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La fierté se lisait sur le visage des joueurs de l’Océanic après leur victoire contre les puissants Foreurs de Val-d’Or.
La fierté se lisait sur le visage des joueurs de l’Océanic après leur victoire contre les puissants Foreurs de Val-d’Or.

Rimouski 2/Val-d’Or 1: l’Océanic met fin à une longue séquence victorieuse des Foreurs

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
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Personne n’aurait pu prévoir que l’Océanic de Rimouski mettrait fin à une séquence de 10 gains consécutifs des puissants Foreurs. C’est pourtant ce qui est survenu, jeudi, dans l’environnement protégé du Colisée Financière Sun Life de Rimouski, alors que les hommes de Serge Beausoleil l’ont emporté 2 à 1 sur Val-d’Or.

Les Bas-Laurentiens ont dominé au chapitre des tirs au but (33-31). Notamment privée de l’un de ses meilleurs éléments, Justin Robidas, la troupe de Daniel Renaud a connu un match plutôt difficile.

Une victoire d’équipe

L’entraîneur-chef de l’Océanic ne pouvait cacher sa fierté à l’issue de la rencontre. «On a joué un beau match d’équipe, a fait valoir Beausoleil. Creed [Jones] a bien fait ça devant le filet.» Selon lui, une belle chimie s’opère au sein du premier trio formé de Zachary Bolduc, de Xavier Cormier et d’Adam Raska. «Ils jouent de la bonne façon, ils gardent les présences courtes. Bolduc a encore joué un très, très fort match. Avec lui, Raska et Cormier, les trois ont été très solides. J’ai de bons mots pour tout le monde!» Il a aussi souligné la maîtrise du jeu d’Anthony D’Amours. «Tout le monde a contribué», a-t-il résumé.

Si le pilote bas-laurentien avait fait part de son inquiétude à la suite des dernières performances de sa brigade défensive, les six défenseurs se sont pris en main lors de ce duel. «Un match A, a lancé Beausoleil sans hésiter. En désavantage numérique, on a joué un peu de malchance en début de match. Personne n’a paniqué et on a joué de la bonne façon. Nos vétérans ont bien mené ça.»

Serge Beausoleil n’a pu non plus passer sous silence la contribution de Jérémie Biakabutuka et de Tyson Hinds. Les deux joueurs ont su rebondir après avoir connu un épisode un peu plus difficile lors du match précédent. Il a rappelé combien il était fier de ses hommes, surtout que la formation de Val-d’Or n’était pas une équipe commode à affronter.

Pas question de se laisser intimider

Pour Beausoleil, il n’était pas question de se laisser intimider par les Foreurs. «Val-d’Or nous a tellement varlopé à la fin novembre passé. On voulait jouer en se disant qu’on n’avait pas de pression, qu’il fallait jouer de la bonne façon. J’écoutais les gars sur le banc continuellement rappeler les consignes d’équipe et s’encourager. Ultimement, ça a été une partie assez facile à diriger parce que les gars ont fait le boulot eux-mêmes.»

De l’avis du patron hockey, ce genre de match s’inscrit dans l’apprentissage de ses protégés. «Les gars commencent à jouer de la bonne façon et ils voient qu’ils sont capables de jouer contre toutes les équipes du circuit. On a deux gardiens qui font le boulot et qui nous donnent une chance de compétitionner en plus. C’est bien plaisant!»

Description du match

Il a fallu attendre à la fin du premier engagement pour voir la marque s’ouvrir sur un but de Samuel Poulin (7e) qui a profité d’une rondelle qui a touché un patin. S’ils ont été dominés par les Foreurs dans les vingt premières minutes de jeu, les hommes de Serge Beausoleil ont quand même fort bien travaillé.

Au cours de la deuxième période, le premier trio n’a pas rendu la tâche facile à la formation de Val-d’Or. À 7:05, Bolduc a atteint son dixième but de la campagne en 22 parties. L’attaquant de 18 ans a récupéré la rondelle de Raska pour créer l’égalité. Sur des passes de Bolduc et de Cormier en fin d’engagement, c’était au tour du Tchèque de battre Jonathan Lemieux en avantage numérique sur un tir faible qui a tout juste eu l’énergie pour trouver le fond du filet et donner l’avance à l’Océanic. Pendant cette période, la grogne était palpable chez les hommes de Daniel Renaud qui, à chaque arrêt de jeu, s’en sont pris aux Rimouskois.

Une fois la victoire savourée, l’Océanic devra descendre de son nuage pour être fin prêt à affronter un adversaire coriace, samedi: l’Armada de Blainville-Boisbriand. «Je pense qu’il faut apprécier le moment présent, a tout de même indiqué l’entraîneur-chef. Les gars sont très contents et très fiers de ce qu’ils ont accompli. Demain, on va quand même toucher à la glace et on va revenir sur terre. On a un très gros défi contre Blainville. On a heureusement deux jours pour retomber parce que quand on a une grosse performance comme ça, on a les émotions dans le plafond!» Beausoleil admet néanmoins que d’ici là, il les laissera jouir de leur moment de gloire.