La candidate libérale dans Trois-Rivières, Valérie Renaud-Martin.

Valérie Renaud-Martin salue les excuses de Justin Trudeau: «Les gens vont faire la part des choses»

Trois-Rivières — En ayant fixé à jeudi l’inauguration de son local électoral à Trois-Rivières, la candidate libérale Valérie Renaud-Martin ne pouvait prévoir que son chef Justin Trudeau serait dans la tourmente avec une vieille histoire de brownface.

«C’est responsable de la part de Justin Trudeau de s’être excusé tout de suite. Il a pris conscience que c’était peut-être inadéquat. Je ne pense pas qu’il y avait une mauvaise intention derrière ça. Par contre, on le sait aujourd’hui en 2019, ce genre de préoccupation est encore plus présent. C’est un chef qui a démontré aussi qu’il était présent pour les communautés, qui souhaite l’égalité, c’est l’un de ses chevaux de bataille. Je ne peux que saluer sa responsabilité de s’excuser et on va continuer à le suivre. Les gens à Trois-Rivières sont capables de faire la part des choses et j’ai confiance qu’ils vont faire la part des choses avec ce sujet-là», a-t-elle commenté en point de presse.

À son avis, «les gens sont tannés de ça». «Les citoyens demandent qu’on parle des vraies affaires, ils veulent savoir qu’est-ce qu’on veut faire pour eux. Ce n’est pas quelque chose qui les touche nécessairement directement. Par contre, quand on parle d’allocations pour enfants, comment on va les aider à joindre les deux bouts à la fin du mois, qu’est-ce qu’on va faire pour notre économie alors qu’à Trois-Rivières, on est 331 sur 338 circonscriptions au niveau du salaire médian moyen, on est à la queue du peloton, ce sont des enjeux importants pour la Ville qui peuvent malheureusement être éclipsés par ce genre d’enjeu soulevé dans la sphère publique», a-t-elle ajouté.

Interrogée à savoir si elle était désillusionnée par la politique en raison de ce type de controverse qui peut faire dérailler une campagne, celle-ci dit plutôt que «ça me motive justement à trouver une façon de rejoindre encore plus les gens».

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«Il faut qu’on soit encore plus procatif, qu’on parle plus de nos idées, il faut rester positive, c’est ce que les gens veulent, c’est ça qu’ils aiment. Assurément, j’apprends à travers tout ça. Ça démontre à quel point c’est important d’être présent sur le terrain et de rapprocher la politique des gens», croit la candidate libérale.

C’est d’ailleurs dans cet esprit de vouloir mener une campagne positive que Mme Renaud-Martin a rappelé les récents engagements de son parti lors de l’ouverture officielle de son local située au 4881, boulevard des Forges.

D’abord, elle a repris l’annonce faite par Justin Trudeau lors de son passage à Trois-Rivières et selon laquelle un gouvernement libéral rendra encore plus facile et abordable le démarrage et la croissance d’une entreprise.

«Les PME sont les moteurs de l’économie canadienne. Au Québec, la part de l’emploi dans les petites et moyennes entreprises équivaut à plus de 90 %. Pour Trois-Rivières, c’est important qu’on continue à soutenir l’entrepreneuriat, puisque la création d’entreprises permettra d’offrir plus d’emplois de qualité», a-t-elle affirmé.

Ensuite, cette dernière n’est pas peu fière de cette augmentation de 15 % de l’Allocation canadienne pour Enfants visant les enfants âgés d’un an et moins. Une mesure qui, dit-elle, touche directement les familles et leur permettra de recevoir jusqu’à 1000 de plus. Et, pour les aînés, il y a cette hausse envisagée de 10 % des prestations de la Sécurité de vieillesse après l’âge de 75 ans.

«C’est un fait, l’espérance de vie augmente, et en vieillissant, plusieurs sont confrontés à des coûts de soins de santé plus élevés et craignent d’épuiser leurs économies. Je suis allée visiter deux résidences pour aînés cette semaine et cette préoccupation m’a été plusieurs fois soulevée. J’ai constaté à quel point une telle mesure est importante pour eux», raconte celle qui se déplace en véhicule électrique par souci environnemental.

Finalement, Valérie Renaud-Martin a profité de l’occasion pour annoncer qu’elle renonçait à son salaire de conseillère municipale du district des Carrefours le temps de la campagne électorale. La portion de rémunération qu’elle recevra entre le 11 septembre et le 21 octobre sera remise à la Ville sous forme de don.

«Il y a beaucoup de gens qui me posaient la question. Aucune loi ne m’obligeait à le faire, c’est un choix que j’ai fait par respect pour mes collègues et les citoyens que je représente», a-t-elle tenu à préciser.