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Dave Cameron revient à Ottawa pour la première fois depuis 2016. Cette fois, au lieu de travailler pour les Sénateurs d’Ottawa, il sera l’entraîneur-chef des 67’s d’Ottawa au hockey junior.
Dave Cameron revient à Ottawa pour la première fois depuis 2016. Cette fois, au lieu de travailler pour les Sénateurs d’Ottawa, il sera l’entraîneur-chef des 67’s d’Ottawa au hockey junior.

Cameron dirigera les 67’s et l’équipe nationale junior

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
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Le monde du hockey change parfois très rapidement.

Parlez-en à Dave Cameron. La semaine dernière, il se préparait en fonction d’une quatrième saison consécutive avec les Capitals de Vienne en Autriche. Quelques jours plus tard, l’ancien entraîneur-chef des Sénateurs d’Ottawa acceptait de changer de capitale et de revenir à Ottawa afin de remplacer son ami André Tourigny dans ses deux postes clés: entraîneur-chef des 67’s d’Ottawa et de l’équipe canadienne de hockey junior.

Tout a déboulé rapidement au cours des journées de lundi et mardi. Tel que rapporté par Le Droit mardi soir, les astres se sont alignés. Un autre fidèle compagnon, James Boyd, a été capable de le convaincre de prendre les deux postes. Le hasard fait souvent bien les choses. En plus d’être le directeur général des 67’s d’Ottawa, Boyd s’adonne aussi à être le directeur des opérations d’Équipe Canada junior (ÉCJ) cette année.

En fin de compte, la double fonction de Boyd aura fait pencher la balance.

«Je contemplais un retour au hockey junior. C’était 50/50, mais quand James Boyd a pu combiner le poste d’entraîneur-chef des 67’s à celui d’ÉCJ, ça devenait une situation gagnant/gagnant. C’était une occasion que je ne pouvais pas laisser passer. Dans la business du hockey, ta meilleure chance de survie dépend des personnes avec qui tu travailles. J’étais dans une bonne place à Vienne. C’était difficile de quitter cette ville, mais je suis confortable avec ma décision de revenir. Je suis content», a dit celui qui n’a pas dirigé au hockey junior depuis la coupe Memorial de 2011.

À l’époque, il était l’entraîneur-chef des Majors de Mississauga St. Michael’s. James Boyd était son adjoint. Tourigny et Cameron avaient travaillé avec ÉCJ en 2010 et 2011. Le duo est devenu un trio à partir de là. Les carrières des trois hommes ont souvent été interreliées par la suite.


« Je ne cours plus après une carrière. Je suis là pour le plaisir et la passion d’entraîner des équipes de hockey. »
Dave Cameron

Dave Cameron a dirigé ÉCJ en 2011. Le Canada a remporté la médaille d’argent, mais après une douloureuse défaite où il avait laissé filer une avance de 3-0 après deux périodes. Les Russes d’Artem Panarin et Vladimir Tarasenko avaient marqué cinq buts sans réplique en troisième période. Onze ans plus tard, Cameron aura une autre chance de croquer l’or en Alberta.

Quand même. L’entraîneur de 62 ans serait probablement resté dans ses montagnes en Autriche si Boyd ne lui avait pas proposé les deux postes.

«Tu ne peux pas avoir le job d’entraîneur-chef d’ÉCJ si tu n’es pas dans la Ligue canadienne (CHL). Le poste avec les 67’s devenait attrayant. À Vienne, j’étais dans une bonne position. Là où je suis rendu dans ma vie, je ne cours plus après une carrière (dans la LNH). Je suis là pour le plaisir et la passion d’entraîner des équipes de hockey. Je suis là pour savourer des situations qui sont idéales. Ce scénario proposé par James Boyd et André Tourigny était idéal.»

André Tourigny était confortablement installé dans le rôle d’entraîneur-chef des 67’s et d’ÉCJ avant d’accepter son premier poste d’entraîneur-chef dans la LNH avec les Coyotes de l’Arizona. Tourigny et Cameron avaient travaillé ensemble pendant une saison chez les Sénateurs en 2015-16. Cameron était le patron. Tourigny l’adjoint. Maintenant, c’est au tour de Cameron de prendre le relais chez les 67’s et l’équipe canadienne.

«Je suis excité pour André. Il a l’occasion de devenir un coach dans la LNH. Il n’y a pas de doute dans mon esprit que sa place est là. J’ai travaillé avec lui avec ÉCJ et les Sénateurs. C’est un homme fantastique. Une bonne personne. Je tiens ses opinions en haute estime. Nous avons toujours gardé le contact. Je suis donc très au courant de la situation chez les 67’s. James Boyd est ici. Une décision est toujours plus facile à prendre quand les gens en qui tu as confiance te donnent le pouce en l’air.»

Un autre chapitre à Ottawa
Dave Cameron connaît bien Ottawa. Il a été entraîneur-adjoint et entraîneur-chef des Sénateurs pendant cinq saisons entre 2011 et 2016. Il a connu des hauts, comme la séquence infernale de l’«Hamburglar», et des bas, comme rater les séries à sa seule saison complète dans le rôle d’entraîneur-chef, mais il se disait prêt écrire un autre chapitre dans la région.

«Je divise ma carrière en chapitre. À Ottawa, le chapitre s’est étiré sur cinq ans. Dans chaque chapitre, il y a de bons moments et des déceptions. Ça doit te servir de bagage. Une chose positive de mon passage à Ottawa, ç’a été de pouvoir travailler avec un gars comme André Tourigny. Ça me fait du bien de revenir dans une organisation où il y a des visages familiers.»