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Les nombreux défis de la rentrée
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Les nombreux défis de la rentrée
La rentrée scolaire qui s'amorce n'a assurément rien d'habituel. La capacité d'adaptation de tous les acteurs du milieu scolaire a été fortement sollicitée, de même que celle des enfants et des parents. Coup d'oeil sur les défis qui marquent cette rentrée et probablement une partie de l'année scolaire qui s'amorce.
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Rentrée scolaire 2020: «c’est la folie dans les écoles»

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Rentrée scolaire 2020: «c’est la folie dans les écoles»

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — C’est un véritable branle-bas de combat qui a cours dans les écoles depuis quelques jours. Les consignes de dernière minute qui arrivent de Québec forcent en effet le milieu scolaire à effacer l’ardoise constamment pour s’adapter à de nouvelles directives.

Pas plus tard que jeudi, alors que les classes s’amorçaient déjà dans certaines écoles, le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge imposait une mise en pause d’un mois des sports scolaires, à moins que les élèves puissent les pratiquer avec leur bulle-classe. Tollés de protestation immédiats, puis coup de théâtre. Vendredi, le premier ministre François Legault ramène la mesure à une durée de 14 jours au lieu d’un mois «si tout se passe bien».

La consigne d’interrompre, même temporairement, les sports scolaires et des programmes comme Musique-études à l’Académie des Estacades, par exemple, a soulevé l’ire du milieu.

Les protestations se font entendre de la part du Réseau du sport étudiant et même de plusieurs athlètes et organisations sportives. Vendredi, la Fédération des établissements d’enseignement faisait elle aussi état de sa colère et de son incompréhension, car la décision met en péril, dit-elle, les activités parascolaires artistiques et culturelles au Québec et le sport scolaire qui sont pourtant tous permis dans le cadre civil et municipal.

Il y a quelques jours, le ministre de l’Éducation passait aussi dans le tordeur les cours optionnels afin de respecter, encore une fois, le fameux principe de classe-bulle auquel tient la Santé publique. Nouveaux maux de tête pour le personnel enseignant et les directions d’écoles, car il faut réaménager les horaires à la dernière minute.

Au primaire, l’école de musique Jacques-Hétu a réussi à redistribuer les enfants dans les classes en fonction du type d’instrument qu’ils vont étudier à partir de la 3e année. Les enfants n’en seront pas affectés, car il ne savaient pas encore dans quelle classe chacun aboutirait lundi, indique le directeur, Marc-André Lallemand, heureux d’avoir réussi même si ça a été beaucoup de travail de dernière minute. Claire Bisaillon, la cheffe du choeur de la Maîtrise du Cap, enseignera quant à elle le chant choral directement dans les classes. Pour l’instant, toutefois, elle ne peut réunir les élèves du primaire, du secondaire et les adultes pour les pratiques.

«C’est la folie dans les écoles», constate avec désarroi la présidente du Syndicat de l’enseignement des Vieilles-Forges, Claudia Cousin. Depuis juin, dit-elle, le milieu scolaire implorait d’avoir des journées supplémentaires de préparation, «mais le ministre a fait la sourde oreille», fulmine-t-elle.

Pour arriver à se conformer aux directives, le directeur général du Centre de services scolaire (CSS) du Chemin-du-Roy, Luc Galvani, a dû prendre une décision difficile. Dans les écoles secondaires de plus de 1000 élèves de son territoire, les élèves de 4e et 5e secondaire devront suivre certains de leurs cours à distance alors que Québec avait pourtant affirmé que les élèves seraient à l’école, cet automne, à 100 % du temps.

En discutant avec ses vis-à-vis d’autres CSS, Luc Galvani a pourtant bien tenté de trouver d’autres solutions, mais la réalité de l’espace physique pour respecter les bulles-classes l’a vite rattrapé.

Le CSS de la Riveraine annonçait récemment, sur sa page Facebook, que cette réorganisation pourrait même avoir un effet sur les choix de cours des élèves.

C’est donc au beau milieu de ce grand remue-ménage qu’une rentrée scolaire progressive s’est amorcée, le 27 août, sous le signe de la COVID-19, une rentrée unique dans l’histoire pour quelque 36 270 élèves des Centres de services scolaires du Chemin-du-Roy, de l’Énergie et de la Riveraine, incluant les écoles privées de la région (3182).

Transport scolaire

La question du transport scolaire qui, en mai, laissait craindre un sérieux enjeu, devrait se passer relativement bien, dans l’ensemble, pour les trois CSS et les écoles privées. C’est que l’imposition du port du masque pour les 10 ans et plus permet de loger 44 élèves par autobus, soit un peu plus de la moitié du nombre habituel.

Malgré cet ajustement, toutefois, le Centre de services scolaire de l’Énergie n’est pas arrivé à trouver assez d’autobus pour répondre aux besoins de toute sa clientèle. Afin de remédier à la situation, on a donc allongé la distance de marche. Alors que les élèves habitant à 1600 mètres et moins de leur école marchaient déjà pour s’y rendre, la distance est maintenant ajustée à 2000 mètres. Dans les deux autres centres de services scolaires la région, ce problème ne se pose pas pour l’instant.

Au CSS du Chemin-du-Roy, on a réussi à ajouter une dizaine d’autobus aux trajets, ce qui représente un investissement supplémentaire de 641 000 $, une somme qu’assumera le ministère, indique Luc Galvani. À elle seule, la STTR transportera 1500 élèves du CSS du Chemin-du-Roy, soit 250 de plus que l’an dernier, signale la coordonnatrice aux communications, Anne-Marie Bellerose.

Les parents qui vivent à deux adresses différentes ont toutefois dû en choisir une seule pour le transport de leur enfant. C’est la stratégie employée également au CSS de la Riveraine pour bien desservir son territoire. La distance de marche n’a, par contre, pas été changée de son côté.

Surtout ne pas oublier

Pandémie oblige, l’école démarre, cette année, avec des façons de faire différentes pour les parents, les enfants et le personnel scolaire. Dans les écoles secondaires, les services de cafétéria seront ouverts, mais pour le préscolaire et le primaire (où les cafétérias sont rarissimes), les enfants qui veulent manger chaud devront apporter leur thermos, «car les fours à micro-ondes ne seront pas en fonction pour limiter les risques de propagation du virus», explique Amélie Germain-Bergeron, coordonnatrice aux communications au CSS de l’Énergie.

L’accès aux points d’eau sera également limité dans toutes les écoles. Les enfants devront donc apporter chaque jour avec eux une ou deux bouteilles remplies d’eau. Évidemment, le masque fait aussi partie de ces objets qu’il ne faut surtout pas oublier à la maison.

Rareté de la main-d'oeuvre

Comme dans les écoles privées, les centres de services scolaires de la région espèrent qu’il n’y aura pas trop de membres du personnel mis en quarantaine à cause de la COVID-19 car, cette année encore, la rareté de la main-d’œuvre se fait sentir.

«Cette réalité est malheureusement provinciale», fait valoir Amélie Germain Bergeron du CSS de l’Énergie. La secrétaire générale du CSS de la Riveraine, Émilie Guay, souligne que «nous avons fait appel à l’ensemble de nos ressources disponibles sur les listes de priorité pour combler les postes pour la rentrée».

À Chemin-du-Roy, aux dernières nouvelles, il ne manquait qu’un enseignant pour combler toutes les tâches, a indiqué au Nouvelliste le directeur général, Luc Galvani. L’enjeu de l’embauche se situe davantage du côté des services de garde et de la surveillance du midi, dit-il. Pour tenter de remédier à la situation, le CSS du Chemin-du-Roy a tenu avec succès, il y a quelques jours, une journée carrière à laquelle plus de 700 personnes ont pris part.

En ces temps de pandémie, la mobilité du personnel demeure un enjeu. «Nos orientations demeurent les mêmes que lors de la réouverture des écoles primaires en mai, c’est-à-dire que nous allons limiter au maximum la mobilité de notre personnel dans les établissements», indique Mme Bergeron. Aucune école des CSS de l’Énergie et de la Riveraine n’avait d’ailleurs connu de cas de COVID-19 en mai et juin, après le retour du primaire en classe. Toutefois, 11 cas avaient été répertoriés dans les écoles du CSS du Chemin-du-Roy, le printemps dernier.

Émilie Guay souligne pour sa part que «nous ne pourrons éviter complètement le déplacement du personnel. Selon nos discussions avec la Santé publique, il n’y a pas de contre-indication à la mobilité du personnel tant que les règles sont respectées: lavage de mains, port du masque de procédure, distanciation de 2 mètres et s’assurer de tenir une liste à jour des déplacements du personnel pour assurer un suivi en cas de COVID en milieu scolaire», dit-elle.

Le CSS du Chemin-du-Roy rappelle que chaque employé doit aussi remplir un questionnaire de santé chaque jour.

Formation aux adultes

Du côté de la formation aux adultes et de la formation professionnelle, aucune des trois commissions scolaires n’a dû annuler de cours en raison de la COVID-19. Au Centre de services scolaire de la Riveraine, seul le DEP en réalisation d’aménagements paysager n’est pas à l’horaire cette année en raison d’un manque d’inscriptions et non de la pandémie.

Dans les CSS et les écoles privées de la région, seulement 31 élèves au total ont demandé l’exemption de présence en classe en raison de leur état de santé ou de celle d’un proche.

***

Ce qu’il y a de différent, cette année...

  • Les activités parascolaires artistiques et culturelles de même que le sport scolaire ont été mis en pause jusqu’au 14 septembre.
  • Au préscolaire et au primaire, les enfants doivent apporter leur dîner froid ou en thermos, car les fours à micro-ondes ne seront pas accessibles. Les cafétérias seront ouvertes pour le secondaire.
  • L’accès aux points d’eau sera très limité à l’école. Les enfants doivent chaque jour apporter une bouteille d’eau réutilisable pleine, voire deux.
  • Tous les élèves devront porter le masque dans toutes les aires communes de l’école. Idéalement, on conseille deux masques par élève. Les parents ont la responsabilité de les fournir. La même chose s’applique dans les autobus.
  • On peut enlever le masque lorsqu’on est assis à son pupitre.
  • À partir de la 5e année, le masque est obligatoire à la cafétéria lorsque des élèves de groupes-classes différents sont présents.
  • Pour les cours de sport, le masque n’est pas obligatoire une fois les jeunes arrivés dans le gymnase.
  • Pas besoin de porter le masque lorsqu’on est assis dans un auditorium à une distance de 1,5 mètre des autres.
  • Les élèves devront garder une distance d’un mètre avec ceux qui ne font pas partie de leur groupe-classe.
  • Le Club des petits déjeuners offrira des déjeuners directement dans les classes participantes. Il n’y aura donc plus de déjeuners chauds.
  • Les visiteurs à l’école doivent porter un masque en tout temps et partout.

***

Fréquentation des écoles

Centre de services scolaire du Chemin-du-Roy
Préscolaire 4 ans: (276) 382
Préscolaire 5 ans: (1429) 1456
Primaire: (9062) 9098
Secondaire: (6293) 6704
Nombre d’élèves exemptés: 14
Total: (17060) 17 640

Centre de services scolaire de l’Énergie
Maternelle 4 ans: (155) 213
Maternelle 5 ans: (863) 785
Primaire: (4803) 4915
Secondaire: (3368) 3486
Nombre d’élèves exemptés: 8
Total: (9189) 9399

Centre de services scolaire de la Riveraine
Maternelle 4 ans: (54) 74
Maternelle 5 ans: (485) 470
Primaire: (2770) 2825
Secondaire: (1749) 1796
Nombre d’élèves exemptés: 3
Total: (5058) 5165

CS Central Québec
École primaire anglophone de la Mauricie : (352) 346
École secondaire de Shawinigan: (222) 236
Académie de Trois-Rivières: (143) 147
École secondaire de La Tuque: (150) 155
Nombre d’élèves exemptés: 0
Total: (867) 884

Collège Marie-de-l’Incarnation
Maternelle 4 ans: (n/d) 13
Maternelle 5 ans: (40) 40
Primaire: (350) 350
Secondaire: (160) 155
Nombre d’élèves exemptés: 0
Total: (550) 558

Séminaire Saint-Joseph
Secondaire: (760) 760
Nombre d’élèves exemptés: 0

École Val-Marie
Préscolaire: (47) 65
Primaire: (333) 310
Nombre d’élèves exemptés: 0
Total: (380) 375

Institut secondaire Keranna
Secondaire: (655) 691
Nombre d’élèves exemptés: 3

Séminaire Sainte-Marie
Secondaire: (190) 210
Nombre d’élèves exemptés: 0

Collège Notre-Dame-de-l’Assomption
Secondaire: (323) 303
Nombre d’élèves exemptés: 2

École Vision
Préscolaire: (46) 60
Primaire: (230) 225
Nombre d’élèves exemptés: 1
Total: (276) 285

(Veuillez noter que ces chiffres sont appelés à fluctuer légèrement au cours du mois de septembre. Les nombres entre parenthèses représentent les données de l’an dernier.)

Les écoles privées prêtes à affronter l’année

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Les écoles privées prêtes à affronter l’année

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — À l’École Vision de Trois-Rivières, la direction va poster quelqu’un à la station de lavage des mains pour s’assurer que les jeunes élèves suivent les directives de la Santé publique à la lettre. Comme toutes les écoles primaires de la région, la direction et le personnel amorcent l’année scolaire forts de l’expérience du retour en classe vécu au mois de mai. «Ça nous prend quelqu’un qui est proche de la station de lavage des mains parce que sinon, ils ne le font pas vraiment», avait pu constater à ce moment-là la directrice, Caroline Melançon. Comme partout ailleurs en milieu scolaire, les mesures sanitaires sont prises très au sérieux.

À l’Institut secondaire Keranna, les horaires ont été revus pour minimiser les croisements entre élèves, indique la directrice, Julie L’Heureux. Le nombre de surveillants a aussi été augmenté.

À l’école primaire Val-Marie, la directrice, Carla Cholet, se réjouit que les normes sanitaires soient toutefois un peu différentes. «Les enfants vont pouvoir jouer au ballon», se réjouit-elle, alors qu’au printemps, aucun jouet commun n’était autorisé. Quant aux masques que les 10 ans et plus devront porter, Mme Cholet prévoit qu’il y aura de l’apprentissage à faire. «On va le voir en le vivant», dit-elle.

Au niveau secondaire, les élèves n’ont pas mis les pieds dans leur établissement depuis le début du confinement, le printemps dernier. Le directeur du Séminaire Saint-Joseph, Dany Dallaire avait hâte que les élèves viennent redonner vie à leur école. On est prêt à démarrer et à réussir l’année, même s’il devait y avoir un deuxième confinement. Il y a assez d’ordinateurs pour tous «et les profs ont été formés à l’interne en juin», dit-il. L’accompagnement à distance qu’il a fallu déployer en mars a permis de peaufiner les stratégies, dit-il. C’est le cas, d’ailleurs, dans toutes les écoles privées.

À Keranna, on va fournir des Chrome Books à tous les élèves et la plateforme d’enseignement en ligne permettra aux élèves obligés de s’absenter d’être virtuellement présents dans les classes au moment des cours, explique Julie L’Heureux.

«Il y a moins d’inconnus. C’est un avantage d’avoir vécu le retour à l’école en mai», fait valoir la directrice du Collège Marie-de-l’Incarnation, Élisabeth Jourdain. «On sait à quoi s’attendre et on sait sur quoi miser. Les gens sont contents de revenir», constate-t-elle.

Au Séminaire Sainte-Marie, on est heureux de pouvoir continuer à offrir des sessions de E-Sport aux élèves C’est une nouveauté très prisée par les jeunes. Le SSM a travaillé en collaboration avec la Santé publique et pourra autoriser cette activité grâce au port du masque. «C’est comme à la cafétéria», fait valoir le directeur, Jean-Sébastien Roy.

La directrice du Collège Notre-Dame-de-l’Assomption, Mylène Proulx, doit de son côté composer avec une baisse d’élèves internationaux, les nouveaux n’ayant pas pu obtenir de permis pour étudier au Québec à cause de la COVID-19. Mise à part cette situation, «on est blindé» pour réussir l’année, assure-t-elle. L’usage des ordinateurs pour des formations à distance est une pratique qui a cours depuis 15 ans dans cette école privée de Nicolet. Tous les cahiers d’exercices et les volumes sont déjà virtuels. C’est donc bien plus facile de s’assurer que les élèves qui pourraient être mis en quarantaine ne manquent de rien, souligne-t-elle.

Seulement six élèves des écoles privées de la région ont demandé une exemption de présence à l’école en raison d’un état de santé précaire ou de celle d’un proche.

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Club des petits déjeuners: plus d’enfants à nourrir en temps de pandémie

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Club des petits déjeuners: plus d’enfants à nourrir en temps de pandémie

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — La rentrée automnale ne représente pas un défi que pour les écoles, cette année. Le Club des petits déjeuners, qui œuvre dans de très nombreuses écoles de la région, est lui aussi affecté par la pandémie, et ce, de plusieurs façons.

Cette année, plus question de cuisiner des œufs ou de faire griller des tranches de pain comme on le faisait au sous-sol de l’école Immaculée-Conception de Shawinigan, par exemple, pour une cinquantaine d’enfants qui se regroupaient dès 7 h 15 le matin. Les déjeuners seront froids, préemballés et dégustés en classe.

Il y aura également plus de bouches à nourrir. Les problèmes économiques sérieux occasionnés par la pandémie font en sorte qu’un enfant sur trois, au lieu d’un enfant sur quatre, arrivera le ventre vide à l’école, prévoit l’organisme qui vient de lancer une campagne de financement pour la rentrée scolaire.

Le Club a toujours l’intention de fournir des aliments provenant de tous les groupes alimentaires aux jeunes écoliers qui en font la demande. Rien ne sera cuisiné sur place, toutefois. «Des bacs seront apportés dans les classes et ce seront tous des aliments préemballés en portions individuelles pour éviter la manipulation», explique Justine Plourde, porte-parole du Club. «Cette année, on a ramené ça à des yogourts, des tranches de pain, des muffins, des fruits et des légumes, du fromage», illustre-t-elle. «On ne fait pas de compromis», assure-t-elle.

Cette méthode réduit le nombre de bénévoles, dit-elle et «permet d’éviter que trop de gens se promènent dans l’école».

En Mauricie, 19 écoles accueillent le programme, ce qui représente 1346 enfants tandis qu’on en compte 8 au Centre-du-Québec, soit 849 enfants.

Cette année, les déjeuners commenceront deux semaines à l’avance, indique Claudine Dessureault, conseillère à l’accompagnement des programmes au Club des petits déjeuners.

Selon les écoles, les bacs de nourriture seront apportés dans les classes, soit par des membres du personnel ou un bénévole.

Cette façon de faire était déjà appliquée dans certaines écoles, explique Mme Plourde.

Pour éviter la discrimination dans les classes, le Club des petits déjeuners a toujours invité tous les enfants à s’inscrire pour éviter que certains se sentent mal à l’aise ou différents.

Mme Dessureault se dit heureuse que les écoles redémarrent leurs activités, car «des écoles en opération, ça égale le ventre plein», dit-elle «et une accessibilité à ces enfants-là».

«Si les enfants étaient restés à la maison, ça aurait été plus difficile», fait-elle valoir.

«On a proposé aux écoles une formule adaptée pour s’assurer qu’on rejoigne les enfants», dit-elle, une formule qui respecte les consignes de la Santé publique. «Ça peut être pris en charge par une personne. Ça demande peu de manipulation», dit-elle.

Dans la région, cette formule a déjà été testée avec succès en classe en mai dernier, lors du retour à l’école des écoles primaires, indique Mme Dessureault.

Dans le concret, les enfants recevront leur déjeuner à leur pupitre dès que la cloche sonnera. La formule existe depuis longtemps. Un sondage révèle que les élèves prennent en moyenne 13 minutes pour avaler leur petit déjeuner.

«Ça se fait durant la routine du matin. On défait notre sac, on prend un livre. Cette période tampon là est déjà présente dans les écoles», indique Mme Dessureault.

Pour faire un don au Club des Petits déjeuners, on peut se rendre sur le site web www.breakfastclubcanada.org, ou faire le #20222 ou encore participer à la campagne qui se déroulera chez Bureau en gros et chez Walmart.

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Voyages scolaires annulés: des familles attendent toujours le remboursement

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Voyages scolaires annulés: des familles attendent toujours le remboursement

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Des voyages scolaires à l’étranger avaient été prévus, au printemps, dans de nombreuses écoles privées et publiques de la région. Le rêve de centaines d’élèves du secondaire s’est toutefois brisé avec l’arrivée de la COVID-19, la fermeture des frontières et le confinement.

Certaines personnes ont été remboursées depuis, mais elles sont encore nombreuses à attendre. C’est le cas, par exemple, d’environ 45 familles au Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières et d’une quarantaine de familles à l’Institut secondaire Keranna, pour ne citer que ces deux exemples. Bref, le même phénomène se vit dans toutes les écoles du Québec où des voyages avaient été prévus.

«C’est une longue saga», indique Nancy Brousseau, directrice de la Fédération des établissements d’enseignement privé, mais le milieu scolaire, qui est affecté par cette situation unique en son genre, n’est pas le seul. Des milliers de voyageurs sont affectés par cette situation», fait-elle valoir.

«Il n’y a pas eu de refus de réclamations, mais des délais dus à un retard», explique de son côté Mariana Seminerio, directrice du service des assurances à la FÉEPQ. C’est qu’il y a eu des échanges «entre l’Association des assureurs et l’Office de la protection du consommateur à savoir qui était premier payeur et on ignore s’il y a eu une entente. Au mois de juin, enfin, les assureurs ont statué qu’ils allaient de l’avant avec le traitement des réclamations et je pense que leurs discussions se poursuivent avec l’OPC», indique-t-elle.

Du côté de l’Office de protection du consommateur, d’ailleurs, on refuse de commenter, car il y a «des pourparlers en cours», indique Marie-Pier Duplessis, conseillère en communication à l’OPC.

«Ces discussions-là ont créé beaucoup de retard dans le traitement. Alors tout le monde est en attente», déplore Mme Brousseau.

Il y a quelques jours, le ministre de la Justice et responsable de l’OPC a promis de trouver une solution qui permettra aux consommateurs de récupérer leur argent.

«C’est très fréquent, les voyages scolaires. Il y en a beaucoup dans nos écoles. Nos directions prennent ça très au sérieux. Notre service, ici, a reçu énormément d’appels», dit-elle.

Le dossier est toutefois complexe. «Toutes les écoles ne prennent pas le même assureur pour leurs voyages. On a vu ce printemps qu’il y avait des délais énormes parce que le nombre de réclamations évidemment, on s’en doute, a été énorme. Personne ne s’attendait à ça et il y a eu aussi beaucoup de délais parce qu’il y avait des discussions entre les assureurs et l’Office de la protection du consommateur», résume Mme Brousseau. «On se relançait la balle à savoir qui allait ultimement être responsable des remboursements.»

Beaucoup d’acteurs s’affrontent dans cette histoire, les assureurs, les compagnies de crédit, les transporteurs aériens.

Mme Seminerio signale que «le volume important et inattendu de réclamations que les assureurs ont reçues» explique aussi les délais importants. «La bonne nouvelle, c’est qu’on a eu confirmation que certaines écoles ont reçu leur remboursement. Tôt ou tard, le tout va être réglé. Je n’ai aucun doute par rapport à ça», dit-elle.

Cette dernière indique que les lignes aériennes songent à faire des remboursements tandis que d’autres pourraient verser un crédit. «Ces discussions-là font en sorte que c’est difficile de prévoir un délai», dit-elle.

Du côté du Centre de services scolaire du Chemin-du-Roy, on «rembourse aux parents tout ce qu’il a été possible de récupérer auprès des agences de voyages. Certains parents sont remboursés à 100 % mais dans certains cas, des pénalités ont été imposées par les agences. Dans ces situations, le CSS a effectué et effectue encore des démarches afin de récupérer autant que possible la totalité du montant du voyage auprès de ces agences», indique la porte-parole, Anne-Marie Bellerose. «Nous effectuons toutes les démarches possibles afin de récupérer la somme investie par le parent pour le voyage de leur enfant et ainsi éviter le désagrément d’une perte budgétaire pour la famille.

Dans le cas où nos démarches sont infructueuses et que le parent n’est pas remboursé à 100 %, nous les référons au FICAV, le Fonds d’indemnisation des clients des agences de voyages», dit-elle.

Du côté du CSS de la Riveraine, «nous avons choisi de rembourser la totalité des sommes que les parents avaient déboursées, incluant les dépôts», indique la secrétaire générale, Émilie Guay.

Au CSS de l’Énergie, on indique que la question des voyages «est gérée par chacune des écoles. Les annulations de voyages et des remboursements de dépôts sont réglés dans certains dossiers. Dans d’autres dossiers voyage, des démarches sont toujours en cours afin de finaliser les annulations et les remboursements», indique la porte-parole, Amélie Germain-Bergeron.

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