La recrue à la défensive des Saguenéens de Chicoutimi, Vincent Fredette, ne regrette pas d’avoir joué dans le circuit collégial division 1 l’an passé, car ça lui a permis de se développer à tous les niveaux.
La recrue à la défensive des Saguenéens de Chicoutimi, Vincent Fredette, ne regrette pas d’avoir joué dans le circuit collégial division 1 l’an passé, car ça lui a permis de se développer à tous les niveaux.

Vincent Fredette: un pas derrière pour mieux rebondir avec les Sags

Johanne Saint-Pierre
Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien
Parfois, il vaut mieux reculer d’un pas pour sauter plus loin. C’est le choix judicieux qu’a fait le défenseur Vincent Fredette, l’an dernier, en décidant, de concert avec les Saguenéens, de passer la saison 2019-20 dans la Ligue de hockey collégial, division 1. Si bien que lorsqu’il s’est présenté au camp d’entraînement en août, il était prêt à saisir sa chance et il n’a pas raté son coup, lui qui fait partie du top-4 à la ligne bleue.

Avec le recul, l’athlète de 18 ans confirme que le choix de passer la saison dernière avec les Lauréats du Cégep de Saint-Hyacinthe aura été une décision payante dans son cas.

« Ç’a été une grosse année de développement à tous les niveaux que je me devais d’avoir. Si j’étais resté à Chicoutimi, j’aurais joué comme 7e ou 8e défenseur. Je n’aurais pas eu beaucoup de temps de glace et ma confiance n’aurait pas été à son meilleur. Tandis qu’en allant jouer collégial, j’étais sur la première paire de défenseurs; j’ai eu beaucoup de temps de glace et j’ai pris de la confiance. Mon entraîneur me faisait beaucoup confiance et j’ai énormément appris. Ç’a vraiment été une grosse étape dans ma carrière », relate le #44 en entrevue téléphonique.

Le natif de Napierville avoue qu’il a tout de même été déçu quand il a été retranché à son premier camp. « Quand Yanick et moi en avions discuté l’an passé, j’étais un peu déçu, mais en y repensant, c’était vraiment mieux pour moi. Je n’aurais pas eu un aussi bon développement si j’avais seulement pratiqué et joué un match sur 10. Pour mon développement physique et moral, c’était mieux d’aller jouer dans un calibre un peu moins fort, mais où je pourrais me développer davantage. »

Ce petit pas de côté a piqué sa détermination. « Quand j’ai été retranché, j’avais une idée en tête et c’était de devenir plus fort et meilleur pour être prêt la saison suivante et enfin me tailler une place dans l’alignement, admet l’athlète de 5’9’’, 168 livres. C’était la chose à faire pour me rendre où je suis présentement et je savais que j’étais capable de le faire. »

Les blessures, la COVID-19 et l’absence de Kniazev lui ont été favorables. « J’ai eu ma chance et il fallait que j’en profite en montrant ce que j’étais capable de faire », estime celui qui a pris du galon en étant en mesure de livrer la marchandise.

La recrue à la défensive des Saguenéens de Chicoutimi, Vincent Fredette, ne regrette pas d’avoir joué dans le circuit collégial division 1 l’an passé, car ça lui a permis de se développer à tous les niveaux.

Défenseur fiable

Interrogé sur les qualités du jeune défenseur, Yanick Jean signale que « c’est la recrue qui a le plus d’impact et le plus grand temps de glace présentement. Il a joué dans le top-4 depuis le début de la saison. Il est très, très bon avec la rondelle, il ne fait pas beaucoup d’erreurs et il est le meilleur défenseur de notre équipe quant aux statistiques avancées depuis le début de la saison. Sa courbe de progression durant le camp d’entraînement de cinq semaines est vraiment impressionnante », exprime l’entraîneur-chef.

« C’est un jeune très concentré, ce qui fait en sorte qu’il ne commet pas beaucoup d’erreurs sur la glace. Il veut bien faire, c’est un bon individu et malgré sa petite taille, il compétitionne dans ses batailles à un contre un. Et ça, c’était le plus gros challenge auquel il faisait face », estime Yanick Jean.

À quel ancien joueur pourrait-il ressembler ? « Il pourrait se comparer un peu à Julien Brouillette, même si ce dernier était un peu plus gros. Fredette a un peu plus de patin, même si Julien était plus imposant physiquement quand même. »

Progresser

En dépit de son petit gabarit pour un défenseur, Fredette est confiant de pouvoir continuer à faire sa place.

« Selon la nouvelle tendance des défenseurs dans la Ligue nationale ou dans la LHJMQ, les petits défenseurs qui sont rapides, mobiles et capables de faire une bonne première passe sur la palette, ça peut être aussi important dans une équipe qu’un grand et gros défenseur qui va plus jouer physique », fait valoir celui qui s’inspire notamment du défenseur Quinn Hugues des Canucks de Vancouver. « Ce n’est pas vraiment un gros défenseur, mais il est tellement rapide et il joue tellement la tête haute qu’il prend toujours la bonne décision et il réussit à avoir une petite coche au-dessus des autres avec ça », a décrit Yanick Jean.

Si sa mobilité et sa bonne vision du jeu font partie des atouts qui ont milité en sa faveur, c’est surtout parce qu’il « a démontré à [s]on entraîneur que je n’étais pas juste capable de jouer offensivement, mais que j’étais capable de faire la job défensivement et qu’on pouvait compter sur moi aussi à ce niveau-là », énonce-t-il lorsqu’interrogé sur ses qualités.

Passionné par son sport, il souhaite devenir meilleur de jour en jour. Il aimerait d’ailleurs améliorer son jeu physique et son sens de l’anticipation « pour savoir tout de suite le bon jeu à faire et prendre la bonne décision », pointe-t-il. « Et continuer à travailler sur les habitudes de travail que nous inculquent les entraîneurs. Comme toujours bouger la tête et regarder ce qui se passe autour pour être prêt à toute éventualité. »