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Richard Therrien
Le Soleil
Richard Therrien
David et Fany ont choisi de quitter Lac-Delage pour s'établir aux Escoumins sur la Côte-Nord avec leurs deux enfants.
David et Fany ont choisi de quitter Lac-Delage pour s'établir aux Escoumins sur la Côte-Nord avec leurs deux enfants.

Le grand move: bye bye stress [VIDÉO]

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CHRONIQUE / Vous est-il déjà arrivé de vous dire: «Me semble que je quitterais tout pour repartir de zéro ailleurs, loin, loin. Fini le stress, la pollution, les cônes oranges»?

Les protagonistes de la nouvelle série documentaire d'observation Le grand move ne l'ont pas seulement dit, ils l'ont fait. Mariloup Wolfe, qui anime et réalise la série diffusée à Canal Vie dès lundi à 19h30, les a accompagnés dans cette aventure pleine de promesses mais semée d'embûches qu'ils n'avaient pas anticipées. Pas aussi intenses que celles d'Expédition extrême, de la même équipe de production chez Lustitia, mais certainement pas à négliger.

Au cours de ces 10 demi-heures, on suivra 10 familles, de leur décision de partir jusqu'à leur installation dans leur nouveau milieu de vie, que ce soit dans les Hautes-Laurentides, la Montérégie, les Îles-de-la-Madeleine, l'Estrie ou le Bas-Saint-Laurent. La série s'inscrit dans un mouvement de contre-urbanisation, très fort actuellement, et favorisé par le télétravail, qui fait de cet exode en région un rêve accessible.

Lorsqu'ils décident de quitter Vaudreuil-Dorion pour Sainte-Thérèse-de-Gaspé, Violette et Matthieu croient faire l'affaire du siècle en achetant à l'aveuglette une maison pour la somme de 100$. Cent dollars, oui. Attendez de voir l'état de la baraque, c'est sale, plein de moisissures et le toit coule. Au point que le couple doive s'acheter une roulotte en attendant de pouvoir habiter la maison, qu'ils jetteront à terre au tiers pour la rénover entièrement et construire deux logements à louer.

Cette nouvelle «foire aux malheurs» ne semble pourtant pas décourager cet électricien et cette charpentière menuisière, mais le visage de l'entrepreneur quand il constate l'ampleur des dégâts, lui, vaut certainement plus que 100$!

Déjà, les derniers mois n'avaient pas été faciles pour le couple; Violette a été mise à pied et la famille a vite été ensevelie sous les dettes, devant même recourir aux paniers de Noël. C'est d'ailleurs cette incertitude financière constante qui a poussé le couple à choisir la Gaspésie. Ce plus grand pouvoir d'achat et la possibilité de passer de locataire à propriétaire valent souvent pour beaucoup dans la décision de partir.

Plusieurs se reconnaîtront dans ce couple de Lac-Delage de la deuxième émission, qui avait des horaires de travail tellement différents qu'ils se croisaient à peine. Il avait quitté le centre-ville de Québec pour mieux respirer, mais Fany devait faire une heure de voiture pour se rendre à son travail au Château Frontenac. Son conjoint David et elle ont choisi de s'établir aux Escoumins sur la Côte-Nord avec leurs deux enfants pour gérer une entreprise qui offre hébergement et sorties en kayak de mer, et qui les occupera beaucoup plus qu'ils le croyaient. Se verront-ils vraiment beaucoup plus? Bonne question.

À plusieurs moments, comme téléspectateur, on envie ces familles de tout quitter pour se bâtir une nouvelle vie. Autant leurs expériences pourraient encourager ceux qui y pensaient déjà à faire «le grand move», autant elles pourraient réduire leurs ardeurs, devant l'ampleur de la tâche. Tout quitter, c'est aussi laisser derrière soi des gens qu'on aime et qu'on verra beaucoup moins, sauf en Zoom. C'est aussi prendre le risque de regretter son choix. Il faut en tenir compte.

Le grand move n'est pas une série carte postale. Malgré les visages parfois étonnés de ses interlocuteurs, Mariloup Wolfe ne s'est pas gênée pour leur demander combien leur coûtait ce grand déménagement, ce à quoi ils ont répondu franchement. Après tout, ce n'est pas un détail dans l'équation.

«On ne voulait pas se censurer juste pour que ce soit beau. Oui, on veut vendre du rêve, c'est une feel good serie, mais on veut poser les vraies questions», explique la réalisatrice, qui est parvenue à gagner la confiance des familles. L'équipe a notamment constaté à quel point il est complexe de trouver une place en garderie où qu'on soit au Québec.

Parlant de tout quitter pour prendre le large, la deuxième saison de La belle vie arrive sur Unis TV le jeudi 8 avril à 20h30. La première saison, intitulée La belle vie avec Go-Van et portée par Julien Roussin Côté, m'avait rendu ultra zen, à voir ces gens respirer le grand air et se donner cette vie dont ils ont toujours rêvée.

Mariloup Wolfe a tenu à préciser qu'elle ne cautionnait pas les gestes inappropriés de Maripier Morin.

Le choix de Maripier Morin

Mariloup Wolfe, dont c'était la première expérience en documentaire, a entrepris le tournage de son nouveau long métrage, Arlette!, avec Maripier Morin dans le rôle-titre, un choix controversé. Questionnée sur le sujet en rencontre de presse, elle a tenu à préciser qu'elle ne cautionnait pas les gestes inappropriés de l'artiste. «Il y a des gens qui ont été blessés là-dedans et il ne faut pas minimiser cet aspect-là», a-t-elle dit d'emblée.

«Toutefois, Maripier s'est présentée en audition et je me suis aperçue qu'elle a pris beaucoup de recul face à ça, qu'elle a fait un travail sur elle, que c'est une personne qui a fait un cheminement et qui est encore en cheminement. Elle s'est présentée en audition avec beaucoup d'humilité et elle s'est démarquée de façon importante. Il y a quelque chose de particulier qui s'est passé en audition. Le choix s'est imposé de lui-même. Sa fragilité, sa vulnérabilité m'ont particulièrement émue et touchée. J'ai fait un choix dans une démarche artistique», a-t-elle élaboré.

Questionnée à son tour sur le choix de ramener Maripier Morin à l'antenne de Z dans de nouveaux épisodes de Mais pourquoi?, la directrice générale, variété, style de vie et documentaire pour Bell Média, Mélanie Bhérer, a préféré laisser l'animatrice expliquer elle-même «sa démarche et son cheminement avant de commenter quoi que ce soit».

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