Contenu commandité
Joyce Echaquan
Actualités
Joyce Echaquan
Partager
Joyce Echaquan: La Tuque dénonce le racisme

Actualités

Joyce Echaquan: La Tuque dénonce le racisme

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
La Tuque — Les élus de l’agglomération de La Tuque ont dénoncé le racisme et les évènements entourant la mort de Joyce Echaquan dans une lettre envoyée aux dirigeants de la nation et des communautés atikamekw. Ils assurent du même coup leur entière collaboration afin d’améliorer la situation.

«Nous avons réussi au fil du temps à bâtir des relations harmonieuses et respectueuses entre Atikamekw et Latuquois qui sont solides. Nous pouvons en être fiers. Aujourd’hui, nous sommes à vos côtés pour dénoncer toute forme de racisme envers les Premières Nations», peut-on lire dans la lettre signée par le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay.

Ce dernier soutient également que malgré que certains problèmes de méconnaissances de la culture atikamekw persistent dans sa communauté, «nous sommes persuadés que vos gens se sentent bien accueillis chez nous et nous sommes heureux de compter plusieurs des membres de votre nation parmi nos citoyens».

La Ville de La Tuque a aussi affirmé son intention de collaborer avec la nation atikamekw afin de trouver des solutions aux problèmes d’incompréhension dans les différents milieux de vie.

Le ministre des Affaires étrangères et député de Saint-Maurice François Philippe Champagne a tenu à assister aux funérailles de Joyce Echaquan mardi à Manawan.

«C’est en travaillant ensemble, comme nous le faisons régulièrement vers la réalisation de différents projets, que nous apprenons à apprécier nos différences», note la Ville.

Le conseil d’agglomération a également transmis ses condoléances à la nation et à la famille de Joyce Echaquan et dénoncé les événements entourant sa mort.

«Les circonstances entourant la mort de Mme Echaquan doivent être dénoncées, car le racisme est inacceptable. Cela démontre à quel point il est important de rapprocher nos communautés respectives pour apprendre les uns des autres et combattre les préjugés. D’ailleurs, le centre d’amitié autochtone de La Tuque a réalisé de belles initiatives au cours des derniers jours pour rendre hommage à Mme Echaquan, gestes que nous saluons», peut-on lire dans la lettre.

François-Philippe Champagne aux funérailles

Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères et député de Saint-Maurice François Philippe Champagne a tenu à assister aux funérailles de Mme Echaquan mardi à Manawan.

«Depuis mon entrée en politique, je me suis fait un devoir d’être un allié des communautés autochtones. Je travaille en collaboration avec les représentants et la population pour permettre l’avancement de nombreux projets et pour donner toutes les chances de développement possible. Ce qui s’est produit est inacceptable. Les propos tenus sont remplis de haine et d’incompréhension. Cela ne régénère en rien les rapports que j’ai avec les gens issus de ces communautés qui sont dynamiques, entrepreneurs et respectueux. J’ai voulu être présent aux funérailles de Madame Echaquan pour pouvoir démontrer tout mon respect et mon affection à sa famille et aux Atikamekws.»

Joyce Echaquan: le Syndicat des professeurs du Cégep de Trois-Rivières presse le gouvernement d’agir

Actualités

Joyce Echaquan: le Syndicat des professeurs du Cégep de Trois-Rivières presse le gouvernement d’agir

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Le Syndicat des professeurs du Cégep de Trois-Rivières a exprimé sa solidarité avec la communauté atikamekw et la famille de Joyce Echaquan, qui est décédée dans des circonstances troublantes et dégradantes la semaine dernière. Le syndicat estime qu’il est maintenant le temps d’agir pour corriger la situation.

«Nous interpellons directement le gouvernement d’intervenir rapidement afin d’offrir une réponse concrète à ce problème, notamment en offrant une suite aux 142 appels à l’action que nous retrouvons dans le rapport de la Commission d’enquête», a indiqué par voie de communiqué le président du syndicat, Jean Fournier.

Réuni en assemblée générale vendredi dernier, le Syndicat a adopté à l’unanimité une position devant mener «la société québécoise à se donner collectivement l’assurance que ce genre de situation ne se reproduira jamais plus».

L’organisation syndicale soutient qu’il existe un racisme systémique à l’endroit des communautés autochtones du Québec et qu’il en va de notre responsabilité sociale d’améliorer le sort des communautés autochtones au Québec.

Le Syndicat des professeures et professeurs du Cégep de Trois-Rivières tenait à exprimer sa solidarité envers toutes les communautés autochtones en joignant sa voix au mouvement dénonçant le racisme systémique dont sont victimes les autochtones.

«Nous visons un projet collectif qui ne laisse pas de place au mépris, aux traitements inappropriés ou, encore, à la non-adaptation à une réalité différente. Nous devons, dans l’ensemble des services publics offerts, notamment dans nos maisons publiques d’enseignement supérieur, déployer les adaptations nécessaires afin de permettre l’inclusion de celles et ceux qui, provenant des communautés autochtones, voudront recevoir des services publics, quels qu’ils soient», a poursuivi M. Fournier.

Ce dernier a conclu en précisant qu’un plan d’action adéquat, soutenu financièrement et porté par l’ensemble des ministères et des organisations étatiques, doit être déployé instamment.

Le syndicat estime que dans cette foulée, les communautés autochtones et leurs leaders doivent être impliqués activement dans l’ensemble du processus.

Joyce Echaquan: l'enquête menée par la coroner chargée d'un comité sur les Autochtones

Actualités

Joyce Echaquan: l'enquête menée par la coroner chargée d'un comité sur les Autochtones

Stéphanie Marin
La Presse Canadienne
MONTRÉAL — C'est la coroner Géhane Kamel, déjà en charge d'un comité sur la mortalité dans les communautés autochtones, qui sera responsable de l'enquête publique sur la mort de Joyce Echaquan.

La tenue de cette enquête a été annoncée samedi dernier par le gouvernement de François Legault.

Joyce Echaquan, âgée de 37 ans, est morte le 28 septembre à l'Hôpital de Joliette, après avoir subi des insultes dégradantes de la part de deux employées. Peu avant son décès, la mère de famille de la communauté atikamekw de Manawan s'est filmée de son lit d'hôpital alors que l'on entend parler une infirmière et une préposée aux bénéficiaires.

La coroner en chef du Québec, Me Pascale Descary, a fait savoir mercredi qu'elle a désigné Mme Kamel, une avocate, pour mener cette enquête.

«Il est opportun que Me Kamel préside cette enquête puisqu'elle est également responsable du Comité sur la mortalité dans les communautés autochtones et inuites, un comité multipartite récemment mis sur pied par le Bureau du coroner», précise Me Descary.

Le procureur au dossier sera Me Dave Kimpton, lequel sera appuyé par Me Julie Roberge.

Une enquête publique permet au coroner d'assigner des témoins et d'entendre des parties intéressées.

Son objectif n'est pas de se prononcer sur la responsabilité civile ou criminelle de quiconque, mais plutôt de déterminer les causes et les circonstances du décès et de formuler, s'il y a lieu, des recommandations afin d'éviter d'autres décès semblables.

Les audiences auront lieu en 2021.