Tous les matchs impliquant les équipes du Québec à l’horaire jusqu’au 28 octobre sont reportés.
Tous les matchs impliquant les équipes du Québec à l’horaire jusqu’au 28 octobre sont reportés.

LHJMQ: la saison des 12 équipes du Québec suspendue jusqu’au 28 octobre

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Confrontée à la dure réalité de la pandémie qui empêche présentement six équipes de disputer leurs matchs, la Ligue de hockey junior majeur du Québec a pris la décision, mercredi en assemblée spéciale, de suspendre le calendrier des 12 équipes québécoises jusqu’au 28 octobre, date où le passage des régions en zone rouge doit théoriquement prendre fin.

Ainsi, le calendrier est mis sur pause dans les divisions Est et Ouest, qui comptent ensemble pas moins de six équipes se retrouvant dans les régions où l’alerte sanitaire est à son maximum ou qui sont frappées par des cas de COVID. Une septième formation (Moncton) basée dans les Maritimes ne peut pas jouer non plus, mais les activités de cette division peuvent malgré tout se poursuivre.

«Il est devenu pratiquement impossible d’opérer dans de telles circonstances. Néanmoins, les étudiants-athlètes de la LHJMQ continueront de pratiquer dans leurs installations et poursuivront leur parcours académique», laissait savoir la LHJMQ par voie de communiqué publié en fin d’après-midi.

La situation sera réévaluée dans deux semaines. D’ici là, la LHJMQ travaillera à l’élaboration d’un nouveau calendrier qui compterait encore 60 matchs par équipe. Elle continuera aussi de travailler avec la Santé publique et s’engageait à suivre les consignes en place, comme elle le fait déjà.

«Il avait été très clair avec la Santé publique qu’on ne pourrait pas disputer de matchs lorsqu’une équipe se retrouverait en zone rouge, alors l’évolution du dossier nous a amenés à prendre cette décision proactive pour nos équipes. On a assisté à une baisse de cas positifs dans l’ensemble du Québec au cours des derniers jours, je suis très confiant que la pandémie se résorbera et qu’on pourra reprendre la saison après le 28 octobre», disait ensuite le commissaire Gilles Courteau en visioconférence.

Les équipes de Québec, Blainville-Boisbriand, Gatineau et Drummondville sont plongées dans des zones rouges. Les Tigres de Victoriaville le seront à leur tour, lundi. De plus, le Phoenix de Sherbrooke doit négocier avec plusieurs cas de COVID-19, tout comme l’Armada, où il y a eu une éclosion majeure. Il ne blâmait pas ces deux équipes qui sont au cœur de la tempête et ne regrettait pas non plus la décision de la LHJMQ de lancer sa saison tandis que les ligues jumelles de l’Ontario et de l’Ouest n’ont toujours pas commencé les leurs.

«La décision n’est pas prise avec ce qui est arrivé à l’Armada et au Phoenix, mais plutôt avec le nombre d’équipes qui passe dans des zones rouges. Je ne suis pas déçu qu’on doive prendre une pause de deux semaines et il n’y a rien de mauvais à faire un pas en arrière pour revenir en force. En commençant avec un calendrier de 60 matchs au début du mois d’octobre, ça nous donnait plusieurs dates pour en reprendre, on n’est donc pas dans une situation de découragement. Deux semaines, ça veut dire quatre matchs par équipe, ce n’est pas dramatique, au contraire», ajoutait Courteau.

Pas de bulle

Le commissaire n’était pas d’avis que les joueurs et les entraîneurs de la LHJMQ devraient subir plus de tests pour détecter la présence du coronavirus. Selon les directives de son comité médical, en faire plus ne diminuerait pas le risque d’avoir des cas. Il écartait aussi tout projet de bulle où une équipe serait ensemble 24 heures sur 24. Mercredi, toutes les formations ont reçu les directives à respecter, et surtout, et les choses interdites de faire.

Pour l’instant, la LHJMQ n’a pas ciblé de date où il serait impossible de poursuivre la saison et n’a pas fixé le seuil minimum du nombre d’équipes qui pourrait permettre une reprise du calendrier.

«La décision importante est celle d’aujourd’hui, on va profiter des prochains jours et semaines pour regarder les différents scénarios, et lorsqu’en aura un en place pour faire face à n’importe quelle éventualité, on le communiquera à nos équipes. On va en profiter pour travailler avec les agences de Santé publique pour voir si on doit apporter des améliorations à nos protocoles, et si oui, on va le faire. Celui qu’on avait élaboré couvrait l’ensemble des situations qui pouvaient survenir. L’évolution de l’état de santé des joueurs [chez l’Armada et le Phoenix] va très bien, personne n’a eu de conséquences majeures, ce qui est une bonne nouvelle. Le côté positif d’un évènement négatif, c’est que notre protocole prévoyait encadrer une situation comme celle-là et on l’a très bien fait.»

+

AIDE FINANCIÈRE

Par ailleurs, la LHJMQ poursuit ses négociations avec le gouvernement afin que les équipes du Québec puissent profiter d’une aide financière. Si les clubs des Maritimes peuvent se produire devant des spectateurs, les 12 clubs basés au Québec avaient pris la décision de disputer tout le calendrier 2020-2021 à huis clos, et ce malgré les pertes engendrées.

«Les discussions vont bon train et elles se sont activées, dernièrement. Je suis confiant qu’on va être en mesure de finaliser le tout d’ici le milieu de la semaine prochaine au plus tard», notait le commissaire.