pourvoirie pour la présentation du Salon.

«Il y a beaucoup de produits et services à La Tuque que les gens ignorent. Avec tous les chantiers qu’il y a à La Tuque, on veut que ces entreprises achètent local le plus possible.»

«On travaille là-dessus. On veut avoir plus de pourvoiries. Celles-ci peuvent nous amener beaucoup de visiteurs de l’extérieur de La Tuque, des visiteurs qui du même coup vont visiter nos commerçants locaux. Les gens de La Tuque vont aussi pouvoir en apprendre davantage sur ces pourvoiries qui méritent d’être connues.»

La Tuque, Vitalité et Prospérité

Première année de Pierre-David Tremblay à la mairie de La Tuque

«C’est mission accomplie». «Il faut amener La Tuque, une marche à la fois, vers plus de prospérité, plus de vitalité.» Un an presque jour pour jour s’est écoulé depuis le début du mandat du maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay. Il avait promis un vent de changement et une année axée sur la stabilisation et la consolidation. Le premier magistrat estime que c’est mission accomplie. Durant la deuxième année de son mandat, les efforts seront multipliés sur l’efficacité et l’efficience.

«Je suis très satisfait de ma première année à la mairie. On a commencé avec un déficit de 1,9 million de dollars. Éventuellement, on va avoir un peu plus de marge de manœuvre. Tranquillement, on se dirige vers un petit surplus, donc c’est mission accomplie», lance d’entrée de jeu le maire de La Tuque.

«Les équipes ont bien répondu à la demande du conseil en matière de restriction budgétaire. C’était important pour moi de faire ça sans diminuer les services et sans amenuiser le personnel», ajoute-t-il.

L’un des éléments qui a marqué la dernière année est le mémoire sur le soutien financier accordé à l’agglomération de La Tuque qui a été déposé au gouvernement. Les dirigeants de la Ville se sont rendu compte que ce n’était peut-être pas la façon la plus efficace de récupérer le manque de 1,9 million de dollars.

«Ce n’est pas comme ça qu’on devait le travailler. Ce que vous voyez depuis quelques mois, ce sont les pièces du casse-tête qu’on a identifiées. Les premiers répondants, les ambulances, Hydro-Québec… ce sont toutes des parties, tout ce qui touche à l’économie locale est en lien avec le mémoire […] Je focusse beaucoup sur le mémoire, mais on est dans une économie d’exploitation. On remplit les poches du gouvernement, mais il ne remplit par les nôtres».

D’autres dossiers ont également marqué cette première année, notamment les revendications pour le changement de vitesse au Lac-à-Beauce et les travaux au kilomètre 107. 

«On a commencé avec un déficit de 1,9 million de dollars. Éventuellement, on va avoir un peu plus de marge de manœuvre. Tranquillement, on se dirige vers un petit surplus.»

«J’ai un côté très préventionniste et je l’exploite au maximum. […]  Je greffe à ça le mot courage. Il fallait du courage pour dire que nous on ne voulait pas de cannabis dans les lieux publics. On n’en veut pas pantoute, mais on sait qu’il y en a. On a été courageux dans nos décisions au conseil, très préventif et très courageux. Ça marque notre première année», a noté Pierre-David Tremblay.

Ce dernier note également l’amélioration du service aux citoyens, la prise en charge de la population dans différents projets comme La Tuque en couleurs, le meilleur travail d’équipe à l’hôtel de ville…

«J’ai vu cette année plus de travail d’équipe entre les départements, et ça, ça me plaît. C’est ça l’efficacité qu’on veut aller chercher dans les prochains mois, les prochaines années.»

Pierre-David Tremblay avait également promis plus de transparence à l’hôtel de ville. Il pense que c’est le cas, et un des passages qui en témoignent bien, selon le maire, c’est l’épisode de la coupure d’eau au mois de mai.

«Ç’a été une belle expérience, on a osé et on a fait acte de transparence. On a fait un bon travail. Ç’a été mission accomplie dans la transparence», insiste-t-il.

Dans cette deuxième année de mandat, le maire Tremblay veut s’occuper des ressources humaines et il vise un taux de taxation bas pour 2019.

«À l’interne, notre mission était de se rentabiliser. La deuxième année sera celle de l’efficacité et de l’efficience tout en gardant à l’esprit qu’on va continuer sur la même lancée. […] Cela ne veut pas dire des pertes d’emplois, bien au contraire.»

«Il y a des faiblesses dans l’organisation en matière de ressources humaines; ça ne vise pas les individus, mais bien la structure. Il y a aussi des gens qui sont dans des délicatesses contractuelles», note Pierre-David Tremblay.

La Ville misera aussi sur une équipe bonifiée au Service de développement économique et forestier (SDEF) pour travailler sur des projets d’économie locale, régionale ou provinciale. 

«Il y a du démarchage à faire pour aller chercher des promoteurs, des occasions d’affaires, et tout ça autour de la question de l’économie.»

Le projet de minicentrale hydroélectrique est toujours dans les cartons de la Ville, un projet qui pourrait être, à long terme, très lucratif pour la Municipalité.

«On est toujours en discussion avec Hydro-Québec et le gouvernement. J’ose espérer que ce projet va se concrétiser. Ça représente plusieurs milliers de dollars pour la Ville de La Tuque. On ne peut pas passer à côté de ça. À long terme, ça pourrait même nous permettre d’éliminer la dette. On travaille très fort et on veut voir la réalisation de ça.»

«Il y a plein d’autres projets aussi, mais on n’est pas prêts à en parler», a ajouté Pierre-David Tremblay.

Ce dernier n’a pas manqué de souligner la consolidation du milieu avec la culture autochtone, entre autres, dans le projet du lac Saint-Louis.

«J’y crois énormément. C’est un peuple de qui on a beaucoup à apprendre. On a eu des projets ensemble.  Tantôt, au centre Sakihikan, on verra de l’affichage en français et en atikamekw. […] On va faire quelque chose là pour démontrer plus de respect et d’acceptabilité de cette communauté qui est une richesse en soi», a conclu le maire de La Tuque.

La Tuque, Vitalité et Prospérité

Bioénergie La Tuque. Le projet progresse très bien.

Le projet de Bioénergie La Tuque (BELT) consiste en une bioraffinerie alimentée par les résidus forestiers qui pourrait produire plus de 200 millions de litres par année de carburant totalement renouvelable. Un projet ambitieux qui pourrait créer près de 500 emplois en Haute-Mauricie. Les dirigeants de BELT visent toujours l’objectif 2023.

Les résultats des études préliminaires ont été présentés au début juin à Helsinki, la capitale de la Finlande. Les représentants des équipes de BELT et des équipes de NESTE (le partenaire principal) ont, au terme de deux jours de discussions, sélectionné, parmi toutes les technologies qui ont été étudiées, les deux plus prometteuses au monde.

«Il fallait les analyser selon des critères très précis et très stricts pour s’assurer d’avoir la meilleure. On en a analysé près de 700 et on a présenté huit lignes.  Il y a eu deux jours de débat en juin dernier afin d’identifier les lignes technologiques les plus prometteuses. Là, on passe à la phase 2», a affirmé Patrice Bergeron, président de BELT.

La phase 2 consiste à faire les essais de démonstration afin de préciser et valider les études technico-économiques sur les deux technologies sélectionnées. 

Cette phase s’échelonnera jusqu’en 2020. À ce moment, les recommandations finales d’investissement seront dévoilées à NESTE.

«Nous sommes très heureux de dire aujourd’hui que NESTE a été impressionné par notre équipe et le travail qui a été effectué. Normalement, selon notre entente, ils avaient six mois pour confirmer leur intention de poursuivre. Nos résultats ont été assez convaincants pour avoir une réponse sur-le-champ. C’est donc extrêmement positif pour le projet», insiste Patrice Bergeron.

Il n’y aura toutefois pas d’usine de démonstration à La Tuque; les dirigeants de BELT ont fait une croix sur cette option.

«Ça retarderait le projet inutilement. Les technologies qu’on a sélectionnées ont déjà des démonstrateurs ailleurs. Malheureusement, ce ne sont pas des technologies canadiennes. Ç’aurait facilité la chose, mais on ne veut pas retarder le projet», insiste Patrice Bergeron.

Parallèlement à cette phase 2, l’équipe de BELT se penchera aussi sur les besoins de main-d’œuvre pour cette nouvelle usine. En partenariat avec les institutions d’enseignements, BELT évaluera les besoins de formation.

«Cela fait partie de la mission de BELT. Il faut se préparer à former la main-d’œuvre. Il faut être prêt en 2023. On va travailler fort en ce sens. Dans les prochains mois, on va identifier clairement nos besoins afin de former nos jeunes et pouvoir les embaucher. C’est un milieu sexy pour les jeunes et ce sont des emplois bien rémunérés».

Les dirigeants de BELT ont également annoncé récemment que le siège social était désormais situé à Wemotaci et que sa place d’affaires est au Conseil de la Nation atikamekw à La Tuque.

«Ça démontre que c’est un projet développé en très grand partenariat et fortement supporté par la nation atikamekw. C’est un projet rassembleur pour les autochtones et non autochtones».

BELT est fier de cette collaboration, entre autochtones et non-autochtones habitant sur le même territoire, afin développer un projet porteur qui sera bénéfique pour l’ensemble des communautés et la population.

«On espère que cette belle collaboration soit un modèle à suivre au Canada», insiste Patrice Bergeron.

Volonté de Québec

L’intérêt pour le projet est constant, et les dirigeants de BELT multiplient les sorties pour expliquer leur projet. 

Un des points qu’ils martèlent sur toutes les tribunes, c’est que le Québec doit bouger et démontrer une volonté d’utiliser ces biocarburants.

«C’est un mauvais message qu’envoie le Québec. Le Québec doit démontrer sa volonté d’utiliser ces carburants-là dans ses paniers de produits énergétiques, sinon on rame dans le beurre […] On peut avoir le meilleur endroit et les meilleures conditions au monde pour établir ce projet-là, si le Québec ne démontre pas sa volonté d’utiliser ces biocarburants renouvelables là… », a laissé tomber M. Bergeron.

Ce dernier souhaite que le Québec se dote d’un mandat, c’est-à-dire un pourcentage obligatoire d’utilisation de carburant renouvelable en remplacement des carburants fossiles. 

«Malgré tous nos efforts, le Québec est encore aujourd’hui une des seules provinces canadiennes à ne pas détenir un tel mandat. Le Québec doit se doter rapidement d’un mandat clair qui soit au moins équivalent aux autres provinces et des États-Unis», a conclu Patrice Bergeron.

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Société d’aide au développement des collectivités. Rassembler et mobiliser le milieu

La Société d’aide au développement des collectivités (SADC) du Haut Saint-Maurice veut développer le plein potentiel économique de la région et mobiliser le milieu. Les dirigeants se sont donné trois grands axes d’action pour y parvenir.

Il y a d’abord la mission d’accompagnement et de financement destinée aux entrepreneurs. La SADC veut s’adapter aux besoins actuels.

«On essaie d’être plus près des entrepreneurs à ce niveau-là», a lancé d’entrée de jeu Tommy Déziel, directeur général de la SADC du Haut Saint-Maurice.

«On y croit beaucoup. On veut inciter le milieu à entreprendre et à se parler.»

On travaille également au développement de la culture entrepreneuriale, notamment, en coordonnant la Communauté entrepreneuriale du Haut Saint-Maurice.

«On y croit beaucoup. On veut inciter le milieu à entreprendre et à se parler», note M. Déziel.

La SADC veut aussi mobiliser le milieu en ce qui concerne, entre autres, la main-d’œuvre par un comité de vigie sur l’emploi. Ce comité met une panoplie de partenaires au service des employeurs à la recherche de la (ou de plusieurs) perle rare. Le rôle de la SADC est de mettre en relation tout ce beau monde pour éviter les doublons et favoriser les échanges entre les différents partenaires.

«Le comité est en place depuis un an. Il commence à se faire beaucoup de choses, il y a des belles idées et il va y avoir des annonces bientôt», a indiqué Tommy Déziel.

À travers ces défis, l’organisme continue l’accompagnement dans la relève d’entreprise. Une cinquantaine d’entreprises ont eu recours à ce service depuis près de trois ans.

«C’est un service qu’on continue d’offrir parce que c’est un besoin. Un projet de relève ça peut être long. La décision est parfois sentimentale, alors on prépare les entrepreneurs. Ce n’est vraiment pas comme mettre une pancarte à vendre», note M. Déziel.

Expérience-client

Au début de 2018, la SADC a lancé le projet pilote «Expérience-client» qui devait permettre à cinq entrepreneurs d’évaluer la satisfaction de leur clientèle, d’analyser leur situation et d’apporter des améliorations avec un expert. La SADC voulait offrir les outils nécessaires aux promoteurs pour attirer et fidéliser leurs clients.  

L’expérience a été concluante puisqu’elle sera répétée l’hiver prochain.

«Ç’a été un beau succès. Cette année, on va avoir cinq et peut-être même six entreprises qui vont être accompagnées. On parle beaucoup d’achat local, mais l’achat local ne repose pas seulement sur l’acheteur. Il y a une grosse partie des devoirs qui appartient à l’entrepreneur», a indiqué M. Déziel.

«La particularité qui est ressortie des clients qui ont répondu au sondage, c’est qu’ils sont conscients de l’achat local. […] Le client, il donne une chance à l’entrepreneur local, mais s’il ne reçoit pas un bon service, il va être moins gêné d’aller à l’extérieur», a-t-il conclu.

La Tuque, Vitalité et Prospérité

Lac Saint-Louis. Un rêve devenu réalité.

Le lac Saint-Louis s’est refait une beauté dans la dernière année. Situé au cœur de la ville, l’endroit a repris ses lettres de noblesse, si bien que la Ville de La Tuque le considère comme le troisième pôle touristique après le Parc des chutes et la gare.

«Je l’ai toujours dit, les gens ont un attachement profond pour le lac Saint-Louis. Le sentiment d’appartenance est très fort de par son historique, de par sa configuration et de par sa situation géographique. À New York, il y a Central Park; à La Tuque, il y a le lac Saint-Louis. C’est le poumon de La Tuque», a lancé Estelle Paulhus, directrice du service du loisir et de la culture. «Quand on rêvait ce projet-là, on voyait une place pour tout le monde et on voulait le faire vivre à tout le monde ensemble», a-t-elle ajouté.

La Ville de La Tuque a souhaité donner un nouveau souffle à l’endroit en mettant l’accent sur la mise en valeur et la vocation récréative du site. Pour ce faire, elle a  réalisé un investissement de 1 M$. 

On a créé un amphithéâtre naturel et un lieu de rassemblement. Le projet a été rendu possible grâce à la collaboration d’Hydro-Québec. La société d’État a versé 907 700 $ du Programme de mise en valeur intégrée (PMVI), programme qui a été accordé dans le cadre du projet à 735 kilovolts Chamouchouane-Bout-de-l’Île. 

La Ville ne veut pas en rester là. Il y a une volonté de réaménager le reste du lac. On veut poursuivre la suite logique des travaux. 

«On a une autre étape à faire, c’est de finir l’aménagement du reste du lac, c’est-à-dire la renaturalisation des berges, et mettre en application le carnet de santé des arbres. Les arbres sont magnifiques et majestueux, il faut en prendre soin. Il faut replanter aussi pour assurer la pérennité», affirme Mme Paulhus.

«L’éclairage, le mobilier urbain, refaire le sentier, tout est encore dans le projet à monter», ajoute-t-elle.

Le Centre Sakihikan

Le Centre d’amitié autochtone de La Tuque (CAALT), propriétaire du bâtiment principal sur le site, a également injecté 2,3 M$ dans le projet. À vocation communautaire et touristique, le Centre Sakihikan va promouvoir la culture autochtone tout en générant des activités économiques significatives. 

«Ça fait quatre ans qu’on travaille sur le projet, sur la rénovation de la bâtisse, mais aussi sur les services qu’on va offrir parce que c’est une entreprise d’économie sociale en premier lieu. On offre de la location de salle, la boutique d’art autochtone, des ateliers et activités culturelles dans le centre et aussi autour du petit lac», a affirmé Véronique Patry du CAALT.

L’inauguration du lac Saint-Louis et du Centre Sakihikan a eu lieu en septembre. Les gens se sont présentés en très grand nombre. 

«On s’attendait à 800 ou 900 personnes et on aurait été très contents alors, imaginez quelques milliers de personnes. On voyait les gens faire la file, ils avaient hâte de voir. On a entendu toutes sortes d’histoires, des gens qui se sont rencontrés ici, des gens qui se sont embrassés ici… Tout ça, c’est à la population, c’est un bijou au centre-ville», a lancé Mme Patry.

La grande ouverture a également été le moment de présenter un avant-goût du spectacle son et  lumière Immersion à la culture. Une représentation qui a séduit les spectateurs et qui promet pour l’été prochain.

En plus de ce spectacle, le CAALT travaille sur un autre projet technologique.

«C’est un projet avec des lunettes multimédias. Ce serait aussi une immersion à la culture, mais en 360 degrés. On va pouvoir regarder autour et vivre une immersion complète. On travaille là-dessus dans la prochaine année», a fait savoir Véronique Patry.

Le parc du lac Saint-Louis accueille aussi les sprints de la Classique internationale de canots de la Mauricie et de nombreux pêcheurs, puisque le lac est ensemencé depuis 2015.

«La pêche est fabuleuse dans le lac. Il y a des pêcheurs qui ont sorti des poissons épatants», note Mme Paulhus.

Plusieurs activités se tiendront au lac Saint-Louis, notamment la fête nationale des autochtones et la fête nationale du Québec. 

«On aimerait peut-être faire quelque chose le 22 juin pour faire le maillage entre nos deux fêtes nationales. C’est un moment parfait pour se rallier», insiste Estelle Paulhus.

D’ici là, les deux organisations tenteront de valider plusieurs idées pour le développement du site et les spectacles à venir.

«On continue de travailler ensemble et on souhaite que le site fonctionne 12 mois par année. Les aménagements vont être conçus en fonction de ça. Notre marque, c’est d’avoir la culture autochtone chez nous et là, on la met en valeur et on met en valeur l’histoire du lac Saint-Louis. Tout est là pour que ça devienne un attrait touristique», a conclu
Mme Paulhus.

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Communauté entrepreneuriale du Haut Saint-Maurice. «Il faut passer à l’action»

Depuis 2014, la Communauté entrepreneuriale du Haut Saint-Maurice (CEHSM) est bien ancrée dans le paysage latuquois. Le comité, formé de plusieurs organismes du milieu, tentera dans les prochaines années de poursuivre ses actions afin d’inciter les gens à entreprendre.

Un récent sondage a démontré que la population du Haut Saint-Maurice croit beaucoup en l’importance de l’entrepreneuriat. Plus de 96 % des personnes sondées ont une perception favorable de l’entrepreneuriat. Il s’agit là d’un écart positif de 12 % par rapport au Québec. Par ailleurs, les intentions d’entreprendre demeurent beaucoup plus élevées au Québec que dans le Haut Saint-Maurice. C’est là-dessus qu’on veut travailler dans les prochaines années.

La CEHSM veut augmenter les démarches et le démarrage d’entreprises à court terme, mais également, dans une autre étape, assurer la survie et la croissance des entreprises.

«Au niveau de la culture entrepreneuriale, ça va super bien. On a développé de bons réflexes avec les partenaires […] Par contre, il faut aussi passer à l’action. Il faut cibler des actions concrètes pour permettre aux gens de se lancer en affaires, et aussi pour leur permettre de perdurer dans le temps», a expliqué Julie Noël, conseillère en développement et communications à la SADC du Haut Saint-Maurice et représentante de la CEHSM.

Une rencontre a d’ailleurs eu lieu récemment entre une soixantaine d’acteurs différents du milieu afin de tracer les grandes lignes des prochaines années. Ils ont échangé sur quatre thématiques: la culture entrepreneuriale, les intentions d’entreprendre, les démarches pour se lancer en affaires et la survie des entreprises du territoire. 

Ensemble, les participants ont identifié les bons coups et les défis en matière de développement de l’entrepreneuriat. L’objectif visé était de rassembler des idées en vue d’établir un plan d’action de la Communauté entrepreneuriale pour les années 2018 à 2021. Il faut dire aussi que novembre a été désigné comme le Mois de l’entrepreneuriat dans le Haut Saint-Maurice.

«C’est un mixte de ce qui se faisait déjà et des nouveaux trucs. On a assemblé tout ça pour en faire un gros happening. Ce sera également l’occasion de lancer la période de mises en candidature pour le défi OSEntreprendre», a fait savoir Julie Noël. Cette dernière est claire, la Communauté entrepreneuriale du Haut Saint-Maurice, c’est une occasion de faire travailler les gens ensemble. «Ça touche les écoles, le milieu communautaire, l’entrepreneuriat au sens large…», précise
Mme Noël. 

«C’est inciter les gens à entreprendre dans le milieu, pour leur milieu. Nos organisations, qui travaillent toutes ensemble, vont être en mesure de les supporter. On veut donner le goût aux gens d’entreprendre», a conclu Tommy Déziel, directeur général de la SADC du Haut Saint-Maurice.

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Mauricycle, on n'a rien à envier aux autres.

Avec plusieurs dizaines de kilomètres de pistes, les amateurs de vélo de montagne sont bien servis en Haute-Mauricie. Mauricycle fait partie du paysage latuquois depuis déjà plusieurs années. L’organisme est depuis un bon moment établi sur quatre saisons avec l’ajout des sentiers de fatbike.

Le fatbike s’est ajouté il y a quatre ans. On est partis de rien. J’ai acheté la motoneige, on a fait des tests pour taper la neige. Au bout de plusieurs essais et erreurs, après un an environ, on a fabriqué notre propre patente. C’est environ 120 heures de tapage de pistes par hiver», a mentionné le président de Mauricycle, Daniel Ricard.

Ce dernier ne s’en cache pas: la Haute-Mauricie n’a rien à envier aux autres. Les pistes sont accessibles directement du centre-ville, les paysages sont à couper le souffle et les pistes sont de grande qualité.

«L’hiver, je me promène un peu partout et on n’a définitivement rien à envier aux autres. L’entretien est sur la coche, on est établis sur un long territoire et le circuit est long», note-t-il.

Les adeptes sont aussi nombreux. Une soixantaine de membres parcourent les pistes de façon régulière durant la saison froide. «C’est énorme pour une place comme La Tuque. Il y a des gens de 12 ans à 70 ans. Les sentiers sont pensés en conséquence. […] On reçoit également des touristes, on les rejoint majoritairement par la page Facebook. D’ailleurs, on a eu une augmentation des ventes de passes journalières l’an passé. On est chanceux, à La Tuque, il est possible de louer des fatbikes pour pas cher», indique le président.

L’organisme est mené à bout de bras par des bénévoles dévoués qui s’occupent de l’entretien du circuit et des différentes tâches que cela implique. Les bénévoles sont d’ailleurs accueillis à bras ouverts par Mauricyle.

«Nous sommes cinq bénévoles sur le comité, mais beaucoup plus lors des corvées. Dans l’année, on peut parler d’une quinzaine de bénévoles, un peu plus l’été», indique-t-il.

L’organisme offre également des sentiers pendant les trois autres saisons pour les amateurs de vélo de montagne. On tente de s’ajuster le plus possible à la demande des cyclistes. C’est pourquoi il offre depuis peu des «singles tracks». 

«Ici à La Tuque, on ne vise pas un seul type de clientèle parce qu’on a un peu de tout. Ça reste quand même du vélo de montagne», a conclu Daniel Ricard.

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Kirano Santé. Entreprendre pour la santé de la communauté.

Nouvelle boutique qui vient d’ouvrir ses portes à La Tuque. Elles sont entrepreneures et fières de l’être. Leur but est d’offrir un produit pour la santé individuelle et collective, mais aussi de mettre de l’avant un mode de vie qui s’harmonise avec ce qu’elles offrent. Élisa Labrecque et Kathleen Bérubé sont les deux femmes derrière la boutique Kirano Santé qui vient d’ouvrir ses portes sur la rue commerciale à La Tuque.

«C’est un créneau qui n’était pas développé à La Tuque, c’est précis comme produit. Je ne pouvais pas concevoir qu’il n’y ait pas de boutique comme celle-là dans une ville. C’était ça au départ. C’est parti plus petit, on s’est développé au fil du temps et on en est rendu là aujourd’hui», raconte Élisa Labrecque, celle qui a lancé en 2014 Santé en vrac désormais devenu Kirano Santé.

Ce nouveau nom, il a été pensé et réfléchi. Plusieurs suggestions étaient sur la table et les entrepreneures ont eu le coup de cœur pour ce mot atikamekw.

«C’était important d’inclure la communauté autochtone aussi dans notre boutique. Étant donné qu’on vit dans une ville où l’on côtoie des Atikamekws tous les jours, notre idée est venue de trouver un mot de leur langue qui allait réunir tout le monde. Kirano signifie tous ensemble. Alors Kirano est là pour la santé de tous et la santé collective», a expliqué Kathleen Bérubé.

D’ailleurs, les deux femmes d’affaires sont très actives sur la page Facebook de l’entreprise. On est très à l’écoute des demandes et suggestions de la population latuquoise.

«On souhaitait avoir le pouls de la population, on voulait savoir ce que les gens aimaient. On a eu une belle réponse, les gens se sont sentis interpellés. C’est motivant pour nous de voir la réponse des gens», note Kathleen Bérubé.

En plus d’offrir des produits diversifiés, on offre également,  selon la demande, des formations, conférences, cours de yoga, cours de cuisine…

«Oui, il y a une panoplie de produits, mais si les gens ne savent pas quoi faire avec, on n’est pas avancé. C’est pour ça qu’on a mis de l’avant des conseils pratiques».

On a porté une attention particulière à l’environnement, au choix écoresponsable, mais également à l’achat local. «Focusser sur l’achat local c’est s’aider entre nous. C’est comme ça qu’on crée une communauté forte et dynamique», insiste
Mme Bérubé. «On a plein d’idées de partenariat, mais ils ne le savent pas encore», a ajouté Élisa Labrecque.

Les deux femmes d’affaires qui se sont exilées pour leurs études n’ont pas hésité à revenir à La Tuque pour s’y installer.  «Pour la proximité avec la famille, pour la qualité de vie, je sentais l’attachement avec ma ville natale», a affirmé Élisa Labrecque. «On a tout ici pour être heureux. Il suffit de le voir, de le réaliser, et de l’apprécier. C’est nous qui habitons dans la plus belle ville au monde. On est choyés d’habiter ici», a ajouté Kathleen Bérubé.

Cette dernière n’est pas sans mentionner la contribution de la Ville dans le projet de Kirano Santé. Le programme de revitalisation de l’intérieur des commerces de Ville de La Tuque a grandement aidé au déploiement du projet. 

«Si ce programme-là n’avait pas existé, on n’aurait pas une belle boutique comme on a aujourd’hui. Il faut reconnaître cette aide financière de la Ville», a conclu Mme Bérubé.

La Tuque, Vitalité et Prospérité

Pisciculture Sauvé et fils. Pisciculteur de père en fils

Au printemps 2017, Maxime Sauvé a quitté ses fonctions dans une institution financière pour se joindre à l’entreprise de son père Alain. Ensemble, ils travaillent à développer et moderniser les activités commerciales de la Pisciculture Sauvé et fils. Garantissant ainsi un avenir à l’entreprise à l’heure où la relève se fait de plus en plus rare.

«Je ne pouvais pas demander mieux. C’est rassurant d’avoir de la relève. La moyenne d’âge des pisciculteurs est d’environ 68 ans», lance d’entrée de jeu, Alain Sauvé.

«Quand mon père a lancé son entreprise, j’étais là, mais j’étais tout petit. J’ai grandi là-dedans. À l’université, je savais que je voulais mon entreprise, mais je ne savais pas laquelle. Ç’a été tout naturel de prendre la relève avec mon père quand l’occasion s’est présentée et qu’on a pu acheter les terrains de mon grand-père. On est maintenant propriétaires et c’est ce qui fait en sorte qu’on a le goût d’investir et de continuer de développer l’entreprise», a ajouté Maxime Sauvé.

L’entreprise exploite une pisciculture depuis 25 ans dans le Haut Saint-Maurice. Elle produit actuellement l’équivalent de 10 tonnes de poissons, de la truite mouchetée principalement, destinées au marché de l’ensemencement. Maxime Sauvé s’est amené au sein de l’entreprise avec une expertise technologique. «C’est en fait d’amener tous les automatismes, classeurs automatiques, compteurs automatiques, pompes à poissons… donc automatiser les processus pour être en mesure de faire une production beaucoup plus grande avec un travail qui n’est pas nécessairement plus énorme. On va faire ça dans un premier temps et dans un deuxième temps, on veut se libérer un peu de temps libre aussi avec des systèmes de sécurité, des caméras de surveillance, avoir la possibilité de partir des mécanismes à distance pour éviter de perdre des poissons et d’avoir une perte de revenu», indique Maxime Sauvé.

Il faut dire que les deux hommes d’affaires projettent d’augmenter la capacité de production du site en passant de 10 à 100 tonnes dans un avenir rapproché. Ils pourront profiter d’une aide financière de près de 50 000 $ du gouvernement du Québec pour réaliser des travaux préparatoires. Les projets ne s’arrêtent pas là. Dans un avenir pas si lointain, on projette d’avoir une usine de transformation sur le site. «On veut avoir la moitié pour l’ensemencement et l’autre moitié pour la transformation. Pour le moment, on veut vendre aux usines de transformation déjà existantes au Québec. Dans un futur un petit peu plus loin, on aimerait avoir notre propre usine de transformation ici à
La Tuque», a-t-il conclu.

La Tuque, Vitalité et Prospérité

Triton: des projets plein la tête

Depuis quelques mois, la Seigneurie du Triton a éteint ses génératrices. L’établissement historique, désormais branché au réseau électrique, est en mode ajustement et développement. Désormais, les clients pourront séjourner au Triton en hiver, dans une toute nouvelle offre de la pourvoirie, Le Snowlodge.

«C’est sur réservation uniquement, ce sont des groupes qui vont réserver l’auberge. Qu’il soit 2, 4, 6 ou 10, ce sera un groupe à la fois avec cuisiner, serveur, souper gastronomique, cocktail à l’arrivée… Ça n’existait pas vraiment dans la région et ça nous était demandé.  On l’a testé l’an passé et les gens ont capoté. Tu prends l’auberge et le territoire. C’est un projet qu’on n’aurait pas pu faire sans électricité», a lancé le copropriétaire de la Seigneurie du Triton, Nicolas Bernard.

Il faut dire que l’arrivée du réseau électrique est un changement majeur qui a permis de diminuer l’empreinte environnementale, mais également de pouvoir mettre à exécution une série de travaux d’amélioration.

«Au niveau de la vie de tous les jours, l’électricité, ç’a été un très gros plus. Il y a les effets environnementaux qu’on voulait aller chercher, c’est-à-dire une économie de 195 tonnes de gaz à effet de serre. Par la bande, on s’est rendu compte qu’on n’avait plus de pollution sonore, on s’est rendu compte qu’il y avait des oiseaux qu’on n’avait jamais vus, qu’on s’entendait parler, on entend le rapide derrière, on entend des choses magnifiques», a mentionné M. Bernard.

La flotte de véhicules est passée en mode électrique. Il faut dire que les VTT étaient devenus bruyants en l’absence du bruit constant de la génératrice.

Au niveau du fonctionnement, les dirigeants on pu mettre la main sur de nouveaux équipements autant pour les équipes de la cuisine que celles de l’hébergement. 

«C’est une facilité de travail et maintenant, ça va nous permettre de nous développer. Avant ça, on ne pouvait pas. On a une belle équipe. J’ai l’impression que ç’a amené une « zénitude» pour tout le monde», a fait remarquer Nicolas Bernard.

«Le matin, on se fait réveiller par le bruit des huards au lieu d’avoir de la misère à s’endormir à cause du bruit de la génératrice. Ça améliore une vie», a ajouté la copropriétaire Annie Tremblay.

Les effets se sont aussi fait sentir chez la clientèle. Dans la prochaine année il y aura du chauffage partout, ce qui n’était pas possible avec les génératrices. 

«Ça nous permet d’avoir des séchoirs à cheveux, des cafetières dans les suites, ce sont tous de petits détails qui permettent aux clients de voir la différence», a noté Annie Tremblay. 

De nouveaux projets sont également sur la table: nouveaux chalets et nouvelles suites. On veut axer sur le côté petit, chic et rustique. «On est définitivement rendus à l’étape du raffinement», a conclu Annie Tremblay.