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Perspectives économiques 2021
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Perspectives économiques 2021
Que nous réserve l’année 2021 au niveau économique? Assisterons-nous à une relance à saveur locale? Pour tout savoir sur le sujet, consultez notre dossier spécial Perspectives économiques 2021.
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L’année de la relance économique

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L’année de la relance économique

Marc Rochette
Marc Rochette
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Trois-Rivières — «C’est l’année de la relance. Évidemment, il ne faut pas perdre de vue le défi sanitaire. L’année 2021 en est une qui va être consacrée à la relance économique, une relance économique qui doit être non seulement conçue en terme de prospérité, mais aussi en terme d’inclusion.»

Voilà à quoi s’attend le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, d’ici décembre. À la fin de 2021, «je pense qu’on va être revenu à une nouvelle normalité». «Il va falloir s’adapter à des nouvelles habitudes, à des organisations du travail redéfinies, ne serait-ce que le télétravail», confie-t-il.

Celui-ci a rappelé les 1,8 milliard de dollars annoncés par son collègue aux Finances lors de la mise à jour économique pour continuer à soutenir les Québécois et relancer l’économie. Entre autres, une somme de 547 millions de dollars a été consacrée à la relance verte, la production québécoise et l’achat local.

«Si chaque ménage trifluvien dépense cinq dollars de plus par semaine en achat local, c’est 15 millions de dollars de plus dans notre économie chez nous. Un café, un produit fait par un artisan trifluvien. Pour moi, l’achat local, c’est une action sociale positive et bénéfique non seulement pour l’économie, mais pour l’ensemble des personnes qui vivent dans notre région», affirme le ministre régional.

Par ailleurs, un montant de 459 millions de dollars est disponible pour favoriser la réintégration des Québécois sur le marché du travail.

«Malgré la hausse du chômage, certains secteurs se retrouvent toujours avec une rareté de main-d’œuvre. Le gouvernement entend donc accompagner les chercheurs d’emploi qui souhaitent réintégrer le marché du travail vers des secteurs en demande de main-d’œuvre et stratégiques pour la relance économique du Québec», explique-t-il.

Trois secteurs spécifiques sont d’ailleurs ciblés et font l’objet d’une campagne de promotion intitulée C’est le temps!, soit les technologies de l’information, la construction et la santé.

«Les passerelles de requalification, c’est un élément clé de la relance économique au Québec et aussi dans notre région», souligne M. Boulet.

Programme d’action concertée temporaire pour les entreprises (PACTE), Programme d’aide d’urgence pour les PME (PAUPME) et Aide aux Entreprises en Régions en Alerte maximale (AERAM): voilà autant de mesures d’aide qui ont été mises de l’avant par son gouvernement.

«À la suite de l’annonce du maintien de la fermeture des commerces de détail non prioritaires et des entreprises de soins personnels et d’esthétique jusqu’au 8 février 2021, le ministère de l’Économie et de l’Innovation confirme que ces entreprises pourront bénéficier du volet AERAM pour janvier et février 2021. L’AERAM, qui est prolongée jusqu’à la fin du mois de février, s’adresse aux entreprises bénéficiant du PAUPME ou du PACTE», tient à préciser le ministre.

«On a énormément d’atouts et de caractéristiques qui font que notre région va s’assurer de saisir toutes les opportunités pour se relancer vigoureusement au plan économique, sans laisser de côté personne. Et le faire de façon unie et cohérente partout dans la région de la Mauricie. Ça me tient à coeur», a-t-il conclu.

Des solutions locales à une situation mondiale

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Des solutions locales à une situation mondiale

Marc Rochette
Marc Rochette
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Bécancour — En avril 2020, peu après le début de la pandémie, Frédéric Roy et Philippe Dumas fondaient Panierlocal.ca. Le but? Aider les producteurs du Centre-du-Québec à vendre en ligne. Et le duo aura réussi à générer 200 000 dollars de ventes de produits locaux dans les MRC de Nicolet-Yamaska et Bécancour.

Aujourd’hui, Panierlocal.ca offre les produits de plus de 40 producteurs centricois et plus de 2000 commandes ont été livrées en moins de dix mois.

Déjà, Panierlocal.ca se positionne comme un outil de développement économique et social pour sa région. Pour preuve, le concept a permis à une productrice de doubler son chiffre d’affaires, à des entreprises en démarrage de connaître un premier débouché et à d’autres, de conquérir de nouveaux marchés.

Pas étonnant que les cofondateurs veulent exporter dès cette année leur modèle d’achat local en circuit court dans d’autres régions au Québec.

Outre cet exemple frappant sur la rive sud, les initiatives pour promouvoir l’achat local se sont multipliées aux quatre coins de la Mauricie depuis l’arrivée de la COVID-19.

Selon le professeur en économie de l’UQTR, Frédéric Laurin, c’est un réflexe naturel que d’être solidaire de la sorte en temps de crise. Or, même s’il voit dans l’achat local un effet de mode passager en cette période pandémique, «il va en rester quelque chose».

«On découvre des nouvelles boutiques et des nouveaux produits. Il y a des choses là-dedans qu’on va apprécier, qu’on va découvrir et qu’on va garder», croit-il. D’ailleurs, celui-ci observe le même phénomène du côté du tourisme local alors que les gens, à défaut de voyager dans le sud, font la découverte des sports de plein air.

Chose certaine, les consommateurs n’auront jamais autant épargné, avec la fermeture des frontières, des commerces, des salles à manger et des lieux de diffusion culturelle. C’est autant d’argent qui devrait contribuer à une reprise économique tant souhaitée pour 2021. Et c’est sans compter tous ces investissements que plusieurs entrepreneurs ont repoussés en raison de la crise sanitaire.

«Ça va faire comme si c’était une politique de relance automatique pour laquelle le gouvernement n’a même pas besoin d’investir. Il devrait avoir un gros boom», prévoit le spécialiste.

Mais avant de s’emballer, il ne faut pas perdre de vue que de nombreuses entreprises ont perdu des contrats et plusieurs faillites, évitées en 2020 en raison des programmes de soutien gouvernementaux et des moratoires accordés par les institutions financières, devraient survenir au cours des prochains mois.

Évidemment, si l’économie reprend de la vigueur après une vaccination de plus en plus étendue, c’est l’État qui pourra s’attaquer graduellement à un retour au déficit zéro. Quant à la gestion de la dette, le défi restera grand, surtout au fédéral.

Et manifestement, la relance sera verte, favorisant ainsi tout le secteur environnemental. À ce chapitre, la trentaine d’entreprises qui évoluent dans les technologies vertes en Mauricie sont bien positionnées.

Et dans le parc industriel de Bécancour, on ne sera pas en reste avec la future zone d’innovation qui débouchera sur un centre de recherche sur les gaz à effet de serre.

Déjà, le site, qui a connu son lot de projets avortés depuis la fermeture de Gentilly-2, est en effervescence en ce début d’année avec l’arrivée de Premier Tech, Nouveau Monde Graphite et NEAS, ce qui représente des centaines de millions de dollars en investissements potentiels.

Et le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, laissera comme héritage politique un incubateur et un parc PME, qui viennent compléter l’offre pour attirer tous types de promoteurs.

Par ailleurs, la relance économique risque de ramener à l’avant-plan la rareté de main-d’oeuvre. Car si le taux de chômage est relativement bas alors que des pans de l’économie sont entièrement fermés ou tournent au ralenti, on peut s’attendre à des problèmes de recrutement lorsque les secteurs de la restauration, de la culture, du tourisme et de l’événementiel vont reprendre vie.

En janvier 2019, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, lançait sa grande corvée pour s’attaquer à cette problématique. Deux ans plus tard, il n’est pas impossible qu’il soit obligé de trouver une nouvelle stratégie post-pandémique.

Malgré la mise en place de politiques nationales, les solutions locales auront toujours leur utilité pour faire face à une telle situation mondiale. Et si chacun a un rôle à jouer en matière de santé publique, c’est le cas aussi au niveau de la santé économique, d’où l’importance de l’achat local.

Un salon de l’emploi malgré la pandémie

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Un salon de l’emploi malgré la pandémie

Marc Rochette
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Trois-Rivières — Même si la pandémie a eu pour effet de ralentir l’économie, les problèmes de main-d’oeuvre perdurent, d’où la tenue d’un salon de l’emploi virtuel le 24 février prochain, organisé par Innovation et Développement économique Trois-Rivières.

«Notre objectif est de 50 entreprises et nous avons déjà 46 inscriptions, ainsi que plus de 600 postes à offrir, sans tenir compte de tout ce qui est lié avec l’institutionnel. Ça, c’est des bonnes nouvelles», annonce le directeur général d’IDE Trois-Rivières, Mario De Tilly.

D’ailleurs, c’est ce désir de supporter les entreprises dans leur recrutement qui justifie cette publicité diffusée durant le Bye Bye 2020. «On a eu plus de 125 000 visites sur notre site en même pas un mois. C’est un record absolu», a-t-il fièrement rapporté par rapport à cette stratégie d’attractivité.

Pour les deux premiers trimestres, son organisation entend bien compléter le plan de relance en continuant à soutenir les entreprises, «que ce soit dans le virage technologique, la numérisation ou l’achat local».

«Nous allons disposer de tout près d’un million de dollars pour continuer à soutenir nos entreprises et avec l’Aide aux entreprises en régions en alerte maximale, on a encore trois millions de dollars à redistribuer pour soutenir les commerçants. On est capable d’élargir la clientèle. Les commerces considérés comme non prioritaires qui ont dû fermer leurs portes le 25 décembre dernier pour respecter les mesures sanitaires gouvernementales y sont maintenant admissibles», a-t-il précisé.

Par ailleurs, M. De Tilly dit vouloir continuer à appuyer le développement du bas du Cap où «plusieurs gros projets sont en développement en ce moment», sans oublier le centre-ville de Trois-Rivières.

En ce qui concerne les 17 friches industrielles qui furent récupérées, on y retrouve plus de 85 clients locataires qui génèrent 700 emplois. «L’objectif est de réduire l’expansion des zones urbaines, protéger les milieux naturels, récupérer des patrimoines urbains construits laissés à l’abandon, enlever un peu de pression sur l’environnement et faire en sorte qu’il y ait une meilleure densification des milieux urbains», explique-t-il.

Au plan international, celui-ci n’envisage pas un retour à la prospection avant le milieu de l’année, mais une rencontre internationale est tout de même prévue d’ici 2022 sur la bioéconomie, les matériaux innovants et les technologies vertes. D’ailleurs, il prédit une accélération du développement des technologies environnementales.

Chez IDE Trois-Rivières, les infrastructures de transport telles que le port et l’aéroport restent des priorités. Et une demande a été déposée pour une zone d’innovation alors que le centre-ville est déjà doté d’un écosystème innovant. «Dans les 24 prochains mois, nous escomptons pas moins de 100 millions de dollars d’investissements», a fait savoir M. De Tilly.

De plus, le centre d’innovation agroalimentaire est toujours dans ces priorités d’action. Plus d’une quarantaine d’interventions ont eu lieu pour numériser des commerces et des industries et une trentaine de diagnostics en matière d’innovation ont été réalisés pour des entreprises.

«C’est une grosse année 2021 qui s’en vient. Je vois beaucoup de lumière au bout du tunnel», a-t-il conclu.

CCI3R: un nouveau rôle en contexte de pandémie

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CCI3R: un nouveau rôle en contexte de pandémie

Marc Rochette
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Trois-Rivières — «Oui, on est bon pour faire des partys et des cocktails, mais la pandémie a montré que la Chambre avait un rôle beaucoup plus grand que juste organiser des événements. On joue un rôle de plus en plus d’aide. Les entreprises font de plus en plus appel à nous autres pour avoir de l’information et se faire rassurer sur différentes choses. C’est quelque chose qui va rester après et qu’on va continuer à parfaire.»

Voilà comment la COVID-19 est venue affecter positivement la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières, selon son président Jean Pellerin.

«Leur préoccupation, c’est la survie. Il y a beaucoup d’anxiété et ça touche tous les secteurs. Ils ont besoin d’être renseignés et soutenus. Avec beaucoup moins d’événements, le rôle de la Chambre sera de plus en plus un rôle d’accompagnement et de soutien», a-t-il ajouté.

Selon lui, l’État doit continuer à aider financièrement les entreprises, quitte à reporter à plus tard la recherche de l’équilibre budgétaire.

«Beaucoup de projets reportés l’an dernier vont continuer de l’être au cours des prochains mois. On ne retrouvera pas une vie normale dans le prochain trimestre. L’achat local va faire partie du discours de la Chambre tout au long de 2021. Il faut garder ces bonnes habitudes d’encourager local. On espère que ça va perdurer, même après la pandémie, et que les gens auront vraiment pris conscience de l’importance de chaque dollar dépensé localement», poursuit M. Pellerin.

Selon lui, la diminution du taux de chômage et des faillites «cache plein de choses». «Il y a des gens qui ont arrêté de chercher de l’emploi et il y a eu beaucoup de mesures d’allègements et de reports de paiement. On n’a pas vu le bout de tout ça», craint-il.

Pour sa part, la directrice générale de la CCI3R, Andréanne Guilbert, confirme l’aide apportée par son équipe envers, entre autres, les secteurs de la restauration et de l’événementiel.

«La priorité au cours des prochains mois, c’est de continuer à soutenir nos entreprises et les accompagner», assure-t-elle.

La Chambre entend aussi garder l’oeil sur différents dossiers, dont ceux du train à grande fréquence et de l’aéroport. Des projets qui serviraient bien la cause de la relance économique, selon le président Pellerin, tout comme le développement de la bande portuaire. Des sujets sur lesquels il entend bien sensibiliser le nouveau ministre fédéral des Transports, Omar Alghabra.

Et malgré le recours au virtuel, des activités seront maintenues, que ce soit le Gala Radisson ou les grands déjeuners d’affaires Cogeco dont le prochain, prévu le 27 janvier, aura pour thème l’histoire du Nouvelliste. Santé mentale, entrepreneuriat féminin, nouveau recteur de l’UQTR, zone d’innovation: voilà les autres thèmes qui seront abordés d’ici l’été.

«Tout ce qui est mis en place, c’est dans le but d’une éventuelle relance. On va rester optimiste», conclut le président Pellerin.

Un pôle de mobilité durable à Shawinigan

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Un pôle de mobilité durable à Shawinigan

Gabriel Delisle
Gabriel Delisle
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Shawinigan — Le virage numérique et technologique entrepris il y a une douzaine d’années au Centre-de-la-Mauricie pourrait bien permettre à Shawinigan d’avoir une longueur d’avance dans la relance de l’économie post-pandémie. La ville qui a vu naître l’hydroélectricité au Québec souhaite devenir une Zone d’innovation de la mobilité durable et électrique.

En devenant une Zone d’innovation, Shawinigan pourrait attirer d’autres joueurs, petits et grands, favoriser le démarrage d’entreprises et ainsi générer des millions en investissements sur son territoire, estime le maire Michel Angers. Cette zone créée par Québec vise surtout à augmenter la «commercialisation des innovations, les exportations, les investissements locaux et étrangers». Et le moment est bien choisi, alors que la vente de véhicules à essence neufs sera interdite au Québec dès 2035.

«Nous avons une occasion à saisir. Nous sommes sûrs que Shawinigan aura l’appui du ministre Pierre Fitzgibbon et du ministère de l’Économie et de l’Innovation du Québec», estime le maire de Shawinigan.

Des entreprises manufacturières dont plusieurs oeuvrent dans la technologie ou l’électronique et qui connaissent de belles croissances sont nombreuses à Shawinigan, mentionne Luc Arvisais, directeur du Service de développement économique de la Ville de Shawinigan. Il cite en exemples le fabricant de bornes de recharge pour voitures électriques AddÉnergie, Kongsberg Automotive, Synapse Électronique, Zedbed ou encore la Société Laurentide.

Et si la pénurie de main-d’oeuvre était récurrente dans ces secteurs, elle sera encore bien présente à la sortie de la pandémie. Cela représente des défis, mais le contexte actuel peut s’avérer favorable.

«La pandémie et l’instauration du télétravail ont aussi entraîné la décentralisation des talents. Nous pouvons les attirer à Shawinigan», note le maire Michel Angers.

Aller plus loin avec le Digihub

Foisonnant d’activités avant la pandémie, le Centre d’entrepreneuriat de Shawinigan et le Digihub ont vu leurs activités être diminuées par la situation sanitaire. «Le centre était plein avant la pandémie. Si bien qu’on se demandait même si on ne devait pas construire un deuxième étage au stationnement», note Luc Arvisais.

«On a maintenant une occasion à saisir pour nous repenser. Le Digihub a cinq ans. On souhaite une nouvelle vision de développement numérique pour aller plus loin que ce qu’on fait déjà.»

Au fil des ans, le Digihub a servi de tremplin à plusieurs entreprises du numérique. Son succès est indéniable, estime Michel Angers. «Quand nous avons lancé ce projet, plusieurs pensaient qu’on allait se planter», mentionne-t-il.

Dans la poursuite du développement du Digihub, des alliances avec le milieu universitaire pourraient bien voir le jour. Parmi les nouveaux champs d’intérêt de cet écosystème de développement numérique, il y a le système de stockage et de transmission d’informations «blockchain». Le Cégep de Shawinigan offre d’ailleurs des cours en formation continue sur cette technologie au coeur notamment des cryptomonnaies.

«On va encore entendre beaucoup parler du Digihub dans les prochaines années», assure le maire Michel Angers.

Soutenir les entreprises locales

La pandémie a bien sûr affecté de nombreuses entreprises de Shawinigan. Comme partout, les secteurs de la restauration, «les grandes victimes de la pandémie», estime Michel Angers, et le commerce au détail connaissent des moments très difficiles.

Le Service de développement économique de la Ville de Shawinigan peut notamment aider les commerçants à se tourner vers le commerce en ligne.

«Les entreprises qui sont en ligne connaissent du succès», soutient le maire Michel Angers.

«Des entreprises comme la Mercerie Harnois ou encore Abaka savent bien utiliser le commerce en ligne», ajoute Luc Arvisais.

Port de Trois-Rivières: le terminal 21 à l’avant-plan

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Port de Trois-Rivières: le terminal 21 à l’avant-plan

Marc Rochette
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Trois-Rivières — À l’automne 2020, le gouvernement fédéral annonçait une subvention de 33,4 millions de dollars pour la construction du terminal 21 au port de Trois-Rivières. Or, évalué à 130 millions de dollars, ce projet connaîtra une phase importante en 2021.

«On pense déposer notre étude environnementale en février et ça, c’est une grosse étape. Après ça, il va avoir les consultations publiques. On espère avoir notre certificat d’autorisation environnemental sur l’étude d’impact à l’automne 2021. En parallèle, on a modifié notre structure à l’interne en lien avec le terminal 21. C’est un gros projet pour nous autres», confirme le président-directeur général de l’Administration portuaire de Trois-Rivières, Gaétan Boivin.

Non seulement, dit-il, faut-il construire cette infrastructure grande comme 20 terrains de football qui, dès janvier 2024, permettra d’ajouter annuellement 1,5 million de tonnes métriques de marchandises au trafic annuel, mais il faudra aussi conclure des ententes avec les manutentionnaires qui vont l’utiliser.

«On a une équipe projet qui est en train de travailler sur un appel d’offres pour une firme d’ingénierie de transition. Ça va être un projet clé en main», explique-t-il.

Par ailleurs, l’Administration portuaire se dit toujours à la recherche de propriétés à aménager autour du port «parce qu’on a toujours la même problématique de manque d’espace».

«Pour nous autres, 2020, malgré la pandémie, a été quand même une bonne année, étant équivalente à la moyenne des cinq dernières années, ce qui est très bon», a conclu M. Boivin.

Le terminal 21

 Valeur du projet:  130 M$

 Subvention fédérale: 33,4 M$

Superficie: 100 000 mètres carrés

 Livraison: 2024

Emplois créés: 425

Des investissements majeurs en 2021 au parc industriel et portuaire de Bécancour

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Des investissements majeurs en 2021 au parc industriel et portuaire de Bécancour

Marc Rochette
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Bécancour — «C’est certain qu’il va avoir des annonces de réalisation de projets en 2021. Il y aura des investissements majeurs dans le parc en 2021, surtout quand on s’appuie sur le nombre d’options, la volonté d’investisseurs. C’est déjà exceptionnel.»

C’est avec enthousiasme que le président-directeur général de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, Maurice Richard, envisage les prochains mois.

Mais déjà, on sait que Premier Tech est à construire une usine de transformation de la luzerne qui, à terme, devrait déboucher sur des investissements de 250 millions de dollars. Et au cours des derniers jours, on apprenait l’arrivée du Groupe NEAS avec un nouveau Centre de Service de Cargaisons, aux côtés de Silicium Québec, et son plus grand Terminal maritime, au port de Bécancour.

En 2020, la Société a d’ailleurs accueilli 168 navires et transigé plus de trois millions de tonnes à ses installations, soit le plus grand volume transbordé annuellement depuis la création de la Société en 1968.

Le volume de marchandises transbordé l’an dernier représente une augmentation de près de 10 % par rapport à l’année précédente.

«Il y a exceptionnellement 12 options sur des terrains, ce qu’on n’a jamais vu. Ça veut dire, des gens qui ont de l’intérêt. C’est positif chez nous», souligne-t-il.

C’est sans compter que depuis le début de la pandémie, l’ensemble des entreprises du parc sont restées en opération et en production, étant considérées essentielles. Et l’Aluminerie de Bécancour poursuit sa relance.

«En 2021, il va avoir beaucoup de gestes et de réflexion en fonction de la zone d’innovation de Bécancour. Il y a toute une étude qui vient d’être déposée par la firme Mallette. On sait qu’il en découlera éventuellement un campus de l’université avec le but premier de recherche sur les gaz à effet de serre, donc un centre de recherche», fait savoir M. Richard.

Finalement, ce dernier est heureux de pouvoir compter sur une nouvelle approche du côté d’Investissement Québec. «On a quelqu’un de dédié spécifiquement pour les entreprises multinationales, Linda Houle, qui siège à notre conseil d’administration et qui est la représentante directe d’Investissement Québec», a-t-il conclu.

En chiffres

Fondation : 1968

Superficie : 7000 hectares

Terrains disponibles : 60 %

Trafic portuaire : 168 navires

Marchandises : 3 millions de tonnes

Une année fort occupée pour les SADC et CAE

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Une année fort occupée pour les SADC et CAE

Marc Rochette
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La Tuque — Avec la coordination du Fonds FARR-PDC, les temps incertains reliés à la pandémie et les besoins d’accompagnement personnalisés en croissance des entrepreneurs, la prochaine année devrait à nouveau être fort occupée pour les SADC et CAE de la région et leurs équipes qui misent sur des gens qualifiés et dévoués au développement de leurs collectivités.

Chaque organisation est autonome et est dirigée par des bénévoles impliqués dans leur milieu. «Ainsi, chacune d’elles oriente ses actions en fonction des enjeux économiques où elle opère et offre ses services par l’entremise de trois lignes d’affaires distinctes: le financement aux entreprises, l’aide technique aux entrepreneurs et la mise sur pied de projets de développement local», mentionne le représentant régional Tommy Déziel, directeur général de la SADC du Haut St-Maurice.

Mis en place par le gouvernement du Canada, en collaboration avec le Réseau des SADC et CAE, le FARR-PDC a permis d’aider les petites entreprises en région touchées par la COVID-19, qui n’étaient pas admissibles aux autres programmes du gouvernement.

Pour les régions Mauricie et Centre-du-Québec, du 1er juin au 31 août, plus de huit millions de dollars ont été versés rapidement à 365 entreprises et 9 projets collectifs. Ces contributions ont été bonifiées l’automne dernier par le gouvernement du Canada de 2,8 M$ aux SADC et aux CAE de ces régions.

Plus précisément, les SADC MRC de Maskinongé, Shawinigan, Haut St-Maurice, Vallée-de-la-Batiscan, Nicolet-Bécancour et Arthabaska-Érable ainsi que les CAE Laprade Trois-Rivières et Drummondville ont pu compter sur 352 039 $ supplémentaires chacun, de Développement économique Canada pour les régions du Québec.

En plus de s’engager à offrir des solutions de financement créatives qui permettront la mise en chantier de divers projets dans la région, le CAE Laprade de Trois-Rivières souhaite sensibiliser ses clients à l’importance de mécaniser et robotiser leurs opérations. Pour y arriver, on souhaite accompagner les entreprises dans leurs démarches et les référer ensuite vers les bons partenaires.

À la SADC du Haut St-Maurice, on mettra en avant-plan les services d’accompagnement personnalisés offerts à ses clients. Que ce soit pour la mise en place d’un nouveau plan de communication, l’aide à l’élaboration d’un bon plan marketing, offrir du soutien pour l’analyse et la compréhension de ses états financiers ou pour l’accompagnement au niveau du transfert d’entreprise, démontrer l’avantage SADC sera le leitmotiv de ses employés.

La SADC de la MRC de Maskinongé met en avant-plan son service aux entreprises par l’entremise de son service-conseil en développement durable et l’accompagnement en marketing. De plus, elle offre toujours le mentorat pour entrepreneurs et les groupes de codéveloppement destinés aux entrepreneurs.

Enfin, le projet En route vers la carboneutralité de la MRC de Maskinongé poursuit ses actions qui visent à réduire les gaz à effet de serre. Grâce au programme d’Action-Climat Québec, la SADC pourra poursuivre la mobilisation et la mise en action de sa collectivité pour réduire les émissions de GES jusqu’en 2023.

La SADC de Nicolet-Bécancour offre depuis 2015 un accompagnement personnalisé aux entrepreneurs afin de perfectionner leurs connaissances et développer leurs compétences dans la tenue de livres et dans la compréhension de leurs états financiers. Depuis le début, les programmes ABC de la tenue de livres et ABC de la comptabilité ont appuyé des gestionnaires de plus de 57 entreprises. Les projets sont en plein essor pour les prochains mois afin d’appuyer davantage d’entrepreneurs grâce à l’appui de la SADC, de Services Québec et des Caisses Desjardins de la région.

La SADC de Shawinigan s’est penchée, au cours des dernières années, sur un phénomène très répandu, celui de l’entrepreneuriat féminin à temps partiel qu’elle a nommé le «flexipreneuriat», et ce, dans le cadre du projet Entreprendre au féminin autrement. Avec comme objectif de mieux soutenir les «flexipreneures» dans leur projet d’entreprise, la SADC et ses partenaires ont mis sur pied, en 2020, deux projets d’expérimentation: le flexiparcours de l’École des entrepreneurs du Québec et la cellule Femmessor flexipreneures.

La SADC de la Vallée de la Batiscan accompagne actuellement les municipalités de Saint-Stanislas et de Saint-Luc-de-Vincennes dans leur démarche de revitalisation, notamment par la réalisation d’esquisses et un soutien spécialisé.

De plus, la nouvelle vitrine d’entreprises Les Visages de la Vallée sera en fonction au cours des prochaines semaines et permettra de mettre en valeur les entrepreneurs de la Vallée de la Batiscan tout en donnant accès aux liens des sites web pour l’obtention d’information ou pour procéder à l’achat en ligne de produits et de services.

«Plus que jamais, nous souhaitons accompagner l’humain derrière l’entrepreneur. Nous tenons à jouer un rôle de proximité avec nos gens d’affaires, ces moteurs d’innovations, créateurs d’emplois et de richesses collectives. Parce que l’avantage SADC, c’est beaucoup plus que du financement. C’est faire affaire avec des individus du milieu qui sont passionnés par le développement économique et social de leurs collectivités», conclut M. Déziel.

En+reprendre MRC Bécancour prépare l’après-COVID-19

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En+reprendre MRC Bécancour prépare l’après-COVID-19

Marc Rochette
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Bécancour — «Pour l’année 2021, nous allons poursuivre notre soutien autant financier que technique à nos entreprises. La MRC et En+reprendre MRC Bécancour seront sur la ligne d’action pour préparer l’après-COVID-19.» Voilà comment le directeur des deux organisations, Daniel Béliveau, entrevoit cette nouvelle année.

«Nous allons maintenir le comité d’urgence en aide alimentaire pour soutenir nos citoyens dans le besoin. Ensemble, nous avons réalisé des projets grâce à la mise en commun de nos moyens matériels, intellectuels, humains et financiers. Nous avons été cités en exemple dans d’autres régions», souligne-t-il.

Selon lui, la reprise économique dépendra avant tout de l’évolution de la pandémie. «En 2020, notre économie a été fragilisée au niveau du report des investissements de nos entreprises et plusieurs de nos citoyens se sont retrouvés sans emploi», rappelle M. Béliveau.

Celui-ci voit poindre à l’horizon plusieurs tendances pour la prochaine année, dont l’achat local qui, dit-il, gagne en popularité et représente une opportunité pour les entreprises.

Par ailleurs, M. Béliveau souhaite que les entreprises investissent dans la technologie pour accroître la compétitivité, rester en affaires, réduire les coûts et prendre de l’expansion.

Miser sur le télétravail en innovant au sein de l’entreprise et attirer ainsi de nouveaux employés, présence sur Internet en orientant son modèle d’affaires sur le commerce en ligne pour accroître les ventes et développer de nouvelles clientèles: voilà deux avenues qui se dessinent pour le futur à son point de vue.

«La fibre optique déployée sur tout le territoire en 2021 devient un incontournable. Elle est devenue un produit de première nécessité et indispensable», se plaît-il à soulever.

À son avis, «l’année 2020 nous a fait sortir de notre zone de confort». «Plusieurs de nos entreprises et de nos citoyens ont été éprouvés par cette situation particulière. Du même coup, elle a fait jaillir de grandes capacités, des innovations, de nouveaux partenariats, de la persévérance et surtout une immense bonté. Plusieurs ont dû se réinventer, revoir leurs priorités. L’achat local est devenu au goût du jour, ce qui a permis à plusieurs entreprises de se faire connaître et de renforcer le sentiment d’appartenance. L’année 2021 nous attend avec son lot de défis», conclut celui pour qui le partenariat entre les organismes communautaires et les municipalités s’est avéré «une expérience enrichissante et profitable pour notre population démunie».

La révolution industrielle de Jean-Guy Dubois à Bécancour

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La révolution industrielle de Jean-Guy Dubois à Bécancour

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Bécancour — «Le prochain livre que j’écrirais, ça s’appellerait la cinquième révolution industrielle, qui va être axée sur le développement environnemental. Et la dernière année a permis de peaufiner la couleur de Bécancour en terme de développement économique et de situer Bécancour par rapport à la Société du parc industriel et portuaire.»

Ces propos du maire Jean-Guy Dubois trahissent bien sa fierté de voir enfin «son» incubateur recevoir ses premiers locataires et un parc PME officiellement prêt.

Ouvert depuis le 15 juin 2020, l’incubateur a déjà abrité un promoteur et un autre est susceptible de s’y installer en février alors que des pourparlers se déroulent avec trois entreprises. Quant au parc PME, les infrastructures de la phase 1, avec ses 11 terrains, sont terminées.

«On va commencer à vendre des terrains dans les prochains jours, prochaines semaines. Huit promoteurs ont déjà démontré de l’intérêt. Ce sont des terrains qui varient de 65 000 à 125 000 pieds carrés. La phase 2, avec 16 terrains, pourrait se mettre en branle d’ici l’été en raison de la demande», raconte le commissaire industriel, Pierre Michel Auger.

Et il y a la future zone d’inno- vation qui aura pour terrain de jeu principal celui de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour. Et dès que Québec accordera son feu vert pour la désignation officielle, «ça va être vitesse grand V».

«Ça touche principalement l’industrie lourde, mais ça peut être des PME également. C’est au niveau de la gestion des gaz à effet de serre, mais plus pointu encore, le CO2 et l’hydrogène», explique-t-il.

En considérant l’ensemble des infrastructures industrielles disponibles, M. Auger évalue à une quinzaine le nombre de projets qui vont voir le jour en 2021. Et à cela s’ajoute la relance du parc des Châtaigniers et le Fonds de développement Bécancour qui, l’an passé, a soutenu neuf entreprises par des subventions pouvant varier de 5000 à 50 000 dollars, et ce, grâce à une enveloppe de 250 000 dollars.

«En principe, 2021 sera une année de récolte», a conclu le maire Dubois.

La MRC de Nicolet-Yamaska poursuit sur sa «belle lancée»

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La MRC de Nicolet-Yamaska poursuit sur sa «belle lancée»

Marc Rochette
Marc Rochette
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Nicolet — «On est sur une belle lancée à la MRC, on est solidaire et mobilisé dans nos projets, ce qui fait qu’ils fonctionnent bien. Ça va être une année chargée, avec plusieurs résultats concrets.»

Voilà ce que prévoit pour 2021 la préfète de la MRC de Nicolet-Yamaska, Geneviève Dubois. Et elle ne cache pas que l’accent sera mis sur la relance économique.

«Notre MRC a été extrêmement proactive avec les entrepreneurs, on souhaite continuer à les accompagner selon les besoins», a-t-elle indiqué.

D’ailleurs, c’est près de 750 000 dollars qui ont été accordés dans des projets économiques, à part l’aide d’urgence de 935 000 dollars. Celle-ci vient même d’être bonifiée de 400 000 dollars qui sont ainsi disponibles pour les entreprises du territoire.

Dans ce contexte, l’embauche de deux ressources que permet l’instauration du Réseau accès entreprise Québec sera la bienvenue. «Ça nous prend des bras pour accompagner. Ça devient nécessaire pour être capable de répondre à l’ensemble des demandes et des différents besoins», admet le directeur général de la MRC, Michel Côté.

Or, l’embauche d’un conseiller innovation incubation était déjà prévue en raison du projet d’incubateur à Nicolet, qui pourrait connaître une première phase de 10 000 pieds carrés, avec une vocation plutôt agroalimentaire.

«Oui, un bâtiment physique, mais on souhaite toujours accréditer des espaces aussi dans d’autres municipalités pour qu’on puisse offrir ce service-là d’incubation sur un mode virtuel pour l’ensemble du territoire», précise-t-il.

Pour sa part, la responsable du service de développement économique, Caroline Vachon, n’est pas peu fière que cette année, pas moins de 11 des 16 municipalités auront en main un plan de revitalisation sur trois ans.

Et ces exercices de consultation se déroulent sur fond de transition écologique. D’ailleurs, la MRC a repris compétence en matière de transport collectif sur l’ensemble du territoire et plusieurs municipalités pourraient voir apparaître ce printemps un réseau de bornes électriques.

Parmi les projets communs qui ressortent de ces divers plans de revitalisation, il y a le réseau cyclable. Et celui-ci risque de faire partie de la future stratégie touristique, axée sur le plein air, qu’entend concocter la MRC, maintenant mandataire du tourisme en remplacement de l’Office.

«C’est sûr que notre projet phare, c’est l’île Moras. On ne veut pas nécessairement l’acquérir, mais être capable de la développer en parc récréotouristique. On négocie avec le fédéral. Je souhaiterais poser un geste signifiant pour ce projet-là lors du 350e de Nicolet en 2022», a conclu Mme Dubois.

MRC de Maskinongé: l’achat local, un engouement qui va durer

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MRC de Maskinongé: l’achat local, un engouement qui va durer

Martin Lafrenière
Martin Lafrenière
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Louiseville — Acheter localement n’a jamais été aussi présent dans nos habitudes de consommation que depuis le début de la pandémie et cette tendance a toutes les chances de s’incruster pour longtemps, croient plusieurs intervenants éaconomiques de la MRC de Maskinongé. Mais pour en profiter pleinement, les commerçants locaux devront vraisemblablement miser sur la visibilité que leur procure une présence sur le web.

Au fil des ans, la Société d’aide au développement des collectivités de la MRC de Maskinongé a été partie prenante de plusieurs initiatives favorisant le commerce de proximité. Selon son directeur général, Pierre Cloutier, l’achat local ne sera pas un phénomène passager.

«La situation actuelle va avoir changé la mentalité du consommateur. Il a pris conscience que c’est important de faire vivre nos commerçants, de créer une dynamique d’achat local. C’est comme de l’autosuffisance. La préoccupation d’acheter localement va rester.»

«L’engouement va demeurer», renchérit Karell Desaulniers, coordonnatrice à la vitalité du milieu de la Ville de Louiseville. «Avec la COVID, on essaie d’éviter les déplacements. C’est une façon de soutenir les gens d’ici. Quand on connaît les gens de la place, ils nous accommodent de différentes façons.»

Pour profiter de cet engouement concernant l’achat local, Pierre Cloutier croit que cela passe notamment par une présence sur Internet. Depuis le printemps, la SADC a soutenu financièrement 51 entreprises ayant obtenu de l’aide technique afin de développer une stratégie web (construction d’un site Internet, campagne de marketing sur les réseaux sociaux, etc.). La SADC a consenti plus de 200 000 $ en subventions via un fonds d’aide.

«Si le commerçant ne fait aucun effort pour alimenter ses réseaux sociaux ou être présent avec un site Internet, il passe à côté de faire des affaires. Le commerçant doit avoir une vitrine sur le net. C’est un incontournable. On voit le comportement des consommateurs», analyse M. Cloutier.

La coordonnatrice à la vitalité du milieu de la Ville de Louiseville, Karell Desaulniers.

Sonia Duhaime et Réjean Rioux sont propriétaires de l’épicerie Flora, un commerce spécialisé dans les produits santé. Ils sont pleinement conscients de l’importance d’être présents sur le web, eux qui voient arriver des clients, téléphone intelligent en main, en leur demandant s’ils ont tel produit et à tel prix. Les partenaires ont fait affaire avec une ressource spécialisée en marketing afin de susciter du trafic sur la page Facebook de leur commerce de Louiseville et les résultats sont là.

«Il y a une progression de visibilité qu’on n’a jamais eue. On va continuer d’être présents», assure Mme Duhaime.

M. Rioux estime que la présence sur le web est la bienvenue, mais il y a d’autres avenues pour profiter de l’engouement de l’achat local.

«Il y a des initiatives comme le marché public de la MRC qui est en mode livraison, l’incubateur agroalimentaire (le centre AGROA). Les canaux de distribution vont augmenter, ce qui va s’ajouter au commerce en magasin et au commerce en ligne.»

L’entreprise de fabrication de vêtements Rien ne se perd, tout se crée mise sur une boutique en ligne depuis presque 10 ans. La direction va offrir dès le mois de mai un site revampé. Mais comme le rappelle la copropriétaire Marie-Claude Trempe, le web est un outil de vente parmi d’autres pour cette compagnie de Saint-Sévère.

«Il y a un désir d’acheter dans les commerces locaux et présentement, ça aide d’être sur le web. Je ne pense pas que les gens vont voyager tant que ça à l’étranger, ils vont rester au Québec cet été et pour nous, c’est la grosse saison. On a une boutique, nos produits sont dans environ 80 points de vente, on a une présence sur le web. Les trois volets sont importants.»

«Si on suit les tendances économiques, on peut penser que tout tend vers le web, ajoute Mme Desaulniers. Mais il n’y a pas que le web. Certains commerces fonctionnent très bien sans passer par là. Dans nos communautés, le but est d’offrir un service hors pair.»

Carrefours jeunesse emploi: de grands défis pour 2021

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Carrefours jeunesse emploi: de grands défis pour 2021

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
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La Tuque — D’un bout à l’autre de la région, les équipes des Carrefours jeunesse emploi (CJE) accompagnent les jeunes adultes dans leurs démarches d’insertion économique et sociale. La prochaine année sera particulière dans le contexte actuel et tous s’entendent sur les grands défis pour les moins de 30 ans qui seront reliés à l’emploi.

«On est là pour les écouter, les accueillir, les aider dans leurs inquiétudes et les amener à développer leur plein potentiel», lance Sébastien Morin, directeur du CJE Trois-Rivières/MRC Des Chenaux.

L’emploi, le décrochage scolaire et la santé mentale, ce seront là trois gros défis pour les moins de 30 ans qui fréquentent les Carrefours jeunesse emploi.

«Plusieurs secteurs impactés au niveau de l’emploi sont ceux où on retrouve beaucoup de jeunes. Alors les enjeux de l’emploi pour ces jeunes-là sont bien présents. Il y a beaucoup de défis», souligne M. Morin.

Ce dernier affirme d’ailleurs que la situation amène déjà des remises en question, des retours aux études et des réorientations. Le constat est le même du côté du Haut Saint-Maurice.

«Il y a eu beaucoup de pertes d’emploi en raison de la pandémie. On voit beaucoup de gens qui veulent se réorienter, notamment quand il y a eu perte d’emploi. On a beaucoup de demandes à ce niveau-là», confirme Karine Pérusse, directrice générale du Carrefour emploi Haut Saint-Maurice.

D’ailleurs, un des défis pour les emplois non spécialisés sera d’amener le bassin de jeunes qui serait disponible à l’emploi à y accéder.

Selon les intervenants, le décrochage scolaire va également devenir un enjeu en raison de la baisse de motivation, du désintéressement des classes virtuelles et de l’isolement.

Karine Pérusse est directrice générale du Carrefour emploi Haut Saint-Maurice.

«Il faut vraiment être vigilant pour le décrochage scolaire. [...] Quand il y a eu décrochage, il y a plusieurs autres enjeux qu’on doit travailler comme la motivation à trouver un emploi. Ça peut aller jusqu’à trouver un but ou un sens à sa vie», constate M. Morin.

Le troisième défi sera la santé mentale. D’ailleurs, les équipes vont s’assurer d’être sur le terrain pour accompagner les jeunes.

«C’est certain qu’on voit de l’anxiété. C’était présent avant la pandémie, mais c’est encore mis en lumière avec l’isolement, les incertitudes... Pour nous, l’accompagnement en santé mentale est de s’assurer que les jeunes sont bien supportés, c’est un des enjeux», ajoute Sébastien Morin.

«Au niveau de la clientèle plus vulnérable, il y a une partie qu’on aimerait intégrer à l’emploi, mais on voit beaucoup de problématiques, surtout dans la dernière année, de consommation, de dépendance et de santé mentale [...] C’est un autre défi qu’on a. C’est une partie de notre clientèle qui pourrait contribuer à l’économie de notre milieu, mais qui ne peut pas s’intégrer à l’emploi rapidement», ajoute Karine Pérusse.

On soutient toutefois qu’il y a aussi de beaux défis qui sont liés à la pandémie. L’augmentation de l’intérêt pour Jeunes en région par exemple.

«Il y a plus de télétravail et des gens qui veulent s’éloigner des grands centres. Avec notre projet Place aux jeunes, on a vu une augmentation des demandes. C’est une conséquence positive de la pandémie», assure-t-il.

Du côté de La Tuque, le constat est similaire, on sent que l’attirance pour le Haut Saint-Maurice a grandement augmenté.

«Les régions ont de plus en plus la cote. La pandémie va nous avoir permis de développer davantage les mécanismes de travail à distance et on se rend compte que c’est faisable. Pour attirer nos jeunes en région, c’est un plus [...] On travaille fort aussi pour développer des milieux de stage, nos entreprises locales sont de plus en plus ouvertes à accueillir les jeunes en stage. Évidemment, quand tu as un stage tu as plus de chance de rester en emploi par la suite», confirme Karine Pérusse.

Cette dernière estime qu’il y a aussi d’autres défis pour la clientèle du Carrefour Emploi et du Haut Saint-Maurice.

«Pour nos travailleurs, il y a d’autres défis qui n’ont pas nécessairement rapport avec la pandémie. Je parle du manque de place en garderie pour nos travailleurs et le manque d’offre de logement. C’est une chose à laquelle on est confronté, entre autres, dans le cadre de Choisir de La Tuque et dans l’accueil de nos personnes immigrantes», a-t-elle conclu.

Solidarité et créativité dans Mékinac

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Solidarité et créativité dans Mékinac

Marc-André Pelletier
Marc-André Pelletier
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Saint-Tite — La Chambre de commerce de Mékinac poursuivra son offensive concernant l’achat local en 2021, une initiative mise de l’avant depuis quelques années, notamment via la campagne «Mékinac J’achète» qui connaît un succès renouvelé.

«L’achat local connaît un essor en ce moment, notamment en raison de la pandémie, alors on va continuer à tenter de miser là-dessus», avance la directrice générale de la Chambre, Mélanie Thiffeault.

L’un des défis majeurs dans ce secteur de la Mauricie sera de poursuivre la conversion technologique de plusieurs entreprises qui ont été happées par la pandémie sur ce registre.

«Plusieurs entreprises n’ont pas de site web transactionnel encore aujourd’hui. On se fait un devoir de les accompagner et d’aider les entreprises des secteurs les plus touchés par le biais de services-conseils», ajoute la DG.

Bien qu’elle souhaite ardemment la reprise des activités économiques et la réouverture des commerces le 8 février, une fois les mesures gouvernementales devenues choses du passé, Mélanie Thiffeault ne se fait pas d’idées: il est fort possible que la situation s’étire encore.

«Pour certaines entreprises, la pandémie va les avoir fait connaître. Mais ce n’est pas la majorité des cas. Nous devrons continuer à jouer notre rôle de relayeurs d’information pour nos membres et continuer à les accompagner pour tout ce qui touche le contenu web.»

La directrice générale trouve particulièrement difficile de devoir «vivre au jour le jour» sans pouvoir planifier à l’avance, une situation qui n’empêche cependant pas l’organisation de plancher sur son gala qui devrait avoir lieu en novembre.

Des entreprises qui rivalisent de créativité

Chez Acier Rayco, qui se spéciale dans la fabrication de pièces en acier et en aluminium, notamment, les choses tournent rondement.

«La pandémie nous permet d’aller chercher plus d’ouvrage, de relever de nouveaux défis et projets», exprime Michaël Diamond, responsable des ventes.

Monsieur Diamond garde également espoir que l’année qui débute se déroule de la bonne façon.

«On va travailler plus fort, mais ça va bien aller, ça va être bon pour nous.»

À la Brûlerie Mékinoise, la propriétaire Nathalie Magny abonde dans le même sens.

«Je suis en phase exploratoire pour certains projets», sourit-elle, sans vouloir en dévoiler davantage pour le moment.

L’entrepreneure souligne que l’achat local sauve les meubles en attendant.

«C’est sûr qu’on a subi les contrecoups de la pandémie, mais de l’autre côté, on sent que la population a à cœur de garder les petites entreprises ouvertes. L’achat local aide beaucoup», souligne-t-elle.

Toutefois, son commerce carbure en temps normal au tourisme et à la villégiature, deux éléments qui, évidemment, sont à plat depuis un moment déjà.

«Je pense que la clé sera la cohésion entre les gens du coin et la solidarité entre les entrepreneurs pour passer au travers de la COVID-19», conclut-elle.

Le microcrédit, une solution accessible en région

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Le microcrédit, une solution accessible en région

Marc Rochette
Marc Rochette
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Nicolet — Les entrepreneurs de la région qui sont exclus des systèmes financiers traditionnels peuvent se tourner vers des organismes de microcrédit, soit Fonds Mauricie et MicroEntreprendre Centre-du-Québec.

«On est un service complémentaire à ce qu’il y a déjà sur notre territoire, si je pense aux organismes de développement économique. Notre particularité, c’est qu’on s’adresse surtout à une clientèle qui obtient peu ou pas de soutien et ce sont de très petites entreprises», explique la directrice générale de MicroEntreprendre Centre-du-Québec, Kim Côté.

Le financement des projets, par des prêts à la personne, à taux avantageux, permet le démarrage ou la consolidation des entreprises n’ayant pas accès au crédit traditionnel. Il s’agit de prêts pouvant aller jusqu’à 20 000 dollars pour une durée maximale de cinq ans.

«Nos services sont basés sur un accompagnement individuel et personnalisé de proximité dans le but de favoriser une meilleure compréhension du cycle entrepreneurial et de la gestion d’une entreprise. Nos services d’accompagnement sont gratuits et personnalisés», précise-t-elle.

Celle-ci tient toutefois à souligner «qu’on n’est pas une mesure d’urgence». «Mais on s’adresse plus particulièrement, surtout en temps de pandémie, à ceux qui n’ont pas accès au crédit, que ce soit pour des causes de crédit personnel ou toute autre cause, ou dans le domaine de l’entreprise qui ne se qualifie pas comme, par exemple, celui des soins personnels», ajoute Mme Côté.

Mais la mission première de MicroEntreprendre Centre-du-Québec, dit-elle, consiste à offrir un accompagnement. «Notre clientèle est teintée beaucoup de travailleurs autonomes, de commerces de proximité, tout ce qui est service, commerce de détail, c’est vraiment plus notre gabarit de clientèle, on pense à des entreprises qui ont de un à quatre, cinq employés», spécifie-t-elle.

D’ailleurs, au cours de la dernière année, les demandes d’accompagnement ont triplé. «Notre souci est vraiment la vitalité des entreprises malgré tout. On ne veut pas les laisser tomber entre les mailles du filet», a-t-elle conclu.

MRC des Chenaux: des projets en grand nombre pour 2021

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MRC des Chenaux: des projets en grand nombre pour 2021

Marc-André Pelletier
Marc-André Pelletier
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Saint-Stanislas-de-Champlain — La MRC des Chenaux voit d’un bon œil l’année 2021 sur le plan économique, alors que les projets sont nombreux et le développement poursuit sur une lancée amorcée dans les dernières années.

Le directeur général de la MRC, Patrick Baril, se réjouit notamment du positionnement géographique de la MRC.

«Nous nous retrouvons dans une position stratégique intéressante, entre les grands centres que sont Trois-Rivières et Shawinigan», lance-t-il d’emblée.

La croissance résidentielle très forte dans les années récentes permet également à la MRC de croire que le meilleur est à venir et l’organisme prévoit même passer à l’offensive en 2021, en mettant de l’avant une nouvelle campagne publicitaire.

«C’est une nouvelle image qui nous permettrait d’être plus dynamiques, de viser les jeunes et de mettre de l’avant la qualité de vie que l’on retrouve dans notre MRC», explique M. Baril.

Cette image renouvelée a été rendue nécessaire par la forte présence des municipalités plus populeuses de la région.

«Il faut trouver une façon de sortir du lot par rapport aux grands centres. C’est notre défi. Il faut nous faire connaître et nous faire entendre davantage», cible le DG.

Monsieur Baril fonde par ailleurs beaucoup d’espoir dans le projet de Centre des sciences, qui devrait être lancé lors des prochains mois, fruit d’une collaboration avec le Cégep de Trois-Rivières. Ce Centre serait développé sur le site du Parc de la rivière Batiscan et deviendrait rapidement «un phare touristique pour la MRC et pour la région», souligne-t-il.

Un projet d’incubateur agroalimentaire doit également continuer à se développer en 2021 sur ce territoire composé à 97 % de territoires agricoles.

Les entreprises se croisent les doigts

À la microbrasserie Le Presbytère à Saint-Stanislas-de-Champlain, on espère que le gouvernement finira par annoncer la réouverture au cours des prochaines semaines, même si dans l’intervalle, on a fait preuve de créativité pour générer de nouvelles sources de revenus.

«Avant la fermeture, on était plein toutes les fins de semaine. Il faudra trouver une façon de gérer l’affluence, si la réouverture est annoncée. On espère que le gouvernement nous donnera un peu plus de temps pour s’ajuster», raconte Isabelle Dupuis, copropriétaire, soulignant le fait que trop souvent, les mesures ne sont annoncées que quelques heures avant leur entrée en vigueur.

Quoi qu’il en soit, le commerce a connu beaucoup de succès récemment avec ses bières en hommage au groupe de musique métal.

«On a déjà sept lancements de faits. Ces bières n’étaient pas lancées que déjà, on était en rupture de stock», se réjouit-elle.

Avant de connaître le sort qui l’attend, la microbrasserie a mis en place un service de livraison, un service de cueillette sur place et un service de commande en ligne.

Là aussi, la pénurie de personnel inquiète.

«Ce n’est pas facile de recruter. Nos employés se posent beaucoup de questions également, ils s’inquiètent. C’est normal. On a hâte d’être fixés», confie Mme Dupuis.

Un premier trimestre qui sera déterminant

Dans la MRC des Chenaux, comme dans celle de Mékinac, les trois premiers mois de 2021 vont dicter l’allure pour la suite des choses.

«Nos entreprises ont encore les deux pieds dans la COVID. Les contraintes font qu’elles attendent encore», souligne Nadia Moreau, directrice du développement économique à la MRC de Mékinac.

C’est pourquoi les intervenants ont décidé de prendre le taureau par les cornes et de ne pas attendre.

«Il y a plusieurs projets, plusieurs personnes qui ont un intérêt pour notre parc industriel. Il y a aussi des projets communs qui s’effectueront en symbiose», énumère-t-elle.

L’une des plus grandes inquiétudes pour ce secteur comme pour la MRC des Chenaux demeure l’impact appréhendé d’un deuxième été sans véritable tourisme.

«C’est un gros point d’interrogation. Dans notre cas, il faudra voir l’impact d’un Festival western dans la relance économique.»

Une réponse qui devra encore attendre.

La Tuque plus unie que jamais pour l’achat local

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La Tuque plus unie que jamais pour l’achat local

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
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La Tuque — Le comité de relance, formé des principaux acteurs économiques du milieu latuquois, croit qu’il faut être plus unis que jamais pour atténuer les impacts de la pandémie. Avant même de voir le bout de cette crise sans précédent, les membres du comité étaient et sont toujours à l’oeuvre afin d’assurer la poursuite et la reprise des activités sur le territoire de la Haute-Mauricie. Plus que jamais, l’achat local est au coeur des actions.

«La pandémie a forcé la solidarité dans plein de milieux. Chez nous à La Tuque, ça fait partie de notre ADN depuis des décennies cette solidarité-là, parce qu’on est un milieu plus isolé, plus éloigné géographiquement. Ç’a été plus facile et plus efficace de mettre rapidement tous les gens en relation, je parle des forces vives du milieu», souligne Julie Boulet, coordonnatrice du comité de relance économique de l’agglomération de La Tuque.

En un temps record, le comité a pris en main le dossier de l’achat local. Des initiatives ont été mises en place, et ce, avant même la fin du mois de mars. La première est le service de livraison gratuit qui, encore à ce jour, permet «d’enlever une épine du pied des entrepreneurs». Le projet a d’ailleurs servi d’exemple ailleurs dans la province.

«Vu la vitesse et la gratuité, le projet a eu un succès fou. On approche du 20 000 $ investi pour offrir ça gratuitement. On a été vraiment proactif là-dedans. On a mis ça en branle le 24 mars. On peut certainement s’en vanter», lance Karine Rochette, directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie du Haut Saint-Maurice.

Dans la même veine, l’équipe de la SADC du Haut Saint-Maurice, qui est aussi membre du comité de relance, s’est attaquée à la présence des entreprises sur le web.

«Il fallait rattraper le retard. Ça fait longtemps qu’on en parle de l’importance d’être présent en ligne. On n’avait plus le choix», avoue le directeur général de la SADC, Tommy Déziel.

Ce dernier compare même le site Web à «la belle vitrine du début des années 2000» qui incitait les gens à rentrer.

«On veut encourager nos entreprises. Le magasinage des gens a changé, encore plus avec la fermeture des commerces et la vente à distance [...] Le site Web devient ta vitrine en 2021 pour attirer le client chez vous», ajoute-t-il.

On voit sur la photo, certains membres du comité de relance mis en place par le Service de développement économique et forestier La Tuque: Danielle Rémillard (SDEF), Julie Noël (SDEF), Julie Boulet (SDEF), Tommy Déziel ( SADC du Haut Saint-Maurice) et Karine Rochette ( Chambre de commerce et d’industrie du Haut-Saint-Maurice).

Tous les efforts seront mis dans les prochains mois afin de maximiser l’utilisation d’un site web.

«C’est beau avoir un site web, mais il faut savoir l’utiliser, il faut l’alimenter et que la visibilité soit accentuée au maximum», note-t-il.

Toujours dans un souci de cohérence et de continuité, la campagne de promotion S’offrir La Tuque s’est également mise en branle dans les derniers mois dans le but de stimuler l’achat local. Sans pouvoir en quantifier les résultats, les organisateurs sont convaincus de l’impact positif et comptent bien poursuivre les efforts de sensibilisation en 2021.

«On a travaillé vraiment fort! On a travaillé dans tous les sens, parce qu’on pense que le besoin était partout», affirme Julie Noël, conseillère au développement économique du Service de développement économique et forestier de Ville de La Tuque (SDEF).

Publicité, concours, récompense pour les acheteurs, capsule web, distribution de sac à l’effigie de la campagne S’offrir La Tuque... Les actions ont été nombreuses.

«On a aussi travaillé beaucoup sur les avantages d’acheter à La Tuque. Plus on achète, plus l’inventaire est grand, plus ça va créer de l’emploi, etc. On voulait amener cette réflexion-là», explique Julie Noël.

«On a fait la mise en valeur de promoteurs, des produits, mais aussi des clients qui sont des ambassadeurs. Ç’a été un gros automne et 2021 va être tout aussi chargé», ajoute-t-elle.

Le comité de relance économique a également déployé de l’aide pour soutenir les entreprises, entre autres, dans la mise en place des mesures sanitaires. Un comité de veille a aussi été créé pour supporter les entreprises et répondre à leurs besoins, mais on ne se met pas la tête dans le sable.

«La question la plus cruciale est: quand est-ce qu’elle va se faire la relance? On s’attendait que ce soit long, mais long comme ça j’en doute... Il ne faut pas se leurrer, on repousse les défis par en avant et on va assurément les rencontrer. [...] Ça va être plus important que jamais de poursuivre l’achat local lors de la relance pour aider nos entrepreneurs à passer au travers», insiste Tommy Déziel.

Le comité pense que l’innovation sera un incontournable de la relance et on ne compte pas ménager les efforts d’accompagnement en ce sens.