Patrick Duquette
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À la merci d’un complotiste

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À la merci d’un complotiste

CHRONIQUE / Ils ont tous attrapé la COVID.

Josianne Roy, son conjoint, ses 2 enfants, ses parents de près de 70 ans…

Le satané virus les a infectés les uns après les autres. La petite famille au grand complet.

La faute à qui?

À un anti-masque, prétend la dame de Ripon.

Josianne est convaincue d’avoir été infectée par un conspirationniste qu’elle côtoyait dans son milieu de travail à Gatineau.

Un collègue qui clamait haut et fort que le virus n’existait pas, que toute cette histoire de pandémie n’est qu’une arnaque savamment orchestrée par les pouvoirs publics…

«Je me suis fait infecter par une personne qui ne croyait pas au virus, en plus d’omettre de se tenir à 2 mètres, de porter un masque et de mettre en place des mesures sanitaires (au travail)», confie-t-elle au bout du fil.

Josianne en a long à dire contre les conspirationnistes de tout acabit. «À tous ceux qui pensent que le virus est un complot, bien laissez-moi vous dire que vous êtes dangereux et dans le champ pas à peu près. Je suis malade, nous sommes malades!», a-t-elle écrit sur sa page Facebook.

L’ironie suprême?

Le collègue complotiste lui-même a été frappé de plein fouet par le coronavirus. Comme disait le capitaine Bonhomme: «Les sceptiques seront confondus, dus, dus, dus…»

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Mais ce n’est même pas une consolation pour Josianne.

Depuis mercredi, elle s’inquiète pour son père âgé à la santé fragile. Il est parti pour l’hôpital en ambulance, mercredi matin.

Obésité, diabète, apnée du sommeil: il souffre de différents maux qui le rendent particulièrement vulnérable à la COVID.

«S’il fallait qu’il meure…» laisse échapper Josianne sans terminer sa phrase.

Oui, s’il fallait qu’il meure? À qui la faute?

Est-ce qu’on pourrait parler de négligence criminelle, s’interroge Josianne, quand l’insouciance des uns met en danger la santé, voire la vie des autres?

Une maudite bonne question.

Mais une question toute théorique puisqu’on ne pourrait prouver hors de tout doute que la mort d’une personne âgée de Ripon est directement attribuable à l’insouciance d’un complotiste de Gatineau.

Quand les anti-masques manifestent quelque part, à Québec, Montréal ou Ottawa, les experts en santé publique s’inquiètent de l’absence de barrières sanitaires lors de ces rassemblements.

Mais c’est difficile d’en mesurer les conséquences concrètes. Parce que les éclosions, s’il y en a eu, apparaissent sur les courbes une ou deux semaines plus tard quand tout le monde a oublié la manifestation…

C’est tout le contraire dans l’histoire de Josianne.

Le lien entre l’absence de barrières sanitaires et l’infection à la COVID de toute une famille voire de tout un milieu de travail est évident, direct, éloquent.

Il nous rappelle que même si la vaste majorité des gens respecte les consignes sanitaires, on demeure tous plus ou moins à la merci d’un complotiste qui se fout des règles.

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Prêt à tout pour sauver sa fille

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Prêt à tout pour sauver sa fille

CHRONIQUE / «Ça faisait une semaine à peine que nous savions que ma fille Élodie, 3 ans, avait le cancer, raconte Guillaume Martin.

«Et là, j’apprends que le meilleur traitement se donne seulement aux États-Unis. Il coûte des centaines de milliers de dollars. Et il implique de résider pendant 7 semaines à Boston. Tout cela à nos frais, bien entendu.»Au bout du fil, le jeune père de Maniwaki fait une pause. 

«Donc, on avait planifié un voyage à Boston…»

Mais oui, quoi d’autre?

Quand la vie de ta fille est menacée par une saleté de rhabdomyosarcome à la mâchoire, tu n’hésites pas longtemps.

Tout ce que tu souhaites, c’est le meilleur pour ton enfant.

Les coûts du traitement? Les billets d’avion? Le logement prolongé à Boston?

L’heure était à l’action.

On fonce et on verra après, s’est dit Guillaume. Ça se passait en janvier dernier, quelques semaines avant la pandémie.

Le cancer d’Élodie plongeait dans une autre dimension le jeune couple formé de Guillaume, un technicien en télécoms, et de Nadine, une assistante-dentaire.

«Soudain, on a eu l’impression de se retrouver seuls au monde», souffle Guillaume.

Les médecins en oncologie du CHEO, à Ottawa, prescrivaient un traitement d’un an et demi pour Élodie. Un traitement qui incluait 7 semaines de protonthérapie, une technologie de pointe prescrite au Canada… mais disponible seulement aux États-Unis.

Un choix déchirant s’annonçait pour Guillaume et Nadine.

«Protonthérapie ou radiothérapie, les chances de survie restent les mêmes. La différence, c’est vraiment les répercussions sur l’enfant», explique Guillaume.

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Un enfant au coeur brisé

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Un enfant au coeur brisé

CHRONIQUE / Isoler un enfant de 6 ans potentiellement infecté à la COVID-19 est une expérience… éprouvante, a constaté un couple de Gatineau.

C’est même, par moment, à vous déchirer le coeur. Voire à vous faire douter à tout jamais du système de santé.

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Je m’étais juré de ne jamais quitter Thurso

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Je m’étais juré de ne jamais quitter Thurso

CHRONIQUE / C’est un drame à petite échelle qui se jouait ce matin-là à la résidence Le Bel Âge de Thurso. La résidence privée fermera ses portes à la fin septembre, après 22 ans d’existence…

La paperasse gouvernementale, et les exigences liées à la COVID, sont venus à bout de la patience déjà éprouvée des propriétaires.

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Piètre excuse

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Piètre excuse

CHRONIQUE / Pitié, servez-nous une excuse plus valable que celle-là!

C’est désormais de notoriété publique, le service téléphonique de prise de rendez-vous pour un test de dépistage à la COVID-19 marche tout croche en Outaouais.

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La revanche de Cholette ?

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La revanche de Cholette ?

CHRONIQUE / Ainsi, l’ex-animateur vedette du FM 104,7, Roch Cholette, aurait des visées sur la mairie de Gatineau.

Vous savez ce qui m’inquiète dans son cas?

Ses motivations profondes.

J’ai peur qu’il se présente à la mairie pour régler ses comptes avec un maire et une administration qu’il descendait régulièrement en flammes dans sa défunte émission du midi.

À LIRE AUSSI : Roch Cholette jaugerait ses appuis

Vous connaissez comme moi le style de Cholette. Un gars archipréparé, qui connaît ses dossiers à fond. Mais aussi un animateur qui peut s’avérer hargneux, agressif, voire méprisant envers ses invités…

En entrevue, il est capable de repérer la faille la plus infime dans l’argumentation de son adversaire pour y mordre à pleines dents, avec l’opiniâtreté d’un pit-bull. Bonne chance pour lui faire lâcher prise.

Ses partisans diront que c’est une belle qualité. Enfin, diront-ils, quelqu’un qui pose les vraies questions! Enfin quelqu’un qui n’est pas complaisant envers le pouvoir en place! Moi, je trouve qu’il en fait trop. Combien de fois, en écoutant ces entrevues où il démolissait son interlocuteur, je me suis pris à penser: c’est bon Roch, on a tous compris, tu peux arrêter de lui fesser dessus...

C’est son style, que voulez-vous!

Bref, j’essaie de m’imaginer ce gars-là à la mairie de Gatineau et... ça m’inquiète.

Le Roch Cholette que je connais, tant l’animateur que l’ex-politicien libéral, a un talent incomparable pour fédérer les mécontents. Pour incarner une certaine grogne populaire.

C’est sans doute pourquoi il brillait tant dans l’opposition à l’Assemblée nationale comme député de Hull où il a notamment piloté le dossier des fusions/défusions au tournant des années 2000.

C’est sans doute aussi son côté sans compromis et revanchard qui l’a limité à un rôle de député d’arrière-ban, une fois les libéraux au pouvoir. Jean Charest ne lui a jamais octroyé le poste de ministre dont il rêvait tant.

Alors Roch Cholette contre Maxime Pedneaud-Jobin dans une course à la mairie en 2021?

Ce serait, à tout le moins, une lutte contrastée, entre deux personnages qui se détestent. Les habitués de la défunte émission Solide comme le Roch savent à quel point M. Cholette ne porte pas Maxime Pedneaud-Jobin dans son coeur. Et le maire actuel le lui rend bien, lui qui boycottait systématiquement son émission.

Sans en être certain à 100 %, j’ai le sentiment que Roch Cholette songe sérieusement à briguer la mairie de Gatineau. Même si je me demande comment il ferait pour travailler avec des fonctionnaires qu’il a vilipendés plutôt deux fois qu’une pendant toutes ces années au micro du 104.7.

Je souhaite seulement que les motivations de Roch Cholette aillent au-delà d’un désir de régler des comptes avec M. Pedneaud-Jobin et Action Gatineau.

Une grande ville comme Gatineau a besoin d’un rassembleur au poste de maire. Il ne suffit plus de critiquer, il faut avancer une vision.

Que nous proposerait M. Cholette? Un retour aux services de base? Moins de taxes que sous «Max, la taxe»? Une fonction publique amincie? Une ouverture plus grande au développement économique? Deux tours Brigil au centre-ville?

À suivre.

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Le monsieur pas de masque

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Le monsieur pas de masque

CHRONIQUE / Eh misère…

J’avais rendez-vous pour une entrevue mardi matin dans un café de Gatineau.

Un petit café sympathique, bien tenu, qui respecte toutes les consignes de la santé publique.

En rentrant, j’ai noté les flèches au sol, la bouteille de désinfectant près de la porte, les tables espacées les unes des autres pour respecter la règle du 2 mètres…

Sur les aménagements anti-COVID, rien à redire. Impeccable!

Sauf qu’au milieu du café, il y avait un rassemblement.

J’ai identifié 8 ou 9 employés municipaux à leur logo sur le chandail.

Les monsieurs avaient rapproché deux tables pour être tous ensemble.

Et ils discutaient, en sirotant leur café, collés les uns sur les autres, sans égard à la règle de distanciation sociale.

J’ai pensé leur parler d’une certaine pandémie, d’un certain virus…

Mais bon, en rentrant j’avais croisé deux policiers masqués qui sortaient du café.

Même eux n’avaient pas jugé bon de rappeler à l’ordre la petite assemblée…

Pendant que je commandais mon café, un autre employé de la ville a pénétré dans le commerce.

Il ne portait pas de masque.

- Hé, mets ton masque!, l’a averti un de ses camarades.

Le monsieur s’est contenté de sourire sous sa moustache. Le sourire entendu du gars qui se juge au-dessus des lois.

- Ton masque! a insisté un autre collègue pour la forme.

Mais le moustachu a feint de ne pas entendre.

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Le vieil homme et la guerre

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Le vieil homme et la guerre

CHRONIQUE / «Ce jour-là, raconte le vieil homme, s’il avait fallu qu’une bombe tombe sur notre dépôt de munitions, l’explosion aurait fait des ravages à 20 miles à la ronde. Chose certaine, je ne serais plus ici pour vous en parler.»

Il n’en reste presque plus des gars comme Claude G. Lalonde. Des gars qui ont fait la Seconde Guerre mondiale et qui sont encore là pour la raconter de vive voix. Il était quelque part en Allemagne quand le régime nazi a capitulé en 1945. Il a survécu aux bombardements et aux féroces combats contre les troupes d’élite de Hitler après le débarquement de Normandie.

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A-t-on besoin d’un tramway?

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A-t-on besoin d’un tramway?

CHRONIQUE / De mémoire, je n’ai jamais connu une rentrée scolaire aussi peu congestionnée sur nos routes.

Pas de cohue sur les ponts. Moins de trafic sur les grands boulevards et aux abords des écoles…

Ma foi, cette pandémie présente certains avantages!

Alors la question se pose ces jours-ci.

Avec la nouvelle réalité du télétravail, a-t-on encore besoin d’un tramway pour relier l’ouest de Gatineau au centre-ville d’Ottawa?

Réponse: oui.

C’est plate, mais c’est ainsi.

À court terme, pas de doute, le télétravail désengorge nos routes. Il libère des sièges dans les autobus de la Société de transport de l’Outaouais.

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Qui rit dans sa barbe aujourd’hui?

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Qui rit dans sa barbe aujourd’hui?

CHRONIQUE / Vous vous souvenez de la campagne électorale de 2018? De cette promesse irréfléchie de la Coalition Avenir Québec?

François Legault était débarqué en Outaouais, tout sourire, en pleine opération charme. Prêt à tout pour conquérir la forteresse libérale, le chef de la CAQ avait sorti un lapin de son chapeau.

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La lettre du soldat Beaulieu

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La lettre du soldat Beaulieu

CHRONIQUE / Jamais Rebecca Perron n’aurait cru que son hommage à un soldat québécois tué durant la Seconde Guerre mondiale allait trouver un tel écho, 76 ans plus tard…

Lors d’un voyage en France, l’an dernier, la Gatinoise de 17 ans a déposé une lettre sur la tombe du soldat Paul-Émile Beaulieu de Maniwaki, inhumé dans un cimetière militaire en Normandie.

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Au grand bonheur des asphaltistes

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Au grand bonheur des asphaltistes

CHRONIQUE / À première vue, ce rapport de la vérificatrice générale de Gatineau fera le bonheur des «asphaltistes» — ces élus municipaux qui réclament sans cesse plus d’investissements dans le pavage des rues.

Ainsi, 40 % des rues de Gatineau sont en mauvais ou en très mauvais état, relate Johanne Beausoleil dans son rapport 2019. Un constat qui ne surprendra guère les automobilistes habitués à zigzaguer entre les nids-de-poule sur le boulevard Saint-Raymond…

À LIRE AUSSI: Condition des chaussées : Gatineau doit revoir sa stratégie d’intervention

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Nuit d’enfer sur la rue Guigues

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Nuit d’enfer sur la rue Guigues

CHRONIQUE / Diane De Grandmont n’en croyait pas ses yeux.

En visite chez sa mère de 86 ans à Ottawa, le week-end dernier, elle a été réveillée au beau milieu de la nuit par des éclats de voix à l’extérieur.

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Une bonne idée... mal ficelée

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Une bonne idée... mal ficelée

CHRONIQUE / Vous savez sans doute qu’en plein coeur du confinement, au mois de mai dernier, la Ville de Gatineau a «fermé» en partie la rue Jacques-Cartier à la circulation automobile, afin de la rendre plus attrayante pour les piétons et les cyclistes.

L’idée était de permettre à la population de sortir, de faire du sport, de relâcher la pression du confinement dans le respect des règles de distanciation physique.

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Décrochage pandémique

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Décrochage pandémique

CHRONIQUE / Daniel Turmel a tiqué en entendant le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, déclarer lundi qu’il fallait tout faire pour ramener les élèves à l’école.

Vraiment, monsieur le ministre?

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La pirogue d’Amédée Papineau ?

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La pirogue d’Amédée Papineau ?

CHRONIQUE / L’origine d’une vieille pirogue découverte au fond d’un lac de l’Outaouais, il y a 3 ans, continue de mystifier les archéologues.

Mais sa présence à cet endroit sauvage et reculé pourrait coïncider avec une expédition du patriote Amédée Papineau, fils aîné de Louis-Joseph, effectuée au tournant des années 1850…

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Oui, le masque à l’école

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Oui, le masque à l’école

CHRONIQUE / Ainsi, l’Ontario imposera le port du masque en salle de classe aux élèves de la 4e à la 12e année en septembre. Mais pas le Québec. Pourquoi pas de couvre-visage obligatoire dans les écoles du Québec? Fouillez-moi.

J’ai renoncé à comprendre. Les consignes de la santé publique sont déjà difficiles à suivre lorsqu’elles proviennent d’une seule province. Vu de l’Outaouais, où l’on suit ce qui se passe au Québec et en Ontario, c’est carrément à y perdre son latin.

L’Ontario suit l’avis de plusieurs experts canadiens en recommandant le port du masque à l’école. Sur les ondes de Radio-Canada jeudi matin, j’entendais le virologue Hugues Loemba expliquer que c’était une bonne mesure sanitaire. Surtout pour les plus vieux capables de le porter correctement.

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Dans le cas des plus jeunes, c’est moins clair. Les touts petits ont tendance à jouer avec leur masque, à le manipuler dans tous les sens. Au point où le couvre-visage devient un facteur de contamination plutôt qu’une mesure de protection… N’empêche, le gouvernement de l’Ontario recommande le port du masque même aux plus jeunes élèves. L’ultime décision reviendra aux parents et aux enseignants. Alea jacta est! (comme quoi, je n’ai pas tout perdu mon latin).

Vous savez quoi?

Je pense que l’Ontario est sur la bonne voie.

On nous rabâche les oreilles que le masque est une bonne mesure de protection dans les endroits clos où il est difficile de respecter la distanciation. C’est vrai à l’épicerie, c’est vrai à la pharmacie, c’est vrai au restaurant, c’est vrai dans une salle de spectacle. Pourquoi ça ne serait pas vrai dans une petite salle de classe où s’entassent 15, 20, 30 élèves?

Certains diront qu’il n’y a pas de consensus scientifique sur la question. D’ailleurs, l’hôpital Sick Kid de Toronto déconseille le port du masque en classe. De crainte, justement, qu’il augmente les risques d’infection au lieu de les réduire. Oui, la communauté scientifique est partagée, admet la directrice adjointe de la Santé publique en Ontario, Barbara Yaffe. 

«Mais il existe aussi un consensus, à savoir que le masque est une bonne protection pour l’entourage.» L’entourage? On peut penser aux profs plus âgés. Certains appréhendent la rentrée de septembre de peur d’attraper la COVID d’un jeune asymptomatique. Si le port du masque en classe peut leur apporter une protection supplémentaire, pourquoi s’en priver?

Et puis, on se plaint qu’il n’existe pas de culture du masque au Canada. Contrairement aux Asiatiques, nous ne portons pas de couvre-visage pour nous prémunir des virus ou de la pollution. Et quand on le porte, on le porte généralement très mal. Sous le nez, sous le menton, dans notre poche… Si on veut réellement développer une culture du masque au pays, le meilleur endroit pour débuter, c’est en salle de classe. Les jeunes sont ouverts aux nouvelles idées. Plus, en tout cas, que les grincheux qui fréquentent les manifs antimasques en regrettant leur «LIBARTÉ!» perdue.

Autre initiative intéressante de l’Ontario: le gouvernement mobilisera 500 infirmières-hygiénistes dans les écoles de la province. Leur rôle? S’assurer que les protocoles sont suivis en cas de flambée de COVID. Ils auront aussi comme tâche de freiner la propagation en milieu scolaire et d’assurer la santé des enseignants et des élèves. Cette étroite collaboration santé-éducation est une bonne idée, dont le Québec devrait s’inspirer. À condition d’avoir assez d’infirmières sous la main pour en déléguer dans les écoles!

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Nous sommes tous sur le <em>Diamond Princess </em>

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Nous sommes tous sur le Diamond Princess

CHRONIQUE / Vous vous souvenez de Bernard et Diane Ménard?

Les deux Gatinois ont été parmi les premiers Canadiens à attraper cette saleté de coronavirus, en février dernier.

Le couple faisait alors croisière dans les mers d’Asie sur le Diamond Princess.

Un paquebot de luxe qui allait vite acquérir une notoriété mondiale en devenant l’un des tout premiers foyers de la pandémie…

La saga entourant la quarantaine imposée à ses 3700 passagers et membres d’équipage, au large du Japon, avait d’ailleurs été suivie dans le monde entier.

Bref, j’ai repensé aux Ménard en lisant une manchette de l’AFP mardi: «Un seul passager serait à l’origine de l’épidémie sur le Diamond Princess».

À lui seul, ce titre devrait sonner comme un rappel à l’ordre pour ceux qui prennent à la légère les consignes sanitaires.

La COVID a frappé le Diamond Princess avec une force formidable. Comme jadis un certain iceberg le Titanic…

Dans un milieu clos, comme un navire de croisière, le méchant virus venu d’Asie a trouvé un incubateur idéal pour se multiplier.

Il a suffi d’un seul malade, un monsieur de 80 ans qui a séjourné moins de 5 jours sur le bateau, pour contaminer 700 passagers. Sept en sont morts.

S’il fallait encore démontrer l’extrême contagiosité de ce virus, en voilà une nouvelle preuve.

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Un simple bonjour

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Un simple bonjour

CHRONIQUE / Comment réagiriez-vous en apprenant qu’un refuge pour sans-abri déménage dans votre quartier?

Moi, je réagirais exactement comme les gens de Pointe-Gatineau.

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La fin du gazon

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La fin du gazon

CHRONIQUE / Ainsi un couple du village de Masham refuse délibérément de tondre son gazon. Au risque d’écoper d’une amende de 400 $ pour entorse au règlement municipal.

Samuel Cloutier et Jazmine Maisonneuve refusent non seulement de tondre leur pelouse, ils ne veulent pas de pelouse du tout. «Nous n’avons pas semé de gazon de manière délibérée parce qu’en fait, nous voulons un pré», a expliqué la dame à CBC.

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L’art d’aimer une mouche

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L’art d’aimer une mouche

CHRONIQUE / Durant ma jeunesse, nous avions l’habitude de souper dehors, sous le porche du garage.

L’odeur des hamburgers sur le gril attirait invariablement des hordes de mouches affamées. Ma mère, qui a grandi sur une ferme, avait horreur des mouches qu’elle associait aux tas de crottins des animaux.

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La peur d’un retour à la normale

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La peur d’un retour à la normale

CHRONIQUE / Comme travail de fin d’année, des profs de l’école secondaire Grande-Rivière de Gatineau ont demandé à leurs élèves de s’écrire une lettre à eux-mêmes.

Une lettre de leur soi d’avant la COVID à leur soi de pendant la COVID.

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Comme si de rien n’était

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Comme si de rien n’était

CHRONIQUE / J’écoutais la réunion de la Commission de la capitale nationale, jeudi matin, et je me disais : mais dans quel monde vivent-ils ?

Il était question de transport, un dossier toujours délicat dans la région frontalière d’Ottawa-Gatineau.