Contenu commandité
Six initiatives inspirantes au féminin
Actualités
Six initiatives inspirantes au féminin
Du numérique au hockey en passant par l’agriculture, les femmes s’imposent de plus en plus. À l’occasion de la Journée internationale des femmes, célébrée le 8 mars, les Coops de l’information soulignent des initiatives inspirantes par et pour les femmes.
Partager
Coder au féminin

Place aux femmes

Coder au féminin

Marc Allard
Marc Allard
Le Soleil
Article réservé aux abonnés
À Québec, une école secondaire est devenue un bastion du combat contre la sous-représentativité des femmes dans le monde numérique.

En 2018, Sarah Jarvis, une élève de deuxième secondaire au Collège François-de-Laval, une école privée du Vieux-Québec, s’est portée volontaire pour faire partie d’une équipe d’organisation d’un événement «100 % féminin» intitulé «Les filles on code!»

Les femmes de 3 à 99 ans étaient invitées à participer à cette journée d’initiation au codage. Elles pourraient découvrir la première codeuse de l’histoire, Ada Lovelance, expérimenter des outils de programmation comme Scratch, Ev3 et Makey Makey, essayer des robots, et écouter les témoignages de femmes qui travaillent dans le monde numérique. 

Mais allaient-elles venir? 

Sarah l’espérait de tout coeur. Au fil de la préparation de la journée, Sarah et ses camarades avaient été frappées d’apprendre que seulement 20% des programmeurs sont des femmes au Québec. 

«On s’est rendu compte qu’il fallait faire quelque chose, dit Sarah Jarvis. C’était notre façon, à travers un petit événement, de dire : “on se tient debout, on clame la place des femmes, et on encourage les filles à y aller”». Sarah espérait attirer une cinquantaine de personnes au premier événement du 5 mai 2018. Il y en a finalement eu 150. 

Fortes de cette réussite, Sarah Jarvis et ses camarades ont organisé une autre journée d’initiation à la programmation le 6 avril 2019 à Laurier Québec, qui a connu un vif succès. 

Pandémie oblige, cet événement a dû être annulé en 2020. Mais Le code des filles s’est réinventé en lançant le concours 10 000 heures de code ensemble, qui encourageait les écoles de la grande région de Québec à cumuler des heures d’exposition à la programmation.  Au final, le défi a permis d’atteindre 60 000 heures de codage. 

Sarah Jarvis, qui est maintenant en cinquième secondaire, est aujourd’hui présidente du comité exécutif Le code des filles. Elle espère que l’organisme pourra convaincre encore plus de jeunes femmes de prendre leur place dans le marché du travail numérique. «C’est comme imprégné dans notre culture qu’informatique égal garçons, dit Sarah. Ce n’est tellement pas ça!»

L’union fait la force pour les femmes en agriculture

Place aux femmes

L’union fait la force pour les femmes en agriculture

Ani-Rose Deschatelets
Ani-Rose Deschatelets
Le Droit
Article réservé aux abonnés
Il peut être difficile pour les femmes en agriculture d’obtenir du soutien ou des ressources dans ce milieu très masculin. Et c’est exactement ce que le Réseau des femmes en agriculture de l’Est ontarien s’emploie à faire.

«Wow, ça fait du bien. On en avait besoin.» C’est ce qu’entend Vicki Brisson, la présidente et fondatrice du Réseau, lorsqu’elle parle de cette nouvelle initiative aux femmes de son entourage. Le Réseau des femmes en agriculture de l’Est ontarien, lancé au début du mois de janvier, veut offrir des ressources, proposer des activités exclusives, mais surtout connecter les femmes du milieu agricole entre elles.

«Quand on est dans un milieu très demandant physiquement et très dominé par les hommes, je pense que c’est facile de se remettre en question, explique Mme Brisson. Avec la COVID, tout le monde est à la maison, tout le monde cherche des façons de se connecter dans le monde. Et c’est l’hiver, donc il n’y a pas les travaux aux champs qui prennent l’attention. C’est une combinaison de facteurs qui a fait en sorte que c’était le bon moment pour lancer ça.»

Visiblement, son appel a été entendu. En un peu plus d’un mois, plus de 400 femmes de tous les horizons se sont jointes à la page Facebook du Réseau, qu’elles soient elles-mêmes productrices, femmes de producteurs, ou encore qu’elles baignent dans le milieu agricole depuis leur plus jeune âge. «On a une belle variété, des femmes de tous les âges et de tous les milieux.»

Même si elle doit se contenter pour le moment d’organiser des rencontres virtuelles, Vicki Brisson ne manque pas d’idées. Des activités sportives de communauté aux congrès annuels, la présidente, avec l’aide de son comité exécutif, voit grand pour l’avenir du Réseau. «Je pense que c’est important d’outiller les femmes pour les encourager à prendre leur place encore plus, explorer leur confiance en elles. Ça peut sembler comme un gros projet, mais je suis vraiment bien entourée.» Ani-Rose Deschatelets

Pour le bien-être des entrepreneures

Place aux femmes

Pour le bien-être des entrepreneures

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
Article réservé aux abonnés
L’École des entrepreneurs du Québec (EEQ) vient d’annoncer un nouveau partenariat en soutien à la santé mentale et au bien-être des femmes entrepreneures. Le programme d’aide aux entrepreneures permettra ainsi la prise en charge rapide d’entrepreneures vivant des situations difficiles par l’accès direct et gratuit à des professionnels outillés.

«Bien avant la pandémie, il était démontré que la charge mentale des femmes entrepreneures représentait un frein pour la croissance de leur PME. La pandémie actuelle a grandement alourdi cette charge, menaçant l’équilibre de beaucoup de femmes entrepreneures. Nous voulons leur offrir le meilleur soutien possible», explique Stéphanie Bergot, directrice de ce projet de soutien à l’entrepreneuriat féminin à l’EEQ.

L’École des entrepreneurs du Québec s’est associée avec PB Dimension RH pour offrir le Programme d’aide aux entrepreneures. Avec ce programme, les femmes entrepreneures pourront avoir recours, via le Web ou par téléphone, à différents professionnels de la santé mentale pour une prise en charge dans un délai de 48 heures.

La propriétaire d’Événements LD, Lysandre Désy, aura démarré son entreprise le 3 mars 2020, tout juste avant la pandémie. Elle veut accompagner des festivals pour développer des initiatives vertes.

«J’ai gardé le moral, j’ai continué à faire des démarches. Il y a des contrats qui commencent à se concrétiser. Ça devrait aller mieux», confie celle qui a eu recours à du soutien psychologique.

Pour sa part, la présidente de Proactivo, Geneviève Aubry, dit avoir eu la chance «que ça se soit très bien passé». «Ma santé mentale va bien, mais on ne sait jamais ce qui peut nous arriver et nous déstabiliser. C’est quelque chose de très rassurant qu’un tel programme existe pour soutenir les femmes en entrepreneuriat. Ça fait une grande différence», affirme-t-elle.

«L’entrepreneuriat est en soi un sport exigeant. Les derniers mois ont amené des embûches supplémentaires aux PME, avec comme conséquence, un stress accru sur leur propriétaire. Notre campus fait un travail de proximité auprès des entrepreneurs. Nous avons à cœur, au-delà de leur chiffre d’affaires, leur bien-être. Nos équipes se sont mobilisées en ce sens dans la dernière année», conclut Mathieu Lahaye, directeur du Campus de la Mauricie de l’ÉEQ. 

Hockey féminin: une concentration sport-études offerte dès l’automne [VIDÉO] 

Place aux femmes

Hockey féminin: une concentration sport-études offerte dès l’automne [VIDÉO] 

Johanne Saint-Pierre
Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien
Article réservé aux abonnés
Le hockey féminin franchit une nouvelle étape dans son développement au Saguenay-Lac-Saint-Jean avec l’implantation, dès l’automne, d’une concentration sport-études offerte à Alma et à Arvida.

Présidente de Hockey féminin Sag-Lac, Claudia Banville a en effet confirmé que le programme féminin sera offert au Pavillon Wilbrod-Dufour d’Alma et à l’École polyvalente Arvida, tandis que les entraînements sur glace et les parties locales se tiendront à l’Aréna Marcel-Claveau de Saint-Ambroise.

La pandémie aura eu le bon côté de permettre aux membres du conseil d’administration de plancher sur le projet, à défaut de pouvoir tenir différentes activités dans les arénas. Pour démarrer la concentration, il faudra recruter au moins 15 filles, peu importe qu’elles choisissent d’étudier à Alma ou à Arvida. Comme le temps des inscriptions scolaires battra bientôt son plein, Hockey féminin Sag-Lac mettra les liens pour s’inscrire dès aujourd’hui (jeudi), ainsi que le lien pour la séance virtuelle d’information qui aura lieu mardi prochain (23 février), à 19h.

Engouement

L’idée de lancer une concentration sport-études a germé lors du camp des Rebelles tenu à la fin août à l’Aréna Marina-Larouche.

« J’avais sondé les parents et les filles pour connaître leur intérêt si je mettais des efforts à démarrer une concentration hockey féminin. L’intérêt étant là, on a entrepris les démarches auprès des écoles et de Hockey Québec. Les deux écoles ont tout de suite accepté le projet, notre but étant de l’offrir autant au Lac-Saint-Jean qu’au Saguenay. C’est pourquoi on a choisi le PWD d’Alma et la Poly Arvida. On a ensuite entrepris des démarches pour trouver un plateau d’entraînement et notre choix s’est arrêté sur l’Aréna Marcel-Claveau de Saint-Ambroise, qui est centralisé (entre Alma et Arvida). Puis, il nous manquait une entente avec la ville que nous avons obtenue la semaine passée », raconte la présidente en entrevue téléphonique.

La présidente de l’association a confiance de recruter suffisamment de joueuses pour démarrer la concentration.

« Quand j’ai sondé l’intérêt au camp, il y a avait déjà plus de 15 filles qui étaient intéressées. On vise une équipe pour l’an 1 avec un total de 15 filles, et s’il y a vraiment un engouement, on va peut-être s’ajuster pour en avoir deux, explique Claudia Banville. Pour le moment, je suis surprise de voir l’engouement et je reçois beaucoup de messages. »

Pour mener à bien le projet, Claudia Banville a travaillé, au cours des derniers mois, avec les autres membres du conseil d’administration des Rebelles du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Émilie Bouchard, Mélanie Tremblay, Martine Levasseur, Hélène Pedneault et Lucie Mérette, lesquelles avaient toutes de l’expérience par rapport aux Rebelles.

L’association de hockey féminin a aussi misé sur l’appui de quatre excellentes ambassadrices en Claudia Dubois, Ariane Aubin, Amélie Brassard et Sophie Gagnon, qui invitent les jeunes joueuses à profiter « d’une opportunité en or à ne pas manquer de perfectionner ses habiletés ».

Ces modèles inspirants ont tous déjà joué pour les Rebelles et ont poursuivi leur carrière au niveau collégial et universitaire. « Elles possèdent le bagage du cheminement sportif et académique du hockey féminin », souligne la présidente.

Pour plus d’information, consulter la page Facebook Hockey féminin Sag-Lac ou joindre l’organisme par courriel à rebelles.sag-lac@hotmail.com

Célébrer la féminité à travers l’art

Place aux femmes

Célébrer la féminité à travers l’art

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
Article réservé aux abonnés
L’artiste peintre autodidacte et collagiste Adèle Blais est reconnue pour sa façon de mettre en lumière les femmes et leurs histoires. Dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes, elle invite la population à célébrer la force et la féminité à travers l’art et la création.

Dès son enfance, Adèle Blais a développé un intérêt pour l’art visuel non conventionnel. Entourée d’une mère qui aimait la peinture et de proches dans le domaine du théâtre et du collage, elle a créé au fil des ans sa propre signature, qui ne cesse d’évoluer au rythme de la femme qu’elle est.

La technique qu’elle utilise depuis quinze ans combine crayon, peinture, texture et collage. Le cœur de ses œuvres? Toujours la femme et son histoire.

« Il faut comprendre que je ne parle pas des femmes pour parler contre les hommes. Je suis attirée en premier lieu par les humains d’exceptions. L’histoire des femmes me fascine parce qu’elles ont longtemps été condamnées au silence. Il manque 50 pour cent de notre histoire. Je veux contribuer à faire connaître ces femmes remarquables », raconte Adèle Blais pleine d’admiration.

« Elles sont mon inspiration »

Si elle s’est d’abord intéressée aux femmes fragiles et brisées avec son projet Les Sublimes, elle accorde désormais son attention aux femmes « fortes » avec des destins « francs et solides ».

« C’est dur à expliquer, mais les femmes viennent souvent naturellement à moi. Je me documente, j’écoute des vidéos et leurs voix. Elles sont mon inspiration. Les tableaux créés à partir de leur photo sont des hommages. C’est un processus créatif assez passionnel », révèle-t-elle.

« Plus je creuse, plus des histoires fabuleuses émergent. Chaque femme que je peins me lègue un enseignement. »

L’Iñupiat Ada Blackjack restera seule durant cinq mois avant d’être secourue le 20 août 1923 sur l’île de Wrangel en Arctique.

Ainsi, l’actrice et productrice de cinéma Hedy Lamarr, la seule survivante de l’expédition Vilhjalmur Ada Blackjack et plusieurs autres femmes font partie de cette « chorale de femmes aux voix multiples », mise en lumière par l’artiste sherbrookoise.

Envie de vous prêter au jeu? « Que ce soit le collage d’une femme connue ou un autoportrait, il faut faire fi des règlements pour que ça fonctionne, croit Adèle Blais. L’œuvre est indépendante de qui nous sommes. Surtout, il faut oublier la pression de la performance. Tout s’arrête. C’est vous et votre tableau. »

«Les employeurs ont tout à gagner à embaucher une femme»

Place aux femmes

«Les employeurs ont tout à gagner à embaucher une femme»

Billie-Anne Leduc
Billie-Anne Leduc
La Voix de l'Est
Article réservé aux abonnés
Retour sur le marché du travail, réorientation, mises à la porte, télétravail à temps plein. La pandémie a complètement chamboulé le monde du travail et, particulièrement, celui de la femme, qui occupe majoritairement les emplois de premières lignes en santé et en éducation, et qui doit en plus veiller aux tâches de la maisonnée ou encore s’occuper des enfants malades.

«Les femmes sont très touchées par la pandémie», lance d’emblée Marie-Chaude Hudon, chef d’équipe et conseillère aux entreprises chez Avenue profession’elle, un centre-conseil en emploi pour les femmes qui travaillent à diminuer les stéréotypes de genre dans le monde du travail, et à faciliter l’insertion des femmes dans les métiers à prédominance masculine.

On peut même observer un «certain recul» en société par rapport à la place de la femme au travail, puisque plusieurs ont dû quitter ou adapter leur emploi pour veiller au bon fonctionnement de la famille. «Par contre, le télétravail peut être facilitant pour certaines mères, souligne Mme Hudon. Oui, les employeurs sont plus ouverts et compréhensifs au niveau des contraintes familiales, mais il peut encore y avoir un sentiment de culpabilité à devoir demander de rester à la maison, car l’enfant se voit refuser l’accès à l’école ou à la garderie.»

En 2008, on répertoriait près de 300 métiers dits traditionnellement masculins, rapporte Mme Hudon, c’est-à-dire qu’ils comportaient moins de 33% d’employées féminines. Aujourd’hui, ce nombre a baissé à 251, ce qui signifie que de plus en plus de femmes s’intègrent dans les domaines majoritairement constitués d’hommes.

Par exemple, bien que la construction demeure un peu un «boys club», explique la chef d’équipe, un nombre croissant de femmes choisissent cette profession, catégorisée comme étant physiquement demandant. «On sous-estime souvent la force physique des femmes. Les éducatrices en garderie, par exemple, doivent soulever des enfants, des bacs, etc., tout ça ne semble pas compter quand on parle de travail physique.»

Avenue profession’elle, fondé en 1998, veut ainsi faire tomber les barrières et, surtout, les préjugés qui pourraient ralentir certaines femmes dans la poursuite de leur carrière de rêve, pourtant primordiale pour leur épanouissement et leur estime personnelle.

«Les employeurs ont tout à gagner à embaucher une femme et à contribuer à la mixité de l’entreprise.»