Alain Rayes, député de Richmond-Arthabaska et lieutenant politique pour le Québec du Parti conservateur, était accompagné de la quasi-totalité des candidats conservateurs de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Derrière lui, de gauche à droite: Pierre-André Émond (Bécancour-Nicolet-Saurel), Josée Bélanger (Berthier-Maskinongé), Bruno-Pier Courchesne (Saint-Maurice-Champlain), Yves Lévesque (Trois-Rivières) et Jessica Ebacher (Drummond).

Le Parti conservateur veut faciliter l’accès à internet haute vitesse en milieu rural

BÉCANCOUR — S’il est porté au pouvoir le 21 octobre prochain, le Parti conservateur du Canada travaillera de concert avec le gouvernement du Québec pour donner accès à Internet haute vitesse à tous les citoyens en milieu rural. Le parti s’engage même à ce que la promesse électorale du gouvernement Legault, soit de donner cet accès à tous d’ici 2022, puisse être tenue.

Le lieutenant politique pour le Québec du Parti conservateur et député sortant dans Richmond-Arthabaska, Alain Rayes, a fait cette promesse lors d’un point de presse, dimanche matin, à l’Auberge Godefroy de Bécancour. Pour réaliser cet engagement, qui s’étend par ailleurs à tout le Canada, M. Rayes promet qu’un gouvernement conservateur réduirait son soutien financier aux grandes entreprises de télécommunications qui concentrent leurs activités en milieu urbain pour en accorder davantage à celles qui œuvrent en milieu rural. 

«Le gouvernement conservateur va prendre les sommes d’argent au niveau des infrastructures qui sont envoyées directement aux fournisseurs qui desservaient les régions qui sont payantes. Nous, on dit: non, cet argent-là va aller en région pour soutenir ceux et celles qui peuvent brancher l’ensemble des Québécois et Québécoises en région», assure M. Rayes. 

Les petites entreprises de télécommunications devraient donc recevoir des sommes supplémentaires pour les inciter à étendre leur réseau, même à des endroits où leur marge de profit est réduite en raison de la faible densité de population. 

M. Rayes en a profité pour dénoncer l’inaction du gouvernement Trudeau dans ce dossier. 

«Quand on fait le tour des élus municipaux du Québec, quand on sort de Montréal, ils disent:’’on ne sent pas de réelle volonté du gouvernement fédéral de Justin Trudeau de nous aider’’», déplore-t-il. 

De passage au Festival de la galette de sarrasin de Louiseville, dimanche après-midi, le ministre des Finances et député libéral de Toronto-Centre, Bill Morneau, a défendu le bilan de son gouvernement. 

«Nous avons un plan pour que 100 % des Canadiens et Canadiennes aient accès à Internet haute vitesse. On a déjà fait beaucoup de progrès à travers le pays, avec beaucoup d’investissements. C’est vrai qu’il y a toujours des choses à faire, mais ça commence à être mieux. À mon avis, c’est important de continuer avec notre approche», a-t-il soutenu. 

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Le Bloc «impuissant»

Alain Rayes, qui était entouré dimanche de la quasi-totalité des candidats conservateurs en Mauricie et au Centre-du-Québec, a profité de l’occasion pour s’en prendre au Bloc québécois. Selon lui, le parti «ment» aux électeurs en faisant des promesses, notamment celle d’une déclaration d’impôt unique, qu’il ne pourra tenir, puisqu’il ne sera jamais au pouvoir à Ottawa. Le député sortant de Richmond-Arthabaska accuse même le Bloc de travailler non pas pour les Québécois et leur gouvernement, mais pour le Parti québécois. «Le Bloc n’a aucun intérêt à ce que le Canada fonctionne, puisque c’est un parti souverainiste. Le lendemain des élections, le Bloc va retourner sa veste et ne va pas travailler avec le gouvernement de la CAQ, mais pour le PQ», lance M. Rayes.