Les Tigres de Victoriaville devront aussi suspendre leur saison jusqu’à nouvel ordre.
Les Tigres de Victoriaville devront aussi suspendre leur saison jusqu’à nouvel ordre.

LHJMQ: Victoriaville devient la 7e équipe sur 18 en pause forcée

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Le passage en zone rouge du Centre du Québec fait en sorte que les Tigres de Victoriaville devront aussi suspendre leur saison jusqu’à nouvel ordre. La LHJMQ compte sept équipes en pause forcée, soit Victoriaville, Québec, Drummondville, Gatineau, Moncton, Blainville-Boisbriand et Sherbrooke. Si l’Armada est aussi en zone rouge, l’équipe compte également des cas de COVID-19, tout comme le Phoenix, qui pourra reprendre du service au terme de sa quarantaine de 14 jours si l’Estrie ne change pas de couleur d’alerte.

Pour vous donner une petite idée, il n’y a que deux équipes en mesure de jouer dans la division Ouest, soit celles de l’Abitibi (Val-d’Or et Rouyn-Noranda), ce qui rend pratiquement impossible de poursuivre les activités dans un avenir à court terme.

Les Remparts, qui sont l’un des deux clubs de la division Est en arrêt de travail avec Victoriaville, se disent toujours en faveur de l’idée de s’installer dans une sorte bulle hôtel-aréna, si la santé publique déterminait que cette solution était viable pour reprendre l’action.

«Si toutes les équipes étaient prêtes à aller dans une bulle à l’hôtel, je n’ai aucun problème avec ça, bien que ça engendre des frais. Pour avoir parlé à Tim Army [qui faisait partie du personnel hockey du Wild du Minnesota dans la bulle à Edmonton], il m’a dit que c’était l’endroit où il s’est senti le plus en sécurité, que personne ne pouvait l’attraper [la COVID] parce qu’ils étaient juste eux ensemble. Il s’est fait tester 15 fois en 15 jours en ligne», racontait Roy à propos de son ancien adjoint avec l’Avalanche.

Pour l’instant, les Remparts peuvent s’entraîner même si leurs matchs sont reportés depuis le passage de la région en zone rouge, la semaine dernière. Pour ce qui est de la reprise du calendrier, Roy garde espoir, mais se fait aussi réaliste.

«Il n’y a pas que les Remparts, là-dedans. Nous, on peut s’entraîner [sans contact], mais je me mets à la place des restaurateurs, des hôteliers, ce n’est pas le fun. Il n’y a personne de content qu’on soit en zone rouge, on souhaite tous qu’on puisse revenir où on était, cet été et qu’on pourra recommencer à jouer lorsqu’on reviendra en zone orange», disait Roy.

La LHJMQ n’avait pas encore «officiellement» reporté, mardi, les matchs des équipes concernées, mais ce n’était qu’une formalité. Pour l’heure, les Remparts — comme les autres équipes situées en zone rouge — sont limités à des séances d’entraînement sans contact. Comme les joueurs suivent des cours à distance dans une bulle-classe au Centre Vidéotron, ils ont accès à leur gymnase, où les contacts sont aussi interdits.

«Il s’agit d’un défi pour nous tous de rester positif et concentrés. J’ai rappelé au gars que le hockey était notre passion. Personnellement, je suis excité de venir à l’aréna, de travailler avec eux. Je veux en profiter pour être un meilleur coach, pour sortie du confort de mes pantoufles pour m’améliorer, pour travailler certaines habiletés avec eux. Nos joueurs sont ici pour se développer alors c’est un bon moment pour le faire, c’est tout.»

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LE PORT DU MASQUE

Ce n’est pas une règle imposée par la LHJMQ ou la santé publique, mais les entraîneurs des Remparts ont décidé de porter le masque également lorsqu’ils se retrouvent sur la patinoire, comme ils font à l’intérieur du Centre Vidéotron.

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MATCHS VISIONNÉS

Patrick Roy a regardé sur le web trois matchs à l’intérieur de la division Est, en fin de semaine. Il ne s’en faisait pas avec les résultats des matchs, qui ont permis à Victoriaville, Shawinigan et Chicoutimi de se démarquer. «Je m’en fous, parce qu’on ne connaît même pas encore le format des séries et on ne sait pas quand la saison reprendra», disait-il.