Dans l’ordre habituel, on retrouve Valérie Renaud-Martin (PLC), Marie Duplessis (PV), Yves Lévesque (PCC), Robert Aubin (NPD) et Louise Charbonneau (BQ).

Le Bloc doute des conservateurs

TROIS-RIVIÈRES — Dans une salle passablement vide, l’Association générale des étudiants (AGE) de l’UQTR a tenu un débat électoral pour les candidats des principaux partis dans Trois-Rivières. Et en réponse à une question sur l’avortement posée par une étudiante, Carol-Ann Rouillard, la représentante du Bloc québécois, Louise Charbonneau, a remis en doute la position du Parti conservateur, représenté par Yves Lévesque, tandis que les trois autres adversaires ont affirmé qu’aucun candidat pro-vie n’était accepté dans leur formation politique.

«Scheer a dit qu’il n’ouvrirait pas la question, mais peut-être l’un de ses députés d’arrière-ban. On serait encore plongé dans des débats interminables. Toutes les femmes doivent avoir le choix en ce qui concerne leur corps. Il ne faut pas revenir en arrière», a-t-elle lancé.

Ce à quoi l’ancien maire de Trois-Rivières a répondu «qu’on est en 2020, pas en 1920». «C’est un débat qui est clos et qui ne sera pas rouvert, tant l’avortement que le mariage gai», a-t-il affirmé.

Pour sa part, le député sortant Robert Aubin a déclaré qu’au NPD, «ça n’existe pas une candidature pro-vie». «Au Parti libéral du Canada, aucun candidat ne peut se présenter et être contre l’avortement. Ce n’est pas vrai qu’on va ouvrir ce débat», a renchéri sa rivale Valérie Renaud-Martin. Chez les verts, Marie Duplessis a souligné que son parti était pro-choix et qu’aucune candidature pro-vie n’était acceptée. Mais du même souffle, elle a évoqué la polémique soulevée par sa chef Elizabeth May, qui avait déclaré qu’elle ne pouvait pas interdire à ses députés de voter en faveur d’une loi pour restreindre le droit à l’avortement même si elle-même est en faveur du libre-choix des femmes sur cet enjeu.

Parmi les grandes thématiques abordées par l’AGE, l’idée de taxer les géants du web a amené la bloquiste Charbonneau à dire que «les libéraux viennent juste de se réveiller après quatre ans et les conservateurs aussi».

«Cela permettrait de créer un fonds pour les médias écrits. On va trouver des solutions pour la survie de nos médias, de notre Nouvelliste», a-t-elle plaidé.

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Son opposant néodémocrate partage cette même lecture. «Le premier ministre vient de se réveiller, mais j’ai peine à croire que ça va prendre application. On peut choisir d’être un leader ou un suiveux», a-t-il ajouté.

Pour la candidate libérale, il n’y a pas de solution simple à un tel problème complexe. «Il faut travailler dans un esprit de collaboration avec les autres pays du G7 pour une taxe internationale», a indiqué Valérie Renaud-Martin.

Or, son rival conservateur a rappelé que le Parti libéral du Canada avait eu quatre ans pour intervenir. «Le Parti conservateur va imposer ces géants de ce monde-là», a-t-il fait savoir alors que Marie Duplessis, du Parti vert, a parlé d’abolir les crédits d’impôt pour les dépenses de publicité des entreprises.

D’ailleurs, les taux d’imposition auront fait partie des thèmes abordés, tout comme l’environnement, l’éducation, dont les prêts étudiants, et les enjeux sociaux, tels que la Loi 21 et l’équité salariale.