Viljami Marjala
Viljami Marjala

Remparts: un baptême tout en sourire pour Viljami Marjala

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Une brillante passe en avantage numérique, une bonne protection de la rondelle, mais plus important encore, un sourire au visage. Tout comme son compatriote Aapo Siivonen, l’attaquant finlandais Viljami Marjala a apprécié son premier match dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, mardi, à l’occasion de la victoire de 4-2 des Remparts de Québec aux dépens des Cataractes de Shawinigan.

Comme il l’a fait à chacune des séances d’entraînement depuis la fin de sa période de quarantaine, l’ailier gauche de 17 ans complétait un trio avec Théo Rochette et Pierrick Dubé pour son baptême de feu avec les Diables rouges.

Il s’est illustré en servant un caviar bien assaisonné à James Malatesta à l’occasion d’un jeu de puissance en début de deuxième période et qui donnait une avance de 2-1 aux Remparts.

«J’ai adoré mon premier match, surtout que ça faisait longtemps que je n’avais pas joué. Ce fut un «feeling» incroyable», disait le numéro 18 au lendemain de son premier match.

Nervosité

Marjala admettait avoir ressenti une certaine nervosité avant de sauter sur la glace du Centre Vidéotron pour ses débuts.

«Le jeu était plus physique que celui dans nos pratiques. J’ai trouvé que la vitesse d’exécution était plus rapide ici qu’en Finlande, mais je n’ai pas été surpris par le calibre. Je dois améliorer certaines choses, mais je pense pouvoir bien jouer dans cette ligue et faire mieux que ce que j’ai fait à mon premier match», ajoutait-il avec humilité.

Devant son filet, le gardien Thomas Sigouin a aussi aimé ce qu’il a vu des deux joueurs européens.

«Leur adaptation se fait bien. Bien sûr, ce ne sont pas les gars les plus bilingues, mais ils s’améliorent beaucoup. La communication se fait bien entre eux et nous, on se parle en termes de hockey, c’est un langage universel», notait le vétéran de 20 ans.

Marjala et Siivonen sont arrivés au pays le 14 octobre et ont commencé à s’entraîner avec l’équipe le 28 octobre.

«Mes anciens coéquipiers en Finlande peuvent jouer, ce n’est pas comme ici où on n’avait pas le droit à cause de la pandémie, mais je pense avoir pris la bonne décision de venir jouer ici. Je trouve ça formidable d’être ici, on sent qu’on fait partie de l’équipe, les gars nous ont bien accueillis», soulignait celui qui disait avoir déjà appris quelques mots de français.


« Le jeu était plus physique que celui dans nos pratiques. J’ai trouvé que la vitesse d’exécution était plus rapide ici qu’en Finlande, mais je n’ai pas été surpris par le calibre »
Viljami Marjala

L’entraîneur-chef avait bien des chats à fouetter, mardi, pour ce premier match régulier depuis le 4 octobre. Il a quand même pris le temps de découvrir les deux nouveaux joueurs en situation de match.

«J’essaie de me mettre dans leurs patins quand c’est ton premier match, dans un nouvel environnement, sur une plus petite patinoire. Tu as beau faire des pratiques simulées, il y a une adaptation à faire. Comme premier match, j’ai trouvé qu’ils avaient bien fait tous les deux», admettait Patrick Roy.

Il a apprécié le jeu défensif de Siivonen, son aplomb dans les sorties de zone et son support offensif. De Marjala, il ne passait pas sous silence la passe «extraordinaire» menant au but de Malatesta et sa protection de la rondelle et sa générosité à distribuer celle-ci.

«Ce que je retiens, ce fut de voir des sourires dans leur visage. On veut que les meilleurs joueurs européens évoluent dans notre ligue, on veut qu’ils se sentent acceptés, qu’ils s’adaptent bien à notre culture et à notre style de jeu», ajoutait Roy.

Les deux jeunes joueurs étrangers ne savaient pas que leur dossier faisait autant jaser à travers la LHJMQ et la Ligue canadienne de hockey. Débarqués au pays avec un permis de travailleur, les autorités ont donné le feu vert aux Remparts peu de temps avant le début du match, mardi.

«Notre organisation est loyale, et ce qu’on veut lorsqu’on repêche un jeune, c’est qu’il puisse jouer. On est content que ce soit derrière nous, on qu’on puisse se concentrer sur les matchs et non pas sur les distractions extérieures. Pour le reste, il n’y avait rien à parler avec eux, car ce n’était pas sous notre contrôle. Jacques Tanguay a géré ce dossier du début à la fin, mais j’avais confiance qu’ils pourraient», ajoutait Roy.

Cela a permis aux parents de Marjala de regarder le premier match de leur fils dans l’uniforme des Remparts via le web dans leur pays, et cela en pleine nuit, décalage horaire oblige.

«Ils m’avaient souhaité bonne chance et de faire du mieux que je pouvais. Mes parents me manquent un peu, mais je leur parle souvent, ça aide», précisait l’attaquant de six pieds qui formera encore un trio avec Rochette et Dubé car l’entraîneur-chef n’a pas l’intention de modifier ses combinaisons pour l’instant, autant à l’attaque qu’en défensive.

Les Remparts affrontent l’Armada de Blainville-Boisbriand, jeudi (19h) dans leur deuxième match de cet événement en environnement protégé. Ils montrent une fiche de 2-0-1-0 en trois matchs de saison régulière jusqu’à présent.