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Serge Beausoleil s’attend à ce que la tâche ne soit pas mince lors des prochains matchs disputés à compter de samedi dans l’environnement protégé du Colisée Desjardins de Victoriaville.
Serge Beausoleil s’attend à ce que la tâche ne soit pas mince lors des prochains matchs disputés à compter de samedi dans l’environnement protégé du Colisée Desjardins de Victoriaville.

Un défi de taille attend l’Océanic en fin de semaine

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
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RIMOUSKI — Après une pause de deux semaines sans matchs qui aura permis aux joueurs de se reposer, l’Océanic s’est soumis à de solides entraînements en vue des matchs prévus dès cette fin de semaine, alors qu’ils prendront part à quatre duels en cinq jours dans l’environnement protégé du Colisée Desjardins de Victoriaville. Les troupiers de Rimouski sont conscients que si la mission n’est pas impossible, elle s’avèrera pour le moins ardue.

«On jouera contre deux équipes de pointe, soit Victo et Shawinigan, contre qui on n’a pas remporté un match cette année, même si on a bien bataillé», rappelle l’entraîneur-chef de l’Océanic. Serge Beausoleil s’attend donc à ce que la tâche ne soit pas mince lors du prochain match disputé samedi contre les Tigres de Victoriaville. «C’est une équipe qui est allée chercher de gros morceaux, des gars de très grande qualité. Ils ont de bons gardiens aussi et une bonne défensive. C’est une équipe solide. Mais, c’est intéressant. C’est un beau défi pour nous autres! Il faut se préparer en conséquence et continuer à focaliser sur ce qu’on peut contrôler.»

En rappelant que lui et sa troupe joueront contre de très solides équipes, l’attaquant Xavier Cormier estime qu’il s’agit d’une chance inouïe de prouver qu’ils ne sont pas en reste. «On est une jeune équipe, mais à chaque pratique et à chaque match, on prend un step. On va montrer qu’on peut compétitionner contre eux autres!»

Selon Anthony D’Amours, la chimie opère de plus en plus entre les nouveaux troupiers. «On joue contre de gros clubs. On joue des matchs serrés. On perd souvent par des erreurs causées par nous autres. On peut apprendre de ça et ne pas les refaire dans les prochaines «games». Dans la prochaine bulle, ça va être un autre bon défi pour nos joueurs et on va prouver qu’on est capables de compétitionner contre les meilleures équipes de la ligue.» Pour le vétéran de 20 ans cumulant une expérience de quatre ans au sein de l’Océanic, il est important de montrer le chemin aux plus jeunes. «Il faut les entourer parce que c’est l’Océanic du futur».

En vue des hostilités de la fin de semaine contre les Tigres et les Cataractes, le patron hockey croit que ses joueurs devront améliorer leur jeu à 5 contre 5. «On voit des améliorations de match en match, constate Beausoleil. Il faut éviter le banc des pénalités. Il faut être pas mal meilleurs sur le plan des unités spéciales. Ça s’en vient sur le désavantage numérique et sur l’avantage numérique. Mais, selon moi, il faut capitaliser un peu plus et, surtout, il faut qu’on crée plus de chances de marquer. Je ne peux pas attendre tout le temps des buts, mais je peux attendre plus de chances de marquer de notre avantage numérique. C’est ce que je veux voir grandir au sein de notre équipe.»

Xavier Cormier et le premier trio

Pour les prochains matchs, le pilote de Rimouski misera encore une fois sur son premier trio composé de Zachary Bolduc, de Xavier Cormier et d’Adam Raska. «Ils ont encore pratiqué de très belle façon, cette semaine.»

Au début mars, la LHJMQ a décerné le titre de «Joueur de la semaine» à Xavier Cormier. Quand Beausoleil pense à l’attaquant de 19 ans, le mot qui lui vient spontanément en tête est «émergence». «Cormier est une valeur importante. Je l’ai vu jouer dans le midget AAA. C’est un fabricant de jeu hors pair. Il a tellement de talent en avant de lui! Il avait une opportunité ici et il l’a saisie. Il est très facile à diriger, il est très compétitif, il veut bien faire les choses. Mais, il faut qu’il évite de faire de trop longues présences. C’est vraiment une belle addition avec Tyson [Hinds]. Ce sont deux gars en or!»

Le principal intéressé est heureux de ce titre, surtout qu’il reconnaît avoir éprouvé certaines difficultés dans ses débuts au sein du Circuit Courteau. «Je récolte le fruit de mes efforts, se réjouit le gaillard de 6 pieds et de 190 livres originaire de Pont-Rouge. Mais, ce n’est pas encore assez pour moi. Je veux continuer sur la lancée.»

L’entraîneur ne manque pas non plus de revenir sur la performance exceptionnelle qu’a offerte Zachary Bolduc lors de la dernière bulle. «Bolduc a joué de la bonne façon: il était sur la rondelle, il était rapide, il était combattif, il a engrangé des points. C’était une bulle A pour lui et il faudra qu’il continue à construire là-dessus. Il a fait un très bon pas en avant dans cette bulle-là.»

Le moral est bon

Malgré une fiche de 9 victoires et de 20 défaites qui place l’Océanic au 16e rang sur 18 au classement général de la LHJMQ, les joueurs gardent le moral. «On se rappelle toujours, avec un peu de recul et de perspective, combien on est choyés de faire du hockey dans ces circonstances-là, soulève Beausoleil. On se sent privilégiés d’avoir autant de matchs de joués dans notre ligue. De haut en bas, soit de la direction de la ligue jusqu’aux équipes et aux propriétaires, tout le monde travaille pour que ça ait lieu, pour que ce soit possible. En bout de ligne, quand on va faire une analyse de tout ça, on dira qu’on est fatigués et que c’est beaucoup plus demandant que n’importe quelle saison, mais qu’en même temps, c’est du bonbon parce que les jeunes peuvent jouer au hockey dans une année aussi rocambolesque. Ça demeure un exploit!»

Même si les victoires ne sont pas légion cette saison pour Rimouski, les joueurs maintiennent le cap. «On le savait qu’on tournait un nouveau cycle, explique Beausoleil. En tant que dirigeant de cette équipe-là, je nous trouve vraiment bien positionnés. On a 17 ou 18 matchs qu’on a cédés par un but. Nos jeunes progressent énormément. On en a 10 qui ne jouaient pas dans la ligue l’année passée et qui jouent souvent des rôles importants dans notre équipe. On a moins de victoires, mais on bataille à chaque match et ce n’est jamais facile pour eux de l’emporter. Blainville, Drummondville et Val-d’Or, ce sont des clubs de pointe dans la ligue et on les a tenus serrés. C’était des matchs qui se sont souvent soldés par un écart d’un but ou par deux si on enlevait le gardien. Ce sont des notes très encourageantes! On aime gagner, mais il faut voir le positif où il est.»

Le patron hockey observe le progrès de sa troupe dans cette année de transition, sans spectateurs. «Si je regarde sur le plan de nos pointeurs, hormis Bolduc, ce sont tous de nouveaux visages. Ce sont des gars qui sont là pour trois ans. Je suis pas mal fier des gars et des décisions hockey qui ont été prises ici.»

Beaucoup de bobos

Après avoir livré six duels en neuf jours au sein du dernier environnement protégé au Colisée Financière Sun Life de Rimouski, les Rimouskois n’en sont pas tous sortis indemnes. «Il y avait beaucoup de bobos», confirme l’entraîneur-chef. Les hommes ont repris l’entraînement la semaine dernière et se sont prêtés à un petit tournoi amical. Pour Beausoleil, l’état d’esprit actuel de sa troupe est aussi atypique que la saison.

Rimouski sera privé des services d’Émile Lambert pendant au moins deux mois. L’attaquant s’est fracturé un poignet en perdant pied, après quoi il a trébuché contre la bande. Anthony D’Amours, Jérémie Biakabutuka et Philippe Casault, qui soignaient des blessures, sont sur le point de revenir au jeu.

Beausoleil ne sait pas encore exactement la forme que prendront les séries éliminatoires. «C’est tellement difficile de voir, avec les pourcentages, qui on pourrait affronter et où on va terminer dans le groupe. Il faut patienter et c’est correct comme ça.» S’il est triste à l’idée qu’aucun spectateur ne pourra assister aux séries en personne, Anthony D’Amours n’est pas moins persuadé que son club pourrait causer la surprise.

Après les quatre matchs dans l’environnement protégé de Victoriaville, il restera deux parties en trois jours au calendrier de la formation rimouskoise. Elles auront lieu du 30 mars au 2 avril au sein d’une «mini-bulle» dont l’endroit est inconnu pour l’instant.