David Lemieux a eu le dessus sur Francy Ntetu
David Lemieux a eu le dessus sur Francy Ntetu

David Lemieux garde sa paye!

Steve Turcotte
Steve Turcotte
Le Nouvelliste
David Lemieux (42-4, 35 K.-O.) a eu chaud!

Après avoir promis en pleine télévision de donner sa paie à Francy Ntetu (17-4, 4 K.-O.) s’il traversait la moitié du combat, la vedette d’Eye of the Tiger Management a tout juste respecté la limite qu’il s’était fixée, en renversant le boxeur de Chicoutimi par K.-O. au cinquième assaut.

On savait le duel inégal d’entrée de jeu, pour cette finale du gala de boxe présenté à Shawinigan. Un ancien champion du monde face à un valeureux guerrier dont la boxe est le deuxième métier. Mais le pari donnait du piquant au duel!

Surtout que Lemieux a mis du temps avant de résoudre l’énigme Ntetu. Dans les premiers rounds, il a dépensé beaucoup de carburant en se lançant systématiquement à l’attaque… sans trop de succès. À partir du quatrième round, il a mieux choisi ses moments pour défier son rival et il a commencé à le toucher d’applomb.

Ntetu a néanmoins survécu à ce quatrième round, mais au cinquième, ses jambes l’ont lâché après une grosse droite et il s’est retrouvé au tapis. Il s’est relevé, Lemieux s’est alors lancé à ses trousses et il a fini le boulot.

«C’était le plan, je n’ai jamais été inquiet de perdre le pari. Mais chapeau à Francy, il est venu pour se battre. On a donné un bon spectacle, c’était important de donner ça aux fans», analysait Lemieux.

Quant à Ntetu, il croyait avoir prouvé sa valeur malgré le revers. «J’étais venu pour gagner! Je me suis présenté, je ne me suis pas couché à la première occasion. J’étais à une minute de faire double paye, ça passé proche. Je croyais à mes chances de créer une surprise, mais David a été le meilleur ce soir. J’avais de bonnes jambes, mais à 38 ans, ma mâchoire est un peu moins résistante après 16 ans de boxe…»

Carman vient encaisser un chèque

En demi-finale, Dillon Carman (14-6, 13 K.-O.) est venu, lui, simplement encaisser un chèque de paie. Au premier coup décoché par Arslanbek Makhmudov (11-0, 11 K.-0.) – un crochet de la gauche au visage, l’Ontarien s’est couché.

Carman s’est relevé, a titubé un peu en baissant la tête, a poussé l’officiel, avant de lui murmurer à l’oreille qu’il avait des problèmes de vision. Celui-ci n’a eu d’autre choix que de tout stopper… après 27 petites secondes d’action.

L’Ontarien avait toutefois une autre version à offrir. «C’est un malentendu. J’ai dit à l’arbitre “I’m fine” (je suis correct), il a compris “My eye” (mon œil). Je n’en revenais pas qu’il stoppe ça si rapidement. C’est vrai, je me suis fait pincer d’aplomb, mais ce n’est pas le genre de coup qui met fin à un combat. Tout le monde qui a vu le combat sait que l’arbitre a agi trop tôt», pestait Carman, qui a quitté le Centre Gervais Auto en coup de vent après sa défaite. C’est par téléphone que Carman a offert ses commentaires. «Il me reste un combat à mon contrat avec Eye of the Tiger Management. Je serai de retour au Québec l’an prochain.»

Makhmudov, pour sa part, ne se disait pas trop surpris de l’avoir liquidé aussi rapidement. «Je n’ai jamais arrêté de m’entraîner après mon dernier combat en décembre. J’étais dans une forme physique optimale. J’ai beaucoup pratiqué ce coup à l’entraînement. J’ai vu l’ouverture, j’ai saisi l’opportunité», expliquait le géant, qui aimerait bien avoir plus d’adversité. «Je suis prêt pour de plus gros combats, je suis prêt à gravir un échelon. Je suis ici pour ça.»