À ses débuts dans la LHJMQ, Jacob Santerre (à gauche) a récolté un point en 11 matchs jusqu’ici. L’attaquant originaire de Farnham a brisé la glace en obtenant une mention d’aide le 30 octobre.
À ses débuts dans la LHJMQ, Jacob Santerre (à gauche) a récolté un point en 11 matchs jusqu’ici. L’attaquant originaire de Farnham a brisé la glace en obtenant une mention d’aide le 30 octobre.

Jacob Santerre évolue sans pression au Cap-Breton

Jonathan Gagnon
Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est
Loin de Québec et de la «bulle» créée pour les équipes en zone rouge, Jacob Santerre dispute sans tambour ni trompette sa première saison dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Surtout utilisé à l’aile droite sur le quatrième trio jusqu’ici, le Farnhamien d’origine espère gravir les échelons un à un chez les Eagles du Cap-Breton.

«J’ai travaillé fort cet été et je suis arrivé au camp d’entraînement confiant, mais sans avoir trop d’attentes. J’ai fait ma place dès la première journée et pour moi, c’était clair que je pouvais jouer dans cette ligue. Il restait à voir si c’était aussi un fit aux yeux des entraîneurs», a raconté l’attaquant de 18 ans en entrevue dimanche après-midi.

La réponse fut positive.

Souvent sur la patinoire en compagnie de Davis Cooper, une autre recrue des Eagles, Santerre a récolté un point en 11 matchs depuis le début du calendrier régulier. Il a contribué au but du défenseur François-James Buteau le 30 octobre.

«On ne me demande pas de faire des jeux exceptionnels, simplement d’être fiable en gardant les choses aussi simples que possible», a expliqué le patineur de 6 pieds 1 et 192 livres, qui a aussi résidé à Cowansville avant un récent déménagement vers Bromont.

«Tous les joueurs voudraient avoir plus de temps de glace, mais je ne peux pas me plaindre. Je suis très bien traité ici et je sens une progression dans mon jeu.»

Ancien porte-couleurs des Vics bantam AA, puis de l’école secondaire Massey-Vanier, Jacob Santerre est quelque peu sorti du radar, du moins localement, durant son passage avec l’Intrépide de Gatineau dans la Ligue midget AAA. Des saisons de 22 et 25 points, chaque fois en une quarantaine de parties, lui ont néanmoins ouvert les portes de la LHJMQ.

«Les Cantonniers (de Magog) ne m’ont pas protégé au départ, mais j’aurais pu retourner avec eux pour ma deuxième saison. J’ai préféré rester à Gatineau, où on m’offrait plus d’opportunités.»

Santerre a d’ailleurs mérité le titre d’assistant-capitaine en Outaouais.

Des marchés privilégiés

Au plan collectif, les Eagles ne connaissent certainement pas le début de saison espéré. Après une défaite de 4-3 à Charlottetown samedi, ils montrent désormais une fiche de 6-8 au sixième et dernier rang de leur division. L’équipe basée à Sydney devra à la fois resserrer sa défensive et générer plus d’attaque afin de remonter la pente.

Les Eagles ont néanmoins pu disputer leurs 14 parties conformément à l’horaire prévu. Ils ont même accueilli 1290 puis 1264 spectateurs à leurs derniers matchs locaux. Avec à peine une poignée de cas positifs quotidiennement, la situation est beaucoup plus encourageante en Nouvelle-Écosse qu’au Québec.

«On doit porter le masque et se laver les mains souvent, mais je dirais que notre vie est assez normale», a confirmé Jacob Santerre.

«On est chanceux de pouvoir jouer au hockey présentement. Les arénas ne sont pas pleins, mais on a des amateurs passionnés. La LNH est assez loin des Maritimes et on sent que les équipes sont importantes dans leur marché.»

Comme la plupart des formations juniors au pays, les Eagles sont actuellement privés de leurs deux joueurs européens, Ivan Ivan et Mikhail Nizovkin. Si elle perdure, cette situation qui pourrait profiter à des attaquants comme Santerre.

«Je crois que les coachs n’auront pas peur de faire confiance aux recrues s’ils sentent qu’on est prêts. D’ici là, on doit simplement continuer de travailler fort.»