Viljami Marjala et Aapo Siivonen se connaissaient pour avoir joué l’un contre l’autre, en Finlande. Ils ne sont pas originaires de la même ville, cependant.
Viljami Marjala et Aapo Siivonen se connaissaient pour avoir joué l’un contre l’autre, en Finlande. Ils ne sont pas originaires de la même ville, cependant.

Marjala et Siivonen n’ont jamais perdu espoir de venir à Québec

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Après deux mois d’attente, les joueurs finlandais Viljami Marjala et Aapo Siivonen se retrouvent enfin à Québec. «Deux mois, c’est long, mais nous n’avons jamais perdu espoir de pouvoir venir ici», admettaient les deux nouveaux porte-couleurs des Remparts de Québec, mercredi après-midi, en visioconférence de leur pension.

À leur réveil, vendredi matin, ils ont vu un message qu’ils attendaient depuis longtemps. La directrice des services à l’équipe Nicole Bouchard leur annonçait qu’ils pouvaient finalement s’envoler pour le Canada, les Remparts ayant réussi à leur obtenir des permis de travailleurs donnant le droit de rentrer au pays.

«Quand je me suis réveillé, vendredi, et que j’ai pris mon téléphone, j’ai crié wow ! C’était incroyable», disait Marjala, un jeune attaquant de 17 ans natif d’Oulu, en Finlande du nord.

Depuis leur sélection au 14e et 72e rangs du repêchage international de la LCH, en juin, Marjala et Siivonen se préparaient à traverser l’océan pour poursuivre leur développement dans la LHJMQ. Mais la fermeture des frontières en raison de la pandémie a retardé le projet. Ils n’ont cependant jamais eu l’intention d’y renoncer.

«On a continué à s’entraîner en Finlande, nous étions confiants qu’on puisse venir à Québec. Nous sommes très heureux d’être enfin à Québec», notait Siivoven, un arrière de six pieds qui fêtera son 18anniversaire, le 31 octobre.

Les deux nouveaux coéquipiers se connaissaient pour avoir joué l’un contre l’autre, en Finlande. Ils ne sont pas originaires de la même ville, cependant. Mardi, Marjala a donc rejoint Siivonen à Helsinki, ils ont ensuite fait une escale à Paris avant le dernier vol vers Montréal, où ils ont été accueillis par leur nouvelle famille de pension, où ils se tapent une quarantaine obligatoire.

«Le quartier où l’on habitera ressemble beaucoup à celui où je vis, en Finlande, c’est bien, c’est une belle maison. Au cours des prochains jours, on regardera Netflix et on s’entraînera un peu dans la cour arrière, c’est tout ce qu’on peut faire. On a hâte de rencontrer nos coéquipiers. Je connais leurs noms, mais je ne pourrais pas les reconnaître», disait Marjala en riant.

Ils pourront donner leurs premiers coups de patin au Centre Vidéotron à compter du 28 octobre, soit à la fin de leur confinement de 14 jours qui a commencé mardi (le 13) en soirée.

«On aime jouer au hockey, on est au courant de la situation, mais on sera prêt pour s’entraîner si c’est tout ce qu’on peut faire», notait Siivonen.


« Le quartier où l’on habitera ressemble beaucoup à celui où je vis, en Finlande, c’est bien, c’est une belle maison. Au cours des prochains jours, on regardera Netflix et on s’entraînera un peu dans la cour arrière, c’est tout ce qu’on peut faire. On a hâte de rencontrer nos coéquipiers. Je connais leurs noms, mais je ne pourrais pas les reconnaître», disait Marjala en riant. »
Viljami Marjala

Ils débarquent dans une province où les cas de COVID-19 sont plus nombreux que chez eux.

«Ça se passe assez bien dans mon pays. Dans ma région, il n’y a pas tellement de cas et on peut avoir une vie quasiment normale», confiait Marjala tandis que Siivonen estimait le nombre de cas à une dizaine depuis le début de la pandémie à Uusikaupunki, une ville du sud-ouest de la Finlande.

Ils ont pris le temps de bien saluer les membres de leur famille, car en raison de la pandémie, ils ne devraient pas avoir l’occasion de les revoir d’ici la fin de la saison.

«Ils vont nous manquer, mais on peut leur envoyer des messages, leur parler et les voir en appel vidéo, ce n’est pas si pire. Ils savent qu’on est ici pour jouer au hockey et qu’on sera très bien traité.»

Pour ce qui est de leur impact dans l’équipe, les deux joueurs éligibles au prochain repêchage de la LNH ne s’en font pas trop avec cela.

«On veut apprécier chaque moment et jouer du mieux qu’on peut», disait Marjala. «On veut gagner et profiter de la chance qu’on a», ajoutait Siivonen.

Chose certaine, les Remparts leur donneront tout le temps de découvrir leur nouveau milieu de travail.

«Les deux n’ont que 17 et [bientôt] 18 ans, il ne faut pas penser qu’ils changeront l’équipe du tout au tout, mais ils vont amener une dimension différente, c’est certain. Ils sont ici pour deux ans, peut-être trois pour Marjala, selon ce qu’il décidera. On sera patient avec eux, on va leur laisser le temps de s’adapter à une culture différente, un autre style de jeu et aux nouvelles dimensions de la patinoire», notait l’entraîneur-chef Patrick Roy, qui avait hâte d’avoir une bonne nouvelle à annoncer à leur conseiller Sami Laine. Il soulignait l’engagement du clan finlandais envers les Remparts qui ne s’est jamais démenti depuis la sélection des deux joueurs en juin, et ce, malgré les embûches.