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Richard Therrien
Le Soleil
Richard Therrien
On sent toute la complicité entre Robert Lepage et Yves Jacques, qui joueront samedi soir <em>La face cachée de la Lune</em> en direct du Diamant à Télé-Québec.
On sent toute la complicité entre Robert Lepage et Yves Jacques, qui joueront samedi soir <em>La face cachée de la Lune</em> en direct du Diamant à Télé-Québec.

TLMEP: deux frères de scène

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CHRONIQUE / On sent toute la complicité entre Robert Lepage et Yves Jacques, qui joueront samedi soir La face cachée de la Lune en direct du Diamant à Télé-Québec. Les voir se renvoyer la balle sur le plateau de Tout le monde en parle dimanche nous a donné encore plus envie de les voir jouer les deux frères de cette œuvre majeure. Je leur accorde l'étoile du match.

«Celui qui joue Philippe, c'est celui qui est capable d'entrer dans la machine à laver», a blagué Yves Jacques pour taquiner le créateur, faisant référence au poids que plusieurs ont pris en pandémie. «C'est incroyable de voir jouer Robert, t'as l'impression qu'il recrée le spectacle tous les soirs», a-t-il poursuivi pour se racheter. «J'aimerais ça que le gouvernement fasse une étude pour savoir où les gens se contaminent», a dit Yves Jacques, étonné qu'on puisse s'entasser dans les avions mais qu'on doive fermer les théâtres.

Trois ans après les controverses autour de SLAV et de Kanata, Robert Lepage parle d'une conversation nécessaire qui fait évoluer les mentalités, mais déplore beaucoup plus la réaction des Blancs et «d'une presse canadienne anglaise blanche», qui en a découlé. «Est-ce qu'on a le droit de jouer l'autre? […] Est-ce qu'un homme peut encore jouer une femme?» réfléchit à haute voix le metteur en scène.

«C'est incroyable de voir jouer Robert, t'as l'impression qu'il recrée le spectacle tous les soirs», a lancé Yves Jacques.

Avec la nomination de Konrad Sioui à la Société de l'assurance automobile du Québec, c'est la première fois qu'un représentant des Premières Nations se retrouve à la tête d'un conseil d'administration d'une société d'État québécoise. Au cours de cette entrevue extrêmement humaine, l'ancien grand chef huron-wendat de Wendake semblait ne pas avoir renoncé complètement à la politique. Un parti, qu'il n'a pas nommé, l'a approché, mais il n'était pas prêt. Faire de la politique au provincial ou au fédéral, «ce n'est pas une fin en soi», a-t-il dit.

Maintenant chroniqueur au Soleil et chez les journaux de CN2i, M. Sioui reconnaît que le maire Labeaume a son caractère mais qu'ils ont été de bons adversaires dans le respect. «On est quasiment comme deux gamins quand on se rencontre. L'autre jour, il m'a donné un bon coup de poing!» raconte-t-il en riant.

Enfant, Konrad Sioui devait s'agenouiller devant les «bonnes» sœurs pour demander pardon aux martyrs canadiens, torturés par les ancêtres de ce pays selon les livres d'histoire. Son propre père souhaitait qu'un jour les Premières Nations puissent être impliquées dans la rédaction de ces livres pour y donner leur version.

Quand il est question de discrimination et de racisme systémique, on le sent beaucoup plus dans le dialogue que dans la confrontation. «Faut travailler ensemble. J'ai construit toute ma vie des alliances. Faut faire attention de protéger ce qu'on a construit», explique-t-il, envoyant plus tard cette fleur à Robert Lepage, «un grand allié de notre nation».

Le directeur général du Canadien de Montréal, Marc Bergevin, a dû accorder son entrevue sur écran, la LNH obligeant l'équipe à respecter la bulle d'une cinquantaine de personnes. Tous les jours, tout le monde doit subir un test. Quant aux familles, elles doivent fournir un résultat négatif 48 heures avant le retour du joueur à la maison.

Alors que le Canadien connaît un excellent début de saison, Guy A. a bien essayé de cuisiner Bergevin au sujet de l'avenir incertain de Phillip Danault au sein de l'équipe. «C'est un joueur important pour l'organisation», s'est-il contenté de répondre. Même mutisme sur son propre avenir, malgré une rumeur qui l'envoie à Pittsburgh, lui qui est un ami d'enfance de Mario Lemieux. «On dit toujours business et ami, ça va pas bien ensemble», a-t-il quand même lancé à la blague.

Alors que L'amour est dans la pré, qu'elle anime sur Noovo, accueille son premier agriculteur gai, Katherine Levac a été très étonnée de l'impact de son coming out dans un monologue au Festival Juste pour rire. «Ça ne fait pas longtemps que j'ai compris qu'on peut avoir un impact. [...] Moi-même, je suis en quête de modèles», dit-elle. Certains ont un peu mal réagi quand elle a fait la une du Elle Québec avec Karelle Tremblay, disant qu'ils n'ont pas besoin de connaître son orientation sexuelle. «Oui Monsieur, c'est de tes affaires mon couple, rendu là», répond-elle, disant vouloir refléter une réalité.

Katherine comprend difficilement qu'on compare son émission à Occupation double, qui n'a rien à voir selon elle. «Si je veux trouver l'amour de ma vie et former une famille, je vais pas aller quatre mois à Bali faire des activités de l'Halloween!» L'humoriste n'est visiblement pas à l'aise de se prononcer sur la situation de Julien Lacroix. «On s'attend de moi que j'aie une opinion tranchée. […] On sous-estime à quel point ça peut me rendre triste. Je suis déçue, je suis amère de ça», dit-elle, précisant que les dénonciations, «c'est un ménage qui avait vraiment lieu d'être.»

Alors que le Canada interdit les voyages au Mexique et dans les Caraïbes, Pablo Rodriguez considère que le pays devient l'un des plus stricts en matière de contrôle des frontières pour la COVID. Même si les Canadiens pourront toujours voyager en Floride, le lieutenant du Québec et leader du gouvernement à la Chambre des communes souligne que la durée de la quarantaine devrait dissuader la grande majorité.

Il a suffi que Guy A. prononce le nom de Julie Payette pour que M. Rodriguez éclate de rire. «Est-ce qu'on a besoin d'un gouverneur général au Canada?» lui a demandé l'animateur. «Faut en nommer un autre», s'est contenté de répondre M. Rodriguez, sourire en coin. «On aurait pu faire une meilleure job au début», reconnaît-il, promettant qu'un nouveau processus sera adopté pour une nomination plus sûre.

Voyager librement ne sera pas possible de sitôt, si on en croit le Dr Karl Weiss, spécialiste en maladies infectieuses à l'Hôpital général juif à Montréal. Même si on finit par contrôler la propagation de la COVID-19 à l'intérieur du pays, ramener des variants de l'étranger et réintroduire le virus dans notre environnement serait catastrophique. Le Dr Weiss ne semble pas très chaud à l'idée de recourir à la colchicine, à laquelle il donne la note de «4 ou 5 sur 10». Il souligne certains effets secondaires graves et souhaite des études plus poussées avant d'en vanter les mérites réels.

On sent l'inquiétude du microbiologiste quant à un acheminement efficace du vaccin au Canada. Des retards pour la deuxième dose pourraient nous obliger à revacciner les gens. À Dany Turcotte, qui demande si on pourra bientôt remplir le Centre Bell, le Dr Weiss affiche quand même un certain optimisme. «J'espère d'ici quelques mois», dit-il en autant que les vaccins nous parviennent et qu'on puisse contrôler le virus. «On pourrait avoir une espèce de bulle américaine, [mais] il faudrait éviter les contacts avec le reste de la planète.»

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Quand il est question de discrimination et de racisme systémique, on sent Konrad Sioui beaucoup plus dans le dialogue que dans la confrontation.